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Mardi 28 novembre 2006
"L'espoir fait vivre"
L'espoir fait surtout vivre dans un rêve.

    Dans le désordre, au fil des mots, je fais l'effort, je sors mes maux.


SMS reçu : Oublie ta biatche à frange.
Réponse : Je suis gothique ascendant suicide girl.
    Qu'est ce que j'ai pu t'en vouloir de ce "biatche", tu voulais me faire rire avec ta vie de parisien mais c'était raté.

    J'ai bu du beaujolais car la belle je l'avais plus, je veux me faire la belle à Berlin. Mais je suis bête. J'ai oublié de me souvenir. Ne plus y croire encore.

    J'attends à l'arrêt de tram où la veille le temps s'était arrêté. Je n'aurais jamais dû m'arrêter à cet arrêt, continuer le chemin et ne rien attendre aurait été la solution.

    "J'ai de l'affection pour toi". Je hais ce mot. Affection. Ca me fait penser à infection. Et à un chien, affectueux. Je me comporte comme un chien, quand après 25 coups de pied je reviens la bouche en cœur et la queue frétillante. On me jette un bâton pour me chasser, et je reviens toujours. Ami canin, tu es le meilleur ami de l'homme. Mais pas la femme. (NDA : double sens sur cette phrase qui fait que la femme n'est l'amie de personne.)

    Je marche dans la rue en écoutant Wrong Line de Agoria, "Après un faux départ, il y a toujours un vrai départ. (…) J'ose y croire". Et je rêve de croiser ma jolie fleur tatouée. Une chanson au conditionnel, et une vie au passé. Non mais je rêve.
   
    Attendre qu'elle se connecte. Guetter son PC. Devenir dépendant d'un putain d'avatar. L'écran lasse, les touches lisses, l'espoir laisse coi. Et à 23h52 je regrette d'espérer encore.

    Quand je t'attendais tu m'attirais. J'étais partant, tu es partie.

    Mon lit de place en prend trop. Je n'arrive pas à dormir. Des questions tournent dans ma tête qui tourne, et je me retourne dans ce grand livide. La nuit passée, je dore au soleil.

    "Ressent-elle quelque chose pour moi ?" Cette question a mis un mois à s'imposer. Je l'ai occultée pour pouvoir vivre dans mes espoirs désespérés. Question posée un samedi soir de solitude. Pour elle comme pour moi.

    Le texte Garçon (qui manque) d'honneur. Le titre devait même être Garçon (en manque) d'honneur. J'en ris encore. Pour le double jeu de mot. Elle était ma muse je m'amusais à la raconter de façon détournée. Mais ça m'usait de m'amuser à maquiller mes sentiments. Même quand je ne parlais pas d'elle, elle était dans ma tête "Je dois écrire sur n'importe quoi sauf sur elle". Du coup j'écrivais n'importe quoi.

    Je n'espère plus. "On ne s'est pas rencontré au bon moment". Elle est d'accord. Des espoirs, je passe aux regrets. Je fluctue au gré et aux regrets des vagues à l'âme sœur.

    "Elle te cherche". Quand on m'a dit ça j'étais perdu. J'ai trouvé les indices pour croire que j'avais raison. Pour une fois que je t'écoutais tu avais tort.


    L'esprit se perd dans l'espoir. Désormais j'espère le pire ; pour ne plus croire aux rêves, je rêve de cauchemars.
    D'un même point de départ, d'un même baiser, j'avais des espoirs, elle avait des regrets. J'ai lavé mes regrets, et je repars.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Lundi 27 novembre 2006
    Il est 18h, rue de la Visitation, je passais donner des affaires à ma sœur quand des cris retentissent. Un mec brusque une fille pour des raisons inconnues. Il la pousse, lui tire les cheveux, les passants ne font rien, je me surprends à penser à Dobermann et à cette réplique de Tcheky Karyo "C'est vivant comme quartier ".
    Et comme on a toujours l'air con dans ce genre de situation, on a tendance à tenter des trucs stupides pour se donner bonne conscience. Je commence à attirer l'attention du mec, pour qu'il lâche cette fille qui, de toute évidence, ne méritait pas ce coup de pied dans le ventre.
         - Lâche-la ! On frappe pas les filles !
     Cette phrase d'une banalité déconcertante fut renvoyée dans les cordes par un :
        - Ta gueule trou du cul ! (ou baltringue ou je sais plus trop)
    Sur ces belles paroles il s'approche de moi pour me donner un coup de pied dans la cuisse que j'esquive avec un geste peu élégant, mais il trouve le moyen de m'attraper le bras pour me pousser et me jeter contre un mur…
    Deux possibilités : Je lui rentre dans le lard et je me fais rétamer la gueule par un mec qui fait deux fois ma taille, ou alors je me fais tout petit et j'évite d'en prendre plein la gueule pour une nana que je connais même pas. La solution 2 s'est imposée d'elle-même, le mec est parti en disant un truc viril du style "t'en veux encore ?".

