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Jeudi 20 décembre 2007
Après maints essais (et j'en ai marre de chercher un sondage qui puisse apparaître sur ma misérable feuille de chou virtuelle), j'ai décidé de ne pas faire de sondage pour savoir quel article vous a le plus plu cette année. En plus j'ai les mains en sale état, je ne sais pas si vous avez déjà essayé de changer une ampoule sur une 206, mais d'un coup on comprend pourquoi les garagistes existent (et aussi pourquoi ils ont les mains noires).

Tout ça pour dire que si vous voulez partager vos points de vue sur mes misérables chroniques, les commentaires sont les bienvenus.
Donc je vous laisse ici my personal best, comme les Monty Python mais en moins bien.
Bonne relecture !


Classés par ordre du ministre de la culture :

Le lapin Salinge
Ca va, Lentin ?
Les feux de mon enfance
Ségolène fit de la peine
Les 7 mères veillent sur le monde
Nacht, Nebel & anderes schlechtes Wetter
Blouses en série
Le sexe n'est pas une religion
Lettre / coeur ouvert
Real Mouammar


Ah oui ! Et bonne fête à tous, je n'aurai pas le temps d'écrire avant ce beau jour plein de papiers brillants, de sapins et de DVD en promo. Je vous souhaite plein de choses, avec du foie gras et du champagne (en promo également) pour célébrer le 2007e anniversaire (à quelques années prêt) de Jésus de Nazareth roi des Juifs.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Samedi 15 décembre 2007
 
 
 
 

Voilà, le cerf qui ornait les flyers et les pubs de France 3 – Lorraine s’en va doucement mourir au fond des bois, laissant derrière lui une année culturelle chargée en expositions artistiques et scientifiques, en concerts et en pièces de théâtre. Entre création et remise aux goûts du jour, Luxembourg 2007 a fait un grand écart entre art de qualité et culture populaire. Bilan d’un an d’exploration de la Grande Région à la recherche du savoir.
luxembourg-2007.jpg
Pour son dernier brame, le cerf bleu a décidé de mettre Toute la Lorraine en Scène (8 décembre), histoire de laisser la parole à notre bon Saint Nicolas et surtout pour éviter de finir dans le saloir du père Fouettard.
Mais d’abord revenons aux origines, la Capitale Européenne de la Culture c’est quoi ? L’idée vient d’une ministre grecque qui voulait unir les citoyens européens autour d’une culture commune. C’était en 1985, le Jack Lang spirit n’était pas loin. Depuis 2007, il n’y a pas une, mais deux capitales, Luxembourg partage son titre avec Sibiu en Roumanie.
Le but principal n’est pas de financer la culture dans une ville précise, mais plutôt de la diffuser, de l’ouvrir au public, et surtout de faire voyager les Européens pour qu’ils découvrent d’autres sensibilités, d’autres villes.

Et pour nous, étudiants lorrains, le voyage étant un luxe, Luxembourg 2007 fut l’occasion d’avoir la culture sur le pas de la porte, et les expositions à une heure de train.

BEAMS vous raconte tout ce qui s’est passé et tout ce qu’il reste à voir.


ON/OFF
Symbole du partenariat interrégional et de la réussite artistique, l’exposition ON/OFF a ouvert le bal en associant le Casino Luxembourg, le Saarlandmuseum de Sarrebruck et le FRAC Lorraine. Pour une première grosse sortie, le cerf bleu s’est invité à Metz et nous a offert des œuvres d’ombres et de lumière. Tout était affaire de sens et d’illusion : les lignes de lumière d’Anthony McCall ou les miroirs de Steve McQueen ont profondément marqué les visiteurs.


Metz ville frileuse ?
Malgré le succès de ON/OFF, Metz n’a pas poursuivi l’élan de Luxembourg. Le FRAC Lorraine a pourtant fait sa part du travail avec Chemins de Traverses (une exposition itinérante se déroulant sur toute la région) ou la Nuit de la Vidéo. L’Arsenal a mis en avant les artistes locaux pour Welcome to our neighbourhood, une autre exposition éclatée sur la Grande Région. Faux Mouvement a accueilli Virtual Residency, et la galerie Raymond Banas présentait début automne Le nouveau paysage familial, expo photo à vocation sociologique, mais au résultat artistique mitigé. Rien de plus qu’une année ordinaire, finalement.


