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Jeudi 25 octobre 2007
Le Bulletin Tamard : Premier sur les polémiques, même quand y en a pas !


Toute la rédaction se dit profondément choquée par la nouvelle version d'Ali Baba et les 40 voleurs.  TF1, soucieuse de son image de Télévision Française n°1,  offre le rôle titre à un acteur dont les derniers personnages interprétés s'appelaient M. Mathieu ou M. Batignol. Bien franchouillard tout ça, on peut dire que ce rôle d'Ali Baba (non ce n'est pas Monsieur Ali Baba) est un véritable rôle de composition !
Il me semble que depuis quelques années la France compte beaucoup d'acteurs d'origine maghrébine franchement talentueux, pour n'en citer que deux, Jamel Debbouze ou Roschdy Zem, mais bizarrement les deux premiers rôles sont occupés par Gérard Jugnot et Michèle Bernier.

Enfin moi je dis ça...

Soit dit en passant, vous pouvez quand même regarder, il y a Leïla Bekhti dedans et elle est super jolie.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Jeudi 25 octobre 2007
Nouveau ! Vu dans le journal Télé !

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par Dirty Epic publié dans : Politique
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Dimanche 21 octobre 2007
        Ces derniers jours j'ai des relents de lettres sup - sciences po,  des envies de commentaires politiques gratuits,  et ce n'est pas l'actualité hautement primordiale qui va me guérir.  Alors pour la joie des petits et des grands (ou plutôt des riches et des pauvres puisque la société ne nivelle pas par la taille) voici l'édito politique  du Bulletin Tamard.


Résumé rapide de la situation "politique" (et je mets les guillemets avec des pincettes)

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        Le jeudi 4 octobre dernier, tous les syndicats s'unissent pour faire front à Nicolas Sarkozy, le Croque-Mitaine du XXIe siècle, celui qu'on accuse de tous les maux ; même que la grippe aviaire c'est de sa faute vu le nombre de poulets en liberté qu'on croise dans les rues. Préavis posé, les grèvistes et manifestants vont envahir les villes, voler dans les plumes des poulets et montrer aux patrons qui sont les boss dans la cour.
         Tous les commentateurs y vont de leurs sarcasmes, bon mots, ou juste une petite tape dans le dos de Sarkozy. Alain Juppé, qui avait fait les frais en 1995 d'une grève difficile, conseillait à notre estimé chef de l'état d'avoir les reins solides parce qu'un "mouvement social" comme celui-ci pouvait faire des dégats.
        A cette annonce, Nicolas Sarkozy s'enferme dans ses cabinets et réfléchit (les meilleures idées arrivent toujours aux toilettes). Et premier retournement de situation : la France bat les All Blacks à la coupe du monde de Rugby. Notre bien aimé président, amateur de sport et de virilité de vestiaire, sent le vent souffler dans ses cheveux alors il remonte son col dans les tribunes pour ne pas attraper froid.
        Devant la ferveur populaire du Quinze de France, M. Sarkozy se dit qu'il tient la une chance de transformer la haine du peuple en colère en une cérémonie grandiose pleine de Marseillaises et de bleu-blanc-rougeries. Il rêve d'un effet black-blanc-beur, mais continue à broyer du noir. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, la France se fait battre par l'Angleterre juste avant que les grèves ne commencent. Nicolas ne peut même pas botter en touche, et la mêlée populaire risque de se faire violente.
        Jeudi 18 octobre, le jour où la France s'arrêta (pour la 73e fois). Les trains, métro, bus, profs, postes, rien ne marche, tout fout l'camp, ya plus d'saison mon bon monsieur. Le "bras de fer social" comme disent les journalistes en mal d'inspiration commence à se faire sentir et Sarkozy n'est pas taillé comme un Chabal et ne fait pas le poids. Et c'est la qu'il joue le super joker, la carte dans la manche, le hat-trick que même les pires tricheurs n'utilisent plus tellement c'est connu et éculé.
        Comme un mauvais élève ayant "oublié" de faire ses devoirs, le Petit Nicolas évite la sempéternelle : "j'ai pas eu le temps, ma grand-mère est morte", et invente une nouvelle excuse : "j'ai pas eu le temps, je viens de divorcer". Tous les yeux sont rivés sur le couple du monde, et notre pilier national se fait plaquer. Et comme par hasard il annonce ça en plein jeudi noir, alors que le peuple est dans la rue à réclamer la tête de Fillon.
        Vous connaissez la suite, Public ne sort que samedi, Voici dimanche et Closer lundi, les quotidiens peuvent donc prendre une longueur d'avance sur ces magazines importants pour la vie politique française. Du coup la grande presse (Le Monde, Libération, Républicain Lorrain, L'Est Républicain) titre en Une le divorce des Sarkozy. D'ailleurs le Répu a titré sur un 3/4 de page : C'est fait... Quand je vous disais que "ça c'est fait" c'était à la mode.
        Personne n'a osé titrer La rupture tranquille, ce que je me suis empressé de faire.
Mais finalement, je vous pose la question, vous avez vu ? Ou plutôt, vous n'avez pas vu ? les mouvements sociaux ont été relégués en page 4 ou 5, entre la préparation du Quinze de France à sa défaite et la Chine qui râle contre le Dalaï -Lama.

