Bilan Bleep 2011

Publié le par Dirty Epic

Bleep.com c'est trop bien et j'aurais jamais dû m'inscire, tellement ça me coûte. Temporellement, moralement et financièrement. Je m'étais retenu pendant toutes ces années en me disant que si je mettais le doigt dans l'engrenage ça finirait mal ; cette année fut celle des craquages, Bleep et Polaroid.

Bilan donc. 2011. Année en demie-teinte. après 2009 du feu de dieu (avec en vrac : 36, Wisp, le 1er Rone, Mondkopf, le gros retour de Prodigy, le dantesque Fuck Buttons, Bat For Lashes), et un 2010 du même tonneau (toujours pas remis de Salem, Clubroot et Zola Jesus), il fallait une année en creux, et la voici. Non pas que l'année ait été mauvaise, loin de là, mais il n'y a pas eu de sortie qui m'ont fait dire "Putain de merde il faut que je fasse écouter ça à mon enfant quand j'en aurai un !". Du coup, j'ai clairement pas de 1er ni même de podium avec des raisons totalement arbitraires qui me font aimer un album plutôt qu'un autre.

Sinon, histoire de faire la nique à l'Hadopi, cette année j'ai distribué en mains propres ou par la poste, de très grosses compils, le timbre à 50cents est une très bonne alternative au téléchargement, et puis ça fait marcher la poste qui galère avec la concurrence des e-mails.

Trève de digressions, place aux élus :

 

Les déceptions de l'année :

Björk avec son Biophilia, mais faut-il encore attendre quelque chose de celle qui ouvert la voie à un paquet de chanteuses excentriques (Emilie Simon, Bat for Lashes...)

Zola Jesus : Stridulum II était formidable, intense, sombre, réveillant les meilleures heures de Dead Can Dance. Son Conatus est un copier-coller du précédent, et forcément moins bon. Dommage.

Metronomy : De groupe obscure jouant de la pop mainstream pour autiste n'écoutant que des titres s'appelant xXpq4rmxII, Metronomy est devenu un groupe obscure jouant de la musique expérimentale pour hypeux coincés sur Canal +. Ca chante tout le temps, ça n'ose rien, les mélodies sont gentillettes, tout est lisse. Pas étonnant que 3 morceaux illustrent autant la télévision contemporaine.

Radiohead : Kings Of Limbs n'est pas mauvais, mais c'est pas folichon, les Anglais nous ont habitué à tellement mieux, la preuve, l'album de remixes de King of Limbs (voir plus bas).

Reste que ceci m'a beaucoup fait rire :

 

Passons aux bonnes choses maintenant, 10 bonhommes dans le désordre parce que j'ai pas la force de départager.

 

Dominik Eulberg - Diorama

 http://www.wunder.dominik-eulberg.de/wp-content/uploads/2010/10/diorama-cover.jpg

Son premier album techno entrecoupé de présentation d'oiseaux (et leur cri) en allemand était déjà un tour de force (et le dernier morceau de l'album construction techno avec ses cris d'animaux encore plus). Eulberg récidive et offre ce que l'Allemagne fait de mieux en techno. Des morceaux ciselés, jamais répétitifs, bourrés d'émotions, et finalement on reste dans la nature avec des sons très cristallins, parfois même liquides. Ce qui plait chez Dominik Eulberg, c'est qu'on n'est jamais en terre inconnue, on se sent toujours à la maison, au chaud, que ce soit sur de la techno brute du downtempo ou une contine au piano.

 

Gil Scott-Heron & Jamie XX - We're New Here

http://www.180gr.fr/img/p/1447-838-thickbox.jpg

Un album de remixes répondant au non moins excellent I'm New Here. Une voix noire qui sent la dure vie comme on en entend peu, un phrasé mi-rappé mi-parlé mi-chanté, toujours sur une corde ténue, et un groove, un putain de groove, sublimé par la production de Jamie XX. D'un album soul, il tire un nouvel album à mille lieues de l'original, plus urbain, plus sombre aussi. Sur certains titres une rondeur chaleureuse vient nous réconforter (My Cloud), mais l'ensemble reste glacé comme une ruelle un soir de pluie, il est vrai que la voix de Scott-Heron se fait moins présente que sur le 1er disque. Jamie XX n'a cependant pas osé s'attaquer à Me & The Devil, sans doute ce morceau touche déjà la perfection. En revanche il sublime NY is Killing Me et I'll take care of You, qui finit l'album sur une ouverture house, presque céleste. Gil Scott-Heron s'est éteint en 2011, une bonne/mauvaise raison de se plonger dans l'oeuvre de ce grand monsieur de la soul et du spoken word.

