Salem - King Night Matthew Dear - Black City Apparat - DJ Kicks
Livres :
Fini :Jérôme Bonaldi, Pourquoi ?
Actuellement : Frédéric Pommier, Mots en tocs et formules en tics
Après: Dante, L'Enfer
Ciné :
D. Fincher, The Social Network
T. Scott, Unstoppable
A. G. Iñárritu, Biutiful
DVD : S. Meadows, This Is England
B. Wilder, Sept ans de réflexion
J. Cameron, Avatar
Bleep.com c'est trop bien et j'aurais jamais dû m'inscire, tellement ça me coûte. Temporellement, moralement et financièrement. Je m'étais retenu pendant toutes ces années en me disant que si je
mettais le doigt dans l'engrenage ça finirait mal ; cette année fut celle des craquages, Bleep et Polaroid.
Bilan donc. 2011. Année en demie-teinte. après 2009 du feu de dieu (avec en vrac : 36, Wisp, le 1er Rone, Mondkopf, le gros retour de Prodigy, le dantesque Fuck Buttons, Bat For Lashes), et un
2010 du même tonneau (toujours pas remis de Salem, Clubroot et Zola Jesus), il fallait une année en creux, et la voici. Non pas que l'année ait été mauvaise, loin de là, mais il n'y a pas eu de
sortie qui m'ont fait dire "Putain de merde il faut que je fasse écouter ça à mon enfant quand j'en aurai un !". Du coup, j'ai clairement pas de 1er ni même de podium avec des raisons totalement
arbitraires qui me font aimer un album plutôt qu'un autre.
Sinon, histoire de faire la nique à l'Hadopi, cette année j'ai distribué en mains propres ou par la poste, de très grosses compils, le timbre à 50cents est une très bonne alternative au
téléchargement, et puis ça fait marcher la poste qui galère avec la concurrence des e-mails.
Trève de digressions, place aux élus :
Les déceptions de l'année :
Björk avec son Biophilia, mais faut-il encore attendre quelque chose de celle qui ouvert la voie à un paquet de chanteuses excentriques (Emilie Simon, Bat for Lashes...)
Zola Jesus : Stridulum II était formidable, intense, sombre, réveillant les meilleures heures de Dead Can Dance. Son Conatus est un copier-coller du précédent, et forcément moins bon. Dommage.
Metronomy : De groupe obscure jouant de la pop mainstream pour autiste n'écoutant que des titres s'appelant xXpq4rmxII, Metronomy est devenu un groupe obscure jouant de la musique expérimentale
pour hypeux coincés sur Canal +. Ca chante tout le temps, ça n'ose rien, les mélodies sont gentillettes, tout est lisse. Pas étonnant que 3 morceaux illustrent autant la télévision contemporaine.
Radiohead : Kings Of Limbs n'est pas mauvais, mais c'est pas folichon, les Anglais nous ont habitué à tellement mieux, la preuve, l'album de remixes de King of Limbs (voir plus bas).
Reste que ceci m'a beaucoup fait rire :
Passons aux bonnes choses maintenant, 10 bonhommes dans le désordre parce que j'ai pas la force de départager.
Dominik Eulberg - Diorama
Son premier album techno entrecoupé de présentation d'oiseaux (et leur cri) en allemand était déjà un tour de force (et le dernier morceau de l'album construction techno avec ses cris d'animaux
encore plus). Eulberg récidive et offre ce que l'Allemagne fait de mieux en techno. Des morceaux ciselés, jamais répétitifs, bourrés d'émotions, et finalement on reste dans la nature avec des
sons très cristallins, parfois même liquides. Ce qui plait chez Dominik Eulberg, c'est qu'on n'est jamais en terre inconnue, on se sent toujours à la maison, au chaud, que ce soit sur de la
techno brute du downtempo ou une contine au piano.
Gil Scott-Heron & Jamie XX - We're New Here
Un album de remixes répondant au non moins excellent I'm New Here. Une voix noire qui sent la dure vie comme on en entend peu, un phrasé mi-rappé mi-parlé mi-chanté, toujours sur une corde ténue,
et un groove, un putain de groove, sublimé par la production de Jamie XX. D'un album soul, il tire un nouvel album à mille lieues de l'original, plus urbain, plus sombre aussi. Sur certains
titres une rondeur chaleureuse vient nous réconforter (My Cloud), mais l'ensemble reste glacé comme une ruelle un soir de pluie, il est vrai que la voix de Scott-Heron se fait moins présente que
sur le 1er disque. Jamie XX n'a cependant pas osé s'attaquer à Me & The Devil, sans doute ce morceau touche déjà la perfection. En revanche il sublime NY is Killing Me et I'll take care of
You, qui finit l'album sur une ouverture house, presque céleste. Gil Scott-Heron s'est éteint en 2011, une bonne/mauvaise raison de se plonger dans l'oeuvre de ce grand monsieur de la soul et du
spoken word.
DJ Shadow - The Less You Know, The Better
Très bonne surprise passée sous mes radars (et sous ceux d'un paquet de fora et de blogs). L'album est une suite logique de The Private Press (je mets son précédent album à part), un poil plus
énervé, on tombe sur des guitares saturées dès le 2e morceau. Cet album est hyper varié, ce qui en fait un très bon compagnon pour sonoriser un apéro dinatoire (oui oui, j'ai 30 ans, elle est
loin l'époque où je balançais Born Slippy ou Breathe à l'heure du goûter d'anniversaire). Gros Rap West Coast, Folk, pièces 50's avec violons à la clé, une résurrection de Tom Vek sur Warning
Call (dont j'attends un second album qui n'arrivera jamais), du Trip-hop façon U.N.K.L.E. sur Redeemed, bref, un bon long album (c'est rare de nos jours), avec des scratches, des purs samples,
pas mal de voix, et un sens du groove qui fait que l'album peut à n'importe qui vu que tous les styles '11 sont passés en revue.
Digitalism - I Love you, Dude
C'est nettement plus court que le premier album, dommage, parce que le duo album semble avoir repris leur 1er opus là où ils l'avait laissé, finissant dans des envolées stratosphériques (vers
Jupiter...) Et le premier morceau de I Love You Dude s'appelle justement Stratosphere. On dirait du Daft Punk, mais en 2011 (pardon pour l'attaque facile). Globalement c'est plus pop,
electro-rock, ils auraient pû détrôner les mous du genoux de Metronomy pour l'habillage musical de Canal +, mais ils n'ont ni slims, ni ray-bans. C'est toujours puissant, épique, ça fait penser à
M83, même qu'il y a des choeurs d'ange sur Encore. Oubliez Justice, vraiment, écoutez Digitalism, garanti sans moustache et sans egotrip (c'est tellement début de siècle l'egotrip...).
Paul Kalkbrenner - Icke Wieder
Kalkbrenner c'est un type que je ne comprends pas. Il est grand, chauve, pas spécialement beau, il fait de la techno allemande comme tant d'Allemands en font, mais lui, c'est Deutsche Qualität
pour tous, mais les plus revêches à l'électronique. Il a un son chaleureux, rond, appaisant, et il remplit des stades entiers alors que même un Laurent Garnier n'a jamais eu un tel public. Paul
Kalkbrenner c'est un peu le David Guetta de l'underground, d'ailleurs, pour l'underground, c'est un vendu et tout. Alors que dans la rue, essayez de trouver quelqu'un qui a déjà goûté du
Kalkbrenner, même en Alsace. Faites écouter Böxig Leise à une tripotée de gosses (ne me faites pas écrire ce que vous allez lu), et ils danseront tous la farandolle.
Kuedo - Severant
Tiens ? ma chérie m'a offert Blade Runner en livre, que vais-je bien pouvoir écouter en fond ? Et je vous jure que c'est vrai, Kuedo a composé une BO du futur du passé. Car le futur, c'était
mieux avant. Des synthés flottants, une profusion de mélodies sublimes, des hit-hats à répétition (vraiment beaucoup, comme pour rappeler l'accélération du temps alors que tout le reste donne à
vivre au ralenti). Comme d'hab', il s'agit encore d'une inspiration 80's, mais là on est loin de la pop acidulée, je ne sais pas trop comment décrire cet album tellement c'est à part. du
downtempo ? IDM ? BO imaginaire ? Hip-hop rétro-futuriste ? Blade Runner c'est maintenant.
Radiohead - TKOL 1234567
Oui je fais parti des gens qui n'ont pas aimé The King Of Limbs, trop court, trop simple, trop linéaire. Et quand j'ai pris connaissance de cette sortie, je me suis dit "Ah ils ont pas gagné
assez de sous sur le précédent, on tire sur la corde ?" Bien mal m'en a pris. Pour le coup TKOL (encore un album de remixes !) transcende l'album vu qu'il n'est ni court (2CD), ni simple, ni
linéaire (vu le nombre de remixeurs c'est chaud !) . Bloom revient 5 fois, et pourtant même à écouter en boucle on ne trouve rien de commun entre les versions de Jamie XX, Harmonic 313 et
Blawan (putain, écoutez le remix de Blawan, c'est de la folie pure, il est dément ce titre !). Tout n'est pas parfait (Caribou est en dessous de ce qu'il a déjà fait), mais dans l'ensemble
l'exercice de style force le respect. Et merci à Radiohead de mettre sur le devant de la scène de jeunes pousses mais aussi des talents confirmés (leurs potes de Modeselektor en tête). Sauf que
j'aurais quand même bien voulu voir Burial dans tout ça.
