Jeudi 23 novembre 2006
Depuis quelques jours, j'habite dans ma voiture (plus exactement la voiture de mes parents
que je squatte allègrement, mais ce n'est pas très flatteur de l'avouer). On y trouve, en vrac : à manger, à boire, des papiers de bonbons, un alcootest de survie, des mouchoirs, des lingettes
pour les mains parce que l'essence ça pue, et beaucoup de CD (à défaut de CDI ; mais je ne veux pas décéder).
Après avoir pris l'habitude d'écouter de la grosse techno qui tache (en particulier le Bugged Out de Miss Kittin) devant un pare-brise de champs qui défilent (effet stroboscopique garanti), je me suis lassé du Boum Boum qui me fait passer pour un kéké des villes quand je déboule dans les rues de Nancy avec les vitres qui tremblent sur les coups de butoir d'une basse trop ronflante (NDA : si vous en avez marre des parenthèses et des phrases à rallonge l'association Viens-en aux fêtes se ligue contre les blogs qui ne vont pas Droit au But. C'est pour ça que 90% des skyblogs parlent de l'OM et du rap marseillais).
Du coup, j'ai totalement renouvelé ma garde robe musicale pour mes trajets quotidiens. Exit les trucs qui tapent, les pointes sèches, les berceuses qui endorment genre Air ou Board of Canada, et welcome les groupes à guitares et batterie avec des vrais bâtons en bois (je dis volontairement bâton, parce que les baguettes c'est fait pour manger).
SAUF QUE, les Killers et autres Bloc Party me gavent, alors je me suis tourné vers les vrais rockeurs, avec des guitares affutées, des batteries tranchantes, des basses assassines. En vrac : Nine Inch Nails, Marilyn Manson, Fear Factory, White Zombie, et pour les plus mous mais non moins vindicatifs : Mogwai, 65 Days of Static, Theater Of Tragedy et The Birthday Massacre. Du coup je head-bangue dans la voiture, et je baisse le son aux feux rouges pour ne pas effrayer les mamies qui traversent (Aparté : ma grand-mère m'a offert un live de Pantera et un album de Sepultura il y a quelques années et quand je lui fais écouter Noir Désir elle aime bien. Il n'y a pas d'âge pour les bonnes choses).
Après avoir pris l'habitude d'écouter de la grosse techno qui tache (en particulier le Bugged Out de Miss Kittin) devant un pare-brise de champs qui défilent (effet stroboscopique garanti), je me suis lassé du Boum Boum qui me fait passer pour un kéké des villes quand je déboule dans les rues de Nancy avec les vitres qui tremblent sur les coups de butoir d'une basse trop ronflante (NDA : si vous en avez marre des parenthèses et des phrases à rallonge l'association Viens-en aux fêtes se ligue contre les blogs qui ne vont pas Droit au But. C'est pour ça que 90% des skyblogs parlent de l'OM et du rap marseillais).
Du coup, j'ai totalement renouvelé ma garde robe musicale pour mes trajets quotidiens. Exit les trucs qui tapent, les pointes sèches, les berceuses qui endorment genre Air ou Board of Canada, et welcome les groupes à guitares et batterie avec des vrais bâtons en bois (je dis volontairement bâton, parce que les baguettes c'est fait pour manger).
SAUF QUE, les Killers et autres Bloc Party me gavent, alors je me suis tourné vers les vrais rockeurs, avec des guitares affutées, des batteries tranchantes, des basses assassines. En vrac : Nine Inch Nails, Marilyn Manson, Fear Factory, White Zombie, et pour les plus mous mais non moins vindicatifs : Mogwai, 65 Days of Static, Theater Of Tragedy et The Birthday Massacre. Du coup je head-bangue dans la voiture, et je baisse le son aux feux rouges pour ne pas effrayer les mamies qui traversent (Aparté : ma grand-mère m'a offert un live de Pantera et un album de Sepultura il y a quelques années et quand je lui fais écouter Noir Désir elle aime bien. Il n'y a pas d'âge pour les bonnes choses).
Toute cette violence hard-rockeuse me rappelle mon adolescence vengeresse, sans cheveux
longs et peau – gras tous les deux. Ce déluge de bruit, cette overdose de saturation, empêche de penser, endort le cerveau et oblige à oublier. Mes insignifiants soucis égoïstes paraissent ainsi
bien sots sous les assauts incessants d'un satan susurrant à la société : « fuck you ».