Retour vers le Futur

Publié le par Dirty Epic



    En cherchant parmi les milliers de films (au moins) que j'ai vu au cours de ces 25 dernières années, j'ai voulu en retenir un. Mais en faisant le tour des titres dans ma tête, l'un d'eux est revenu trois fois. Fight Club, Retour vers le Futur, Garden State, Retour vers le Futur II, Human Traffic, Retour vers le Futur III...
Hill Valley Il fallait me rendre à l'évidence, les aventures de Marty McFly ont forgé mon enfance. Et je pense que contrairement aux deux premières oeuvres présentées, celle-ci nécessite peu d'explication puisque ce(s) film(s) fait partie de la culture commune, le grand gloubiboulga qui a nourri tous les enfants nés avant les années 90.



Rappel pour les deux du fond qui ne suivaient pas :
    Marty est un jeune adolescent américain comme dans tous les films, sa copine Jennifer est une adolescente américaine comme dans tous les films, et sa famille réunit des supers loosers : la mère boit de la vodka dès le matin, le père est exploité et sous payé par son boss Biff Tannen, son oncle est en prison etc. Le seul ami de Marty semble être un savant farfelu dont l'esprit est à l'image de ses cheveux. Bordélique.
Doc Brown (Docteur Emmet Brown) est le génial(?) inventeur d'une machine à remonter le temps ; et cette machine est d'autant plus classe qu'il s'agit d'une DeLorean, l'une des rares voitures à avoir des portes à ouverture papillon. Suite à un concours de circonstances gagné par Marty, celui-ci est projeté dans le passé, en 1955. Voila pour le pitch.



        Vu comme ça, ya pas de quoi tripper sa mère et hurler "Encore!" à la fin de chaque film. Là où tout est génial, c'est tout ce qui est inutile à l'intrigue principale. D'abord la mode. Les détracteurs diront que Retour vers le Futur est kitsch, puisque les filles sont permanentées les bombers gonflés et les baskets à scratch. Mais chers amis, toutes les époques de la trilogie sont surfaites ! 1955 et ses robes longues sur soquettes blanches, 1985 et ses skate-boards et ses walkmans, 2015 avec ses doubles cravates en plastique...
        Ensuite il y a les inventions de Marty, au cours de ses voyages, il invente le skate-board, le freesbee et le rock & roll (rien que ça). Et sans jamais le vouloir il réécrit la petite histoire de sa ville, Hill Valley : le centre commercial Two Pines devient Lone Pine, le ravin Clayton devient le ravin Eastwood...
        Il y a aussi la musique qui fait beaucoup : Alan Sylvestri signe une bande originale dans un style très Superman, avec des cuivres partout pour que ça brille et des batteries de batteries pour que ça tape. Et même quand Marty n'est pas à cheval, ça galope.
    Et pour finir des dialogues splendides servis par des acteurs exceptionnels (on dirait un dos de jaquette d'un film de Steven Seagal). Plus sérieusement, qui n'a jamais dit "nom de Zeus" à la manière de Doc ?

    Et là j'aborde les deux fondements de Retour vers le Futur : les dialogues, et Doc Brown. En fait les deux ne font qu'un puisque tout le film repose sur le langage frivole et les théories alambiquées de Doc.
Doc c'est le grand père que tous les enfants rêvent d'avoir et que les parents ont en horreur : drôle, inventif, irresponsable. Un type qui n'a jamais rien sû faire de sa vie sauf tomber dans les toilettes et dans les pommes ce qui lui donnera l'idée du convecteur temporel. Le personnage, on le doit à Christopher Lloyd (également oncle Fétide de la Famille Addams) qui compose un zouave incompréhensible et attachant, mais aussi à sa doublure française, Pierre Hatet, qui en fait un personnage encore meilleur que l'original.

