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Vendredi 28 mars 2008
S'il te plaît, design moi un mouton.


(2 heures, coef. 3)







par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Jeudi 27 mars 2008
L'effet de foehn :

A ne pas confondre avec les fêtes fun. Un peu d'étilologie pour comprendre d'où ça vient et surtout pour briller en société avec 1.2g/l de sang. "Foehn" est un mot d'origine allemande "Föhn" (comme  Föhnradio, la radio dans le vent), qui vient lui-même du latin "flavonius". On se rend vite compte que la mondialisation c'est vraiment un bordel sans nom. Flavonius veut dire "vent d'oux", et je dirais même des Alpes.

Je fais volontairement l'impasse sur les explications techniques de ce vent, pour les plus curieux je vous donne ça :
 
Pour faire simple, le bleu c'est pour le froid, le rouge pour chaud. Le vent en montant perd son humidité (neige et pluie) et quand il redescend il se fait chauffer par le soleil :
Soleil : - Eh le vent, tu veux bien me faire une petite bise ?
Foehn : - Ouaaaahh comment il me chauffe grave, dommage que je ne sois plus humide.

Tout ceci n'est pas très intéressant, surtout sans Sébastien Folin, alors je vais me concentrer sur l'effet en lui-même. On dit que l'effet de foehn rend fou, les dictons populaires font figures de fantaisies frivoles dans le monde du parler paysan :
- Foehn de printemps agace bêtes et gens.
- Si foehn présent, volant reste rampant, sinon gare à tes dents.
- A foehn radieux, déjeune pluvieux.
- Kriegt der Knecht vom Föhn einen Wahn, schlachtet er den Wetterhahn. (Un paysan affolé par le foehn tuera le coq de la girouette)

L'effet de foehn est très présent à Colmar, c'est d'ailleurs pour ça que c'est la ville la plus sèche de France (530mm de précipitations par an) ; on parle aussi de Colmar comme du trou du cul du monde, à cause des vents.
La Ludwig Maximilians Universität de Munich a fait une étude sur le vent qui rend fou et a conclu qu'en Europe il y a 10% de suicides en plus pendant le foehn.
Et le plus intéressant, c'est que si on commet un crime passionnel pendant un foehn, on peut plaider la folie passagère (je ne sais toujours pas si c'est vrai de vrai, mais si un cocu veut tester les défaillances de la justice, je veux bien connaître le résultat).


Le poisson clown :

Immortalisés par Le Monde de Némo, les poissons clowns sont des animaux splendids puisqu'ils vivent chez Anémone. d'après Wikipédia "ils sont amicaux" ; je ne sais pas comment un poisson peut être amibocal, mais avec une blague comme ça wiki a du manger un clown !
Dans la mer, le poisson clown fait rire ses amis, d'ailleurs il est tellement drôle qu'ils se pissent tous dessus, mais ils s'en fichent, ils sont dans la mer. Ce qui explique pourquoi l'amer est salée (hum non je dévie, c'est pas ça la vérité).


Je disais donc, le poisson clown est un animal politique, il vit en bande que l'on appelle des bandes poissons. Ces bandes sont très organisées, vivent dans la banlieue de l'océan Pacifique et squattent le hall d'entrée des anémones. La hiérarchie de ces bandes poissons est très précise, et invariablement il y a toujours une femelle à la tête, entourée de plein de mâles plein de laitance. Sous les ordres féminins les mâles sont aussi hiérarchisés, du plus fort au plus fred.
La grande surprise chez le poisson clown, c'est que si vous tuez la big boss, et que vous la cuisinez avec du citron et des amandes grillées, vous observerez une réaction étrange chez les mâles. Si la femelle meurt, le mâle dominant deviendra automatiquement une femelle. Cette espèce est quasi parfaite ; imaginez que le Kevin de 3e, celui qui a fait de votre vie un enfer parce qu'il avait un surplus de testostérone et des Nike TN neuves, eh bien ce Kevin, vous lui zigouillez sa copine, et il se transforme en fille. Libre à vous ensuite de lui casser la gueule. Ou de la draguer, assouvissant ainsi le fantasme érotico-juvénile d'une homosexualité refoulée.