 

DJ Shadow - The Less You Know, The Better

http://image.radio-france.fr/francemusique/_media/prog_diff/410020973-prog.jpg

Très bonne surprise passée sous mes radars (et sous ceux d'un paquet de fora et de blogs). L'album est une suite logique de The Private Press (je mets son précédent album à part), un poil plus énervé, on tombe sur des guitares saturées dès le 2e morceau. Cet album est hyper varié, ce qui en fait un très bon compagnon pour sonoriser un apéro dinatoire (oui oui, j'ai 30 ans, elle est loin l'époque où je balançais Born Slippy ou Breathe à l'heure du goûter d'anniversaire). Gros Rap West Coast, Folk, pièces 50's avec violons à la clé, une résurrection de Tom Vek sur Warning Call (dont j'attends un second album qui n'arrivera jamais), du Trip-hop façon U.N.K.L.E. sur Redeemed, bref, un bon long album (c'est rare de nos jours), avec des scratches, des purs samples, pas mal de voix, et un sens du groove qui fait que l'album peut à n'importe qui vu que tous les styles '11 sont passés en revue.


 

Digitalism - I Love you, Dude

http://www.seizurechicken.com/wp-content/uploads/2011/04/Digitalism-I-Love-You-Dude-450x450.jpg

C'est nettement plus court que le premier album, dommage, parce que le duo album semble avoir repris leur 1er opus là où ils l'avait laissé, finissant dans des envolées stratosphériques (vers Jupiter...) Et le premier morceau de I Love You Dude s'appelle justement Stratosphere. On dirait du Daft Punk, mais en 2011 (pardon pour l'attaque facile). Globalement c'est plus pop, electro-rock, ils auraient pû détrôner les mous du genoux de Metronomy pour l'habillage musical de Canal +, mais ils n'ont ni slims, ni ray-bans. C'est toujours puissant, épique, ça fait penser à M83, même qu'il y a des choeurs d'ange sur Encore. Oubliez Justice, vraiment, écoutez Digitalism, garanti sans moustache et sans egotrip (c'est tellement début de siècle l'egotrip...).


 

Paul Kalkbrenner - Icke Wieder

http://blog.youload.de/wp-content/uploads/2011/06/Paul-Kalkbrenner-Icke-Wieder-300x300.jpg

Kalkbrenner c'est un type que je ne comprends pas. Il est grand, chauve, pas spécialement beau, il fait de la techno allemande comme tant d'Allemands en font, mais lui, c'est Deutsche Qualität pour tous, mais les plus revêches à l'électronique. Il a un son chaleureux, rond, appaisant, et il remplit des stades entiers alors que même un Laurent Garnier n'a jamais eu un tel public. Paul Kalkbrenner c'est un peu le David Guetta de l'underground, d'ailleurs, pour l'underground, c'est un vendu et tout. Alors que dans la rue, essayez de trouver quelqu'un qui a déjà goûté du Kalkbrenner, même en Alsace. Faites écouter Böxig Leise à une tripotée de gosses (ne me faites pas écrire ce que vous allez lu), et ils danseront tous la farandolle.


