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Mardi 31 octobre 2006
    Ca va, ça vient. Quand ça va bien, ça s'en va. Et finalement ça va pas. Pendant deux jours j'ai cru que quelque chose pourrait naître. Je n'avais pas senti qu'elle allait m'envoyer paître. Tout ça n'a été que le début d'introduction liminaire d'une relation bancale, pourtant ce n'était pas si banal, mais ça finit toujours par une envie d'être amical.
    Avortement sentimental. A peine commencé et c'est déjà fini, tué dans l'œuf, le papillon restera dans son cocon, l'opération à cœur ouvert se soldera par un cancer.
    J'étais tellement surpris, sa main dans la mienne, attendant le tram en attendant rien d'autre puisqu'elle était à mes côtés. J'ai très vite déchanté quand la distance est apparue et je la voyais déjà partir quand son tram descendait la rue. Ce n'est pas un drame, je suis ravi de l'avoir connue ; mais j'aurais voulu, rien qu'un peu, un tout petit peu plus, la connaître un peu plus.

    Un coup de fil comme un coup de massue, j'ai compris, et j'ai su, que c'était fini et je voulais que ça continue. Je me suis raccroché à une vieille branche, avant de raccrocher. J'ai décidé de décrocher. L'aurage est passé. Définitivement.

    Je reste devant ma table, deux squelettes en plastique à côté d'un cd de Nosferatu, celui qui nous a réuni, celui que je n'écouterai plus. Je repense à ce baiser que tu m'as donné, doux bonbon sucré qui m'a fait planer, que je ne goûterai plus ; mais comme tous les plaisirs éphémères, il reste un goût amer, celui de la nostalgie, quand on sait que cette joie était la dernière.
    "La bière pleure des larmes amères". Je ne pleure aucune larme, mais reste l'amertume. Et ton parfum, que je hume, en rêvant qu'un jour tu reviennes. Et quand je regarderai l'Etrange Noël, ce ne sera pas étrange, mais c'est à toi que je penserai, une grande Sally à la vie rapiécée.

    Je sais que tu m'as lu, je sais que je ne te compterai jamais fleurette, mais maintenant tu sais ce que j'ai dans la tête.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Jeudi 26 octobre 2006
    La vie n'est pas une ligne droite et il y a des virages qu'il faut savoir prendre. Hier, mercredi 25 octobre, j'empruntais la petite route en direction de Château-Salins, pour me rendre à mon stage quotidien. Cette N74 connue pour ses virages et ses bosses, et ses villages à traverser lentement, et ses nids de poules, et sa visibilité quasi-nulle. Dans ma camionnette, j'écoute France Inter en pensant à ma conférence qui allait se dérouler le soir. La route est calme, les voitures se suivent, sans grande surprise. La route se déroule sous mes roues et mon véhicule tire à droite, je ne sens rien, je ne comprends pas, je vois un poteau réfléchissant devant moi, près du fossé, je l'évite, je perds tout contrôle, mon camion blanc danse sur la route, j'ai beau freiner, tourner le volant, rien n'y fait, je ne vois que du bleu, blanc, vert, bleu, blanc, vert, flou, une AX, et du verre. Du verre partout. Je n'ai pas senti le choc, ou je l'ai oublié.

    Je ne sens aucune douleur, je n'ai rien, je suis en vie et entier, la ceinture de sécurité m'a sauvé. Mais que s'est-il passé ? Enfin je réagis, et cette voiture, en face ? Je coupe le contact, je sors de ma camionnette en forçant sur la porte. Je vois la voiture en bas, dans un champ, l'avant a disparu, je vois une batterie au loin, je glisse dans la boue, je titube, et j'entends « Laurence, Laurence, Laurence… » le cri lancinant d'un père qui cherche à réveiller sa fille, qui conduisait. Il veut la secouer, je l'en empêche, elle ne bouge pas. Je touche son cou, je sens son pouls. J'enlève mon gilet et le place sur elle. Je prends mon portable pour appeler les pompiers pendant qu'un homme qui s'est arrêté s'occupe de la fille. Elle se réveille enfin, respirant en souffrant pendant que j'essaie d'expliquer aux pompiers ce qui se passe. Les mots se bousculent dans ma bouche, tant de choses à dire en si peu de temps. Le mot « désincarcération » résonne dans ma tête, et je n'arrive pas à le prononcer. L'avant de la voiture est horrible, où sont ses jambes ?