    C'était la première fois que je me trouvais dans une situation comme ça, je ne me suis jamais battu, non pas par conviction, mais parce qu'avec 60kg c'est dur de faire le poids. Frapper une fille c'est le truc le plus simple qui soit. Même moi j'ai tapé ma sœur pour ne pas regarder Hélène et les garçons. Mais quand on n'a plus rien à perdre, on est prêt à tout lâcher pour aider quelqu'un.
    Je hais l'anonymat des passants, ces regards qui se détournent, ces « j'ai rien vu ». On occulte tout. Pour le commun des mortels c'est juste une fille qui se fait frapper, on l'a vu une fois, c'est tout. Mais pour cette fille, ce sont ces poings qu'elle voit tous les jours.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Samedi 25 novembre 2006
"L'Homme perd sa vie à essayer de la gagner."
Je tiens cette maxime de mon professeur de philo qui m'a ainsi prouvé que les philosophes sont juste des rigolos qui se prennent au sérieux.

    Je me souviens, quand j'étais petit (et je le suis toujours), la télévision voyait naître plein de publicités pour Manpower. Avec mon intelligence de gosse je ne comprenais pas pourquoi des glandeurs de chômeurs criaient dans les rues pour réclamer un travail alors que les beaux architectes de Manpower étaient toujours souriants quand ils inspectaient des chantiers jamais boueux. Pourquoi ces chômeurs n'allaient pas chez Manpower pour avoir un beau costard et dire "travailler c'est super" avec le pouce levé ?


Man Power (le super-héros)
et Woman Power (sa femme)


    Mais pour l'intérim t'as intérêt à ramer (je sais ça rime pas), parce qu'ils sélectionnent d'abord sur la motivation. Les agences ouvrent de 8h à 19h, comme ça les secrétaires elles connaissent déjà les branleurs : "il est arrivé à 16h30 les cheveux mouillés, il vient de prendre sa douche, virez-le." La technique pour prouver sa motivation c'est de venir dès 7h55 et attendre l'ouverture. Au bout de 3 matinées à squatter devant et à obliger les secrétaires à ouvrir plus tôt, elles vont en avoir marre et vont vous trouver un poste dans la journée. Ca fait un peu prise d'otage, mais ça peut marcher.
    Pour la motivation, il y a un truc que j'ai jamais compris, imaginons que je cherche un travail et que mes exigences de poste et de salaire descendent d'un cran à chaque fois que je me prends une veste du genre "on a trouvé plus compétent" ou "vous ne correspondez pas au profil" etc. Je me retrouve à postuler pour un emploi dans une usine ou une blanchisserie. Il faut que je prouve que je suis motivé, donc dire :
« Je suis très motivé, j'aime rester debout et exécuter des tâches répétitives pendant 8 heures, avec 3 minutes de pause par heure, soit 24 minutes à attendre dans une salle qui sent le café chaud et le tabac froid. Je suis motivé car je n'ai nul part où aller. »
    Même pour faire blanchisseur à la chaîne il faut être motivé ; surtout dans les métiers comme ça ! Imaginons un homme dont le métier est directeur de casting pour les campagnes Aubade… Besoin d'aucune motivation, dès le matin il est au garde-à-vous et son salaire c'est juste un extra.