 

Kuedo - Severant

http://pegerteg.files.wordpress.com/2011/12/ziq309_kuedo_severant-1.jpg?w=600&h=600

Tiens ? ma chérie m'a offert Blade Runner en livre, que vais-je bien pouvoir écouter en fond ? Et je vous jure que c'est vrai, Kuedo a composé une BO du futur du passé. Car le futur, c'était mieux avant. Des synthés flottants, une profusion de mélodies sublimes, des hit-hats à répétition (vraiment beaucoup, comme pour rappeler l'accélération du temps alors que tout le reste donne à vivre au ralenti). Comme d'hab', il s'agit encore d'une inspiration 80's, mais là on est loin de la pop acidulée, je ne sais pas trop comment décrire cet album tellement c'est à part. du downtempo ? IDM ? BO imaginaire ? Hip-hop rétro-futuriste ? Blade Runner c'est maintenant.

Radiohead - TKOL 1234567
http://www.kdbuzz.com/images/news/radiohead_tkol_remix.jpg
Oui je fais parti des gens qui n'ont pas aimé The King Of Limbs, trop court, trop simple, trop linéaire. Et quand j'ai pris connaissance de cette sortie, je me suis dit "Ah ils ont pas gagné assez de sous sur le précédent, on tire sur la corde ?" Bien mal m'en a pris. Pour le coup TKOL (encore un album de remixes !) transcende l'album vu qu'il n'est ni court (2CD), ni simple, ni linéaire (vu le nombre de remixeurs c'est chaud !) . Bloom revient 5 fois, et pourtant même à écouter en boucle on ne trouve rien de commun entre les versions de Jamie XX, Harmonic 313 et Blawan (putain, écoutez le remix de Blawan, c'est de la folie pure, il est dément ce titre !). Tout n'est pas parfait (Caribou est en dessous de ce qu'il a déjà fait), mais dans l'ensemble l'exercice de style force le respect. Et merci à Radiohead de mettre sur le devant de la scène de jeunes pousses mais aussi des talents confirmés (leurs potes de Modeselektor en tête). Sauf que j'aurais quand même bien voulu voir Burial dans tout ça.

 
Araabmuzik - Electronic Dream
http://ifawlb.files.wordpress.com/2011/08/araab-muzik-electronic-dream.jpg
Ca commence de la pure UK Garage cheesy putassier à souhait, avec une nana qui dit "in my mind, in my dream etc". C'est étherré, vaporeux, ce n'est pas sombre et tellurique comme Burial ou Clubroot. 2e titre, Streetz Tonight, ça part carrément pop trance sur le refrain, toujours avec une voix féminine qui nous ferait penser qu'on est dans une chambre d'adolescente. Mais derrière c'est tellement plus sérieux. On est tiraillé entre l'envie d'enfiler un legging vert fluo ou foutre sa tête au fond d'un Hoodie et de shooter dans une cannette. Et à un moment, pendant un morceau dubstep un peu classique, rythme saccadé, grosse basse, avec un son alarme façon gabber, on tombe dans une spirale de 2 minutes de pur hardcore, avec sample de film d'horreur et tout. Underground Stream que ça s'appelle. C'est là qu'on se rend clairement compte que ce disque n'est pas putassier, mais qu'il est au contraire un condensé de l'Angleterre des années 2000, avec ses qualités et ses défauts. 

 
Rustie - Glass Swords
http://manualmagazine.com/files/2011/10/rustie-glass-swords-packshot-warp217-480-LST091006.jpg
Que serait mon classement de l'année sans un disque de chez Warp ? Le voici donc. C'est de la vraie Dance Music Intelligente, de la pop sucrée comparé à Autechre. Un très gros travail sur le son, avec des guitares solos façon Justice (en mieux), des sons vintages façon Kuedo mais avec un emploi très différent, des voix speedées et des explosions 8bits qui font passer Scott Pilgrim pour un film de Bergman. C'est hyper funky, et on se surprend à swinguer dans ce joyeux chaos. les 80's sont encore présentes sur certains morceaux (Flash Back, le bien nommé), mais dans l'ensemble c'est pas nostalgique pour un sous, juste un smile gratuit pour avoir dansé avec des robots.