Tous ça pour dire que j'ai un mal fou à écrire en ce moment, que je me réfugie dans la facilité, les fils rouges, les vérités inutiles, les écrits sans fonds. Je navigue à vue, sans conforama, et encore moins de but. Laissez-moi me plaindre de ma stérilité, je finirai bien par être arable, mais ça m'amuse nullement.
par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Dimanche 3 février 2008
Achab2.jpg

Maintenant qu'il y a des Starbucks partout,  il fallait s'y attendre, la bite de Moby revient en force avec un film , Capitaine Achab.
Encore une histoire de chasse à la baleine qui va faire rugir les écolos et les fonctionnaires à quotas de pêche de l'UE me direz-vous. Mais la polémique n'est pas là.
Voyez sur l'affiche, le capitaine Achab a une jambe de bois blanche (pourtant les boas n'ont pas de jambes) c'est à cause de son combat avec la bite à Moby, grosse comme une baleine, blanche également.
Et c'est là que je m'insurge ! Pourquoi faire jouer ce rôle à Dominique Lavant alors que c'est un bipède ?? Le cinéma français compte dans ses rangs Guillaume Depardieu qui aurait pû pour une fois nous servir un vrai rôle de composition.

Ceci était un message des jambistes unis.


PS : Le pauvre Guillaume en prend plein la tête et les jambes dans cet article, c'est un coup bas (quiero bailar la salsa). Je m'excuse auprès des membres de la famille Depardieu un par un.




par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Lundi 28 janvier 2008

Dans la mafia, les femmes d'aujourd'hui seront des hommes de main.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Dimanche 13 janvier 2008
Pourquoi les hommes préférent les blondes ?

Sur une échelle de temps suffisamment longue il n'y aura plus de blondes (ni de rousses, ni d'yeux bleus etc.).  Si les hommes préférent les blondes, ce n'est pas parce que la couleur va bien dans une décapotable noir ou rouge, mais parce qu'elles sont plus fertiles. Le stimulus n'est pas d'ordre esthétique mais biologique. Tout est sexuel, je l'ai déjà dit, mais les brunes sont contentes de ne pas avoir 25 marmots sur les bras.



Pourquoi n'y a t'il pas de photos du Débarquement?

En 1944, Robert Capa, LE photographe de guerre par excellence, est chargé de couvrir le Débarquement du 6 juin avec la première vague d'assaut. Imaginez un homme sous le feu des mitraillettes ennemies avec pour seules armes deux Contax II avec des calibres 50mm (des appareils photos en fait). Ses seules protections sont un casque et des soldats qui meurent partout autout de lui. Mais Robert Capa est un Homme, avec les testicules et ce qui va avec (poils, voix rauque, mysogynie, penchant pour les blondes) et il prend 106 clichés de la plage d'Omaha Beach et de ses cadavres salés. malgré l'hécatombe, Robert Capa passe entre les balles et envoit ses photos en développement aussi vite que possible, tellement l'information est importante.

Le magazine Life reçoit les clichés et prépare aussitôt la chambre noire, mais un stagiaire trop distrait dose un bain révélateur beaucoup trop fort et de fait crame la plupart des négatifs. Sur les 106 clichés pris (on ne prenait pas des photos comme maintenant hein !) seuls 11 furent exploitables mais dans un état proche de l'Ohio (là où le stagiaire est retourné, avec un coup de pied au cul).
Mais tout ça n'a pas empêché Robert Capa (oh tiens! comme le héros de Sunshine) de sauter sur une mine en 54 pendant la guerre d'Indochine, à Canari Bay.

Robert-Capa---debarquement-copie-1.jpg

Pourquoi Cendrillon a-t-elle des pantoufles de verre?

Tout le monde a connu Cendrillon avec le film de Sydney Disney. Mais n'en déplaise à Walt, c'est monsieur Perrault l'auteur de ce conte. Charles, pas Vincent. Tout le monde a donc vu une pantoufle de verre dans ce dessin animé. Mais les parents et professeurs de français, casseurs de rêves, pourfandeurs d'innocence nous ont dit : "il s'agit d'une incompréhension. La pantoufle était en vair, une fourrure de petit gris (pas l'escargot, pas l'extra terrestre, l'écureuil)." Et si le loir est cher, le vair l'est encore plus.