    Un entretien d'embauche est semé d'embûches. C'est comme un premier rendez-vous, on se prépare, on parfume, au bout de la 3e douche on se dit que le stress nous fera quand même transpirer. Quand on est devant la personne les mots se bousculent de la bouche, on veut plaire, on sourit, on a mis ses plus beaux habits, on se perd, et tout se joue sur la séduction et le pouvoir de persuasion. Et on entre, tiens ? Il y a déjà du monde qui attend !
    Mais comme pour tout rendez-vous, il y a le moment difficile, celui qui noue le ventre, qui vrille le cerveau et envoie une décharge d'adrénaline pour pouvoir gérer la situation correctement. Dans un entretien il y a toujours une question piège : « Quels sont vos projets d'avenir ? »
    Alors j'ai moins de 25 ans, je n'ai aucune situation, je suis célibataire et on me demande mes projets… OK… no panic… Donc :

Choix n°1 : A long terme mon projet c'est la crémation, je n'aime pas l'idée d'être enterré. (trop morbide, et ce projet, facilement réalisable va trop dans l'avenir)

Choix n°2 : Je souhaite fonder une famille, une femme aimante, deux enfants, un chat sur les genoux et la pelouse à tondre car on a le barbecue avec les Durand. (trop vague et trop commun pour plaire à un entreteneur – d'ailleurs comment il s'appelle ?)

Choix n°3 : Mon rêve est de devenir un grand photographe et d'être exposé à New York et à Tokyo. (Et à l'entreteneur de répondre : Alors pourquoi venez-vous travailler dans une blanchisserie ?)

Choix n°4 : Je souhaite faire carrière dans la blanchisserie, monter une chaîne internationale, mais faire plein de thunes en détachant des vestes, mais pour le moment j'apprends les arcanes du métier. (pour le coup le mec sera bluffé, mais il sentira sans doute la supercherie. Mais il dira Super chérie ! vous êtes engagé !)

    Finalement pour avoir un entretien il faut de la motivation, un CV avec une liste des ex boulots précédents. Mais il faut aussi contourner cette dernière question de merde, cette question à laquelle personne ne peut répondre, sauf les pompiers et les astronautes, puisqu'ils veulent l'être depuis qu'ils sont tout petits.

    Je me souviens, quand j'étais petit je voulais être archéologue. J'ai suivi cette idée qui m'a amené vers autre chose, puis autre chose… Je ne sais pas où je vais, la route n'est pas droite, il y a des croisements, mais je sais qu'elle mène quelque part. Reste à savoir où.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Jeudi 23 novembre 2006
    Depuis quelques jours, j'habite dans ma voiture (plus exactement la voiture de mes parents que je squatte allègrement, mais ce n'est pas très flatteur de l'avouer). On y trouve, en vrac : à manger, à boire, des papiers de bonbons, un alcootest de survie, des mouchoirs, des lingettes pour les mains parce que l'essence ça pue, et beaucoup de CD (à défaut de CDI ; mais je ne veux pas décéder).

    Après avoir pris l'habitude d'écouter de la grosse techno qui tache (en particulier le Bugged Out de Miss Kittin) devant un pare-brise de champs qui défilent (effet stroboscopique garanti), je me suis lassé du Boum Boum qui me fait passer pour un kéké des villes quand je déboule dans les rues de Nancy avec les vitres qui tremblent sur les coups de butoir d'une basse trop ronflante (NDA : si vous en avez marre des parenthèses et des phrases à rallonge l'association Viens-en aux fêtes se ligue contre les blogs qui ne vont pas Droit au But. C'est pour ça que 90% des skyblogs parlent de l'OM et du rap marseillais).
    Du coup, j'ai totalement renouvelé ma garde robe musicale pour mes trajets quotidiens. Exit les trucs qui tapent, les pointes sèches, les berceuses qui endorment genre Air ou Board of Canada, et welcome les groupes à guitares et batterie avec des vrais bâtons en bois (je dis volontairement bâton, parce que les baguettes c'est fait pour manger).

    SAUF QUE, les Killers et autres Bloc Party me gavent, alors je me suis tourné vers les vrais rockeurs, avec des guitares affutées, des batteries tranchantes, des basses assassines. En vrac : Nine Inch Nails, Marilyn Manson, Fear Factory, White Zombie, et pour les plus mous mais non moins vindicatifs : Mogwai, 65 Days of Static, Theater Of Tragedy et The Birthday Massacre. Du coup je head-bangue dans la voiture, et je baisse le son aux feux rouges pour ne pas effrayer les mamies qui traversent (Aparté : ma grand-mère m'a offert un live de Pantera et un album de Sepultura il y a quelques années et quand je lui fais écouter Noir Désir elle aime bien. Il n'y a pas d'âge pour les bonnes choses).


