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Tamard, c'est un bulletin qui fait du bruit, plein de chro-ni queues ni tête.
En fait, il s'agit de repartir moins bête qu'en entrant, mais sans savoir qu'on a appris quelque chose.
Petit retour en arrière depuis mon emménagement dans ce grand édifice qu'est Overblog.
Depuis mon installation ici je découvre les joies de gadgets inutiles (donc des gadgets) pour savoir d'où viennent
mes lecteurs, où ils vont, pourquoi sont-ils là, sur cette Terre, parmi 6 milliards d'individus dont la plupart finalement n'a même pas MSN.
Le gadget le plus intéressant c'est "phrase tapée dans un moteur de recherche" qui montre par quelle recherche les gens
s'échouent sur mon bulletin. Et bien niveau pertinence des recherches, mon blog est essentiellement visité par des gens tapant "Segolène Royal". Jusque ici rien d'exceptionnel, j'ai cartonné
Segolène et plastifié Sarkozy, tout comme 15678 blogs français.
SAUF QUE : les merveilleux chercheurs internautiques sont souvent remplis de pensées impures en tapant Ségolène.
On trouve, en vrac et en minuscules d'imprimerie :
"Ségolène Royal se fait sauter"
"Ségolène Royal hard".
Je ne sais toujours pas comment on peut taper "Ségolène royal se fait sauter" et tomber sur ma page mais bon... les méandres de
l'Internet sont comme les nonnes, impénétrables. Ils auraient pu taper "segolene suce" ou "Francois hollande nu" ou "sarkozy nu" ou "sarkozy baise" et ils seraient allés ailleurs.
Alors, pour les gens dont l'imagination n'est pas aussi fertile que la mienne (qui est vraiment trop tarabiscottée) je vais vous conter
l'histoire de l'homme arrivé par erreur sur mon blog.
Ce matin Jean-Denis s'est réveillé au son de son portable qui hurlait une sonnerie stridente comme seul Nokia sait les faire.
Fraichement rasé, douché, habillé, pas encore cravaté, il dévore ses tartines pré-tartinées en écoutant RTL d'une oreille distraite. Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent (musique :
Stéphane Eicher / paroles Philippe Djian). Il prend son café en riant en apprenant que la retraite d'un conducteur de TGV commence à 50 ans et qu'il touche 2000 euros net. Et en plus de ça la
SNCF réemploie ses "retraités" à l'étranger pour former les nouveaux conducteurs, soit un salaire complémentaire de 6500 euros.
Mais ce qui met en joie Jean-Denis, c'est l'annonce de la séparation entre Ségolène Royal et François Hollande. En bon militant
UMP, il ne peut que se réjouir de l'ultime humiliation faite à Flamby, il se retrouve seul, sans femme, et sans parti il n'est pas prêt de revenir.
Jean-Denis aspire goulûment sa tartine gorgée de café. Il n'est pas pressé par le temps, il a le temps, il se garde toujours une
vingtaine de minutes le matin pour tout débordement éventuel. Et la nouvelle du célibat de Ségolène le mettait en appétit. Son bol fini, il allume son ordinateur pour checker ses mails et voir si
un ou deux contacts (il refuse de les appeler amis) ne trainent pas encore sur MSN après une nuit d'errance sur des forums rances critiquant l'avenir de la France.
Il est seul sur la toile, il se sent seul, sur google il feuillette cliquette les actualités espérant tomber sur LA
reticle qui fera toute la lumière sur la libération de Ségolène. Ségolène, l'ennemie, celle qu'il a aimé détester pendant 6 mois car dans ses tailleurs étroits laissant deviner des formes
alléchantes elle faisait de l'ombre à son poulain Nicolas Sarkozy. Mon dieu qu'il l'avait trouvée belle et dangereuse quand elle s'était mise en colère pendant le débat, il se souvient encore de
la lueur dans ses yeux de biche en danger, il avait presque eu une érection en ce soir d'élection.
Maintenant les gislatives passées, l'humiliation était totale, Ségolène était à sa merci ; le fantasme de la femme puissante et
déchue, cette Marie-Madeleine du PS, cette Eve de la politique, Jean-Denis se sentait prêt à croquer dans le fruit défendu. Internet, ce monde de stupre et de
vices, éveille en lui les désirs les plus fous, et d'une main maladroite sous le coup le l'excitation il tape "Ségolène Royal se fait sauter". L'espoir de voir la honte dans les yeux d'une
Ségolène moins besogneuse et plus besognée l'amenait dans des sphères ennivrantes. Il oubliait même que c'est cette même Ségolène qui se bat depuis des années d'une main de peau de pêche dans un
gant de velours pour endiguer la pornographie et le sexe malsain diffusé sur un net pas très net.
Jean-Denis sait que sa quequête est difficile, Ségolène n'est pas Paris Hilton, et la chance de trouver une
vidéo d'ébats l'obligerait tout de même à voir François Hollande en tenue d'Adam. Mais son désir d'avenir est trop grand, il commence à prospecter d'un clic nerveux les différents liens à la
recherche d'un film rose, à l'image du logo socialiste. Et c'est là qu'il cliqua sur "Le Bulletin Tamard". A la vue d'une photo pourtant attirante pour un amateur de porno hardcore amateur, il sent qu'il frappe à la bonne porte.
Son désarroi ne fut que plus grand quand il vit que la page du blog susnommé n'était tenu que par un petit scribouillard en mal
d'humour qui en plus disait du mal de son cher Nicolas. S'en est trop pour lui ; il se jura de ne plus jamais se tripoter, et qu'il honorerait sa femme le soir venu, comme il est écrit dans la
Bible.
Jean-Denis est revenu depuis lire le Bulletin Tamard, il a versé une larme en lisant le portrait de Cécilia Sarkozy, il s'est dit
: "l'amour c'est solide comme un roc" (oui, il aime aussi Nadiya). Et depuis ce jour, Jean-Denis a un profond respect pour Ségolène, celle qui l'a sorti de la pornographie grâce à un cliché de
bouche abimée par l'effet lassion. Et depuis ce jour Ségolène s'endort seule, ne se doutant pas qu'elle éveille des désirs inavoués chez des hommes, même de droite.
PS : Ceux qui pensent que cet article n'est fait que pour être référencé dans le thème ségolène - sexe n'ont qu'à se reporter au paragraphe 4 pour voir qu'ils n'ont
pas tout à fait tort.
PPS : pour les plus curieux, je contrepète dans le titre.