    Je panique, je tremble, j'ai peur, j'ai froid. Une ambulance arrive, ils ne peuvent rien faire, ils s'occupent du père pendant que Laurence souffre et je l'entends. J'en pleure. Je veux donner ma vie pour la sauver. Je regrette, je ressasse. Que s'est-il passé ? Je me hais de la faire souffrir. Les gendarmes arrivent enfin, les pompiers les suivent. Le père est enroulé dans une couverture de survie, et j'ai froid, j'ai si froid… Je suis couvert de boue, j'ai mal cœur, j'ai du mal à rester debout, j'erre sur la route. Un gendarme m'oblige à monter dans une camionnette, la même que celle que je viens de détruire. La radio passe -M- En tête à tête, mon esprit sarcastique et noir chante « en tête à queue », je ris de l'ironie.

    Au bout d'1h15 de travail acharné, les pompiers libèrent Laurence de sa prison de tôle. Elle remue les jambes. Je suis rassuré, mais je ne sais toujours pas dans quel état elle est. Elle se rendait à Nancy pour prendre le train et des vacances à Lyon. Je suis rentré dans sa vie avec une collision de carrosseries blanches. Elle souffre de multiples fractures ; elle n'aura pas de séquelles, mais la convalescence sera longue. Je suis responsable de son état, sa vie va changer suite à ça, je ne l'ai pas voulu et elle non plus. Le destin est méchant avec les gens qui roulent prudemment et qui voient un camion blanc foncer vers eux en dérapant. David contre Goliath.

    Si ses blessures sont sur son corps, mes blessures sont dans la tête, je sais que je guérirai peu à peu, je suis heureux de savoir qu'elle est en vie et qu'elle pourra reprendre sa vie d'avant.
    le lendemain, ma vie a pris un nouveau virage, avec le plus beau des visages, je ne dis pas son nom, mais je sais qu'elle est sage, elle m'a aidée, pour cette journée sauvage, et grâce à ses baisers, dans le bonheur je nage.
    Les nuages s'effacent, l'aurage est passé.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Lundi 23 octobre 2006
    Câle-en-Bourg, petit village au dessus de l'Ain, entre Troyes et Sète, est renommé pour son humour à fleur de pot de fleurs. C'est ici que naissent les humoristes les plus drôles, et si vous ne me croyez pas, il suffit de vérifier : Jean Marie Bigard n'est pas né à Câle-en-Bourg.
    Dans ce petit hameau de 257 habitants (ah on signale que madame Yvette Brouchard vient de décéder, on passe à 256), la blague la plus fréquente est le coup de la panne. Ce n'est pas que les voitures soient fragiles, mais après le bal, les garçons, vois-tu, raccompagnent les demoiselles et quand ils calent en bourg, c'est le succès assuré ! « Femme qui rit moitié dans son lit » qu'ils se disent, mais la deuxième moitié est beaucoup plus dure à faire rentrer, même quand la femme est pliée de rire ; alors les conscrits de Câle-en-Bourg rentrent seuls, se rendant compte qu'ils calent plus qu'ils ne bourrent ; et ils roulent à fond (de cale) d'Hambourg à Vaince-en-Time. (On me signale que Georges Fédon vient de mourir en lisant ces lignes, le village passe à 255 pendant que les jeunes passent à 140).
    Quand ils roulent cool, les Câlins partent sur les chapeaux de roux. Et les rouquins, blancs de colère, deviennent marteaux. Mais les chapeaux de roues servent surtout à les couvrir en cas de pluie, car le garage local n'a pas de pneus Mony (pneus qui se gonflent avec une simple pompe Funèbre, d'ailleurs les pompes funèbres marchent très bien à Câle, les habitants sont tous morts de rire). Et les gars ragent ; regardant les filles ils se disent qu'elles n'enlèveront pas leurs bas tôt. Car les hommes sont tous des ports, ils attendent qu'une chaloupe vienne mouiller près de leur bite d'amarrage (Revenez ! revenez chers lecteurs !).