    Toute cette violence hard-rockeuse me rappelle mon adolescence vengeresse, sans cheveux longs et peau – gras tous les deux. Ce déluge de bruit, cette overdose de saturation, empêche de penser, endort le cerveau et oblige à oublier. Mes insignifiants soucis égoïstes paraissent ainsi bien sots sous les assauts incessants d'un satan susurrant à la société : « fuck you ».
par Dirty Epic publié dans : Musique
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Dimanche 19 novembre 2006
    La Techno est une musique qui transporte tous les sentiments, elle peut être triste, coléreuse, sombre, amoureuse, sexy et gaie. Pourtant il n'y a aucune dictature de message, contrairement à toute chanson à texte. Chacun ressent la musique comme il l'entend.
    Malheureusement le commun des mortels ne reste qu'à la surface, il ne retient que le "boum boum" régulier. Et c'est bien légitime.

Que dit un Raveur qui ne prend pas d'ecsta ?
"C'est quoi cette musique de merde !?"

    Je ne vais pas chercher à vous convertir, mais je vais tout de même faire un constat. La Techno (plus exactement la House) s'est développée dans les années 80 dans le milieu gay. Au début je pensais que c'était parce que les homos sont des hommes de goût (quoique, préférer un homme à une femme, j'arrive pas à saisir…). Et hier soir j'ai compris pourquoi la Techno est une musique de gay : c'est parce que dans le public de ces soirées, il y a très peu de filles. Les mecs n'ont rien à se mettre sous la dent, du coup ils deviennent homos par défaut. Mais pour le moment je préfère rester lesbienne et regarder les filles.

    Comme en ce moment j'aime la Techno (à défaut d'aimer une fille), la Techno elle au moins m'aime en retour. Alors j'ai décidé de chercher un moyen pour que tout le monde l'aime aussi.
    Pour attirer des gens en soirée il faut avoir des filles dans le public, donc mettre une entrée gratuite pour les filles. Ensuite, comme je le disais, la Techno est une musique difficile d'accès ; pour faciliter les choses il suffit de passer des morceaux que tout le monde connaît, des refrains légers comme du Sean Paul ou du Black Eyed Peas. En faisant ça, je suis sûr que des filles viendront en soirée Techno et les mecs pourront dépenser leur argent en payant des verres, juste pour un regard. Et tout le monde aimera la Techno.
    J'en suis sûr, ça peut marcher !




Add : suite à ce texte, de nombreuses personnes m'ont contacté pour me dire que cette idée marchait très bien au Blue Note, aux Caves du Roy, au Cirkus, au Chat Noir, au Rouge, au Tiffany, au Macumba, au Night etc. Mais pour que ça marche, il faut passer de la musique de merde.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Vendredi 17 novembre 2006
Humeur actuelle : Le Shuffle c'est merveilleux.

Les effets du Beaujolais nouveau en direct live!!

(déjà il ne faut pas taper de fautes, donc avoir un esprit aux aguets.)
Je me relis donc 30 fois juste pour dire :
"si j'écris ce blog, c'est juste parce que j'ai rien d'autre à gérer dans ma vie et que je veux donnner du bonheur (si vous en voulez) avec mon blog."
donc si je suis célibataire c'est juste parce que je suis suffisamment altruiste pour penser aux autres.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 14 novembre 2006
    Tout est sexuel. Je ne sais pas si c'est Freud, Jung ou Lacan qui a dit ça, mais c'est une pensée d'obsédé. Donc ça doit être Freud.
    J'ai toujours eu le cerveau en ébullition, même quand je ne fais rien. Surtout quand je ne fait rien. Fut un temps où mon alter-ego internautique s'appelait Docteur Fre(u)d (je fus baptisé aussi Schizofred par un ami, mais très vite ce pseudo fut autant répandu que Bogoss75). Mais comme toute personne qui cherche à guérir les autres, je le faisais pour ne pas avoir à me guérir moi-même. J'analyse tout ce qui se trouve autour de moi, comme si le monde était une immense œuvre d'art à laquelle l'artiste avait donné un sens caché.
    C'est comme ça que j'ai découvert la Paranoïa Critique (chercher un sens là où il n'y en a pas). Tout le monde a déjà fait de la Paranoïa Critique en regardant les nuages et y en voyant un nounours avec un énorme sexe (je disais qu'au début tout était sexuel). Dali a donné un sens à la Paranoïa Critique dans ses tableaux avec ses détournements de formes, de sujets etc.