Araabmuzik - Electronic Dream
Ca commence de la pure UK Garage cheesy putassier à souhait, avec une nana qui dit "in my mind, in my dream etc". C'est étherré, vaporeux, ce n'est pas sombre et tellurique comme Burial ou
Clubroot. 2e titre, Streetz Tonight, ça part carrément pop trance sur le refrain, toujours avec une voix féminine qui nous ferait penser qu'on est dans une chambre d'adolescente. Mais derrière
c'est tellement plus sérieux. On est tiraillé entre l'envie d'enfiler un legging vert fluo ou foutre sa tête au fond d'un Hoodie et de shooter dans une cannette. Et à un moment, pendant un
morceau dubstep un peu classique, rythme saccadé, grosse basse, avec un son alarme façon gabber, on tombe dans une spirale de 2 minutes de pur hardcore, avec sample de film d'horreur et tout.
Underground Stream que ça s'appelle. C'est là qu'on se rend clairement compte que ce disque n'est pas putassier, mais qu'il est au contraire un condensé de l'Angleterre des années 2000, avec
ses qualités et ses défauts.
Rustie - Glass Swords
Que serait mon classement de l'année sans un disque de chez Warp ? Le voici donc. C'est de la vraie Dance Music Intelligente, de la pop sucrée comparé à Autechre. Un très gros travail sur le
son, avec des guitares solos façon Justice (en mieux), des sons vintages façon Kuedo mais avec un emploi très différent, des voix speedées et des explosions 8bits qui font passer Scott Pilgrim
pour un film de Bergman. C'est hyper funky, et on se surprend à swinguer dans ce joyeux chaos. les 80's sont encore présentes sur certains morceaux (Flash Back, le bien nommé), mais dans
l'ensemble c'est pas nostalgique pour un sous, juste un smile gratuit pour avoir dansé avec des robots.
David Lynch - Crazy Clown Time
Oui, c'est le David Lynch de Lost Highway et Mulholland Drive, et ça s'entend clairement. Crazy Clown Time pourrait être la BO d'un film impossible, sans Angelo Badalamenti cette fois. J'étais
perplexe à la sortie du single Good Day Today, techno étrange, pas folichonne, mais des remixes plutôt chouettes de Boys Noize et Underworld. Et Ma chérie m'a offert l'album à noël, je ne sais
même pas si elle l'avait écouté avant. 14 titres, grosse fournée, et ça fait plaisir d'avoir un album de 70 minutes quand la plupart des sorties fait 40 minutes au garrot. Certes tout n'est pas
bon sur ces 70 minutes, il y a des redites, des facilités (beaucoup quand on est familier de l'univers musical de Lynch), c'est lent, mais à 65 ans on peut dire qu'il assure dans le
brassage des influences. On passe du rock à l'americana, au Trip-hop, le tout avec une agilité sans défaut. Il faut dire que c'est son ingé son ciné qui a co-produit l'album et on sent
clairement l'aspect cinématographique du tout. Le plus souvent la voix de Lynch est filtrée (ce qui n'est pas un mal), et les paroles sont étonnemment sans grand intérêt. En revanche les
ambiances dessinées sont sublimes, c'est poisseux, sexy, dérangeant, cotonneux, le tout en 3 notes de steel guitar, et ça c'est bon. Audrey Horne pourra danser "sway" pendant encore longtemps
avec ce disque. Et quand les morceaux se finissent sur une nappe de synthé ou de l'orgue Hammond, c'est encore mieux.
Les non-retenus mais très bien aussi :
Zomby - Dedication (suite de morceaux très courts, excellent mais parfois frustrant)
Vector-Lovers - Electrospective et Tycho - Dive (downtempo
agréable, beau, sincère, classique mais efficace)
Seekae - +Dome (Dubstep cool)
Blanck Mass - Blanck Mass (j'ai failli le mettre à la place du Digitalism, mais ça touchera moins de monde, Ambient Noise Shoegaze
par une moitié du groupe Fuck Buttons. S'écoute très fort pour faire planer dans un bain d'acide),
Byetone - Symeta (une techno proche de Autechre période Tri Repetae, c'est carré, rythmique, froide, et un poil de funk numérique
venu de nulle part)
Hyetal - Broadcast (électro vintage tendance début 90's, avec de gros relents d'italo-disco, c'est beau comme un coucher de soleil
sur Rimini en plein mois d'aout)
Les Français qui ont fait vibrer les enceintes en 2011 :
Scratch Massive - Nuit de Rêve
Pour la pochette, j'hésite entre rire du ridicule ou la trouver formidable de naïveté et de délicatesse. 3e album pour un groupe qui se renouvelle sans arrêt (en suivant la mode, les
coquins), mais qui fait toujours bien mieux que la concurrence. Cette fois vous l'avez compris on est toujours dans les 80's, mais on quitte les trucs batcave et goth façon The Cure et on prend
le versant new wave ultra-populaire. On ressucite Jimmy Sommerville sur Take Me There, on fait dans la sombre narration sur Nuit de mes Rêves, on joue des synthés cheap avec des mélodies
éculées mais le tout avec un naturel et une innocence qui frise le respect. On croirait un album de 83 remasterisé. C'est la version underground de la BO de Drive, si cet album était sorti un
an plus tôt, Break Away aurait figuré en bonne place à Côté de College et Kavinsky (les Français sont vraiment nostalgiques...)
M83 - Hurry Up, We're Dreaming
M83 continue son bonhomme de chemin dans l'exploration du shoegaze sous amphet' et de la grandiloquence faisant passer Muse pour de la musique de chambre. Ca s'envole tout le temps, avec des
synthés ou des grosses guitares saturées. Le problème de M83 qui risque de faire mal sur le prochain album s'ils ne changent pas de fusil d'épaule, c'est que c'est too much. l'équilibre parfait
avait été atteint sur Before the Dawn Heals Us. Là on en fait trop sur tout, et deux CD c'est trop (même courts, c'est dur). Trop de tout, de pathos, de cool, de nostalgie, de guitares, de
puissance... L'album contient de vraies perles (Midnight City, Steeve McQueen, Echoes of mine...) mais l'ensemble est bancal. Mais je vais pas passer ma vie à critiquer, M83 c'est le meilleur
du rock français et on va pas cracher dans la soupe d'un album qui fout la patate et le soleil dans la tête en moins de 3 minutes.
John Lord Fonda - Supersonique
Second album pour le fabricant de turbines, toujours sur Citizen Records, le label de Vitalic. Il est toujours aussi à l'aise avec la techno, voire même meilleur que son 1er opus, vu que
Supersonique est plus varié. Il y a un paquet de hits "dancefloorkillers" sur la galette, on retrouve l'influence Vitalic ou Micronauts, mais son utilisation des choeurs numériques et des
montées dévastatrices fait qu'il surpasse les deux Français susnommés. Quand on écoute You Originate, Toy Boxes et surtout Emiliana, la fine équipe de Ed Bangers (sauf Mr Oizo) peut aller se
rhabiller ! (Et c'est un Dijonnais installé à Metz, et c'est le chéri de Miss Veronika Nikolic, donc ça fait plein de raisons de l'écouter !)
Mondkopf - Rising Doom
Intro sombre nommé Intrus, il semble que nous ne soyons pas les bienvenus. On s'enfonce dans une grotte immense, il fait froid, puis de plus en plus chaud, un orgue joue au loin et Deadwood
débarque avec le kick le plus tellurique de l'année. C'est lent, lourd, très lourd, un truc qui arrache les murs et nous laisse nu sur place, les oreilles en sang. Et l'orgue finit de jouer
pour clore notre enterrement. On profite des quelques notes de piano, des touches lumineuses de ci de là (ou do si do la, lol) pour replonger encore plus profondément dans ce grand bain
bouillant. Album un peu vite oublié dans pas mal de classements, c'est pour ça que je lui laisse la place ici, Mondkof est clairement l'un des plus grands de l'electro française actuelle. Et si
cet album vous fait trop peur les soirs de pleine lune, ruez vous sur son précédent Galaxy of Nowhere, son pendant lumineux chantant un avenir radieux (mais on est en 2011, on ne croit plus
trop aux happy ends).
The Shoes - Crack My Bones
Oui les Français aussi peuvent faire de l'habillage pour les pubs qui claquent. Entre The Ting Tings, et des trucs qui pourraient être signés sur DFA (Investigator, 8min30 de montée), c'est du
sunshine gratuit dans ta tête, justement moins prise de tête (ou intellectuel) que Vampire Weekend, là, dès la 1ere écoute, c'est l'été dans tes oreilles. Et les titres Time to Dance et Bored
peuvent sauver une boum de garage quand tout le monde est le cul sur une chaise pliante avec un tuc à la main. Reims avec Yuksek, Brodinski, devient petit à petit la nouvelle capitale de la
hype (ouais je sais c'est un peu gros, mais Pagny est un peu le nouveau Pont à Mousson aussi, non ?)
Le Hit des hits des albums qui auraient dus passer en radio :
Apparat - The Devil's Walk
Ghostpoet - Peanut Butter Blues & Melancholy Jam
TV On The Radio - Nine Types Of Light
Oh Land - Oh Land
Et un peu à part, mais j'ai écouté un paquet de filles cette année :
Agnès Obel - Philharmonics (2010)
Alina Orlova - Mutabor (2010 aussi)
Lykke Li - Wounded Rhymes
Florence & The Machine - Ceremonials
...
Et pour un top encore plus pointu et de qualité, j'ai pas tout écouté, mais je vous garantis que c'est de la bonne :
Il faut dire ce qui est, la Fnac n'est plus que l'ombre d'elle-même, je n'y vais que pour les promos, et encore. Et après
on s'étonne que les gens téléchargent. Mais comment voulez-vous établir un bilan de l'année dont au moins 3 albums n'ont jamais figuré dans les rayons de mon ancien magasin fétiche ? Peut-être
que vous connaissez quelqu'un qui a acheté de la musique électronique à la Fnac cette année et qui a trouvé une nouveauté autre que le dernier Massive Attack. Félicitez le de ma part !