Patrimoine Lorrain
Même si l’appellation Luxembourg 2007 ne fait référence qu’au Grand Duché, la Grande Région a pu nous dévoiler ses dessous et mettre en valeur son histoire et ses qualités. Ainsi nous avons redécouvert la Lorraine traditionnelle, avec plusieurs expositions autour du cristal (Baccarat en tête), mais aussi du verre en général, Nancy proposant en cette fin d’année pas moins de trois expositions sur ce thème.

Volklinger-hutte.jpgLe passé sidérurgique du bassin fut également exploité, et avec intelligence, à l’image des Völklinger Hütte qui accueillent depuis 2003 des expositions, des concerts, des conférences, le tout dans un écrin industriel classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Nous avons eu droit également à la mise en lumière du U4 (haut-fourneau de Uckange) par Claude Lévêque, véritable explosion colorée redonnant vie à un non-monument mort. Comme quoi l’art contemporain et le passé peuvent faire bon ménage.


Les étranges surprises
Contredisant l’image d’une culture sclérosée, Luxembourg 2007 a bousculé certaines idées reçues en investissant des lieux impromptus. Les Ni vu ni connu étaient des performances (concert, théâtre, installations), prévenues quelques heures à l’avance, se déroulant dans un hôtel, un chantier ou une cuisine de restaurant. Il fallait coller au cadre et surprendre. Il y a eu aussi les OuDJPo, des sets mixés sous contraintes, du style : jouer dans l’ordre chronologique, ou uniquement une année précise… Luxembourg a proposé plus de concerts qu’habituellement, avec une soirée Warp, les Chemical Brothers, Daft Punk, j’en passe et des pires.


La crème de l’art
Même si l’on peut être déçu par certaines absences d’initiatives, Luxembourg 2007 nous a tout de même offert de grands noms de l’art contemporain. Pour citer les stars : Martin Parr, apôtre de la photo faussement naïve, mais vraiment corrosive, Wim Delvoye et ses machines à caca, Duane Hanson et ses statues ultra réalistes d’Etasuniens ventripotents, et surtout Sophie Calle mise en scène par Frank Gehry, point fort de ce Luxembourg 2007, Douleur Exquise, livre devenant exposition.


Le cerf est mort ; maintenant, direction Liverpool ou Stavanger (en Norvège), en attendant la prochaine capitale française en 2013.

sophie-calle-copie-3.jpg

Rab de culture :

Il vous reste encore tout le mois de décembre pour briller en société et dire « oui, j’ai fait Luxembourg 2007 ».

A Nancy :

- Daum et l’esthétique des années 50, Musée des Beaux-Arts.

- Transparences, Histoire du verre et du cristal en Lorraine, Musée Lorrain.

- Verrerie Art Nouveau, l’exemple des Frères Müller, Musée de l’Ecole de Nancy

A Luxembourg :
- Wim Delvoye, Cloaca, Casino Luxembourg (cf. BEAMS#2)

- James Nachtwey, Images of war and war of images, Galerie Clairefontaine.

Sarrebruck :
- Picasso, les années 50, Saarlandmuseum.

Au Völklinger Hütte :
- Duane Hanson, Sculptures of the american dream.

Informations sur www.luxembourg2007.org

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 11 décembre 2007

    Comme tous les dictateurs, Mouammar Kadhafi a un style douteux. Les dictateurs sont comme les rockstars, ils ont toujours un accessoire pour qu’on puisse les reconnaître. Exemple : Castro et ses cigares /barbe, Mao et sa casquette à étoile rouge, Staline et son col haut, Hussein (Saddam, pas Robert) et son béret puis sa chemise blanche ouverte genre Hu bogoss etc.
kadhafi.jpg    Mouammar - je vais l’appeler Mouammar mais normalement on devrait l’appeler "le guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste Mu'amar Al-Qadhafi" mais je trouve ça un peu lourd et pompeux. Donc Mouammar, depuis qu’il est une star du monde non-libre, cultive un style vestimentaire qui ferait passer John Galliano et Karl Lagerfeld pour des partisans du minimalisme. Après avoir porté un temps l’uniforme militaire (comme tous les dictateurs), Mouammar arbore désormais des costumes traditionnels revisités. Il oscille entre le doré et le blanc, choisissant toujours des matières et des motifs passe-nulle-part. Il porte aussi des lunettes très 80’s, que Georges Michael a revendu sur Ebay il y a quelques années, mais c’est pour éviter d’être ébloui par les dorures des palais. Il arbore également tous ses grades bien colorés à côté d’une carte de l’Afrique bleue qui rappelle étrangement le pin's du Live 8, la guitare en moins. Mais que voulez vous, c’est la mode des badges en ce moment, c’est tellement rock. D’ailleurs il partage avec les rockers le même amour pour la pyrotechnie et les spectacles à explosions.