Dalì, La métamorphose de Narcisse



    Au cours de ma vie j'ai séparé la paranoïa de la critique, pour devenir un parano rabat-joie. Je critique le monde parce que je sais qu'il complote contre moi. Je relis mes conversations MSN pour faire un commentaire linéaire, dégager le champ lexical (désert depuis la dernière sècheresse littéraire), et penser : « pourquoi elle a dit "on en reparle demain" ??? ». Cependant je connais quelqu'un qui a déjà enregistré ses conversations téléphoniques pour les étudier après ; alors je ne suis pas si atteint que ça…
    J'ai fait des études d'Histoire de l'Art parce que ça me permettait de mettre mon sens de l'analyse au service de l'inutile, mais au moins je savais qu'il y avait un véritable sens derrière les œuvres et les documents étudiés.

    Anecdote d'auto-satisfaction : A l'âge de 14 ans, pendant un stage dans le service archéologique de la DRAC, j'ai levé un mystère qui planait depuis un an sur une photo aérienne : on voyait les traces d'un bâtiment carré, avec des tours carrées aux angles, et une tour centrale, sand doute un donjon. Sauf qu'aucune source ne parlait d'un château à cet endroit. J'ai regardé la photo 5 minutes et j'ai dit : « C'est un terrain de base-ball. » Après vérification il s'agissait d'un terrain de base-ball construit par les américains à la libération et très vite oublié.
    J'ai parfois l'impression d'être Monk, mais sans cheveux en poils de zizi, sans TOC et sans Sharona.
    Pour finir je vais vous faire un résumé de ce texte en appliquant la Paranoïa Critique aux mots et aux expressions :

    A la porte de l'inconscient je toque, elle est ouverte ou bleue, je suis las quand un bout de ma tête prend l'eau. Nivea me passe de la pommade, quand je prends le sens interdit ; et l'article par Anne Oya crie : « TIIIC ! ». Mais les longues conservations que j'aime, est-ce haine ? Je me sens comme en terre, quand je lis tes ratures. Mais je drac les chattes au café « Le Roi Merlin », et je baise. Bas les pattes ! (-ant n'est-ce pas ?) Et Monku c'est du poux laid ? Je saute du coq à light mais revenons à nos moutons. Elle est tellement chaude que tout est sec sur elle.


PS : J'offre une scène de psychanalyse gratuite sur un divan de velours violet à celui ou plutôt à celle (de cheval) qui trouve le plus de jeux de mots et de sens cachés dans le résumé. (Si vous en trouvez plus de 20 c'est que vous êtes plus fort que moi, comme ce gars ).

                            Article écrit à Troyes : Otto Psik, Anna-Lise de Soy et Docteur Fre(u)d.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Dimanche 12 novembre 2006
    Devant le vide intersidéral de la page blanche virtuelle, je cherchais un sujet intéressant à traiter, comme la mode, les sacs à main à 200 euros ou ma soirée au Zénith de Nancy avec un public de 100 personnes. Mais je m'étais battu pour ne pas parler de moi sur mon blog, et ces derniers temps c'était surtout la livraison de sentiments intimes. Alors plutôt que de parler d'un accessoire féminin, je vais parler d'un accessoire masculin : la femme. (pour les réponses incendiaires, je vous laisse mon mail : dirty_epic_2501@hotmail.com)
    Pour vraiment connaître « le grand mystère de l'humanité » (Doc Brown, Retour vers le Futur II), un spécimen a bien voulu se prêter sans tabou (mais peut-être avec un scrabble) au doux jeu de l'interview.
    Je vous la transmets ici en intégralité sans aucune censure ou coupe.


    1.Tout d'abord, bonjour Allisson, pourrais-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?
    Oui bien sûr! Donc je m'appelle Allisson, j'ai 22 ans, je suis vendeuse en prêt-à-porter, je suis de Nancy.