Donc cette année fut riche en téléchargements illégaux et en commandes de CD en gros. Mais comment voulez-vous expliquer à
Hadopi que le fichier que vous avez téléchargé vous l'avez acheté en CD ? Désormais ça va plus vite de télécharger un album entier que de mettre le CD, chercher les tags pour les titres, et
lancer l'encodage qui vous bouffe de la mémoire vive. De toute façon Hadopi ne surveille que quelques films et quelques albums... donc pirater Lady Gaga permet de choper de méchants contrevenants
qui volent les riches, mais il n'y a personne pour protéger Salem, John Roberts ou d'autres. Nos démocraties donneuses de leçons semblent bien promptes à protéger les puissants contre les faibles
(Et c'est la Sécurité Sociale qui va mettre la main à notre poche pour soigner les "miraculés" du Mediator, pendant que le laboratoire Servier attend de payer son amende qui sera minuscule par
rapport aux dépenses de santé engagées et à venir).
Trève de politique et de scandales, voici désormais la culture, la grande, la vraie, celle de l'ère numérique, heureusement
qu'il reste de l'art pour sublimer notre monde.
Meilleurs albums internationaux 2010
:
1. Salem - King Night
En musique comme dans tous les arts, la création est possible suivant deux possibilités : soit on invente à partir de rien
et souvent on rate (et une fois tous les demi-siècles on invente un truc tellement génial que nos contemporains n'y prêtent même pas attention), soit on s'inspire de ce qui a été fait avant, on
pompe allègrement, on mélange, on s'inspire. Salem est le fer de lance d'un style "batard" auto baptisé Witch House et dont le "but" serait de faire une musique nouvelle inspirée des films
d'horreur, de la house et de la pop mainstream façon Rihanna. En gros, Rihanna qui fout la trouille dans une maison hanté (Avec Lady Gaga ça marcherait mieux, mais c'est trop évident).
Donc Salem a allumé sa radio a écouté du un max de Hip-hop (surtout du crunk), s'est écroché les tympans sur de l'indus, a
passé des nuits entière à écouter Burial, mais a totalement vidé le contexte urbain pour constuire une forêt-cathédrale où les esprits des vivants sont envahis par les souvenirs des morts. Alors
ça sature, ça tremble, ça rappe, les choeurs s'envolent sur des boîtes à rythme cheap, John Carpenter se fait voler ses synthés, bref, tout est fait pour donner un paquet de frissons, ceux qu'on
a quand on est dans le bain depuis trop longtemps, et que la seule bougie qui nous éclaire vacille par manque de cire.
2. Baths - Cerulean
Ca commence comme aurait pû commencer un album de Prefuse 73, avec un hip-hop déboîté qui a vraiment du mal à marcher,
seulement soutenu par une voix angélique qui flotte au milieu de ce cirque, et qui se fait un peu hacher par des beats déglingués. Les morceaux suivants lorgnent plus vers une pop aérienne mais
toujours malmenée par des rythmes saccadés. On n'est jamais en territoire inconnu puisque souvent des pianos, des guitares viennent nous rassurer dans un océan d'instabilité. Contrairement à
Salem, cet album est clairement optimiste, nous sussurant que la vie est belle, et qu'il nous reste un paquet d'été à vivre heureux.
3. Four Tet - There is Love in You
De la musique, tout simplement. Il n'y a rien à ajouter tellement la musique de Four Tet est naturelle et évidente. Une
écoute suffit à se plonger dans ce bijou chaud et cotonneux. C'est comme danser sur un nuage, on est dans un univers house, mais après la discothèque, dans ce moment de torpeur vers 7h du matin,
encore tout excité de la soirée passé, trop crevé pour tenir debout, les oreilles encore pleines de vrombissements et les yeux pleins de lumière. Le soleil se lève doucement alors que la voiture
file vers l'horizon, ce matin va être une pure nuit.
4. Zola Jesus - Stridulum II
Après deux albums qui mettent le sourire pour une journée entière, il fallait bien que je retombe dans mes travers de
musiques sombres et dépressives. Nika Roza Danilova, de son vrai nom, traîne avec elle les fantômes de Siouxsie Sioux et de Dead Can Dance. Les atmosphères sont clairement (sombrement ?) gothique
des années 80, avec un max de réverb' dans la voix, des synthés assez simples,des violons de synthèse etdes batteries qui résonnent depuis le fin fond d'une caverne humide. Là aussi le spiritisme est de rigueur, c'est un album
à écouter sous une immense cape noire, avec capuchon profond et cierge de cérémonie.
5. Clubroot - II-MMX
La chronique que je vais écrire ici pourrait être celle que je n'ai jamais écrite pour Burial. 3 secondes de musique et on entend déjà que cet album
arrive d'Angleterre. Une minute plus tard on marche dans les rues de la banlieue londonienne. Ce disque sent le bitume humide, et les gaz d'échappement. La seule lumière vient de réverbères trop
vieux qui clignottent de fatigue, ils se reflètent dans quelques flaques d'eau ça et là, on marche avec la capuche sur la tête, le casque à fond, les mains dans les poches qui jouent avec un
briquet qui ne fonctionne plus. Pour ceux qui ne connaissent ni le dubstep ni Burial, c'est un hip-hop sombre sans parole, avec des voix lointaines et envoutantes, une sorte de house franchement
ralentie. Dit comme ça c'est vachement moins beau mais peut-être que ça vous parlera plus.
6. Sufjan Stevens - The Age Of Adz
Sufjan Stevens c'est le mec qui est devenu connu avec le BO de Little Miss Sunshine. Sa musique plaît à tout le monde, même
à ma mère qui n'en écoute pas, ou si peu. Sur Illinoise il faisait de la folk symphonique avec des instruments de partout et des envolées lyriques tenues par les cordes et les violons. Ici il y a
plus de retenue, il a rangé l'orchestre, il retourne vers l'électronique, mais il nous offre encore une fois un album à pleurer. Tout est beau chez lui sauf peut-être la pochette. Si vous aimez
la musique (la vraie, comme disent les ayatollahs du XXe siècle), ce disque est pour vous, c'est un peu le Journal de Tintin de la pop, de 7 à 77 ans. Quand j'écoute Sufjan Stevens je ne
comprends pas les gens qui écoutent encore les Beatles et Simon et Garfunkel. Je comprends qu'ils les aiment, mais passer à côté de Sufjan Stevens, c'est croire que la musique est morte avec John
Lennon.
7. Underworld - Barking
Barking est un album batard (encore !) dans la discographie d'Underworld. Depuis le départ de Darren Emerson (il y a 10 ans déjà), Underworld
est en perpétuel renouvellement. Un album album casse gueule décevant (A hundred days off), suivi d'un inespéré Oblivion With Bells abouti et varié qui ramenait Underworld à son meilleur. Voici
qu'ils annoncent Barking tout juste deux ans après Oblivion. Premier single en écoute : Scribble, un morceau qu'ils jouent depuis quatre ans en live, une envolée de 8 minutes qui te fait aimer la
vie si fort que tu pourrais en mourir. Et tous les autres morceaux sont dans cet esprit positif où le monde est beau quand on a pris de l'ecstasy. Un album entier où des vieux de 50 ans
s'associent avec des jeunes de la techno et de la trance pour faire un album frais comme dans les années 90. Passé le sentiment de grosse putasserie techno pour tuning dans le 62, on découvre un
album hyper inspiré et qui tient la route malgré un point de départ douteux. Le génie se situe toujours à la limite du vulgaire et du pompier sans jamais tomber dedans.
8. Autechre - Move Of Ten / Oversteps
"Après des errances destructurées, flirtant avec l'accident rythmique et la mélodie aléatoire, Autechre continue de
construire un monde où rien ne se répète. Tout est bancal en tenant droit.Ici, ou plutôt nulle part, l'humain n'a aucun droit de citer, c'est la machine qui règne en maître sur 20
morceaux-diamants, encore tranchants. Dans un monde instable, Autechre est l'architecture invisible qui maintient tout. Les machines parlent, aiment, pleurent, rient, écoutez les."
En fait ça c'est ce que j'ai écrit pour leur précédent album mais c'est toujours d'actualité. Autechre feraient-ils du
surplace ? Pas forcément, vu qu'ils sortent deux albums différents en 6 mois. les structures sont plus facilement cernables, et les mélodies plus évidentes. Plus facile d'accès.
9. Pantha du Prince - Black Noise
Un mec qui fait de la techno et qui sort un album avec une pochette sortie tout droit d'un tableau de Caspar Friedrich ? Rien que ça
c'est intéressant. Ca s'écoute tout seul, c'est à la fois doux et dansant. Il est souvent considéré comme "minimal", mais moi qui déteste la minimal, j'adore Pantha du Prince, il a donc quelque
chose en lui que les autres n'ont pas. Une âme, sans doute.
10. Solar Bears - She was Coloured in
Cet album est un très grand écart entre ce qui s'est fait de mieux dans les années 90 (et un peu les années 80 pour Quiet
Planet qui sonne comme le générique de super Copter). On lorgne du côté de Daft Punk, mais sur des balades calmes très pop, on emprunte à ce que Air a fait de meilleur, on pille le rock de Pearl
Jam, un peu de My Bloody Valentine... On joue des rythmes un poil funk house pour rappeler les boums de jeunesse... Ecouter cet album c'est partir 15 ans en arrière, dans le garage d'un pote où
les slows se dansaient la gorge sèche avec un espace de 75cm entre les bassins. Se souvenir que la techno, la dance, le rock, c'était, c'est, et sera la bande originale d'une vie.
