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Comme la plupart des albums portant un titre avec un "&", Monsters & Silly Songs offre deux manières d’aborder et d’écouter la musique de Joakim. D’abord il y a les
Monsters, 4 tracks venant ponctuer le disque d’accidents sonores et d’expériences ratées. Il y a du monstrueux aussi dans chaque chanson, comme en témoignent les voix
d’outre-tombe et les guitares batcave. Tout le lexique du rock gothique 80’s est passé en revue. Joakim ressuscite les vieux Cure, Sonic Youth (Love-me-2) et This Mortal Coil
(Palo Alto). Ca c’est pour le côté sombre, ambiance Carpenter.
Maintenant pour le côté lumineux on trouve plein de mélodies pianotées sur des synthés vintage, des envolées acides (Drumtrax) et parfois des guitares folk invoquant King Crimson dans leur meilleure période (The Devil With No Tail). Et pour compléter le tout, Joakim s’inspire aussi du disco-punk de LCD Soundsystem pour fédérer les derniers auditeurs indécis.
Dit comme ça, Monsters & Silly Songs ressemble à l’album idéal, et c’est là son défaut. A force de toucher à
tout et d’étaler son talent sur 16 morceaux, Joakim oublie de donner du liant à son opus et se retrouve avec 10 tubes en puissance qui finissent par s’entre-dévorer comme des monstres. Mais ils
restent des monstres gentils, comme ceux des dessins d’enfants, alors gardons notre innocence et écoutons les.
Joakim, Monsters & Silly Songs
(Versatile, 2007)