    Quand il était jeune il aimait faire des boums. D’ailleurs en avril 86, dans une discothèque de Berlin-Ouest, Mouammar avait organisé LA boum qui tue, puisqu’un Américain y a trouvé une bombe qui l’a sauté toute la nuit. Mouammar, c’est un mec de la night, il aime s’entourer des plus belles femmes, car il tripe au lit. Il aime s’envoyer en l’air, comme dans le vol 772 UTA en 89 où toutes les filles étaient chaudes comme la braise. Et ce n’est pas un hasard s’il a cherché à retenir des infirmières bulgares ; tous les fantasmes masculins sont là :

1) des infirmières
2) des filles de l’est
3) du SM (elles sont attachées et prêtes à tout pour se faire libérer)

kadhafi-2.jpg
           Depuis que Nicolas Sarkozy, notre estimé président de la République, est célibataire, il s’ennuie terriblement, à part quelques zouks collé-serré avec Angela Merkel, et des putes de bordels chinois, rien de transcendant. Du coup il a décidé d’inviter un bon vivant, un mec qui sait lever des minettes, qui lit Bi-Magazine pour être au courant des dernières tendances. Et c’est là que Mouammar Kadhafi entre en scène. Nicolas avait d’ailleurs envoyé Cécilia en Libye cet été pour le stage ‘Soumission, le plaisir de la libération’, il voulait remettre du piment dans son couple, mais rien n’y fit (vidéo – électroménager).
        Comme Mouammar est bien élevé (il s’est elevé tout seul du grade de capitaine au grade de colonel), il s’est renseigné sur la France avant de venir, sur les fêtes de fin d’année, et il a vu que la mode était aux Don Quichotte du canal saint Martin, alors il s’est dit : "tiens ? Je vais amener ma tente !" Oui, mais la tente à qui ? La tente à Lockerbie bien sûr, toute en motifs écossais.
        Mouammar fait polémique, car il paraît qu’il est méchant, qu’il torture et qu’il tue juste pour de rire. Mais il reste l’homme qui a créé le Prix Kadhafi des droits de l’homme, personne d’autre que lui n’aurait pu créer le prix Kadhafi. Et il s’est excusé pour les attentats ; faute avouée moitié pardonnée.

        Désormais il faut oublier le manichéisme mondial et se dire que les gens ne sont pas noirs ou blancs. Les journalistes étaient un peu perdus face à ces nouveaux dirigeants, George Bush qui torture pour le bien commun, ou Kadhafi qui devient gentil, ça devient le bordel pour jouer à Risk. Du coup, à nouvelles relations nouveaux mots. Aujourd’hui on parle de realpolitik (à prononcer à l’allemande). En fait ‘real’ c’est juste la version 2007 du mot ‘pragmatique’, mais ‘pragmatique’ c’est désuet. Tout comme ‘désuet’ est obsolète, tout comme ‘obsolète’ est démodé.
    En fait, cette notion de realpolitik existe depuis longtemps, le mot est moderne, d’ailleurs tout est ‘real’ maintenant. Nous avons désormais la real-démocratie et la real-économie. Tout ça parce que ce qui est real a du succès. Exemple : les émissions télé : la Real TV, le foot : le Real Madrid, les poupées gonflables : les real dolls.
        Donc faisons de la Realpolitik, c’est l’alibi qui gagne.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Dimanche 2 décembre 2007
Parce que c'est Didier Super, que c'est violent, facile, mais alors le clip, il est bluffant, je me le suis passé au ralenti histoire d'apprécier chaque perle des dénommés Diane et Nathaniel.