Les albums qui auraient dû passer à la radio
:
Massive Attack - Heligoland
Depuis le temps qu'ils devraient être reconnus d'utilité public !
Robyn - Body Talk
De la vraie dance, avec de vrais morceaux dedans, la pop à son sommet. Range des seins Kathy Perry, tu n'arrives même pas à la cheville de Robyn.
Sia - We Are Born
Toujours aussi inspirée, elle fait danser et pleurer en même temps, un écriture et un sens du groove à toute épreuve (on a eu un peu Clap your hands cet été sur NRJ, heureusement).
Crookers - Tons Of Friends
Un album 100% guest stars pour se la péter : Will I Am, Pitbull, Kelis, Kid Cudi, de l'électro sans prise de tête pour s'éclater à l'apéro. Et il y a Yelle aussi, donc c'est rigolo.
Die Antwoord - $O$
Pochette du meilleur goût, thèmes aussi recherchés que dans le rap US, Die Antwoord, c'est du rap sud-africain, le son des ghettos blancs. C'est hyper intelligent, hyper bien écrit, et si Ninja
(le MC) jouait dans 8 Mile, Eminem serait figurant.
Meilleurs albums Français 2010 :
Uffie - Sex Dreams & Denim Jeans
Uffie est une pauvre petite fille riche qui a des potes trop cool qui s'appellent Mirwais, Mr Oizo et Feadz, et ses potes lui font des musiques en or pour qu'elle s'amuse dessus.
Chapelier Fou - 613
Cocorico, le Chapelier Fou est messin, et il fait ce que Yann Tiersen n'a jamais voulu faire, l'homme orchestre électronique. Et pour la caution musicale, le monsieur fait du violon, et il en
fait bien.
Iris & Arm - Les Courants Forts
Du rap, sans ta mère, sans égotrip, sans dent en or. De la poésie en somme.
Arnaud Fleurent-Didier - La Reproduction
Un type intelligent, cultivé, avec un sens aigu de la mélodie rétro. Ca sonne rive gauche, Vincent Delerm avec une voix et du talent.
Fortune - Staring The Ice Melt
Parce qu'il n'y a pas que Phoenix pour faire du rock FM à la française. Sauf qu'aucun membre du groupe ne se tape Sofia Coppola.
Avec ce qui s'est passé ces dernières semaines en France et aux Etats-Unis, et ce que les journalistes pensent du pays
voisin et vice-versa, il est étonnant qu'aucune chaîne politique (genre LCI qui possède tout de même l'ADN de TF1) il est étonnant disais-je qu'aucune chaîne politique n'ait imaginé une
nouvelle émission de Real TV (concept légèrement différent de la Realpolitik), une émission qui serait intitulée :
On a échangé nos Présidents
Mais pas les Présidents du frigo Remember Camembert, je parle bien des Louis XIV élus au suffrage universel ou dans
n'importe quel système d'élection qui consisteà faire croire au peuple qu'il est maître de son destin grâce à une carte de membre avec le mot république dessus. Excusez-moi pour ce discours
pessimiste de nanti blasé qui ne croit plus que les érections trouvent grâce dans la raie publique en pissant par les urines.*
On a échangé nos Présidents repose sur un pitch tout simple. On prend deux pays aux méthodes pédagogiques très différentes, et on s'arrange pour que ces pays aient de sérieux problèmes d'autorité, histoire que ça
fasse de l'audimat en face de Pascal le grand frère. En première émission, en "pilote" comme on dit en jargon télévisuel, je propose que nous commencions par Barack Obama et Nicolas
Sarkozy.
A partir de maintenant il faudrait que vous lisiez en prenant l'intonation d'une voix off de télé-réalité, personnellement
j'ai un tendre penchant pour la voix off de "Qui veut épouser mon fils" qui reprend tous les tics et toutes les formules éculées de la voix off de Mary-Alice dans Desperate Housewives. Mais si
vous préférez les voix plus M6, c'est votre choix.
Barack et Michelle aiment regarder Derrick en allemand sous-titré sur des canapés rétros.
Barack a 49 ans, il habite à Washington depuis deux ans et il partage sa vie avec Michelle sa femme depuis toujours. Avec
elle il a deux merveilleuses filles, Ské qui voudrait devenir danseuse professionnelle pour Rihanna (proposition de musique de fond "Oba ! Obama Ské oh hé oh hé ! Elle danse elle danse Obama
Ské") et Barack Junior. Au début, tout allait bien pour ce jeune fils de Kaynian conçu dans le péché, mais quand il est élu contre toute attente au poste de Président des Etats-Unis du monde, il
est contraint de déménager à Washington, ville criminogène s'il en est, où ses filles tournent mal comme des
noires dans une banlieue déshéritée. Barack n'arrive plus à tenir sa famille, Michelle danse le zouk avec des Indiens même pas d'Amérique,
Barack Junior se paie une Rolls Royce rabaissée avec spoiler doré à la feuille pour aller dealer de l'herbe aux riches blancs de D.C., pendant que Ské traine dans des soirées peu reluisantes en
compagnie de Paris Hilton que ses amis surnomment affectueusement "la pute gratuite". Pour oublier les difficultés du quotidien, Barack se réfugie dans son travail, car ils est vrai que de
nombreux noirs sont des réfugiés politiques. Barack prend a coeur son travail de président, il décroche même la plus grande récompense au sein de son entreprise, le célèbre prix nobel de
l'employé du mois.
- Look ! This is our new dad-president !
- Where ? Where ?
- Here, look closer, He's so small !
- Lol, kids.
Malgré tous les efforts qu'il fait pour sa famille et son pays, les résultats ne sont pas au rendez-vous, et Barack
dégringole dans les sondages, sa femme ne met plus de soutien-gorge et se montre en public en peignoir, le peuple qui l'a élu pour "yes we can" ne jure plus que par "yes huit cannettes". Comment
Barack va-t-il pouvoir reprendre le contrôle de la situation ?
(plan coupe sur Barack se tournant pour regarder la caméra, il dit : "s'il vous plaît aidez-moi".
L'autre père de famille s'appelle Nicolas. A 55 ans, il a toujours élevé ses enfants dans l'amour de Dieu et de la famille
que Dieu accueillit en son sein. (coupé au montage : fils d'immigré récemment divorcé, Nicolas fut multicocu avant de trouver l'amour dans les bras d'une coureuse de rockers). Nicolas a trois
fils, Pierre, Jean et Louis, fils qui aiment leur mère, Carla, plus que tout au monde. (Ne m'interrompez pas, dans la téléréalité on passe un paquet de trucs sous silence, c'est pour faire parler
les blogs avec des méga révélations et faire monter le buzz de 50 points Morandini).
- Alors, là, tu vois, c'est ma femme.
- Ouuuu pretty, does she knows what we say about black people ?
- Minute butterfly, elle est marié à un nain, elle a déjà son lot de grosse bite.
Quand il était petit, c'est à dire à 35 ans, Nicolas a décidé que si un camembert pouvait devenir président, il pourrait y
arriver aussi. Et en 2007 il concrétise son rêve en devenant Président des régions unies de la France. Ses amis l'appelent "Sarko l'Américain" même si son niveau d'Anglais lui a valu une non
validation de diplôme à Science-Po Pourri, pendant que sa femme l'appelle en secret (car elle sussure) "4 consonnes et 3 voyelles" car elle pratique le recyclage.
Dans l'univers impitoyable de la politique, Nicolas avait tout pour réussir, une Rolex, des RayBans, un ami qui s'appelle
Frédéric... Le monde aurait dû être à ses pieds. Malheureusement il n'arrive pas à mener de front son travail de père et sa passion de président. Et les manquements dans l'éducation de ses fils
se font sentir. Le jeune Pierre s'installe en République démocratique de Chine pour avoir plus de liberté qu'avec son père, prend le pseudonyme de Movey, et utilise des échantillons de hip et de
hop pour créer de la musique de rap de rue pour que ses amis rapistes puissent chanter dessus (plan noir et blanc de Movey qui mixe avec des platines CD devant une salle plongée dans le noir pour
qu'on ne voit pas qu'elle est vide). Grâce à son talent de musicien "hors père", qu'il renie, il fréquente les plus grands maîtres de cérémonie de sa génération (photo de Movey à côté d'un poster
en carton de René la Taupe** voir figure 3). La légende dit même que sapélorio quézac P-Diddy aurait appelé Pierre le Prince de France en
mangeant un Prince de Lu (Je sais qu'avec mes bêtises vous avez perdu la voix-off d'M6, mais faites un effort).
Dans le milieu on appelle ça la street credibility, sur les bords on appelle ça faire son trou.
Le deuxième fils de Nicolas, Jean, n'est pas connu dans la musique, il a bien tenté une reprise de "All By My Self" mais
personne n'y cru. Avec toutes ses années d'études, la famille avait misé tous ses espoirs sur Jean. Malheureusement sa carrière d'avocat amateur ne prend pas et il est contraint de suivre les
traces de son père (son père ayant les jambes très courtes, il en laisse beaucoup, des traces). Il prend des cours de comédie pour vivre pleinement sa future carrière politique, il manque de
jouer une pièce avec Sophie Tapie (fille du Bernard du même nom), c'est dire s'il sait comment entrer en politique.
A défaut de savoir s'y prendre, il rentre dans un Darty en 2008 et demande en mariage Jessica Phtière-Darty*** en magasin.
