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Vendredi 11 juillet 2008
J'ai pris mon temps aussi. J'ai envoyé les photos sans savoir quand je pourrai écrire un article digne de l'événement. Car retranscrire Arras, c'est encore plus difficile que mes quatre jours à Dour que je n'avais écrit en me disant que ce serait trop dur à décrire et à résumer. Un travail harassant comme on dit.


Arras est connue parce qu'il y a deux places très jolies, mais le reste est plutôt inintéressant, donc on va rester sur l'un des places, vu que c'est là qu'avaient lieu les concerts. Bizarrement je n'ai pas trouvé la ville très grande. Pourtant j'ai googlé et j'ai découvert qu'il y avait 100.000 habitants tout de même, et que surtout, on y comptait 1/3 de moins de 25 ans (ce qui est expliquerait la présence de ces concerts dantesques dans une ville si banale).

Juste une mise au point : Mainsquare Festival est un festival puisqu'il propose un plateau d'artistes sélectionnés, mais la durée des sets, les scènes, le choix de l'ambiance et des lumières reste aux artistes. Ce qui veut dire que contrairement à un festival (prenons Dour), vous n'avez pas à vos précipiter sous un chapiteau pour admirer 55 minutes de DJ Shadow (rappel compris) puis courir à la scène 3 pour espérer voir les 20 dernières minutes de Punish Yourself, sauf, qu'il y a de la boue et oh mon dieu vous perdez votre chaussure dans la glaise alors que 120 personnes vous marchent dessus pendant que vous décollez votre basket avec vos ongles. Et comme c'est un festival de 120000 personnes vivant 4 jours ensemble, donc baignant dans leurs sécrétions corporelles, il faut vraiment aimer la musique.
Pour en revenir à Arras, c'est quand même plus cher qu'un festival classique : 90€ les trois jours de Dour, camping compris. Pour le Mainsquare, rien que le soir de Radiohead c'est 57€. Mais c'est le prix pour Radiohead, et là on a eu Sigur Ros, et The Do gratos en fait.

Pour cette virée nordique, je tiens particulièrement à remercier Marie B. sans qui je n'aurais jamais su que Radiohead passait là-bas. Je tiens aussi à remercier Jean B. sans qui je n'aurais pas connu sa maman. Je remercie également Alain B. sans qui Jean B. ne serait encore qu'un demi ADN avec un flagelle. Et enfin je tiens à remercier chaleureusement M. Birckel, professeur d'EPS, qui m'a permis de rencontrer Jean dans des conditions mémoresques.

Jour 1 : Boys Noize, 2 Many DJ's, Underworld, Justice, The Chemical Brothers

19h. Ouverture des hostilités. Boys Noize est un des DJ les plus hype en ce moment, donc il est allemand. Je ne sais jamais si on est allemand parce qu'on est hype (miss Kittin, Richie Hawtin) ou si on est hype parce qu'on est allemand (Ellen Allien, Digitalism). Enfin bref. Boyz Noise c'est de la techno 2008, de la compression à tout va, des sons bien distordus, des fausses guitares pour faire rock mais en fait s'en est pas etc. Et toujours des paroles pour faire danser les gens. Exemple : dance, dance, dance, yeah (disto sur le yeah). Pour une ouverture avec les monstres qui allaient suivre, il avait la pression, mais son warm up a largement tenu la route.