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        Nous ne pouvons souligner que le talent de communication de Nicolas Sarkozy, il a réussi à faire les choux gras avec une nouvelle que tout le monde savait déjà. Technique ultra simple du Buzz adapté à la politique : tout le monde en parle, personne ne confirme et quand ça sort ça se vend super bien même si c'est nul.


PS : Je tiens juste à signaler que dans l'histoire, la personne qui a le plus de force, de caractère et de courage, c'est Cécilia Ciganer-Albeniz, parce qu'elle a osé dire non à une vie facile, et qu'elle refuse le standing de première dame alors que beaucoup seraient prêtes à tout pour être à sa place.


par Dirty Epic publié dans : Politique
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Mardi 16 octobre 2007

Si vous faites partie des 81% des gens lisant aux toilettes, cet article est pour vous.

wim-Delvoye---Cloaca.jpg
Actuellement au Casino Luxembourg on peut découvrir Cloaca,  huit machines de Wim Delvoye. Depuis 2000, l’artiste invente des engins reproduisant le système digestif humain en gardant les étapes du processus naturel : nourriture au départ, caca à l’arrivée.

Comme vous vous en doutez, bruits de succion, odeurs fécales et couleurs (coulures ?) diarrhéiques sont au rendez-vous. Et comme les humains, les machines ont des préférences (Personal Cloaca est végétarienne), certaines aussi ont leurs petits tracacas intestinaux.

Parler sérieusement d’un sujet scabreux, voila le défi de Delvoye. Pourtant j’en vois déjà se demander : « C’est de l’art ? ». « De la merde » diront certains, « les machines sont des sculptures » diront d’autres, « les cacas sont des oeuvres » diront les scatophiles. Car les étrons sont exposés fièrement sur un mur des trophées, véritable tour du monde de la crotte en sachet.

Beaucoup de questions, mais une évidence : Wim Delvoye remet le corps dans son universalité au centre du débat. Tout le monde fait caca, même Keira Knightley. Entre mécanisation et anthropomorphisme, Wim Delvoye sème le doute sur l’origine et la valeur d’une selle. En cela il est le digne héritier de Piero Manzoni qui vendait sa Merde d’artiste. Dans notre monde de consommation, Delvoye renverse les idées reçues : l’homme pollue, la machine mange et défèque, Monsieur Propre devient l’emblème de la saleté, et les logos sont excrément bien détournés. La première chose que l’homme a fabriquée c’est du caca, les machines se devaient d’avoir leurs propres colombins.

Une expo qui a du goût, pour ne pas traiter la merde comme de la merde.

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Jusqu’au 06 janvier 2008, au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, à Luxembourg.

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 16 octobre 2007


Depuis ses débuts avec Multifunktionsebene en 2001, Sascha Ring a parcouru un long chemin à travers les murs ; et sa rencontre avec Ellen Allien lui a permis de mettre de l’eau dans son vin, ou plutôt de la pop dans son electronica. De nombreux tracks sont chantés, apportant de la fraîcheur à un ensemble que le commun des mortels trouverait austère. Même si certains sons restent rugueux, Walls ouvre des portes vers plus de lumière et les mélodies se font toujours plus claires.