 
David Lynch - Crazy Clown Time
http://www.filmindependent.org/wp-content/uploads/2011/11/packshot.jpg
Oui, c'est le David Lynch de Lost Highway et Mulholland Drive, et ça s'entend clairement. Crazy Clown Time pourrait être la BO d'un film impossible, sans Angelo Badalamenti cette fois. J'étais perplexe à la sortie du single Good Day Today, techno étrange, pas folichonne, mais des remixes plutôt chouettes de Boys Noize et Underworld. Et Ma chérie m'a offert l'album à noël, je ne sais même pas si elle l'avait écouté avant. 14 titres, grosse fournée, et ça fait plaisir d'avoir un album de 70 minutes quand la plupart des sorties fait 40 minutes au garrot. Certes tout n'est pas bon sur ces 70 minutes, il y a des redites, des facilités (beaucoup quand on est familier de l'univers musical de Lynch),  c'est lent, mais à 65 ans on peut dire qu'il assure dans le brassage des influences. On passe du rock à l'americana, au Trip-hop, le tout avec une agilité sans défaut. Il faut dire que c'est son ingé son ciné qui a co-produit l'album et on sent clairement l'aspect cinématographique du tout. Le plus souvent la voix de Lynch est filtrée (ce qui n'est pas un mal), et les paroles sont étonnemment sans grand intérêt. En revanche les ambiances dessinées sont sublimes, c'est poisseux, sexy, dérangeant, cotonneux, le tout en 3 notes de steel guitar, et ça c'est bon. Audrey Horne pourra danser "sway" pendant encore longtemps avec ce disque. Et quand les morceaux se finissent sur une nappe de synthé ou de l'orgue Hammond, c'est encore mieux.
Les non-retenus mais très bien aussi :
Zomby - Dedication (suite de morceaux très courts, excellent mais parfois frustrant)
Vector-Lovers - Electrospective et Tycho - Dive (downtempo agréable, beau, sincère, classique mais efficace)
Seekae - +Dome (Dubstep cool)
Blanck Mass - Blanck Mass (j'ai failli le mettre à la place du Digitalism, mais ça touchera moins de monde, Ambient Noise Shoegaze par une moitié du groupe Fuck Buttons. S'écoute très fort pour faire planer dans un bain d'acide),
Byetone - Symeta (une techno proche de Autechre période Tri Repetae, c'est carré, rythmique, froide, et un poil de funk numérique venu de nulle part)
Hyetal - Broadcast (électro vintage tendance début 90's, avec de gros relents d'italo-disco, c'est beau comme un coucher de soleil sur Rimini en plein mois d'aout)
Les Français qui ont fait vibrer les enceintes en 2011 :
Scratch Massive - Nuit de Rêve
http://viacomit.net/wp-content/uploads/2011/09/nuit-de-reve-scratch-massive-02.jpg
Pour la pochette, j'hésite entre rire du ridicule ou la trouver formidable de naïveté et de délicatesse. 3e album pour un groupe qui se renouvelle sans arrêt (en suivant la mode, les coquins), mais qui fait toujours bien mieux que la concurrence. Cette fois vous l'avez compris on est toujours dans les 80's, mais on quitte les trucs batcave et goth façon The Cure et on prend le versant new wave ultra-populaire. On ressucite Jimmy Sommerville sur Take Me There, on fait dans la sombre narration sur Nuit de mes Rêves, on joue des synthés cheap avec des mélodies éculées mais le tout avec un naturel et une innocence qui frise le respect. On croirait un album de 83 remasterisé. C'est la version underground de la BO de Drive, si cet album était sorti un an plus tôt, Break Away aurait figuré en bonne place à Côté de College et Kavinsky (les Français sont vraiment nostalgiques...)
M83 - Hurry Up, We're Dreaming
http://media.paperblog.fr/i/505/5056825/m83-hurry-up-were-dreaming-L-kAY9fC.jpeg