Les 2 Many DJ's sont pour moi des Beatles belges. Ils n'ont pas inventé la pop, mais ils la font évoluer vers une forme supérieure de perfection musicale (s'ils pouvaient mettre ça dans leur revue de presse ::prie::). Ces deux frères vous les avez déjà entendu sans le savoir, dans Dikkenek par exemple (vous lisez le bulletin Tamard, vous êtes donc des gens de goût, donc vous avez vu Dikkenek, CQFD), ou dans une soirée, où un ami malin a dit : on va pas se faire chier à changer de CD, je mets 2 Many DJ's et tout le monde dansera (testé et approuvé dans toutes les fêtes du monde entier depuis 2002).
Les journalistes en mal d'imagination parlent de leur style 'bastard pop' mais je trouve ça moche, ils font de la pop pure, la vraie, celle qui est innocente, loin des paillettes et des flashs, la pop acidulée qui nous rappellera toujours notre enfance.
Exemple : prenez Marci Baila des Rita, vous le passez après un gros morceau rock, vous vous dites : 'ah ouais Fred Chichon et tout, c'est con, c'était vraiment bien en fait les Rita'. Et là ya un gros beat qui entre en jeu, vous ne savez pas ce que c'est, mon dieu, comme c'est fort, ça tape, c'est violent les Rita. Et ça monte et la d'un coup ca explose, c'est les Daft Punk ! Et je défie quiconque dira que la France est nulle en musique (mais c'est con que 2 Many DJ's soient belges).


Si je voulais voir 2 Many DJ's c'était pour ne pas avoir honte quand mes enfants diront : 'eh papa tu les as vu en live 2 Many DJ's ?' Parce que quand je serai vieux, les 2 Many DJ's seront une référence pour toutes les radios du monde (oui car dans mon futur, le monde est parfait).


La soirée s'est continuée, ou plutôt a vraiment commencé avec Underworld. Bon, vous me connaissez, Si je m'appelle Dirty Epic c'est à cause, d'eux etc. C'était la 3e fois que je les voyais, et bien vous savez quoi, j'ai été déçu. Pas non plus au point de se tirer une balle, c'est Underworld quand même ! Je ne sais pas s'ils avaient des soucis techniques au début, mais tout le monde sentait qu'ils n'étaient pas dedans, et même le mythique Rez-Cowgirl n'a pas fait monter la pression. Et après il s'est passé un truc. Ils n'ont joué que des singles, mais des rares en live. J'ai pu écouter Kittens en vrai. (vous vous en foutez hein). Et surtout Ring Road du dernier album, un petit hip hop anglais surprenant.





Le public se réveille enfin, mais il est rempli de traitres à la couronne. La jeune génération a oublié sur qui elle s'est construite, et les fans de Justice rigolent quand Karl Hyde a un livret de paroles pour le spoken word de Ring Road, ou hurlent 'arrête la coke' quand il danse. Savent-ils que Born Slippy est la plus belle chanson racontant une gueule de bois ? Underworld, c'est le talent, pas la coke. Contrairement à Justice (phrase gratuite je vous l'accorde, mais je me venge comme je peux).

La chemise à paillette, un classique depuis la dernière tournée, c'est pour mieux briller dans la lumière.


Light show hyper puissant, ils ont sorti les fleurs tournantes à la fin sur Jumbo, il y avait des fleurs partout sur le public, mais personne ne le savait, sauf ceux qui ont maté le DVD 247 fois pour s'endormir.



Ma grosse surprise fut les bites géantes gonflables, ca tombe, ca rebondit, ca se met tout droit, ya des lumières dedans, bref je les avais jamais vu en vrai, ben ça m'a fait quelque chose quand même. Le souci c'est qu'Underworld jouait assez tôt, donc on n'a pas pu jouir totalement des lumières et des strombos, les photos sont plus impressionnantes qu'en vrai, mais comme ça mes souvenirs changeront et dans ma tête j'aurai passé un moment parfait que je n'aurai jamais vécu.

Karl Hyde avec sa guitare qui a près de 20 ans.



