La Règle de Trois n'aura pas lieu

Publié le par Dirty Epic

Faisons nous plaisir en regardant Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, perdant ses moyens, ses règles et tout le reste devant sa maîtresse Ariane Massenet.




Le système éducatif français n'en sort pas grandi, l'éducation nationale ne changera pas et le gouvernement encore moins, mais on découvre les lacunes (comme disent les profs) d'un bon ami du petit Nicolas, celui-là même qui usait ses fonds sociaux de culotte sur les bancs publics quand il séchait les cours d'éducation civique.

Quant aux nouveaux aménagements de programme pour les classes de primaire, j'ai trouvé un moyen de ne pas dépasser les 71h de cours par semaine, sans faire l'impasse sur les nouvelles matières préconisées pour une meilleure éducation (nationale) :

Mathémathlétisme :
Tout en courrant, les élèves résoudront le problème suivant :
Fatima fait le tour de la cour en 1min30, Jean-Marie fait le tour en 1min15 et David fait le tour en 1min.
Calculez combien de temps les élèves mettent pour faire 3 tours, et qui dépassera la grosse Fatima qui a encore abusé des cornes de gazelle. (Les noms sont fictifs, mais sont choisis pour des raisons de mixité sociale et de quotas).

Education Civique et Sportive :
Les élèves courrent dans tous les sens et quand ils se croisent ils respectent les politesses d'usage : pardon, excusez-moi, merci, bonjour, bonne journée... L'élève qui dira : "casse-toi pauvre con" sera mieux au ban et roué de coups. (S'il est noir on le jetera dans la rivière).

Histoire de l'art et de la mémoire :
A partir de tableaux célèbres (le radeau de la Méduse, le Serment des Horaces, Marat assassiné, la Bataille des Thermopyles) les enfants découvriront les malheurs de la guerre, les horreurs des naufrages, les souffrances des familles, et aussi que les Charlotte sont des salopes (enfin, seulement celles qui s'appellent Cordet). Ainsi les élèves choisiront un destin tragique et l'étudieront en détail pour bien chialer comme des merdes pendant que leur maîtresse leur dira : "Vous voyez, eux c'étaient des héros, vous vous êtes des chieurs qui branlent rien".

Conjugaison :
Avec une nouvelle forme, le présent-plus-que-parfait, pour expliquer que maintenant c'est mieux qu'avant et que demain ça sera pire.

Relecture d'histoires :
Toutes les histoires se finiront bien : la petite sirène survit et contribue au désamiantage des navires, la petite fille aux allumettes se lance dans la maquette et construit le Viaduc de Millau, fleuron du génie français, et Kirikou finit par obtenir un permis de séjour valide et peut enfin vivre son amour avec Simba sur une scène de comédie musicale.
(car l'Afrique fait gagner beaucoup d'argent en ce moment, ce qui permet d'affréter des charters pour que les artistes africains puissent faire des tournées mondiales.)

Apprentissage de l'alphabet avec Guy Môquet :
L'alphabet de Guy est plus facile à retenir, il n'y a qu'une lettre. Mais la douleur de l'apprentissage est telle que les élèves pourront chialer comme des merdes pendant que leur maîtresse leur dira : "Vous voyez, eux c'étaient des héros, vous vous êtes des chieurs qui branlent rien".

Géographie, connaître les religions de France :
Savoir où sont les juifs, les musulmans, les bouddhistes (pour éviter les incidents autour du Tibet). Le but n'est pas de faire de la répression, mais juste de savoir OU ils sont, par sécurité. On ne sait jamais. Il faudra également connaître les rudiments de chaque religion, pour que chacun comprenne pourquoi il doit taper sur les autres.

Développement de la concentration :
En supprimant des milliers de postes de professeurs, l'Education Nationale cherche à créer un climat de franche camaraderie dans les classes, et des groupes plus soudés. A 60 élèves dans une classe de 30, on peut se concentrer plus facilement.

Révisionnisme :
En fin d'année, les élèves ne feront plus de révisions, mais du révisionnisme, en apprenant l'histoire de la Shoah non pas par les faits et la réflexion, mais par le pathos et les sentiments subjectifs. Chacun apprenant la vie d'un enfant dans un camp, le cours sera intitulé "C'est mon Shoah".

L'élève la plus bête ne portera pas de bonnet d'âne, mais sera appelée Ingrid.
Car il y a toujours une Ingrid bête en cours.

Les élèves n'écriront pas leurs devoirs sur leur cahier de texte. Ils feront leur devoir de mémoire.

Publié dans Les constats alarmants

Commenter cet article

pomme 02/05/2008 10:30

Et dire que je suis institutrice...UN GRAND BRAVO!!!Quand à la vidéo et à la règle de 3...alors la..NO COMMENT..

Alexandre 24/04/2008 19:13

Du grand Dirty. Tout simplement.

Gaotian 09/04/2008 01:44

Pourquoi ne pas mêler le chant à l'éducation civique et sportive, une bonne marseillaise juste après l'échauffement, ça met tout le monde d'accord, non? Sinon joli programme! Ca promet.P.S. j'espère que ce commentaire sera bien intégré même si à cause de sa virtualité, il est sans papier.

Jean 09/04/2008 00:24

Non vraiment, j'insiste lourdement mais ton texte est mortel. "C'est mon Shoah", c'est sûrement l'un des trucs les plus pertinents
que j'ai lu en quelques mois de veille journalistique, ça aurait fait
un titre de journal magnifique ! Tu as résumé tout le truc en quelques mots avec une justesse inouïe, je suis vraiment sur le cul. Je pense même que je vais poster un troisième commentaire dans la journée tellement je suis enthousiaste.  

Marie (The Mum of Jean) 08/04/2008 22:52

Alors là , Fred tu as fait fort !!!Je ne lis pas tous tes articles avec autant d'attention , certains me parlent moins.Une question d'âge peut-être !!!Celui là ne doit pas rester coincé sur ton blog.Il mérite une large diffusion...Bravo