 

Pour faire simple, sur Walls, Apparat associe deux éléments contradictoires : la complexité de l’IDM (Autechre, Plaid) et l’efficacité de la pop. Et dans un esprit mathématique, il va tester sa formule sur différents styles, et ça marche. L’album démarre sur des notes claires puis s’épanouit dans des violons langoureux (Not a number). Ensuite le ton monte, ça rappe sur Holdon, on est dans l’electronica pure avec Birds, des guitares s’invitent, et on vire carrément shoegazer sur Headup. Le sommet de l’album reste le diptyque Fractales, break aérien tout en douceur.

 

Album ouvert et lumineux, comme un mur transparent percé de mille fenêtres.

Apparat, Walls
(Shitkatapult, 2007)

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 16 octobre 2007
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Olga Mesa est une chorégraphe espagnole. Et comme tous les artistes contemporains elle a un accent. A l’occasion d’une résidence au FRAC Lorraine, elle se lance pour la première fois dans la création muséographique et s’improvise commissaire d’exposition pour Pratiques du (non) visible : En avoir le cœur (corps) net.

Dans ses spectacles vivants elle tend vers la disparition du corps, la danse doit faire oublier la présence. Cette fois elle veut amener le spectateur à avoir conscience de son propre corps. Les œuvres choisies sont donc minimalistes et réflectives, obligeant l’esprit à assimiler l’espace et y placer son corps. La démarche est simple : annuler toute expression pour donner des impressions.

Dans sa zone de travail Olga Mesa est seule. Un dialogue entre l’espace et son corps. Elle accroche aux murs des poèmes, des articles, des pellicules. Elle découpe des journaux pour coller des photos dans ses carnets, et elle en a beaucoup car elle archive tout. Et quand quelqu’un la voit travailler elle se donne en spectacle, comme une performance ; et quand elle est en confiance elle danse.

Olga Mesa filme, se filme, et quand on l’interviewe c’est elle qui enregistre. Ensuite elle regarde et garde. Même si elle est en plein dialogue intérieur, elle s’interrompt pour filmer un ballet de montgolfières. Et c’est peut être un hasard, mais la porte de son appartement est toujours grande ouverte. Pour laisser rentrer l’extérieur. Et sortir l’intérieur.

Olga Mesa, Pratiques du (non) visible : En avoir le cœur (corps) net.
Œuvres de Dora Garcia, Ann Veronica Janssen, Stanley Brouwn…
Exposition au FRAC Lorraine, 1bis rue des Trinitaires, 57000 METZ

Du 06 octobre au 18 novembre, ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 19h, le jeudi de 13h à 20h.

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 16 octobre 2007
Vu mon manque de temps - motivation - inspiration  (rayez les mentions inutiles) je vous offre une nouvelle catégorie d'articles. Tombant dans la facilité la plus extrême je vous proposerai dans la section Beams les articles que j'ai rédigé pour le magazine du même nom. Loin de moi l'idée de faire de l'ombre à ce gratuit messin que je porte aux nues, mais vu que je me donne du mal à écrire, autant que ça profite à un maximum de monde à travers ce dernier.
Pour les Messins, ruez vous sur ce  magazine pour les filles ya des jeunes étudiantes qui parlent de la mode, et pour les mecs ya des jeunes  étudiantes qui parlent de la mode. Pour les autres, vous manquez vraiment tout (sauf si vous lisez mes articles ici, ça va de soi).

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par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mercredi 10 octobre 2007
Ceci n'est ni un fil rouge, ni une chronique musicale, ni un article où je vais parler comme un vieux (oui je sais ça vous manque).

    Mes groupes préférés, dont 3 ont déjà été cité ici, ont eu en 2007 une actualité brûlante, bourrée de concerts, de sorties d'albums, de remixes, de travaux particuliers, mais surtout de batailles pour leur distribution. Exception faite de The Birthday Massacre qui est un groupe très jeune, les autres groupes sont en totale mutation et je vais vous expliquer pourquoi tout en gardant votre attention parce que ce sujet n'est pas forcément intéressant alors je tacherai de faire des phrases courtes afin d'être le plus bref possible et que la compréhension soit limpide et naturelle comme un ruisseau de montagne coulant doucement au printemps après la fonte des neiges.