En résumé Underworld a joué 1h20, avec 20 minutes d'absence vide réglage. Une heure de concert pour heure, c'est court, ils font des morceaux de minimums 10 minutes, pour mon précédent concert, ils avaient fait 3h. Mais bon, on ne peut pas tout avoir, sur 8 morceaux j'en ai quand même eu 3 que je n'avais jamais vu en live.
Un dernier mot juste sur la parade de journalistes qui avaient des accréditations presses et qui ont eu droit à 10 minutes de photos sur le devant de la scène. Je ne sais pas pour qui ils bossent (je sais qu'il y a la Voix du Nord dans le tas) mais il n'y en a pas un seul qui a cherché à faire des photos 'différentes', ils sont tous restés bien en face, pour qu'on voit bien le chanteur avec que les deux mecs derrière on s'en fout etc. Franchement voir des mecs payés pour faire des photos de touristes quand il y a un panneau marqué 'point de vue' ça me fait mal à l'ego.
Et tout ça pour lire partout sur le net ( que Underworld c'est pas top, qu'ils n'ont rien fait de bien depuis le premier album (méga lol), et qu'ils sont fiers en disant : 'j'ai découvert que c'était eux qui avaient fait la BO de Trainspotting.' Mon dieu.

(j'ai fini mon discours intégriste, promis je ne recommencerai plus)


Après il y a eu Justice. Bon après 2 Many DJ's et Underworld qui mettent le smile et qui envoient des douceurs hyper bien construites, on a... eux. Alors bon, oui, je n'aime pas Justice, je n'aime pas leur nom, leur look, leur tête, leur logo (la première fois que j'ai entendu le terme 'croix de justice' je n'ai pas compris de quoi ça parlait)... Pourtant si on en reste uniquement à la musique ils ont fait des bons trucs. Ils n'ont pas inventé l'eau chaude, certes, mais c'est efficace. Le seul souci c'est que comme ils font de la techno 2008, ils ont des compresseurs et des sons distos. Comme ils ont des blousons noirs ils se prennent pour des rockeurs, avec leurs sons de guitares compressés piqués à Motorhead et consorts. Sauf que c'est noir, sombre, dépressif et déprimant (et pourtant j'en écoute des trucs suicidaires), mais Justice en live, il y a un effet tunnel. Imaginez, il fait noir, on ne voit rien, juste deux moustachus/rouflaquettés en contre-jour, et une croix géante éclairée. On ne voit que ça. Moi ça me rappelle la crucifixion, la souffrance d'un homme pour le reste de l'humanité qui pêche dans la débauche et tout. Ben apparemment ça les gêne pas les autres. Je suis peut être un vieux con réac, mais je ne les aime pas.
Je regrette les années 80 où voyait Police partout et Justice nul part.


Pour finir il y a eu les Chemicals Brothers. Ils sont arrivés tranquillement, comme pour dire 'bon les mecs, là Justice, c'est gentil de faire mumuse avec vos PC, votre public méprise ses ainés, ok, watch this'. Ce qui se passa après est indescriptable, souveniresque. Au moins. Avec mon passé de dealer de professionnel j'en ai passé des soirées et des concerts, j'ai fait des backstages avec Birthday Massacre, oui monsieur. Et bien je n'avais jamais vu quelque chose de cette envergure. En fait l'expérience était tellement grande que la musique n'avait plus d'importance, je ne rappelle plus ce qu'ils ont joué, et quand je me rappelle, c'est quand j'ai des images dans la tête. Car ce sont les images qui comptent ici. En électronique, il y a deux écoles pour le live. Tu te montres ou tu te caches. Pour se montrer il faut de bonnes raisons : chant instrument (Underworld), chanteuse aguicheuse (miss Kittin, Vive la Fête), on se la pète (Justice) etc. Les autres se cachent. Mais un concert où on ne voit rien c'est chiant. C'est là que les Chemicals Brothers entrent en scène. Ils sont dans un ovni de machines sans aucun éclairage, et tout ce qui importe se passe dans leur dos. Un écran géant translucide couvre toute la scène, et dessus on verra, des nageuses, un clown qui rit qui fait peur, des envols de papillons, des fourmis... D'une efficacité et d'une beauté imaginative, je suis resté scotché à leur live, jusqu'à ce qu'une parade de robots commencent à avancer doucement, à grandir, et ils continuent à grandir en avançant, et ils vont me marcher dessus putain ! Ah non, c'était des images 3D. Tout ça pour dire que c'était vraiment bien foutu.
Je suis reparti en traînant ma soeur sous le bras parce qu'elle avait la tête en compote.
A new tension Headaaaache....! comme on dit par chez nous.