Et nous pauvres enfants dévastés par cette nouvelle, la pantoufle, que dis-je ! la charentaise puisqu'elle est fourrée, croyions que les chaussures cristallines pour les pieds parfaits n'étaient même pas faites pour les contes de fées.
Mais rassurez-vous chers enfants devenus adultes, la pantoufle était bien en verre ; la confusion découle d'un excès de réalisme de la part d'Honoré de Balzac et d'Emile Littré (tous deux honorés de litrons) qui, voyant "verre" ont vu rouge ! (à cause de verres de rouge) Verts de terre, ils ont réécrits les contes de Perrault (qui étaient de Grimm, mais il a gagné beaucoup d'argent car le Grimm ne paie pas) en oubliant le "verre" (pur, transparent, fragile) et en mettant "vair" (et les PETAsses ont jeté du sang sur Balzac qui fut pris d'un fourrire).
Une vérité rétablie et un compte de fait.

Cendrillon-pantoufle.jpg
par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Jeudi 20 décembre 2007
Après maints essais (et j'en ai marre de chercher un sondage qui puisse apparaître sur ma misérable feuille de chou virtuelle), j'ai décidé de ne pas faire de sondage pour savoir quel article vous a le plus plu cette année. En plus j'ai les mains en sale état, je ne sais pas si vous avez déjà essayé de changer une ampoule sur une 206, mais d'un coup on comprend pourquoi les garagistes existent (et aussi pourquoi ils ont les mains noires).

Tout ça pour dire que si vous voulez partager vos points de vue sur mes misérables chroniques, les commentaires sont les bienvenus.
Donc je vous laisse ici my personal best, comme les Monty Python mais en moins bien.
Bonne relecture !


Classés par ordre du ministre de la culture :

Le lapin Salinge
Ca va, Lentin ?
Les feux de mon enfance
Ségolène fit de la peine
Les 7 mères veillent sur le monde
Nacht, Nebel & anderes schlechtes Wetter
Blouses en série
Le sexe n'est pas une religion
Lettre / coeur ouvert
Real Mouammar


Ah oui ! Et bonne fête à tous, je n'aurai pas le temps d'écrire avant ce beau jour plein de papiers brillants, de sapins et de DVD en promo. Je vous souhaite plein de choses, avec du foie gras et du champagne (en promo également) pour célébrer le 2007e anniversaire (à quelques années prêt) de Jésus de Nazareth roi des Juifs.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Jeudi 15 novembre 2007
Une amie récemment promue professeur des écoles - dont je tairais le nom si elle veut garder sa place - m'a donné à lire ce superbe poème (récitation comme on dit chez les jeunes) pour vérifier si elle avait l'esprit vraiment mal tourné ou si ce texte aux rimes suffisantes avait un sens interdit.


Mon arbre à moi
        par Christian Poslaniec

Lorsque je le caresse,
Mon arbre apprivoisé
Se dresse
Sur la pointe des feuilles
Dans le vent.
Alors moi je lui cueille
Un bouquet d'oiseaux blancs
Et il remue la tête
Heureux
En souriant
D'un grand rire d'écorce
Pour me faire la fête.


Ce poème a été trouvé sur un site de ressources pour professeurs, section CP-CE1.
Si un jour je fais réciter ça a mon gosse, je le change d'école.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mardi 6 novembre 2007
        Il est des moments que l'on ne veut pas vivre. On sait qu'ils n'ont rien d'horrible, que ce n'est pas une épreuve insurmontable. Il y a juste des a priori qui durent depuis des années, même depuis qu'on est né.
        Finalement, tout repose sur le regard des autres, l'oeil inquisiteur, celui qui juge, et qui dit : "Quoi ? Tu es allé voir Holiday On Ice ???"
        Oui je suis allé voir Holiday On Ice. Ce spectacle jouit d'une réputation amplement méritée de stras, paillettes et plumes dans le tutu histoire de réchauffer les membres glacés des spectateurs du premier rang.