 

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Dimanche 2 décembre 2007
C'était il y a un an. Je me plaignais. Et quand je ne me plaignais pas j'écrivais des chroniqueues ni têtes, usant d'une excuse vieille comme Wilde, disant que l'humour est la politesse du désespoir.  Je déversais beaucoup de misère ici, malgré les rires  que vous en tiriez,  je faisais pleurer mon encre.
Ensuite j'ai fini de regarder Six Feet Under,  et malgré le fait que ce soit un simple programme télévisuel, cette série m'a redonné foi en la vie et tout ce qui va avec.  Seuls ceux qui ont tout vu peuvent me comprendre. Mais là n'est pas la question. Si je mets tant de temps à entrer dans le vif du sujet, si je tourne autour du pot, si je prends tant de détours,  c'est parce que la timidité qui m'habita si longtemps repointe son nez. 

Il y a un an je rencontrais une fille en qui je fondais de minces espoirs, j'avais suffisamment peu vécu pour avoir peur et j'en avais trop pris dans la tronche pour être terrorisé. Elle fondait beaucoup d'espoirs en moi, peut-être trop au début, je tentais de faire bonne figure, essayant de la garder un temps soit peu, histoire de ne pas être seul. j'étais maladroit, parfois même stupide, mais je réapprenais la vie. J'étais assailli de doutes, avec des relents de culpabilité en sus.
Et peu à peu elle s'est dévoilée, j'ai découvert l'insoupsonnable. Une Béatrice, quelqu'un qui rend heureux. Une nuit d'hiver, j'ai rallumé la lumière pour lui dire je t'aime. J'étais obligé de la regarder, comme si je la voyais belle pour la première fois.
Quelques milliers de sms, 6752 heures de MSN, une overdose de téléphone et trois lettres plus tard je suis toujours amoureux d'elle. Ca a l'air d'être une performance mais ça ne l'est pas. C'est naturel, c'est évident. Et il n'y a pas de mauvais chemin pour découvrir de bonnes choses. En seulement quelques mois elle a conquis ma vie, plantant un drapeau au sommet de mon coeur, et moi vainqueur du sien, je me vantais d'avoir trouvé la femme idéale. J'évitais de le crier sur tous les toits, tout de même, de peur de me la faire voler.
Je n'ai qu'une seule phrase en boucle en tête depuis un an, "Putain qu'elle est belle". La vulgarité ne me vient que quand les extrêmes sont atteints, et désormais je suis atteint, extrêmement. J'ai cherché scientifiquement un pourquoi à mon état, mais le coeur a ses raisons etc. vous connaissez l'antanaclase. Finalement je me suis laissé bercer dans les vapeurs ouatées de la béatitude, oubliant le pourquoi, profitant du maintenant.
Béatrice est une fille sensible, elle est de celles qui faisaient rougir les auteurs du XIXe, faite de ces tissus que l'on ne tisse plus, car trop difficiles et trop fragiles. Elle est étrange, obscure sans être triste, d'une infinie gentillesse, avec un sourire qui vous fait dire qu'un jour d'été est franchement moche.
Récemment j'ai entendu que les filles sensibles sont les meilleures, mais que ce sont les plus dures à apprivoiser. Elle pleure souvent. Jamais de tristesse. Ses larmes se mêlent toujours à celles des cieux, s'écrasant doucement sur les vitres de ma voiture, quelques secondes avant qu'elle parte. Même quand elle pleure elle est belle, surtout quand elle pleure. Et son niveau zéro c'est le niveau dix de n'importe quel arc-en-ciel.
Parfois je regrette de lui avoir dit "je t'aime", parce que je me rends compte que je ne peux plus rien dire d'autre, que répéter cette phrase ne fait pas grandir, mais ne fait que durer. Alors je dois m'arranger pour ne rien dire, ou dire mieux. Je suis sans voix mais elle m'inspire.

Si je dois dresser un bilan de mon année, elle est le point le plus positif, et elle est à l'origine de tous les autres. Si je commence un roman sans être misanthropo-dépressif, si j'ai réussi à économlser pour une voiture, si mon taux d'alcoolémie en fin de soirée est proche de zéro c'est grâce à elle. Et ce n'est sans doute pas un hasard si je me trouve plus beau.
Cette lettre ouverte m'a trotté longtemps dans la tête, et j'attendais un moment spécial pour l'écrire ; mais j'ai réalisé aujourd'hui que chaque seconde avec elle est un moment spécial. Jusqu'à maintenant ma vie était faite de parenthèses, désormais c'est une suite de virgules, et je sais qu'un jour, dans quelques 6253 pages, un point final fera son apparition. En attendant, je prends soin de bien écrire chaque ligne, en choisissant mes mots, histoire de profiter. La création fut ma Béatrice.


par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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