        Tout d'abord je ne vais rien vous apprendre en disant que le monde du disque est en crise (d'après les riches) et qu'il faut vraiment changer les systèmes de distribution si l'on ne veut pas que les artistes disparaissent des bacs. Ce discours, c'est celui des majors qui se plaignent que les jeunes téléchargent. Jusqu'ici Pascal Nègre nous a suffisamment fait morale ; et les nouveaux accords avec les Fournisseurs d'Accès Internet font que EMI a ouvert son catalogue aux abonnés qui peuvent télécharger gratuitement tout ce qu'ils veulent (dans UN SEUL style choisi, comme ça les gens sont encore plus catalogués).
      Internet est apparemment le problème de départ, mais en toute logique sera LA solution pour la suite, et je prends pour exemple Underworld, Nine Inch Nails et Radiohead, 3 groupes connus, reconnus, et surtout des maîtres dans leurs styles respectifs.


CAS n°1 : Nine Inch Nails et les majors :
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        Trent Reznor, le leader du groupe, se bat depuis x années contre son "distributeur, label, maître" pour avoir une totale indépendance. Reznor avait eu la bonne idée à ses débuts de signer chez Universal, l'appât du gain de toute évidence. Il a très vite regretté son geste puisqu'à peine 2 ans plus tard il sort un single Happiness In Slavery, chanson parlant de la joie d'être esclave, un bout de chair coincé dans une machine déréglée. Le ton est donné, et Trent Reznor ne se prive pas de cracher sa bile contre Universal dans ses interviews et à chaque fois il passe par des mini-procès pour payer des amendes (en fait il rend les sous à Universal). On lui reproche par exemple d'encourager le téléchargement illégal. Mais il ne peut pas se barrer, il a un contrat béton et doit x albums. Il s'arrange alors pour éviter de faire apparaître le nom d'Universal sur ses pochettes, et développe le système des Halos, une numération des sorties de NIN indépédante des numéros des catalogues sans fin d'UMG ; et il met surtout en avant Nothing Records, la subdivision d'Universal qu'il dirige tant bien que mal.

        En début d'année 2007 Reznor prépare la sortie de son nouvel album (avant dernier pour Universal) et décide de se lancer dans la création d'un univers visuel d'un genre nouveau, sans accord de la major. Comme NIN aime les albums conceptuels, il va développer tout un monde, toute une esthétique autour d'un futur totalitaire, la surveillance permanente et la perte des libertés individuelles. Year Zero est plus qu'un album, c'est un univers sale qui s'immice dans les concerts, internet, les t-shirts etc.
        La méthode est assez simple. Avant la sortie du CD, Nine Inch Nails a caché dans ses salles de concert des clés USB contenant une chanson ou un code amenant vers un site internet sur lequel était caché une chanson. Le t-shirt de la tournée cachait la phrase "i am trying to believe" (les lettres en gras-blanc), menant tout droit vers www.iamtryingtobelieve.com, site conçu comme une page pirate présentant des informations interdites. Des sites comme ça il y en a eu beaucoup, et les fans ont peu découvrir 4 chansons avant la sortie. Je vous raconte pas tout, mais pour les plus curieux voici tout le travail fait par Reznor et ses amis pour créer un monde de paranoïa. Le plus intéressant dans l'histoire, ce n'est pas tout ces sites et l'arborescence qui en découle, c'est surtout la guerre qui en a découlé.
         En mars dernier, après que les sites aient vu le jour et avant que l'album sorte, les fans mettaient leurs découvertes sur leurs blogs ou sur des forums ; du coup, 4 chansons de NIN se baladaient partout. Alors la RIAA (Recording Industry Association of America) qui réunit les majors BMG, Universal, Warner... lance une grande chasse aux sorcières. Et du coup certains internautes se retrouvent avec des amendes de 670 dollars ; et c'est là que NIN surgit de nulle part et dévoila le pot aux roses. Les mecs de la RIAA avaient l'air bête pour le coup. Mais Nine Inch Nails ont fait parler d'eux comme jamais auparavant. Et le jeu, car il s'agit d'une fiction, continue, puisque le CD de Year Zero est noir à l'origine, et quand il sort de la platine, il est blanc avec une série de codes qui amènent encore vers un autre site.

        Dans un mois sort Year Zero Remixed, qui sera le dernier album de Nine Inch Nails chez Universal, et donc après ça, Trent Reznor sera 100% indépendant, et vu comme il en a fait baver aux majors avec ses idées hallucinantes, je pense que 2008 augure de bonnes choses pour l'avenir de la musique "différente".