    2. Que fais-tu dans la vie (travail, loisirs…) et pourquoi fais-tu ça plutôt qu'autre chose ?
    Comme je l'ai dit je suis vendeuse en prêt-à-porter féminin, sinon comme loisirs je fait de la danse Indienne car je suis passionnée par ce pays et les films de Bollywood et j'ai fait aussi du théâtre pendant 4 ans pour être plus ouverte avec les autres et moins timide bien sûr !


    3. Quelle est la chose la plus désagréable que tu as à faire dans ta vie de femme ?
    Pour ma part je dirais : les visites chez le gynéco (pas très ragoûtant tout ça hein?..), le problème qui va avec et qui nous arrive tout les mois, les regards masculins insistant sur notre poitrine alors qu'on est entrain de leur dire que notre petit hamster Lilie est morte hier... Et j'en passe croyez-moi !


    4. Que voudrais-tu changer dans la condition féminine ?
    Les salaires qui ne sont pas égaux à ceux des hommes alors que l'on fait le même boulot si ce n'est plus parfois ! Le fait d'être moquées quand on veux faire un métier dit d'homme (militaire, police, pompier, pilote, etc.), le fait d'être systématiquement associé au balai, aspirateur ou rouge à lèvre quand on est une femme, le fait d'être de suite coupée quand on essaie de prendre part à une conversation entre homme, et j'en passe croyez-moi aussi !

    5. Quand et comment s'est passé ton premier baiser ?
    J'avais 7 ans, c'était avec un garçon qui avait un jumeau, il s'appelait Renaud, et c'était tout mimi, quand on a eu fini nous étions tout rouge et tout gênés ! Lol !


    6. Quand et comment s'est passée ta dernière fois ?
    Bien niveau « sexuel » mais mal niveau sentiment car on ne s'aimait pas... On le croyait mais finalement non.


    7. Le plus souvent c'est toi qui plaque ou tu te fais plaquer ? Et surtout, les raisons !
    Eh bien j'ai eu 5 petits amis dans ma vie. 3 m'ont plaqué, et les 2 autres c'etait moi la méchante!


    8. Que regardes-tu en premier chez un mec ? (mon dieu, la question bateau… surtout ne réponds « ses mains » petite hypocrite :p)
    Eh bien manque de pot (potame) j'adore les mains, la nuque, les avant-bras (je sais bizarre...). Mais en tout premier lieu quand même le visage, ensuite les yeux (logique) et la manière d'être de se comporter.


    9. Que ce que tu attends du mec idéal ? (si bien sûr il existe)
    Le mec idéal n'existe pas, ni la fille d'ailleurs je vous rassure (ou pas) mais j'attends juste d'un homme qu'il me fasse rire et surtout qu'il soit sincère!!! Et apparemment je demande trop mes pauvres ami(e)s...


   10. Crée ton homme parfait à partir de 3 personnalités (cinéma, littérature etc) :
    Pour la personnalité et l'humour ce serait Beigbeider et Omar et Fred.
    Pour le le style, le charme, et le look ce serait Guillaume Canet, Jean Reno (pour la voix et le charisme), Sagamore Stevenin et Wentworth Miller.


    11. Tu préfères draguer ou te faire draguer ?
    Me faire draguer... Dit-elle en rougissant.


    12. Où cherches-tu l'homme idéal ?
   Nulle part ! Lol ! Franchement il n'existe pas... Et ça fait bien longtemps que je le sais.


    13. Internet est-il un moyen de rencontrer sa moitié ?
    Je ne sais pas. Je ne juge pas les personnes qui cherche l'âme soeur sur internet car c'est un moyen comme un autre (surtout pour les timides) et que surtout moi-même j'ai testé mais je préfère quand même le vrai... Quoi de plus génial que de sentir son parfum, ou de sentir sa main effleuré la vôtre lors d'un premier RDV ? Hein ?... lol.


    14. Si oui, as-tu déjà mis les doigts sur un site de rencontre ?
    Oui ! « Meetic » comme 85 % des gens en France je pense.


    15. Quand un mec te regarde, il regarde quoi ? (si tu réponds « moi » tu fais de l'anti-jeu et je serai obligé de sortir une question indiscrète)
    Mon visage et mes yeux. Donc tout ce qu'il y a sur mon visage.


    16. Cherches-tu activement quelqu'un ou tu attends que ça arrive ?
    Eh bien... J'attends qu'il me cherche... Et qu'il me trouve surtout!