Père à seulement 24 ans, il aurait pu être maire à 23. Avec l'affaire de l'Epad, Nicolas sent que son fils commence à lui faire de l'ombre. Car il est plus grand. Mais c'est avec l'histoire du
scooter que Nicolas sentira que son fils lui échappe. En effet, Jean prétendra qu'on lui a volé son scooter et que son président de père pourrait très bien le retrouver alors que l'on a appris
depuis qu'il l'avait revendu pour acheter de la drogue à Jean-Luc dans la rue.
Jean, Louis, et David pour la coiffure.
Jean et Pierre cachent en réalité un lourd secret, ils ne sont pas les enfants de Carla mais leur maman s'appelle
Marie-Dominique Culioli, ce qui fait que Jean aurait pu s'appeler Jean Culioli, et c'est vraiment dommage d'avoir raté ça.
Seul le jeune Louis, Petit Louis comme on l'appelle dans la famille des Présidents camemberts, reste raisonnable, bien
élevé et proche de son papa. En même temps il est encore jeune pour connaître la coke et les putes. Nicolas a désormais sept jours pour découvrir le fonctionnement d'une autre famille, d'un autre
pays, et peut-être redresser la barre afin de retrouver un monde où "ensemble, tout devient possible".
(Plan caméra de Nicolas qui s'en va en Air France One avec Louis en arrière plan qui agite un petit drapeau
bleu-blanc-rouge en criant "bonne chance mon papa !")
La semaine prochaine vous découvrirez comment Nicolas a su imposer sa vision du monde aux Etats-Unis qui n'attendaient que
ça. (Plan coupe d'une manif américaine où on voit des milliers de gens dire merci pour la retraite à 67 ans), et comment Barack a sauvé le système de santé français juste en disant "on peut".
Tout cela, vous le découvrirez en suivant : On a échangé nos présidents.
Tout de suite après la pub, ne manquez pas : On a mélangé nos femmes.
La France et les Etat-Unis dans un rapprochement linguistique.
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*erratum : il fallait lire "les élections trouvent grâce dans la république en passant par les urnes". Nos lecteurs les
moins cons auront rectifié d'eux-mêmes et auront donné un coup de coude complice au lecteur voisin dans le cybercafé du coin (d'ailleurs les cybercafés ça existe toujours ? parce que ce sont un
peu les cabines téléphoniques du net)
** René la Taupe est un pseudonyme construit sur le même mode que "Faf la Rage", "La Fouine" (alias utilisé par Eric Besson
quand il fait de la musique) ou encore "Richard Le Normand", MC légendaire des années 80.
*** Car Jessica est la fille Darty de chez Darty, avec un contrat de mariage comme ça, Jean est sûr d'avoir confiance.
Comme les couches (histoire d'en remettre une).
Il m'arrive parfois de ne pas écouter de musique. Parfois quand je dors, plus souvent quand ma femme veut me parler.
C'est d'ailleurs une source inépuisable de conflits malencontreux. Si je veux raconte ça, c'est que la semaine dernière j'ai eu l'occasion de parcourir près de 600 kilomètres dans un véhicule ne
possèdant même pas un lecteur CD. Je suis devenu tellement dépendant des autoradios et autres outils de baladodiffusion que j'ai essayé de glisser mon iPod dans le lecteur cassette en croyant que
c'était un dock de connexion ultra design puisque rétro 90's.
Ca n'a malheureusement pas marché, du coup j'ai appuyé sur le bouton AM/FM pour me sentir moins seul. Et comme un malheur
n'arrive jamais seul, la seule station que je pouvais capter fut Europe 1. Et dans ce genre de situation, il y a toujours Dieu qui me regarde depuis son nuage de la chapelle Sixtine et qui se
marre encore plus en voyant que c'est l'émission de Marc-Olivier Fogiel et que son invité n'est autre Pascal Nègre, le patron d'Universal France.
Finalement je me résolus à écouter cet entretien qui s'annonçait édifiant, pour ne pas dire édibarclay.
Et d'une oreille distraite, la même que j'utilise pour entendre les disques Universal (sauf Lady Gaga), je note ceci
:
"Un artiste qui fait un disque d'or (...) gagne 2000€ par mois".
J'étais curieux, je me disais qu'être disque d'or c'est quand même vendre 50000 disques, et je me disais aussi qu'un
artiste Universal (oxymore) n'écrivait ni ses musiques, ni ses paroles, et que donc il gagnait moins de sous qu'un compositeur interprète. Alors j'ai cherché vite fait des camemberts de prix de
disque, pour comparer et vérifier pixel noir sur pixel blanc qu'une Amel Bent ou qu'un Joyce Jonathan gagnait approximativement 0.90€ par disque. C'est pas beaucoup, mais x50000 ça nous donne
45000€.
2000€ par mois en sortant un disque tous les deux ans, c'est quand même très confortable. Et ce calcul prouve que Pascal
Nègre connaît très bien son métier : vendre des disques et rien d'autre. Car si on prend des disques au pif, même des moins connus, comme la désagréable ZaZ ou le plutôt talentueux Ben l'Oncle
Soul, on se rend compte que 90% de ces gens (et je n'ai regardé que les artistes francofrançais qui ne vendent quasiment qu'en France pour ne pas casser le calcul) passent à la radio et à la
télé, ce qui fait une sacrée rentrée d'argent. Et pour finir il y a les concerts, vous savez cette musique qu'on paie très cher mais qu'on ne peut pas garder, si ce n'est en souvenirs et en
acouphènes ronronnants. Et ça ça rapporte un sacré gros paquet de thunes, puisqu'un artiste correct se met au moins 1000€ dans la poche pour un concert.
Ca, bien évidemment c'est pour les disques d'or.
Je ne vais pas faire dans le populisme et dire comme Pascal Nègre le dit si bien "le producteur n'est pas un rapace ou un
parasite de la musique", parce que je pense que c'est faux, et qu'un producteur est utile dans la diffusion de la musique. Mais quand j'entends un type se vanter d'être un découvreur de talent
dire que les artistes les plus riches sont des "pauvres", c'est vraiment se moquer du travail laborieux de ceux qui composent, écrivent, chantent sans trouver de public. Et c'est se moquer des
gens qui aiment la musique et qui ont vraiment honte d'avoir téléchargé le premier album de Salem et qui vont à la Fnac pour réparer leur "vol" mais qui se rendent compte que tous les disques
qu'ils voudraient acheter ne sont pas en rayon.
Monsieur Guerlain, la prochaine fois que vous parlerez de "travail de nègre" citez plutôt Pascal, le philosophe des
troubadours.
PS : l'album de Salem s'appelle King Night, c'est un mélange de r&b, de chants angéliques, de mysticisme et de synthés
saturés. Le specte de Burial n'est pas très loin de ces messes noires sublimes et envoutantes.
Ca fait 12 ou 13 ans que j'ai Internet et ces derniers temps j'ai de moins en moins envie de découvrir de nouvelles choses.
Je bloque sur ce que je connais déjà (trop ou pas assez), et quand il s'agit de découvrir, explorer, me changer d'air, je ne trouve rien de mieux que les films sur support DVD et les livres
sauvegardés sur papier relié. Pas de VOD, pas de dématérialisation ni d'e-reader. Je suis resté coincé à la fin des années 90 et j'ai l'impression que le reste du monde n'a pas envie de
m'attendre.
Les années 2000 sont un tel bouleversement que ma mère a un iPad et que je n'en veux pas. Mais je ne vais pas lui en
vouloir, ceux à qui j'en veux ce sont les professionnels du cinéma, et en particulier ceux de la distribution. Il s'est passé un truc dans le train de l'évolution numérique, celui-ci devait
rouler, écraser et réduire en bouillie les blu rays qui sont totalement contre-nature dans l'évolution du cinéma, et au lieu de ça maintenant on a du 3D en veux-tu - non - en voilà quand même. Au
début ça m'énervait, maintenant je suis triste.
Pour voir un film correctement je ne sais même plus ou aller à part rester chez moi. Avant j'allais dans les caméos,
j'habitais en ville et j'avais des tarifs étudiant très avantageux ; maintenant aller au cinéma c'est payer le parking, payer sa place chère et aller dans une salle dont le confort est douteux et
le son de piètre qualité. Du coup j'ai couché avec l'ennemi, je me suis dit "au moins pour le confort les kinépolis sont garnis, en plus pour le son, je vais en prendre pour mes acouphènes". Sauf
qu'en un an j'ai vu ma passion pour le cinéma dans un cinéma décliner comme une pellicule qui brûle dans le projecteur (chose vue dans un Caméo).
Mes dernières expériences cinématographiques en salle furent des échecs, non pas que les films soient mauvais, mais que les
projections furent catastrophiques. Je vais cartonner Kinépolis à qui je pense je ne donnerai plus de sous pour les raisons suivantes :
Avant, on pouvait voir des navets au cinéma, mais ils étaient en deux dimensions.
- Le choix des films projetés en HDDC est très douteux (préférer la copie numérique aux Petits Mouchoirs plutôt qu'à
Inception par exemple)
- Le nombre des faux départs est aberrant : le projectionniste lance une bobine sans vérifier si c'est le bon film, j'ai
par exemple vu deux fois l'introduction de Pour Elle (et ça je l'ai vécu au moins 5 fois, soit prêt de 30% de mes films cette année).
- Il n'y a plus de caissier (personnellement je m'en fiche, mais disons que ça faisait un peu de boulot quand même), les
billets sont contrôlées par les marchandes de friandises qui désormais sont caissières friandise-billet-contrôleuse-sécurité.