holiday-on-ice.jpg
        Mais j'y allais pour faire plaisir à belle-maman et surtout à sa fille. J'avais tout de même une dette envers elle depuis le jour où elle avait supporté 3h de David Lynch en figures imposées, avec le sourire. Je lui devais bien ça. Mais à peine le programme dans les mains je commence à douter. La patineuse en couverture a tout d'une belly danseuse du Cheval Fou, l'érotisme en moins ; et elle pose dans un décor du plus pur style Lorie, mais sans dauphin. Et le camaïeu de rose moutonneux finit de m'achever.
    Par chance, la scène est loin du roccoco-glouglouteux et plus proche du gothico-harrypottesque. Les lumières s'éteignent, le public, malgré un âge avancé est fort dynamique, tout le monde tape des mains à contre-temps. C'est fascinant comme un public français ne sait pas battre la mesure, en Allemagne au moins c'est carré !
        Le spectacle commence simplement avec des costumes sans intérêt mais sobres, et dans une chorégraphie dont la seule difficulté est le nombre de patineurs dans si peu d'espace. Jusqu'ici rien de transcendant. C'est alors qu'apparut une caricature de stéréotype de gitan, tout de rouge vêtu, des breloques en or pour faire voleur viril, un pantalon moulant et des foulards à grelots pour faire plus romantique qu'Emmanuel Moire. Et il s'est mis à jouer du violon en playback. Tout cela commence bien mal... Il est ensuite monté sur la piste pour attirer les oeillades enflammées d'une Esmeralda de supermarché, du coup il a enchainé les poses de machos (sur patins). Premier gadin. Ca continue bien mal...
        Je me force à me concentrer sur les figures, choses assez rares pour être vues en vrai, mon seul spectacle sur glace se limitant à du hockey, mais les Canadiens sans dents ne sont pas très habiles dans les arabesques demandant légéreté et finesse. Les danses se passent, les patineurs tournoient, ça glisse au pays des merveilles. Mais c'est alors qu'Alice (Ouh ouh) pointe son nez dans une robe vichy bien ajustée, elle avait dû faire un régime. Qu'elle était belle Alice dans cet univers fantasmagorique, elle m'entraîne dans le terrier, je virvolte avec elle, le lapin en retard est là, le chapelier toqué aussi, mon âme d'enfant se réveille, je ris quand le lapin glisse et tombe, j'oublie qu'il y a sous le costume un ancien Brian Joubert qui transpire comme un fou pour exécuter des figures avec des patins velus taille 62 aux pieds. Je m'imagine à la table du banquet, la Reine de Coeur arrivant pour me trancher la tête, je suis perdu dans mes divagations disneïques, j'ai des réminiscences de valets de coeur porteurs de hallebardes.
        A peine suis-je rassasié de magie que viennent à mes oreilles une mélodie oubliée. The Magical Mystery Tour des Beatles me rappelle à mes années de lycée, comment ai-je pû oublier ce morceau qui m'a habité tant de temps ! Je me souviens de Jean scratchant Yellow Submarine à mon anniversaire, quel massacre... Et justement, un engin jaune pointe ses phares au bout le patinoire, c'est un bus scolaire, typiquement américain, il ressemble à un accordéon désaccordé. Une maîtresse en descend, encore une caricature d'idée reçue, elle porte un chignon strict et un tailleur riche, il ne lui manque que la cravache de Dominia du Donjon. Mais le chauffeur du bus arrive héroïquement et il arrache ses vêtements. Encore un fantasme... tous les gosses ont déjà rêvé de conduire un bus.
        La maîtressse n'est pas en maillot de bain, mais presque, elle glisse sur l'eau gelée, elle laisse derrière elle des rayures indélébiles, marquant le sol de son passage léger et lisse.

    Je continue de regarder ces patineurs qui nous racontent des histoires sans paroles. Les mots sont absents, ils s'écrivent dans la glace et finissent par fondre. J'ai des étoiles plein les yeux quand les lumières s'agitent, des néons tournent autour de la scène, passant du bleu au rouge dans des dégradés audacieux, mais pas autant que les figures des rockers qui exécutent des portés lancés à 20km/h, Je ris devant un scorpion qui s'emmêle les pattes, je tremble pour un lion qui s'approche bien près du bord.
    J'ai même les larmes aux yeux (bon en vrai j'ai pas pleuré hein) quand un clône de Jude Law (Bienvenue à Gattaca) nous narre sa misère amoureuse. Il est seul, perdu sur un banc, il attend l'amour avec à ses côtés un bouquet de fleurs fanées. Il regarde un couple passer, ils sont rayonnants et glissent sur la surface lisse, pendant que lui, balourd, se hisse sur la glace pour les suivre. Il s'imagine dans les bras de la belle, tournoyant sans fin, la portant dans des postures impossibles, mais tout ce qu'il voit c'est son reflet dans un miroir d'eau figée. Il veut ravir la blonde à son amant, il imite son rival, mais ne l'égale pas puisqu'il est toujours seul, la beauté de la belle rejaillit partout, sauf sur sa personne. Il tente un ultime geste, tendant son bouquet sombre vers celle qu'il désire, mais elle reste de glace, le laissant seul, perdu sur un banc, n'attendant plus rien, avec pour seule compagnie un lampadaire trop faible pour repousser les ténèbres qui l'envahissent ; alors il reste là, dans le froid, s'étiolant dans la nuit, le coeur fané d'avoir trop rêvé.