Jour 2 : The Dø, Sigur Ròs, Radiohead

Vous l'avez compris, j'ai laissé passé Mika et The Wombats (et à contre coeur Digitalism) pour le concentrer sur la tête d'affiche qui m'en coûtait déjà les yeux. De la tête. Cette fois j'étais accompangé de mon ami Marc-Antoine qui fêtait pour ce concert : son anniversaire, son anniversaire de couple (mais pas avec moi), et aussi l'une de ses dernières soirées de non responsabilité paternelle. Autant dire qu'il y avait de quoi sentir souffler sur nous le vent de la liberté avec des arcs-en-ciel et tout et tout.
Arrivés à 19h pile pour The Dø, j'avais pour mission de retrouver les parents de Jean B. (susnommés dans le 1er paragraphe). Au milieu de 40.000 personnes j'ai un peu galéré donc j'ai attendu que The Dø se taisent pour essayer de téléphoner. The Dø est un groupe franco-finlandais super chiant parce que quand j'écris leur nom je dois toujours faire ctrl+C ctrl+V parce que je n'ai pas trouvé le raccourci clavier pour le "ø". Alors j'avais téléchargé écouté leur album pour savoir si c'était mieux qu'une simple musique de pub. Et en fait oui, contrairement à Katie Tunstall qui n'aura jamais d'autre succès que son tube ø" très désagréable, The Dø ont un style plus intéressant, varié, entre folk, rap et rock. Ce groupe ayant seulement deux membres, j'avais peur d'un live mou du genou, et pourtant pas du tout puisqu'ils ont eu la bonne idée de prendre un batteur à eux. Et en live c'est mieux qu'en album, parce que la chanteuse est super jolie (et comme elle est grande on peut la voir de loin). Concert court, mais une belle ambiance, surtout qu'on sentait l'honneur qu'ils avaient de partager l'affiche avec Sigur Ròs et Radiohead (alors que personne ne les connaissait un an avant, c'est fort).
Après 40 minutes de concert sur la pointe des pieds, à regarder la poignée noire du sac à dos Eastpack du gars d'1m90 placé devant moi, j'ai pu boire quelques grandes bières et rejoindre les parents de Jean B. dont c'était également le premier concert de Radiohead. Je me souviens de la fierté de Jean quand il m'a annoncé qu'il avait fait écouté OK Computer à son père et il m'a dit "ça lui a plu, je crois même qu'il adore". C'est toujours une gageure de faire découvrir ce qu'on aime à ses parents. je me souviens encore quand mon père m'a rendu Windowlicker de Aphex Twin en disant : "ouais, c'est pas pour moi ça". Mais il n'empêche qu'il a vu un concert d'Underworld avec moi et je ne dirai qu'une chose : "My work here is done".
Mais trève de digression. Quand Sigur Ròs est en entré sur scène, il faisait 25° et j'avais la chair de poule. Guitare lancinante, quatuor de violons, orgue, voix islandaise toute en incompréhension. Je commençais à grimper sur un petit nuage, oubliant les 20.000 devant moi qui me cachaient la scène, mais qu'importe, j'avais les yeux fermés pour mieux apprécier les larsens acrobatiques et les échos incertains. Je tiens d'ailleurs à saluer un autre compagnon de trip, un goth qui ressemblait à Francis Kuntz à 20 ans, plutôt défoncé, mais qui a dû avoir plusieurs orgasmes vu les petits cris aigus qu'il poussait. Sigur Ròs ce fut une heure d'introspection, en général leur musique n'est pas spécialement joyeuse, mais quand on est entouré de 40.000 personnes, ça évite les tentatives de suicide.
En fait, rien n'était triste, c'était juste beau, un peu comme quand Amélie prend un aveugle par le bras pour lui décrire un monde qu'il ne perçoit pas. Et quand les cuivres, tout de blanc vêtus, sont arrivés pour donner une nouvelle puissance aux nouveaux morceaux, j'ai eu une pensée pour le défunt Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band. A la fin ils ont fait péter des confetti partout, c'est ce qu'on voit sur la photo, on aurait dit de la neige en été, ça m'a fait chaud au coeur.