Cas n°2 : Underworld et les lives :

        Underworld étaient depuis longtemps sur un label anglais, V2 Records, un truc assez pop où on trouve de tout. Pas de la major, mais du très gros label généraliste. Et puis un jour, je ne connais pas les termes exacts, je ne sais pas si Underworld est parti ou si V2 les a viré, quoi qu'il en soit ils se sont retrouvé à la rue en 2004 après avoir sorti un best of. Le groupe ne s'est pas démonté, et a commencé à sortir des "mini-albums", les Riverrun Project, qui sont des mp3 de 30min et des photos, payants, uniquement sur underworldlive.com. Ils ont sorti aussi des singles sur Itunes et en vinyle. Tout ça en indépendant mais c'était assez facile. Pour sortir des CD c'est plus compliqué, et du coup ils ont travaillé avec Gabriel Yared (compositeur oscarisé plusieurs fois) pour la BO de Par Effraction (Breaking & Entering) de Anthony Minghella, et hop ça fait déjà un CD. Après ils ont composé la BO de Sunshine de Danny Boyle, mais le CD on l'attend toujours. Ce mois-ci sort un nouvel album, Oblivion With Bells,  dans un esprit franchement nouveau, loin de la house d'avant, mais avec une inspiration et une inventivité bienvenue.

        Et la nouveauté pour Underworld et pour la musique en général a commencé il y a deux an. Pour le concert Electraglide au Japon en 2005, Underworld a sorti le triple CD du concert quelques vingt minutes après le concert. Enregistrement live, gravage, pochette et vente directe. Un succès total vu le prix des rares copies sur Ebay. Du coup, pour leur nouvelle tournée, ils lancent un nouveau style de distribution avec un site spécialisé dans le CD live, LiveHereNow. Underworld va enregistrer 6 concerts en Angleterre et les vendre à partir de ce site. Le pressage se fait à la commande pour ne pas avoir de stocks sur les bras.


Cas n°3 : Radiohead et l'Auto-prod :
raibows.jpg
        Bon ça n'a rien a voir avec les groupes à leurs débuts qui font leurs maquettes. Ici il s'agit aussi moins de l'enregistrement que de la pub et de la distribution. En 2005 le contrat de Radiohead avec EMI prenait fin et le groupe décide de ne pas continuer avec une major pour explorer un nouveau style de diffusion. Tout comme Trent Reznor, Thom Yorke, le leader de Radiohead, considère que le téléchargement n'est pas un fléau et qu'il est favorable à ça pour que le maximum de gens écoute leur musique. Beau discours, mais est-ce vraiment applicable ?

        Radiohead tente une nouvelle expérience aujourd'hui et lance son nouvel album In Rainbows avec une technique particulière. Aucune distribution dans les magasins, le seul lieu où on peut avoir l'album, c'est sur leur site : www.inrainbows.com. Et là, la nouveauté frappe encore : chaque acheteur paie le téléchargement au prix qu'il veut. Pas de prix de départ, ni d'arrivée, mais tous les professionnels du disque voudront savoir quel est le prix moyen fixé par les acheteurs et si la méthode marche. Téléchargement payant, mais loin des plateformes mercantiles d'Itunes.
        Pour les plus traditionnalistes, Radiohead a crée un packaging bien particulier, une box contenant l'album, un CDrom avec photos et album supplémentaire, deux vinyles, et un livre de paroles et illustrations. Un objet fabriqué à la demande et qui coûte 60€, port compris. Cher, mais l'objet est rare.


    Vous savez désormais comment se profile la musique pour 3 groupes qui ont révolutionné la musique populaire des années 90. Trent Reznor a lancé la carrière de Marilyn Manson, Underworld a mené le grand public vers l'electro et la techno, et Radiohead a transformé le rock et l'a
amené vers des sphères expérimentales. A grands groupes grandes aventures.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Mardi 2 octobre 2007
      Je suis monomaniaque et j'ai toujours raison. Et comme vous me lisez vous ne pouvez pas me contredire, et ça me donne un pouvoir immense. AHAHAHAAAAAH !!!  Il n'empêche, nous sommes en société et les bonnes moeurs m'enjoignent de me comporter décemment. Il faut savoir raison garder.
      Reprenons nous. Dimanche, mon meilleur ami numéro 2 est parti s'installer à Nouméa parce qu'il trouve que la Nouvelle Canélonie c'est mieux que la France. Mais le président de la Nouvelle Calédonie c'est aussi Nicolas Sarkozy. Pas de pot. En hommage à Jean, qui nous a quitté, parti vers des cieux plus accueillants, voici une petite anecdote oubliée (même par lui) pour vous prouver 1) que je suis prêt à tout pour avoir raison, et 2) que Jean est quand même vachement sympa.