...

        Ensuite j'ai vu des gobelins, et un prince se battant contre une immonde sorcière, sublime dans une robe métallique rappelant le casque de Sauron. Elle a tant de pouvoir qu'elle finit même par ressusciter des morts, et par une subtilité de mise en scène tout le public fut effrayé de voir des squelettes voler.
         Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, et pour plaire au public voulant de la surenchère, du mauvais goût et du clinquant (mot d'ancien français désignant le bling-bling) les costumes furent outranciers , guimauves et surchargés.

        Derrière toute cette lumière, ce florilège de couleurs, cette débauche de pyrotechnie, le bouquet final fut celui d'un Jude Law glacé, transis de froid pour un amour impossible, son bouquet final gelant peu à peu. Personne ne l'a vu comme je l'ai vu, puisque personne ne sait qu'Holiday On Ice peut parfois cacher des trésors, et si ce Jude Law des glaces reste seul, c'est à cause des idées fausses qu'on se fait sur lui.


par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mercredi 26 septembre 2007
        J'espère que vous avez suivi le feuilleton de l'automne dans les magazines people et les sites internet qui ne citent jamais leurs sources.
        La polémique qui bouscule tout le monde c'est "Est-ce que Bill de Tokio Hotel est gay ?". Si vous ne cotoyez pas d'adolescents vous ne pouvez pas comprendre à quel point cette question déchire  les amitiés, détruit les familles et amène des situations impossibles et des drames familiaux à grand coup de "je te cause plus" et de "tu n'es plus ma mère".
Tokio Hotel (pour les gens qui sortent seulement du coma) ce sont eux.

Tokio-Hotel.jpg
C'est le chanteur qui schrei tout le temps, et dans la langue de Marx s'il vous plaît (en même temps quand on est allemand c'est plus facile). C'est l'un des ados les plus riches du monde vu qu'il fait mouiller les filles (elles pleurent quand il est là). La Fnac (qui fait dans le produit culturel à l'origine) a même un rayon Tokio Hotel où l'on vend des t-shirts, des posters etc.
Et si vous avez un peu d'argent de poche vous pouvez acheter les poignets en mousse de McEnroe avec le logo TH dessus, et si vous balancez tout votre argent de poche dans des cigarettes menthol vous pouvez toujours écrire "Gustav, Bill, Tom, Georg" au Tippex sur votre trousse. Les profs d'allemand sont pris d'assaut par des fans en furie qui veulent apprendre les gutturales et des diftongues teutonnes afin de traduire les paroles de Bill.
Pour les sujets abordés, si vous n'êtes pas ado vous ne pouvez pas comprendre : ça parle de déception amoureuse, de solitude, de suicide, la vie après la mort... Bref, l'étude de marché pour cibler ce qui plaît aux jeunes.

Bill-tokio-hotel.jpg
Bon, assez parlé d'eux, passons aux ragots, c'est plus intéressant. Le 1er septembre dernier, Bill venait d'avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un rock. Et à partir d'ici les infos ne sont pas vérifiables, c'est pourquoi j'écris au conditionnel passé. Bill se serait pochtroné avec son drealocké de frère jumeau (bizarre personne ne parle de son anniversaire à lui, alors que c'est le même !), ensuite Bill aurait écrit quelques lignes sur son Myspace, avouant qu'il aimait les hommes. Quelques heures plus tard, la phrase aurait été effacée. Et hop aucune trace, information invérifiable, et c'est le moment idéal pour faire monter une rumeur puisque Tokio Hotel n'a aucune actualité intéressante en ce moment.
Heureusement, Bill a mis une vingtaine de jours à dessaouler, et il vient d'accorder une interview à Bravo (sorte de Star Club allemand) pour dire :
"Natürlich stimmt das nicht, totaler Unsinn, aber immerhin lustiger Unsinn". En substance, Tina Turner nous explique : "Naturellement cela n'est pas vrai, c'est complétement absurde, mais c'est une absurdité marrante." Ouf, cela va rassurer les gamines du collège qui rêvent toutes qu'il vienne les enlever sur une Subaru rabaissée (oui les rêves changent avec le temps). Mais ça me rappelle étrangement le plaidoyer d'un ami qui m'a toujours soutenu dur comme disque "non je ne suis pas gay" pour annoncer plus tard "non je ne suis pas gay, je suis bi".
Sauf que dans le genre rocker bi, il y a Brian Molko, et c'est quand même mieux.
Avant que l'article de Bravo soit publié et que tout le monde soit rassuré je vais continuer à taquiner les ados en disant : "Bill et Tom Kaulitz sont les seuls frères jumeaux dont l'un des deux est une soeur."