M83 continue son bonhomme de chemin dans l'exploration du shoegaze sous amphet' et de la grandiloquence faisant passer Muse pour de la musique de chambre. Ca s'envole tout le temps, avec des synthés ou des grosses guitares saturées. Le problème de M83 qui risque de faire mal sur le prochain album s'ils ne changent pas de fusil d'épaule, c'est que c'est too much. l'équilibre parfait avait été atteint sur Before the Dawn Heals Us. Là on en fait trop sur tout, et deux CD c'est trop (même courts, c'est dur). Trop de tout, de pathos, de cool, de nostalgie, de guitares, de puissance... L'album contient de vraies perles (Midnight City, Steeve McQueen, Echoes of mine...) mais l'ensemble est bancal. Mais je vais pas passer ma vie à critiquer, M83 c'est le meilleur du rock français et on va pas cracher dans la soupe d'un album qui fout la patate et le soleil dans la tête en moins de 3 minutes.
John Lord Fonda - Supersonique
http://www.harderbloggerfaster.com/wp-content/uploads/2011/04/COVER-575x575.jpg
Second album pour le fabricant de turbines, toujours sur Citizen Records, le label de Vitalic. Il est toujours aussi à l'aise avec la techno, voire même meilleur que son 1er opus, vu que Supersonique est plus varié. Il y a un paquet de hits "dancefloorkillers" sur la galette, on retrouve l'influence Vitalic ou Micronauts, mais son utilisation des choeurs numériques et des montées dévastatrices fait qu'il surpasse les deux Français susnommés. Quand on écoute You Originate, Toy Boxes et surtout Emiliana, la fine équipe de Ed Bangers (sauf Mr Oizo) peut aller se rhabiller ! (Et c'est un Dijonnais installé à Metz, et c'est le chéri de Miss Veronika Nikolic, donc ça fait plein de raisons de l'écouter !)
Mondkopf - Rising Doom
http://4.bp.blogspot.com/-mnzUTnfEwIA/TdEGBlru0tI/AAAAAAAAA44/OzXwWnqH0Ac/s1600/mondkopf-rising-doom.jpg
Intro sombre nommé Intrus, il semble que nous ne soyons pas les bienvenus. On s'enfonce dans une grotte immense, il fait froid, puis de plus en plus chaud, un orgue joue au loin et Deadwood débarque avec le kick le plus tellurique de l'année. C'est lent, lourd, très lourd, un truc qui arrache les murs et nous laisse nu sur place, les oreilles en sang. Et l'orgue finit de jouer pour clore notre enterrement. On profite des quelques notes de piano, des touches lumineuses de ci de là (ou do si do la, lol) pour replonger encore plus profondément dans ce grand bain bouillant. Album un peu vite oublié dans pas mal de classements, c'est pour ça que je lui laisse la place ici, Mondkof est clairement l'un des plus grands de l'electro française actuelle. Et si cet album vous fait trop peur les soirs de pleine lune, ruez vous sur son précédent Galaxy of Nowhere, son pendant lumineux chantant un avenir radieux (mais on est en 2011, on ne croit plus trop aux happy ends).
The Shoes - Crack My Bones
http://www.images-chapitre.com/ima1/original/479/39527479_8374630.jpg
Oui les Français aussi peuvent faire de l'habillage pour les pubs qui claquent. Entre The Ting Tings, et des trucs qui pourraient être signés sur DFA (Investigator, 8min30 de montée), c'est du sunshine gratuit dans ta tête, justement moins prise de tête (ou intellectuel) que Vampire Weekend, là, dès la 1ere écoute, c'est l'été dans tes oreilles. Et les titres Time to Dance et Bored peuvent sauver une boum de garage quand tout le monde est le cul sur une chaise pliante avec un tuc à la main. Reims avec Yuksek, Brodinski, devient petit à petit la nouvelle capitale de la hype (ouais je sais c'est un peu gros, mais Pagny est un peu le nouveau Pont à Mousson aussi, non ?)
Le Hit des hits des albums qui auraient dus passer en radio :
Apparat - The Devil's Walk
Ghostpoet - Peanut Butter Blues & Melancholy Jam
TV On The Radio - Nine Types Of Light
Oh Land - Oh Land
Et un peu à part, mais j'ai écouté un paquet de filles cette année :
Agnès Obel - Philharmonics (2010)
Alina Orlova - Mutabor (2010 aussi)
Lykke Li - Wounded Rhymes
Florence & The Machine - Ceremonials
...
Et pour un top encore plus pointu et de qualité, j'ai pas tout écouté, mais je vous garantis que c'est de la bonne :


Publié dans Musique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article