    17. Dernière question : Jusqu'où serais-tu prête à aller par amour ? (surtout ne me réponds pas Biarritz :-p)
    Je ne sais vraiment pas ça dépend des situations. Mais si je l'aime vraiment je pense que si il me demandais un rein (c'est un exemple bien sûr !) je dirais oui de suite, mais jusqu'à la mort je ne sais pas encore...Voilà!

    Par contre juste une chose cher Dirty... Je ne suis pas un spécimen!


       En conclusion, je dirais que la femme est un homme comme les autres, mais en mieux.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Dimanche 12 novembre 2006
                                        La vie est en noir et blanc
                                        Je peux être tour à tour
                                        Un cavalier une tour
                                        Mais je suis un pion devant

                                        Début j'avance de face
                                        Et je cogne de profil
                                        Devant les grands je m'efface
                                        Quand on est fort c'est facile
                                        Je vends ma vie à la reine
                                        Je meurs d'amour et de peine
 
                                        Et voici les tours qui guettent
                                        Elles protègent reine et roi
                                        Bien que loin d'être parfaites
                                        Elles tentent de résister
                                        Aux assauts sans fin des doigts
                                        Quand la pièce doit tomber
                                        Ces colossales colonnes
                                        Après deux coups abandonnent
 
                                        Un soldat prend le relais
                                        C'est une pièce montée
                                        Et sans son haume il est laid
                                        Ce cavalier effronté
                                        Et d'un éperon trop dur
                                        D'un coup il tue sa monture
                                        A vouloir aller plus loin
                                        Il s'est retrouvé sans rien

                                        Les fous sont seuls à côté
                                        De la famille royale
                                        Famille pourtant cotée
                                        Mais rarement loyale
                                        Les fous font tout de travers
                                        Et pour approcher la reine
                                        Eblouis par des phosphènes
                                        S'étalent plus bas que terre


                                        La reine de sa superbe
                                        Contemple les hommes morts
                                        Pour elle couchés dans l'herbe
                                        Elle va où elle veut
                                        L'homme mort a des remords
                                        Il n'a pas eu ce qu'il veut


                                        A la fin je suis le roi
                                        Immobile et résigné
                                        J'attends la mort désignée
                                        Avec la force d'un Grec
                                        Et une dernière fois
                                        Je contemple mes Echecs

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Jeudi 9 novembre 2006
    Suite à de nombreuses questions que de nombreux hommes se posent, j'ai décidé (à nouveau) d'étudier « le plus grand mystère de l'humanité », les femmes. Mais plutôt que de porter un regard masculin sur le saxo posé, j'ai décidé de passer de l'autre côté du miroir…
    Je me suis livré à un mois d'expériences sur ma personne pour devenir femme.




Jour 1 : Je me rase. Je commence ma cure d'Oestrogena (système de diffusion d'hormones féminines par voie cutanée). Je regarde la Saga du dimanche avec une tisane « ventre plat » avant de me mettre dans le bain (moussant). C'est trop dur, je finis le pack de bière.

Jour 2 : Je m'épile les jambes, le torse, les aisselles (j'en pleure encore). Ca ne m'aide pas à comprendre la pensée féminine, alors je lis PRIMA, ELLE (méga private joke pour l'inspirateur de ce post). Ca m'a pas dit comment pensait une fille, alors j'ai lu les conseils maquillage et l'étude du look de Scarlett Johannson. Et aussi l'article racoleur sur la sexualité des Français.

Jour 3 : Je commence à prendre la pilule, sur les conseils d'une amie j'essaie la triphasée. Mes hormones changent dans mon corps mais je ne sens toujours rien. Alors je mange des légumes pour garder la ligne comme Kate Moss, mais sans m'en faire (une ligne).

Jour 7 : Premier changement : je me suis réveillé tôt le matin avec une incroyable envie de pisser. Est-ce un premier symptôme ou les conséquences du thé de la veille ? J'ai trouvé la technique, mon portable est réglé (moi pas encore) pour prendre la pilule à heure fixe. J'apprends à utiliser du papier aux toilettes.

Jour 11 : Mes testicules sont minuscules et ma poitrine me fait atrocement souffrir. Je comprends enfin pourquoi le « kick in the tits » marchait si bien au collège. Je m'endors sur le dos en rêvant de Johnny Depp.