Fondu au  chocolat noir.

        La scène se passe il y a 7 ans, à l'époque du lycée, des boutons et des compilations de metal enregistrées sur des K7 de 90min.  J'étais le genre de jeune pas bien méchant, mais prêt à tout juste pour qu'on le remarque parce que l'adolescence c'est quand même très nul. "L'adolescence c'est comme un concert sans fin des Cure, avec Open bar mais sans fille et sans toilettes",  Robert Schmitt.
        J'étais le genre de mec qu'on voit souvent dans la rue, entourés de copains qui ont honte de lui parce qu'il s'amuse à dire aux vieilles "il a un beau poil votre chien, vous lui donnez quoi à manger ? Des petites filles ?".
        Un jour, je ne sais plus pourquoi (c'est pour vous dire l'intérêt de l'histoire que je vous narre) j'ai voulu prouver à deux copines que j'habitais à 15km du lycée et que je pourrais faire le trajet en 1h30 à pied. Notez l'intelligence du pari stupide, tellement stupide que je n'avais d'ailleurs rien à gagner, si ce n'est le droit de dire "ffffff, ouf ouf ouf, j'vous l'avais dit ouf ouff fiouuuu".
    Mais comme pour tout pari, il faut un juge. Comme Vincent Perrot était pris pour le Domino Day, mon ami Jean s'est porté volontaire contre son gré. Son rôle était simple, il devait partir avec moi me suivre tout le long et me motiver (un peu). Et comme c'était mon pari et pas le sien (il aurait eu un truc à raconter) il pouvait me suivre en vélo ce qui est beaucoup moins fatigant.
    Nous avons planifié mon aventure en détail, Jean devant dormir chez moi le lundi soir pour que le mardi matin il puisse m'accompagner. Alors on a passé la soirée ensemble comme deux bons adolescents :
Jean : "écoute le morceau là, il démonte"
Fred : "ah ouais, trop classe la montée."
Jean : "Et ça et ça!"
Fred : "Je me souviens, taaaadadaaaaa tadaaaaa!!!"
Jean : "vas y monte le son !"
Fred : "Je peux pas ya mes parents à côté".

    De la folie je vous dis les soirées avec Jean. On a dû se coucher à 22h30 au moins. Mais il fallait qu'on se lève tôt le lendemain pour ma performance. L'estomac blindé de Craquinettes (le seul moyen de faire crac crac quand on a 17 ans), on est parti de bon matin, on est parti sur les chemins, à bicycleeeeeette pour Jean, et à pied pour moi. Et sans aucune préparation physique à part le marathon Picon - Bière la semaine passée. Et croyez-le ou non (croyez-le croyez-le please ^^ ) J'ai fait les 15km sans trop de problème, au trot, avec l'entrain du petit matin, et je devais motiver Jean qui semblait peu enclin à pédaler.
      A chaque minute je regardais ma montre, et pour les derniers mètres, j'ai senti le sang taper dans mes muscles, et ce rush d'adrénaline qui vous ferait soulever Laurence Boccolini sans palan. Je courais jusqu'à Perdralenne, dans le Morbihan. A l'arrivée, j'avais mis très exactement 1h20, j'étais arrivé avant Jean en plus.
     Ah mes aieux quelle fierté ! Tellement fier d'arriver en nage à mon cours de philo, même pas en retard à 8h, et j'ai voulu enfoncé le clou devant mes deux copines. Et ça a donné un truc du style "ah ouais ? tant mieux pour toi."
    Mais mon honneur était sauf. Aahhh ce sentiment de toute puissance, la raison l'emportant sur l'ignorance...

    Le plus dur fut le retour. Vu que Jean rentrait chez lui et qu'à l'époque les TER ne prenaient pas les vélos (mais acceptaient les chiens) j'ai dû rentrer à vélo. J'ai dû mettre 1h30. Epuisé, exhausté, fourbu. Mais j'avais gagné.
      Je suis sûr que même Jean a oublié cette histoire, cependant je reste persuadé que si je n'avais pas fait ça pour prouver rien du tout je serais à l'heure actuelle frustré et introverti.
par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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