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Jeudi 6 septembre 2007
Depuis quelques temps (plus précisement depuis qu'il y a Urgences), la télévision semble s'intéresser de plus en plus aux aventures (au propre comme au figuré) de nos amis les médecins. Souvenez vous de votre jeunesse quand votre prof de sport était absent et que vous regardiez le matin la Clinique de la Forêt Noire. C'était votre premier contact avec les murs blancs, les gants en latex (hummmm) et les relations extra conjugales. Car les médecins ont une vie dissolue. Ils sauvent des vies, ils draguent, ils courrent, ils couchent, ils perfusent, ils trompent, ils transplantent, ils quittent. Un épisode de série médicale c'est une opération à coeur ouvert.

Voici une liste, la plus exhaustive possible, des différentes séries à blouses blanches et gants en latex (hummmm) :

La clinique de la Forêt Noire :
Série allemande tournée de 1985 à 1989, c'est sans doute la première du genre à faire de la grosse histoire de coucherie sur des lits de convalescents. On y trouve le professeur Klaus Brinkmann (superbement interprété par l'inoubliable oublié Klausjürgen Wussow) qui dirige une clinique ou tout le monde s'appelle Brinkmann donc c'est de la coucherie en famille. Beurk. En plus l'infirmière de nuit s'appelle Infirmière Hildegarde. Ca ne s'invente pas.

Chicago Hope :
Cette série médicale apparaît en 1994, donc en même que Urgences et L'Hopital et ses Fantômes. Il a dû se passer un truc en 1994, tout le monde malade, je sais pas... (Le film Alerte! date de 95, il a dû se passer un truc, c'est sûr...) Chicago Hope c'est la série de base de médecins, des hôpitaux américains qui courrent après les crédits, des infirmières qui courrent après 2cc d'adrénaline et des gens qui disent "chimie/iono" sans qu'on sache ce que ça veut dire.

ER018.JPGUrgences :
ER pour les intimes. La série qui veut pas s'arrêter. Toutes les séries doivent s'arrêter. C'est une loi naturelle. Certaines devraient durer plus longtemps (Spaced), d'autres refusent de lâcher et pratiquent l'acharnement thérapeutique. Urgences est LA série à débrancher d'urgence. (normalement ca finit l'année prochaine en saison 14). Cette série a su créer une esthétique nouvelle et un rythme cadencé qui ne m'a jamais plu. Mais comme les mecs sont trop beaux et trop intelligents ça plait aux filles. J'ai dû voir 10 épisodes en tout et je résume cette série comme ça :
Docteur : Ecoute mon amour, on peut plus se voir.
Infirmière : Mais je t'aime, j'ai sauvé notre enfant des flammes pour toi (cf. épisode 6x21)
Brancardier : ON A UN 36 SUR LA 21, équipe 3 - 6 ER DEMANDEE !!
Docteur : Faites-lui 2cc de morphine.
Infirmière : Je veux Chimie/iono, les gaz du sang, et NSF. Je ne te laisserai pas me quitter tu comptes trop pour moi.
Docteur : On a une blessure par balle, perforation du ventricule droit préparez une poche pour la transfusion. Chérie tu me brise le coeur.
Patient : Aie, aie aie.
Femme du patient (dans le bloc, pas du tout stérile - elle est enceinte) : Mon dieu, mon dieu il va s'en sortir hein hein dites il va s'en sortir ?
Docteur : C'est vous qui allez sortir. je dois te l'avouer il y a une autre femme.
Infirmière : La salope ! C'est l'autre avec sa béquille c'est ça !! Je croyais qu'elle était lesbienne ! Elle cache bien son jeu l'éclopée, pourtant la béquille c'est phallique. J'ai fait des céphalées. Préparez le bloc 2.
Docteur : Electro cardiogramme plat. Préparez l'épinéphrine. Chargez le défibrilateur.
Infirmière : Dégagez.
Docteur : Non c'est toi qui dégage.
Biiiiiiiiiiip.
Infirmière (pour elle-même) : On l'a perdu.
Alors je suppose qu'il ya des choses bien dans Urgences vu qu'il y a des fans sur 14 saisons, mais j'ai toujours pas trouvé quoi. Mais je pense que les gens qui se sont découvert une vocation de médecin urgentiste devant cette série sont de grands malades.