Jour 16 : J'ai craqué sur un ensemble chez Zara, je l'ai acheté mais une fois rentrée je me suis rendue compte qu'il ne m'allait pas du tout, je le donnerai à ma sœur.

Jour 17 : J'achète un superbe sac Vuitton (un vrai !!!) dedans je mets : un paquet de mouchoirs, quelques pâtes à cul, du rouge à lèvres, mon fond de teint, un miroir de poche, et mes cigarettes (oui je me suis mise à fumer, il paraît que ça évite de grossir).

Jour 20 : Je me suis faite agresser dans la rue. C'était horrible j'étais impuissante, le voleur est parti avec mon sac tout neuf ! La police m'a demandé : « y avait-il des objets de valeur dans votre sac ? » j'ai dit non, et ils ont dit : « vous avez toujours vos papiers, votre portable, votre porte-feuille on ne peut rien faire… » et ils ont ajouté : « de toute façon un sac à main c'est pas si cher » NON MAIS EH ! VUITTON MERDE QUOI !

Jour 21 : Un mec a maté mon cul dans la rue, ils sont vraiment pas discrets ! Et je remarque que quand un mec me regarde, les autres tournent tous la tête pour voir ce qu'il regarde. J'hésite entre rougir ou le frapper avec mon Eastpack lesté de livres (Le diable s'habille en Prada, Le journal de Bridget Jones, Les Chroniques de San Francisco). Finalement je suis partie en courant.

Jour 23 : J'ai croisé un couple gay je les ai trouvés trop mignons ^^. J'ai discuté avec eux, c'est les seuls vrais mecs bien qui existent je trouve. Dommage qu'il ne veuillent pas de moi  (pourtant il y a un mois j'aurais eu toutes mes chances, mais j'aurais pas voulu !)

Jour 25 : J'ai fait une soirée avec une copine et on n'a ouvert ni bière ni même allumé la télé. Je ne savais pas qu'on pouvait parler autant de choses si intéressantes !! Et J-S est célibataire hihihihi !!

Jour 26 : HORREEEUUURR !! Il y a des jours avec, aujourd'hui c'est un jour sang. J'ai rien senti, je suis dèg, heureusement que maintenant je suis une vraie femme je sais qu'il faut laver à l'eau froide. J'hésite entre être heureuse d'être une femme ou pleurer. Finalement je pleure en rigolant pendant que je m'habitue à cette serviette qui est tout sauf confortable.

Jour 28 : Mes seins sont très jolis, en fait le mâle qui sommeille au fond de moi se réveille un peu pour vérifier si ce sont des vrais. Ils le sont.

Jour 29 : J-S m'invite à prendre un café, je suis toute excitée hihi !! finalement je saute dans mon ensemble Zara qui finalement me va très bien. Je veux pas passer pour une chaudasse alors je lui dis que je refuse de coucher le premier jour. Alors on a attendu minuit.

Jour 31 : J-S me saoule avec ses sms persistants et mielleux, je le quitte pour ne pas le blesser : « tu es quelqu'un de trop bien pour moi, tu mérites tellement mieux ». Je lui dis ça pour le rassurer.
J'arrête mon traitement Oestrogena le soir. Je regrette ma vie d'homme, moins de questions, moins de regards, moins de réflexion, moins de saute d'humeur.

Jour 45 : La testostérone coule dans mes veines, accompagnée d'effluves de bières. Rien que pour délirer je suis passé voir J-S. Il ne m'a pas reconnu sans mes seins, pourtant j'ai les mêmes yeux. Il m' a dit « Cette pute de Fred m'a fait souffrir pour ne pas me blesser. Et elle a dit que j'étais trop bien pour elle… Qu'elle aille draguer des cons, elle finira par me regretter. J'espère. » Et je suis d'accord avec lui.
    Mais j'étais une fille, et je ne sais même plus pourquoi je lui ai dit ça, ça me semblait juste pour le moment. Maintenant je trouve ça malhonnête et mesquin.


    28 jours plus tard j'étais à nouveau comme avant. Je ne regrette pas ma vie de femme, mais en tant que femme, mon célibat ne me pesait pas.
    En fait, les hommes sont faibles, ils pleurent pour des filles qui ne les méritent pas, ils font les fiers avec leurs potes dans la rue quand ils gueulent, mais ils sont incapables de vivre seuls.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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