    La spécialité culinaire de Câle est le calembert (vous savez, j'en ai déjà parlé, et Jeny dira que je me répète, et jé nie pas, mais quand je tiens le bambou, je vous bas au baby-foot). C'est un fromage nourre, y sent, on peut même dire qu'il cale ! Et il vous cale où que vous soyez, car les murs ont des oreilles, le caprice des yeux.
    Telme-en-Bourg et Câle-en-Bourg sont jumelés depuis 1807, c'est pourquoi il est recommandé de boire, du vin novembre au cuite octobre, car le beau, je l'ai, mais le laid, je l'ai pas. Et le lait ça tourne, mon dieu comme ça tourne… je vais me faire un con primé, ça me fera de l'effet ralgan.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Vendredi 20 octobre 2006
    Dans un élan de générosité envers moi-même (je suis égo sans trique, mais je doute que ça plaise à la gente féminine), j'ai décidé de m'autoproclamer "écuyer des arts et lettres". Je n'ai pas la prétention d'accéder directement au rang de chevalier, car il faut beaucoup d'argent pour se payer toute la panoplie (et accessoirement le ministre de la Culture). Déjà c'est très lourd une armure, et depuis que j'ai l'âge d'accompagner des enfants à l'équitation je n'aime pas les chevaux. Le cheval est le seul animal qui arrive à remettre ma virilité en doute puisqu'il y quelque chose de grisant dans le fait de sentir une force chaude et velue entre ses cuisses (et je comprends les filles qui aiment faire un tour d'étalon noir).

    Mon statut d'écuyer serait difficile à vivre au début, je serais au service d'un chevalier des lettres très beau, très fort, un peu comme Jean d'Ormesson, mais en plus jeune, donc un peu comme Beigbeder mais en plus beau, et en plus fort. Mais en tant qu'écuyer je pourrais rencontrer ma petite écuyère, et elle pourrait mélanger mon chocolat chaud pendant que je prépare le fier destrier de Sieur Chevalier. Lui, le sieur, grâce à moi, le montera.
    Et ma petite écuyère s'en ira avec le beau prince, sur le pur-sang que j'aurai harnaché. Quand mon chocolat sera froid, je laisserai le chat touiller.
    Être dans l'ombre d'un chevalier, c'est attendre secrètement que sa gloire retombe un peu sur vous, mais la seule lumière possible, c'est que le roi découvre votre talent et vous engage dans ses écuries. Et justement, je m'occupe d'écuries. De Pierre, Marie, et les sauces aussi (c'était pour éviter un jeu de mot facile évoquant des fesses qui rigolent).
    Mais un jour, pris d'un courage fou (j'aurai bu avant), je volerai l'armure du prince, je me cacherai sous le heaume de l'armure, et je jouterai à sa place. Une fois qu'on a l'armure on ne veut plus la quitter, on se sent beau, fort et invincible, comme Jean d'Ormesson, qui n'est plus tout jeune, mais déjà Immortel (tout comme une poignée d'élus). Dans cette armure je pourrai montrer ma force en me cachant, désarçonnant mes adversaires d'un coup bien porté fracassant leur bouclier, ou terrassant d'effroyables dragons menaçant quelque demoiselle en détresse (la métaphore du « tuez le monstre hideux au long cou qui crache du feu qui est en vous pour se faire accepter d'une femme » m'a toujours fasciné). Et après avoir accompli moult prouesses, je pourrai enlever mon casque ; et, un peu comme dans Shrek, la princesse verra que je ne suis pas un prince charmant, mais juste un écuyer charmant, un écuyer trop petit dans son armure, qui rêve de prendre une princesse sur sa monture, comme il avait vu faire le prince avec sa petite écuyère.