L'Hôpital et ses Fantômes (Riget) :
Série médicale danoise de Lars Van Trier. Alors ya pas beaucoup d'histoire de coeur dans cette série, c'est plus dans le genre fantastique horreur et humour noir. Pour moi c'est la meilleur série d'hôpital parce que ca présente vraiment les hôpitaux comme on les connaît : ça pue c'est froid ça fait peur et dès qu'on y est on ne pense qu'à en sortir. (à noter qu'il existe une version américaine par Stephen King, mais l'originale est parfaite, et une fois regardée vous direz tous : Küle Dansk ! dès que vous verrez des Danois)

H :
Pour une fois qu'on a de l'avance sur les américains il faut le signaler ! série comique (et drôle !) avec Jamel et Ric et Ramzy (des acteurs sans nom de famille en fait...). Ya un peu de coucherie, beaucoup de blouses, d'ailleurs l'acteur principal en a 2. Jamel... deux blouses... hum passons.

quipe.jpgScrubs :

La série qui a tout pompé sur H... C'est ce que les Allemands appellent la pompe H. Il n'empêche, cette série est très drôle, le docteur Cox est un mec ravagénial, J.D. et sa bande cassent bien les codes de la série à blouse puisqu'en tant qu'internes ils sont en pyjama et n'ont pas encore droit au stétoscope et ils cherchent toujours à faire les boss avec les accessoires. Et oui les médecins ne sont que des branleurs dans des déguisements.
L'avantage de cette série c'est que personne n'a la part belle et comme l'a souligné Peter Griffin :
"J'aime bien Scrubs mais j'ai toujours pas compris, c'est qui le comique dans l'histoire ?"
Sinon les fins morales ça saoule au bout d'un moment.
Et c'est la série qui a lancé Zach Braff à qui l'on doit Garden State. Autant dire qu'on lui doit beaucoup.

Nip / Tuck :

Le sommum niveau coucherie. Il y en a tellement qu'on oublie que les mecs ont des blouses à l'origine (si on enlève un I et N à origine, ça fait orgie). J'aimais beaucoup cette série à ses débuts parce que c'était irrévérencieux et intelligent. Mais en fait c'est bourré de contraction puisque sous prétexte de dénoncer ça montre et du coup ya plus de substance, juste des gros seins et de l'humiliation.

Grey's Anatomy :

Je regardais au début, je voulais voir l'anatomie de Meredith Grey, mais je crois qu'on ne la verra jamais. L'histoire d'une fille amoureuse de son supérieur. Une série pour expliquer ce que tout le monde sait déjà : les filles aiment les hommes puissants. L'humour est fin et certaines situations donnent vraiment à réfléchir et finalement cette série mérite d'être regardée.

Docteur House :

Il paraît que c'est bien. Peut-être. Mais moi ça me saoule déjà, y a trop de mecs en blouses. Docteur Blouse, ça me blase.



serie-hopital.jpg Voilà le tour général est fait, mais TF1 n'est pas en reste puisqu'ils produisent pour la rentrée une série baptisée L'Hôpital (au moins on sait de quoi ça parle). Alors c'est une série à la française, donc le casting c'est 5 personnes (c'est pas Urgences ou Grey's !). On notera aussi la subtilité des rapports sociaux : les jeunes débutants sont deux filles (comme par hasard) et leurs chefs sont des hommes (comme par hasard) avec un playboy (dont l'une des internes est amoureuse, comme par hasard) et un docteur Farid Bentoumi (pour les quotas). C'est subtil comme un char Leclerc.
Le seul avantage qu'aura cette série sur ses soeurs américaines, c'est qu'il n'y aura pas d'erreur de traduction. Car les traducteurs n'ont pas fait médecine mais sont des branleurs de filiaires littéraires alors quand ils entendent Cystic Fibrosis, ils traduisent par Cystique Fibrosis. Et hop le patient a une maladie inconnue ! sauf qu'il s'agit de la mucoviscidose. Et ne cherchez plus l'adrénaline, ça n'existe plus, on ne dit plus que épinéphrine, épicétout.




par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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