- Les projections sont de mauvaise qualité : deux exemples et deux films très récents : The Social Network avec de gros
problèmes de sons rendant inaudibles 5 minutes de dialogues, et Biutiful dans la pellicule était mal placée, voilée et le bas du film fut projeté au sol. Je vous jure que j'ai hurlé dans le hall,
et ce qui m'a fait plaisir c'est que je n'étais pas seul.
- Enfin dernière colère et de loin la pire, car tous les cinémas sont concernés : une augmentation des prix pour
"contrebalancer les pertes dûes au piratage". Donc je paie ma place pour payer celle de celui qui ne la paie pas et qui regarde un screener baveux sur un écran 13 pouces (en même temps lui n'aura
pas la pellicule qui sautera toutes les 5 minutes).
Je vais imaginer la réponse de monsieur Kinépolis à tous mes griefs :
"Vous savez monsieur, l'avenir du cinéma est numérique, vous savez combien il faut de kilos de graisse de boeuf pour faire
une pellicule qui sert à filmer et à distribuer ? Donc nous vous faisons payer très cher pour équiper les salles en numérique et en 3D, mais ne comptez pas sur nous pour baisser les prix une fois
cette transition terminée, parce qu'une fois toutes les salles en numérique il suffira d'un seul bonhomme pour projeter tous les films, et plus besoin de changer de bobine, et plus besoin de
faire des centaines de copie, puisqu'un seul bonhomme garnira un disque dur avec les films de la semaine, et plus besoin non plus de distribuer les copies, puisque chaque cinéma pourra les
télécharger avec leur super méga serveur top secret. Ainsi nous auront des coûts de fonctionnement extrêmement faibles et nos marges seront bien plus fortes. Et si vous croyez que tout cet argent
ira à la production de nouveaux films, vous avez tout à fait raison, nous pourrons enfin réaliser Astérix 4 en 3D."
Si je perds foi en l'humanité ? Oui, un peu.
Mais hier j'ai assisté à Suivront mille ans de calmele dernier ballet d'Angelin Preljocaj, et pour 15€ la place (soit film
x2) j'ai vu vingt danseurs se déchaîner, se faire plaisir, nous donner du plaisir, nous faire vibrer, nous exciter, nous faire peur, et j'ai retrouvé dans la vie quelque chose que j'avais oublié,
un sentiment que je n'ai sans doute jamais exprimé, et en tout cas jamais écrit.
Parce que j'ai un chat. La raison me semble évidente, 95% des blogueurs ont un chat, ceux qui n'en ont pas n'ont jamais
rien écrit d'intéressant. La preuve : Victor Hugo avait un chat, alors que Fernand Desnoyers n'en avait pas. L'histoire a bien entendu gardé le nom de celui qui avait un chat.
Le plus étrange, c'est que j'ai arrêté d'alimenter ce blog le jour est j'ai commencé à nourrir mon chat. J'ai regardé les
dates, ca correspond. Alors pourquoi cet arrêt soudain ? (Je me pose cette question réthorique alors que je suis même pas capable d'y répondre, même dans mes loisirs je suis méchant avec
moi-même).
Plutôt que de chercher les causes, je vais énumérer les conséquences, car il y en aura. Dans ma vie, dans la vôtre, et dans
celle de mon chat qui ne pourra manger que quand j'aurai fini d'écrire.
Voici une liste d'évènement, tous sont plus ou moins liés (en tout cas j'en suis le seul dénominateur commun, puisqu'un
blog est un temple élevé à la gloire d'une seule personne célébrée par des personnes n'ayant pas suffisamment d'égo pour faire un blog eux-mêmes) des
évènements donc tous liés pour comprendre et apprécier à sa juste valeur cette résurrection virtuelle :
- J'ai déménagé et mon précédent appartement ne m'a jamais permis d'écrire. Je vous jure, c'est comme un esprit frappeur me
cachait les feuilles et les stylos ! Et pour écrire au XXIe siècle, le stylo est toujours de rigueur. A moins que la télévision ne fut trop souvent allumée et que Fringe, 24, Dexter, Breaking Bad
entre autres m'aient volé tout mon temps libre, mais j'en doute, la thèse de l'esprit frappeur me paraît plus censée.
- J'ai un nouveau travail qui me fait quitter tôt donc j'ai du temps pour regarder Fringe, 24, Dex- écrire.
- Facebook est un mangeur de temps infernal qui te fait croire que tu vas rater la blague de la semaine si tu n'es pas
connecté 24h/24 et que tu n'appuies pas sur F5 toutes les 30 secondes. En fait c'est faux, sur Facebook l'humour n'est pas drôle, et la meilleure pizza du monde s'imprime sans goût, la preuve :
en 3 ans de Bulletin Tamard j'ai compté 986 blagues et traits d'humour, contre 271 seulement pour le mêmetemps sur Facebook. En plus il n'y a même plus de
test pour savoir "quel embrasseur est-tu ?" ou "Découvre a kel age que tu va mourire" (les fautes sont comprises dans le package "détente" de Facebook). Donc Facebook, c'est has been. La preuve,
le Biopic est déjà sorti, ce qui veut dire soit que Facebook est mort, soit qu'il en est vraiment pas loin.
- Facebook est nul parce qu'en une semaine j'y ai perdu mon ami et ma femme. Je pourrais en profiter pour picoler, crier ma
tristesse, expliquer au monde à quel point la vie est terrible quand on a perdu la femme qu'on aime, mais quand elle vient me chercher au PMU en disant qu'elle n'est pas morte et qu'elle s'est
juste désinscrite de Facebook, le Dédé, le Claude et l'Rémi demandent à ce que je rembourse les verres qu'ils m'ont offert pour noyer mon désespoir.
Donc quand je serai parti de Facebook, vous pourrez dire entre vous "Le plus dur, c'est pour ceux qui restent", parce que
vous allez vraiment vous faire chier sans moi.
- Ecrire c'est comme mettre un enfant sur le pot, on dit qu'on a pas envie, mais une fois qu'on est dessus, ça sort tout
seul (je viens d'être interrompu par mon chat qui réclame des caresses, c'est trop lol kikoo, et promis un jour je vous ferai un texte sur mon chat parce que c'est le plus drôle du monde, même
plus que toutes les vidéos youtube de chat, et un blog c'est fait pour parler de son chat merde quoi. Victor Hugo avait un chat, mais comme il n'avait pas de blog il n'en a jamais parlé,
cqfd.)
Il est trop mimi mon chatoune d'amour ^^
- J'ai écrit un livre donc j'ai fait plein de salons du livre dans la région, du coup j'ai découvert ce qu'était un
écrivain et j'ai eu vraiment très peur de devenir comme eux du coup j'ai jeté ma plume. Je vois que vous voulez que je vous dise à quoi ressemble un écrivain alors que je vous le dire. Vous voyez
Florian Zeller ? Le jeune qui ressemble à Jean
Sarkozy, mais en plus tête à claque, un écrivain capable d'appeler son fils Roman (la réalité est plus cruelle qu'un sketch de Gaspard Proust). Et bien un écrivain c'est le contraire. Un écrivain
c'est vieux, c'est gris, quand ça porte des chemises hors de prix c'est pour les mettre sous une veste vieille moche avec un pantalon dépareillé vieux moche. Ca écrit des bouquins qui
n'intéressent personne et se plaignent que personne ne les lit alors que eux-mêmes trouvent qu'ils ont fait mieux. Bref, finir aigri et gris, très peu pour moi ; si je deviens écrivain, c'est
pour faire Florian Zeller et boire du champagne dans des nombrils de mannequins. Mais quand je dis que j'ai écrit Lorraine 1900 le glamour se tait, même ma femme refuse de me préter son
nombril. En plus j'ai pas de budget pour du champagne donc j'aurais pris de la bière. C'est pas trop grave, de toute façon j'ai trouvé quelqu'un d'autre pour faire le nombril, mais ça fait
quelques semaines que mon chat colle et marche en crabe, je vais peut-être arrêter.
- Il y a moins de séries qu'avant. Vous avez vu ? 24 c'est fini, Heroes c'est nul, Six Feet Under c'est terminé, les
Sopranos aussi, les meilleures séries comptent désormais 12 épisodes au lieu de 24 (sauf Fringe, regardez c'est trop bien). Quand on sait qu'une série c'est environ 18h, ca en fait des portions
de vie foutues en l'air pour savoir si Jack Bauer va s'en sortir ou non. Surtout si on les regarde deux fois pour repérer les incohérences. A la rigueur je pourrais les regarder en même que
j'écris mais le risque c'est que - oh Walter a dit un truc trop con à Olivia, quel savant fou ce Walter vous devriez vraiment regarder Fringe - j'ai tendance à perdre le fil de mon - tiens
? Barney a une nouvelle cravate - propos.
- Je suis devenu propriétaire. Et qui dit propriété dit travaux. C'est marqué en gros sur le contrat. Donc les six derniers
mois furent BA13, radiateurs, peinture, parquet, grattage de pierres etc. J'avais pas une seule seconde à moi, pas une ! Et pourtant c'est ma femme qui a tout fait, c'est dire si c'est long les
travaux !
- J'ai dit que j'écrivais un roman. J'ai dit que j'écrivais un roman. Et j'ai tout de
même écrit 34 pages, c'est pas rien hein ! j'voudrais bien vous y voir ! L'excuse de merde pour me donner de la perstance, j'ai tenu 3 chapitres et ensuite il y a eu l'esprit frappeur. Celui du
début. Donc je dois ecrire ce roman, celui qui n'a toujours pas de titre, mais qui a déjà une fin, pour ne pas rester dessus.