        Depuis Retour vers le Futur, aucun film sur le voyage dans le temps ne supporte la comparaison. tous sont écrasés par la limpidité des enchaînements, la gestion du continuum espace-temps, et surtout, les paradoxes temporels. C'est tellement bien fait que même un gamin de 10 ans comprend (pour peut qu'il maîtrise la compléxité du convecteur temporel).
        Retour vers le Futur est un film de gosse, un vrai rêve éveillé et qui rappelle les instincts les plus anciens. (qui n'a jamais fait voler ses petites voitures en jouant ?) A la fin du film, j'ai toujours envie de sauter sur le canapé en criant : "Encore !" c'est souvent là que ma copine dit "Fred, 8 ça suffit".
        Mais Retour vers le Futur est aussi un film qui vieillit avec le spectateur, et ça, c'est rare. Quand on est petit, on aime le 3, parce que les cowboys et les trains et les fusils c'est trop cool. Après on grandit et on decouvre les joies de la compléxité d'un scénario et on aime le deux, parce qu'on va dans le futur et les voitures volent, puis dans le passé, et on a deux Marty... Et finalement on aime le premier volet, parce que finalement c'est le plus mature, celui du passage à l'âge adulte, où les responsabilités tombent.
        J'aime ce film parce que sous couvert de ramener dans l'enfance, il présente vraiment la vie d'adulte avec son grand conseil final : "Le temps est ce qu'on en fait, alors ne le gâchez pas." Je sais que c'est de la philosophie lyophilisée, mais merde quoi, c'est Doc qui dit ça, c'est pas rien !
        Je n'arrive pas à m'arrêter tellement ce(s) film(s) me procure des émotions intenses, je le(s) regarde au minimum une fois par an, ce film ne vieillira jamais, c'est un document d'époque de 1985, les historiens l'étudieront un jour. En attendant, je rêve toujours quand je roule à 88 miles à l'heure (140km/h) qu'il se passe un truc.



Repliques cultes :
- "2,21 gigowatts !!!!!!!" (en fait c'est super nul sans la voix)
- "La route ? Là où on va on a pas besoin (clac) de route."
- "Marty : Attendez doc, vous voulez dire que vous avez construit une machine à voyager dans le temps... à partir d'une DeLorean?
Doc : 'Faut voir grand dans la vie! Quitte à construire une machine à partir d' une voiture autant en prendre une qui a de la gueule!"
- "Allo? Allo? Y'a personne au bout du fil? 'Faut réfléchir McFly! 'Faut réfléchir! Et le temps qu'il me faut pour la recopier? Mais est-ce-que tu te rends compte de ce qui se passerait, si je rendais MA rédaction, avec TON écriture? Mais je serais viré du lycée! Ce serait pas ce que tu cherches à faire par hasard?"

Extraits audio des répliques
Site presque officiel (mais sur Google il y en  a des tas)
 
Equipe :
Réalisateur : Robert Zemeckis (Roger Rabbit, Forrest Gump) ce type est un grand.
Scénariste : Bob Gale (un geek à lunette)
Producteur : Steven Spielberg (vous savez le type avec une casquette et une barbe)
Acteurs : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Crispin Glover, Lea Thompson, Thomas F. Wilson...

PS: Bon, c'est pas tout ça, mais quand est-ce que Mattel le sort son over-board ?


Publié dans Les fils rouges

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Ba 15/06/2007 19:05

moi je dis en arrière l'avenir!! non pas toi?!

[aM�Le] 13/06/2007 20:35

J'imagine qu'il va faire du bruit, et je souhaite à ce Bulletin une existence retentissante et pourvue de beaucoup de choses. Comme son prédécesseur, il rejoint mes quelques favoris et recevra sa visite quotidienne, parce que lire cette prose - ni très dirty, ni très épique (es tut mir leid) - me rappelle que la mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont. C'est dommage qu'on ne puisse plus mettre de compliments, sinon, tu en aurais eu 2. Ou plus.

Spiko 13/06/2007 14:27

Meme sans la voix, c'est une réplique CULTE "2,21 GIGOWATTS"J'adoooooree Marty McFly. Et super ton nouvo blog !

Alpasyr 11/06/2007 22:43

Fred ! Je suis bien content de te voir sur OB, je vais enfin pouvoir te laisser des com' !à+ et si tu l'utilise plus, je te piquerais le "journal public d'une vie privée". Merci.