Après avec Marc on mangé des sandwichs industriels pendant que des gens se jetaient du Coca à la gueule juste parce qu'ils ne voulaient pas laisser passer ceux qui voulaient aller tout devant pour Radiohead. C'est vrai que Thom Yorke est petit.

22h Radiohead attaque, je le sais parce que j'ai entendu des gens crier. Je ne vois simplement rien, je rêve d'un monde totalitaire où le public serait rangé par taille pour laisser les petits devant. Les écrans ne nous offrent pas grand chose à regarder, c'est très arty, avec des plans fixes sur des narines ou des cheveux qui bougent. Mais j'ai quand même vu de belles choses, comme Annick B. dans les bras d'Alain B. Quand on sait s'y prendre, c'est finalement facile d'avoir toujours 20 ans et être amoureux comme à la 25e année (car on est toujours plus amoureux qu'au premier jour).

Marc-Antoine me dit : "écoute on voit rien, je vais derrière tu fais comme tu veux, mais ça sera pas pire."
Alors je le suis.
"Tant qu'en faire, maintenant qu'on est derrière autant passer aux toilettes, la bière est au rez-de-chaussée."
(conseil de festivalier : toujours pisser pendant la tête d'affiche, ça évite de faire la queue. Pareil pour la bière.)

Ce fut l'éclair de génie de Marc-Antoine, Marc-en-ciel même quand Radiohead joue In Rainbows, car avec le recul, il a repéré un abri surélevé, une entrée de parking souterrain. Bien entendu pour des raisons de sécurité il y avait des grilles et des panneaux  Forbidden Area" et "Quarantine Zone", mais il y avait déjà quelques personnes qui s'étaient installés sur cet ilot de fortune. 1m50 au dessus de la masse compacte, avec vue sur la scène sans les désagréments des premiers rangs (torticolis, saignements d'oreilles, bousculades et shampooing à la bière). Sur notre radeau nous naviguions sur une mer démontée d'humains agglomérés, dont les têtes dodelinantes formaient mille vagues rondes à l'écume échevelée.
(j'ai pas pu faire de photo de ce que j'ai ressenti).


Mon dépucelage Radiohead fut doux et agréable, ils ont joué un répertoire très varié, dans les styles et dans les époques, j'attendais seulement Karma Police qu'ils n'ont pas joué, mais ils ont fini sur Street Spirit dans le genre frisson de nostalgie / état suprême du bonheur.


Deux heures de Radiohead c'est finalement 25 chansons, de Idiotheque à No Surprises, de Pyramid Song à Video Tape. La playlist fut ultra complète, avec le choix judicieux de ne pas jouer Creep, tant l'esprit était loin de la détresse adolescente. D'après plusieurs chroniques glanées ça et là, ce concert fut bien meilleur que les deux performances parisiennes. Je n'en sais strictement rien, la seule chose qui est certaine, c'est que j'ai tutoyé du doigt la divine perfection d'une musique douce amère, d'un groupe emblêmatique pourtant loin des media.


Je remercie donc Marc-Antoine pour son initiative (ou sa trop petite vessie), car nous avons passé plus d' 1h30 sur notre île sans être délogés et sans être colonisés par des hordes de rockeurs renverseurs de Coca. Ecouter Radiohead assis, c'est un privilège rare, même si c'était sur une grille branlante, j'ai pu entrevenir un bout de paradis.





par Dirty Epic publié dans : Musique
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