- j'ai reçu un mail de menace qui m'oblige à reprendre le Bulletin, sinon ils tueront mon chat. Ils m'ont fait jurer de ne
rien dire, alors j'ai mis un lien secret vers leur blog de propagande "Pour une Calédonie libre, indépendante, mais française" afin que la police les retrouvent et vengent l'honneur de mon chat en déshonorant leur chien.
Dans ton cul la protection de la vie privée et le droit à l'anonymat
!
- Et enfin dernière raison / cause / conséquence, je reprends ce blog car la Haute Autorité pour la Diffusion des œuvres et
la protection des droits sur Internet m'a promis que je gagnerais plein de sous puisque que je crée et que je diffuse de la culture et des oeuvres sur Internet.
Comme ça je pourrai acheter des feuilles et des stylos pour écrire mon blog.
La première scène s'assombrit progressivement jusqu'à ce que l'écran devienne entièrement noir (fondu à la fermeture). La scène suivante peut commencer d'un écran
noir et s'éclaircir jusqu'à être normalement visible (fondu à l'ouverture) ou commencer « cut » (sans
fondu).
Cette technique sert surtout à séparer des scènes dont on veut montrer une discontinuité nette, par exemple pour symboliser
une longue période écoulée d'un peu plus d'un an et demi.
Fondue au noir, J-P Guerlain, collection privée.
Le Bulletin Tamard est de retour, Et ça va être la maison close (pour rester poli).
Un texte par mois, c'est pas suffisant, et même si je suis généreux vous n'en aurez pas plus. C'est la crise
pour tous. Pour tous ? Non, un groupe télévisuel se bat encore et toujours pour servir à ses téléspecteurs des programmes de qualité toujours inédits. Je veux bien sûr parler de M6. Pour ceux qui
ne sauraient pas ou qui seraient nés après 1990, M6 veut dire Musique 6 et c'est le verlan de W9.
Quand j'ai emménagé il y a quelques mois, les doigts, la plume et quelques autres appendices me démangeaient pour écrire un brûlot imbécile sur Valérie Damidot et son émission (également
imbécile) D&Co. Et puis le temps passa, effaçant les envies et l'énergie des débuts.
Et puis un matin, j'ai zappé parmi les 250 chaînes de Free (car j'ai tout compris) et je suis tombé par hasard sur M6 Kid. Et là je suis tombé sur un reportage atroce intitulé : "Comment
convaincre vos parents d'avoir un animal de compagnie". En fait c'était pas bien méchant, des prépubères du cours Kevin (la primaire du cours Florent) jouaient à "dis papa, pourquoi j'aurais pas
un poney ???". C'était souriant, sympathique, sauf que la réalité m'a sauté à la gorge, la bave aux lèvres et les jambes à mon cou. Nous ne savons pas vivre. Personne ne sait vivre en France,
personne ne sait faire le ménage, élever ses enfants, chanter, conduire, s'habiller, manger. Personne ne sait rien. Voici un petit florilège d'une journée sur M6.
D&Co : Je commence par Valérie parce que c'est elle qui a
commencé. Dans un monde parfait Valérie Damidot serait mère maquerelle dans un lupanard (un bordel mais en bien rangé) de luxe ou tout serait baroque fluo avec des miroirs stickers et des bougies
dont la cire ne fond jamais sur les meubles ikea. D&Co c'est le totalitarisme sous couvert de démocratie. "Tiens je vais m'inscrire à D&Co, si je suis choisi j'aurai un intérieur tout neuf qui me ressemble et
gratos en plus". Grossière erreur cher ami (lisez le avec l'accent damidois, c'est plus drôle), ici point de place pour la personnalité, te voilà parti pour vivre dans un catalogue pour les 10
prochaines années. Vous savez, quand on présente les meubles dans les catalogues ou dans les micro-espaces ikea, le papier est posé au scotch, la moquette est coupée à la machette, les appliques
tiennent à la patafix et les tabourets montés comme des ânes à qui il faut encore serrer les vices. En 24h sans Jack Bauer, Valérie te refait la plomberie, les murs, elle maroufle (rhaaaa putain
elle maroufle pas elle colle du papier peint !!) elle sticke, elle chandellise, et elle plantevertifie et à la fin elle risque l'incendie avec 216 bougies allumées dans l'appart parce que la
lumière d'une bougie est vacillante, chaude et que n'importe quel taudis semble beau sous la lueur doucâtre d'un candelabre joliment chantourné. Même au Moyen-Age ils savaient ça. La photo que tu
avais prise avec ton jetable aux vacances au Cap d'Agde en 96 devient une "toile" de 2m sur 2 véroléewarholée où tes gosses sont deux pixels rouges ; ton porte-manteau, seul héritage de ton grand-père dont le souvenir du
galurin jeté tous les soirs te fait encore rire aux larmes, est réduit en petit bois pour faire des fagots bombés à l'argent, bref n'espère pas garder ta vie là où tu vis, c'est déjà trop
tard.
Satisfaction
Voici trois anecdotes authentiques de D&Ga causés par Valérie et son esclave Franck :
- Elle a détruit une cheminée de style hausmannien juste parce que c'était vieux. (Le chancelier d'Alpasyrie pourra en parler mieux que moi)
- Elle a enduit de ciment frais une armoire marquetée en acajou. Un truc comme ça doit
valoir 4000€, au moins, la nana la vendait et se payait 10 armoires qu'elle aurait pû balancer dans un bac de ciment frais.
- Elle a caché les poutres apparentes d'un bar (chaux et poutres style alsace) avec un papier collant motif "briques rouges". Quand ta maison a du cachet, Valérie vient prendre le sien. J'espère
qu'il t'en reste dans la pharmacie car tu vas en avoir besoin. Avec ses dehors de "customisation" (personnalisation pour les seniors) D&Co représente la standardisation
du mobilier, tout le monde vit pareil avec des murs roses aux motifs baroques déjà démodés, et des sols taupe vraiment pas top. Moi qui aimait les stickers, je n'aime plus.
Notez l'éclairage parsemé et le filtre orange pour réchauffer les
couleurs.
Voilà cher téléspectateur, ta maison est belle de partout, marouflée et stickée, maintenant il va falloir l'astiquer.
C'est du propre : Je n'ai jamais regardé, mais je sais que ça
existe. Les deux sorcières de l'émission, Béatrice et Danielle, sont des Mary Poppins version Cruella, avec des plumots en véritables poils de cul récupérés dans les toilettes de la première
émission. Quand on voit les pubs AntiCal, Fébrèze, Cillit Bang, on se dit que les ordis arrivent à donner un rendu super réaliste à la crasse numérique ; en guise de rendu c'est un vomi. Quand on
voit les ménagères qui ne frottent même pas pour enlever les étrons incrustés depuis l'hiver 54, on se dit que des chiottes comme ça n'existent qu'en Ecosse, et dans un film de Danny Doyle. Et
C'est là que des Français sans aucune dignité téléphonent à M6 pour que deux ménopausées débarquent avec quatre équipes de tournage pour briquer leur bordel (sans les putes, c'est interdit, même
si M6 aime bien montrer des seins pour faire monter l'audience).
Pour bien montrer que personne ne sait tenir sa maison, le casting de M6 est très efficace : couple gay, colocation étudiante, retraités, riche patron d'entreprise, famille nombreuse ou couple
fraîchement installé ; tout le monde est dégueulasse, non mais regardez votre clavier plein de peaux mortes !
Alors elles filent quelques conseils genre "mettez du sel pour nettoyer les surfaces grasses" mais si on a eu une grand-mère, les trucs là on les connaissait déjà à 4 ans, et on sait surtout que
l'"huile de coude" ne s'achète pas au rayon entretien.
Un vendredi soir avec Marc-Antoine.
Voilà cher téléspectateur, ta maison est propre de partout, frottée et briquée, maintenant tu vas pouvoir recevoir des invités.
Un dîner presque parfait
: Tout le monde en France sait qu'il est extrêmement compliqué de faire la fête. S'amuser est un terrible supplice dont les secrets sont chèrement garder par les gens
heureux. Ah les égoïstes. Heureusement M6 est là (que ferait-on sans L M). Un dîner presque parfait explique à tous les Français qu'ils ne sont
pas de bons hôtes, qu'un apéro ce n'est pas un 421 avec des apéricubes et une construction pyramidale avec des coquilles de pistaches, mais qu'il s'agit bien de se casser le cul en préparant des
verrines de saumon aux salsifis comme ça. Il y aura toujours du monde pour critiquer, mais ça sera dans votre dos ; qu'importe, recevoir est une guerre qui se gagne contre ses amis, car il faut
faire mieux et écraser et humilier et à la fin manger seul devant sa télé parce que plus personne ne veut manger chez vous tellement c'est humiliant de ne pas savoir ce qu'on mange. Un dîner
presque parfait c'est la tour de Babybel de la bonne bouffe, le trop est l'ennemi du bien, et du coup le soufflé retombe.
mmm j'adore le turquoise, c'est au chlore ?
Les gens ont l'air de s'amuser quand ils font un karaoké en mangeant des escargots feuillantines sur leur coulis de caramel au gingembre, mais quand on a une équipe de tournage sous le nez avec
trois caméras et des preneurs sons on se sent obligé de s'amuser, juste pour ne pas passer pour un rabas-joie devant 5 millions de Français à l'heure de l'apéro. Je donnerai cependant un bon
point à monsieur voix off qui passe sa vie à raconter toutes les erreurs faites par le concurrent plutôt que de signaler ce qui est réussi, comme ça le lendemain au bureau Jean-Luc du service
contentieux aurait du mal à garder son sang froid quand Corinne de la compta lui dira : "alors comme ça tu sais pas monter des blancs en neige ???"
Personnellement je refuserai de recevoir de parfaits inconnus, j'ouvre les paquets de Tuc pour les gens que j'aime, c'est déjà pas mal.
Voilà cher téléspectateur, tu as engraissé tes amis de cinq jours, maintenant tu peux faire un régime.
Le chef contre-attaque / Chef, la recette / Vive la cantine : La machine Cyril Lignac est en
route et elle n'est pas prête de s'arrêter. C'est le rouleau à patisserie d'M6, vachement plus glamour que Maïté qui n'attirait ni les hommes ni les femmes, Cyril Lignac attire les gays chauds de
la toque et les femmes aux cuisses zines. Tu es un homme et tu ne fais pas la cuisine ? Honte à toi, Cyril le fait, et mieux que ta femme en plus, tu as intérêt à te mettre aux fourneaux sinon
elle se barrera pour déguster des plats chauds avec un maître-queue (ça fait beaucoup pour un seul homme). Dans ses émissions Cyril Lignac te dira toujours que tu manges mal, gras et que du
micro-ondé alors qu'il faut aimer les produits du tiroir et les choses vraies, que le sous vide c'est de la merde, mais Jean-Pierre Coffe le dit mieux. Par devant il t'apprend à manger sain, et
par derrière il te montre ta triste vie précaire dans laquelle tu n'as même plus envie de réchauffer tes pâtes que tu manges crues devant ses émissions en rêvant de saveurs exotiques.
Non content de donner des leçons au Français moyen, Cyril s'attaque aussi aux cantines de nos enfants, aux entreprises, aux restaurants... Cyril, le monde a besoin de toi, vient nous expliquer
comment arrêter la crise, toi qui sait tant de choses, dis nous que le secret de toute chose se trouve dans une pâte brisée légère et suffisamment dorée.
Voilà cher téléspectateur, tu as perdu un peu de poids, maintenant tu peux aimer ton corps.
Belle toute nue : Tout le monde sait qu'il est très difficile
d'accepter sa silhouette, tout le monde n'a pas la chance d'avoir la mienne. Heureusement William Carnimolla (styliste de M. Pokora) est là pour aider les femmes (alors qu'il est gay). Tu as des
bourrelets ? des grains de beauté disgracieux ? des varices virulentes ? Tu fais un 38 et tu le vis super mal ? Tourne tes défauts en avantages et devient super bonne (dans ta tête). Bon je
digraisse un peu, mais cette émission est un peu le cassoulet de la psychologie. Accepter son image c'est une chose, mais les milliers de femmes qui regardent ont leurs complexes
aussi, et la psychologie d'une femme c'est pas : "je suis rassurée, je ne suis pas la seule à avoir de la cellulite", c'est "mon dieu ça fait comme macellulite, je suis un monstre". Donc plus on montre les défauts des autres et plus les autres voient les leurs, c'est
exponentiel. Avantage de l'émission : on voit des grosses poitrines pendant une heure, ça
complexe jamais les mecs un truc comme ça ; par contre ils complexent leur copine en disant "tu vois, elle au moins elle en a des gros".
Et les mecs voient bien que les filles passent leur vie à se plaindre du genre "j'ai trop de ci, pas assez de ça" et que le réconfort ne viendra que d'un gay péroxydé ,alors ça ne sert à rien de
dire "mais non ma chérie je t'aime comme tu es".
"Non, je ne pense pas attirer les hommes..."
Maintenant que tu te sens belle dans ton corps tu peux désormais t'habiller ûber classe avec des leggings et des tops moulants Jennyfer.
Change de Look / Nouveau look pour une nouvelle vie : Les
émissions de relooking ont toujours eu mauvaise presse, mais celle là gagne encore des galons grâce à sa méthode : je prends Jennifer Love Hewitt, je lui enlève sa queue de cheval et ses lunettes
et ça devient une bombe. Et ensuite Emilie l'habille. Elle lui fait des badges avec la photo de ses parents (c'est la même chose que le t-shirt "je t'aime papa" avec les enfants dessus, mais là c'est un badge donc c'est fashion). Dans l'émission, les cobayes s'appellent Brittany, Orlando, Jedjega, cesont des
genscomme vous et moi, enfin plutôt vous quand même. Et quand c'est
Brittany qui porte des bottes ça va pas du tout, mais quand Jedjega les met c'est trop top. En fait il faut un doctorat en coordination vestimentaire option matières et couleurs
pour saisir les subtilités de la choses. Le plus important étant de ne pas prendre en compte la
personnalité du cobaye et d'habiller en hippie décontracté unmilitant sarkozyste et de mettre un tailleur jupe à une vendeuse de Décathlon.
Je suis super belle/beau, je peux désormais aller draguer, mais où ? Dans le pré bien sûr !
Maman cherche l'amour / L'amour est dans le pré : Tu es belle,
tu as quarante ans mais pas trop, tu aimes les promenades en forêt et les films de Kurosawa, tu peux trouver l'âme soeur grâce à M6 (qui ne programmera jamais un film de Kurosawa, faut pas
déconner non plus). Après un casting fort utile filtrant les plus moches, les plus cons, les plus chiants et les plus pauvres, la madame elle peut se taper le mec de ses rêves de ménagère de
moins de cinquante ans pour faire rêver les autres ménagères de moins de cinquante ans qui n'ont pas pu être du casting parce que trop provinciales (sauf du sud, pour l'accent), trop grosse, trop
bête ou trop triste à cause de trop de solitude. La version l'Amour est dans le pré est plus buccolique, elle
sent bon le tiroir, le composte et l'aisselle de travailleur. On dépoussière l'image du fermier et on lui envoie les filles qui n'avaient pas été retenues pour Maman cherche l'amour parce
qu'elles sont trop grosses.
une fois que l'hameçon l'âme soeur trouvée tu peux désormais faire plein de bébés en apprenant les détails dans le film rose du dimanche soir
(ou alors pendant M6 Club avec un peu d'imagination). Je saute cette section et file directement à la partie : "mon fils a bien grandi, maintenant il a 5 ans et me frappe quand je ne fais pas des
frites".
Super Nanny : Elle s'appelle Cathy, elle aurait pû être hôtesse
de caisse dans un Casa, le genre de fille qui souffle dès qu'on veut payer par chèque, celle qui manipule les verres avec la délicatesse d'un Samy Naceri, bref, celle qui ne dit pas bonjour parce
que ça ne lui fera pas gagner plus. Quand je la vois je pense à ça. Pendant une semaine elle débarque chez les Groseille pour leur apprendre la vie et les coups de pied au cul, le tout avec une équipe de tournage de 4 personnes qui déstabilise
franchement les gosses qui sont filmés. En une semaine Super Nanny (chignon tailleur nettement moins sexy que Britney dans Womanizer) va faire l'impossible en couchant des enfants de 6 ans avant
le film du soir, en débranchant la télé de la chambre, en imposant les légumes verts dans les assiettes et après tout le monde dit : "je t'aime Super Nanny". Mais on n'a jamais vu combien de
temps ça durait ce monde parfait. J'aimerais voir deux ans plus tard une famille nannysée qui passe à Pascal le Grand-frère parce que le fils de 12 ans est devenu un mac qui pousse ses soeurs à
vendre de la coke à leurs clients. Pendant ce temps le père est toujours un super macho qui dit "je peux pas leur faire les nuggets y a Turbo y commence" pendant que la femme pleure parce que son
fils a vendu tous ses anti-dépresseurs pour s'acheter un scooter. Super Nanny a en commun avec Mary Poppins un don particulier pour la poudre aux yeux (poudre que d'ailleurs le fils vend du côté
de Montrouge). L'enfant roi ne se mate pas en une semaine, tous les royalistes le savent, il faut une révolution, des têtes qui tombent, et surtout on ne force pas le peuple à se rebeller. Et les
parents dans Super Nanny ont quand même du mal à se lever contre le roi, du coup quand Super Nanny s'en va, pour fêter on commande des pizzas pour devant la Nouvelle Star.
Mais comme cela ne sera jamais montré dans Super Nanny, dites vous qu'un chignon suffit à impressionner un mioche et il mangera ses brocolis à la langue de boeuf.
Mes enfants ont désormais 18 ans, ma fille a quitté le domicile familial pour courir les castings de la Nouvelle Star, Popstar, et Incroyable talent pendant que mon fils court la gueuse à l'autre
bout du monde dans Pékin Express. Ma maison est bien trop grande, je vais la vendre et chercher un chalet dans les gorges du Verdon. Recherche appartement ou maison
: Pour faire partie de l'émission il faut un critère très important : n'avoir aucun sens des réalités et être têtu. tous les couples qui cherchent leur maison de rêve finiront toujours par dire :
"cette terrasse n'est pas assez au sud", la chambre est trop grande", 180 000€ c'est trop cher, on avait dit 175 000 maxi", ou le superbe "on cherche un appartement qui ne soit pas ordinaire,
avec du cachet, mais les fenêtres au plafond et les cloisons amovibles c'est trop bizarre". Je critiquais toujours les agents immobiliers en disant qu'ils servaient à rien sauf à faire grimper
les prix, mais quand je vois le boulot qu'ils font avec leur clientèle je serais prêt à leur accorder le droit de vie et de mort sur les acheteurs/loueurs.
Dans cette émission on apprend que vivre à Paris c'est vraiment la merde, qu'il faut 1h30 porte à porte du boulot à la maison, que les voisins sont bruyants, les rues aussi, et que les prix sont
exorbitants mais que c'est la crise tout ça.
Ainsi habitez-vous désormais dans 80m² avec votre mari retraité et votre chat arthritique. il vous faut décorer votre maison typique alsacienne avec poutres apparentes. C'est là qu'intervient
Valérie...