J'endors mes sons
(et à mon avis je suis pas le 1er à la faire)


    A la fin de ma vie, au fond d'une écurie, j'écurirai mes mémoires, une bougie dangereusement posée sur une botte de paille. De cette bougie dépendrait ma vie, et celle de mon manuscrit. Et dans la plus haute tour, du plus grand des châteaux, le chevalier fera conter sa vie, par quelque scribe en mal de livre. Mais l'écuyer a beau s'efforcer d'écrire, il n'y aura que le prince de lu.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mardi 17 octobre 2006
    Hier en concert, Emilie Simon nous a offert une démonstration d'intelligence musicale, de détournement rythmique et de décomposition mélodique. J'avais le regard perdu sur "Annie", le pied qui tapait sur "Graines d'Etoiles" et les yeux humides pour "Swimming".Ce matin, me rendant à ma voiture en arpentant les rues brumeuses de Nancy, j'écoutais d'une oreille distraite "Il pleut". Son plus beau morceau, le plus abouti. Il est d'ailleurs tellement incroyable qu'elle ne l'a jamais joué en live, tout comme Underworld a mis plus de 6 ans pour jouer Dirty Epic une quinzaine de fois seulement. Ces morceaux rares n'en ont que plus de valeur.

    Ce matin, dans les rues sales de Nancy, le brouillard m'isolait du monde, le coton froid me tenait chaud. Et je me souviens. Février 2003, Emilie Simon apparaissait un peu partout, couverte de coccinelles, et je l'écoutais en boucle et stéréo. Je me souviens qu'en février 2003 j'étais triste, que je pourrissais de solitude dans une ville nouvelle où je commençais tout juste à trouver mes repères. Emilie Simon m'avait redonné foi en la vie, un optimisme presque imbécile coulait dans mes veines, les cordes d'Emilie ne donnent pas envie de se pendre, mais de tisser des liens. En février 2003 j'avais ce sourire niais qui ouvre les visages.
    Un mois plus tard je traversais la France pour un très long week-end entre Montpellier et Agen (tellement Agen que la tête m'en tourne encore). Deux mois plus tard je rencontrais une fille avec qui j'allais passer un petit bout de ma vie.

    Ce matin, dans le brouillard nancéien, j'ai retrouvé ce sourire niais, j'ai oublié les cordes et remis dans ma tête les chansons de toiles, toutes ces belles choses qui me sont arrivées en 3 ans.
    J'aimerais pouvoir à chaque instant me laisser aller à ne plus penser, être un imbécile, heureux, saisir cet instant de béatitude, au lieu de réfléchir sur le monde et toujours en arriver à la conclusion qu'il tourne mal. Et je sais que quand le monde tourne mal c'est quand je le regarde de travers.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Dimanche 15 octobre 2006
    Pour chaque ouverture d'exposition, en musée ou en galerie, le conservateur du musée ou le directeur des galeries lafaillite (car l'art se vend très mal) envoie un nombre incroyable d'invitations, environ 3 fois plus que ce qu'il pourra accueillir, pour que des quinquagénaires et plus (surtout plus) viennent faire bonne figure dans ce que l'on appelle communément un vernissage. Le principe est simple : inviter les gens importants (on peut pas parler non plus de VIP, en province on les appelle les « érudits locaux » ceux qui réfléchissent, mais pas suffisamment bien pour accéder à la capitale). On espère d'eux qu'ils parlent de l'expo en bien, fassent plein de compliments pour que les gens qui ont moins de sous qu'eux paient l'entrée.

    Les vernissages sont tous identiques, les vieux n'aiment pas le changement alors on évite de les brusquer. La première règle est qu'un vernissage commence toujours en retard, pour attendre les gens importants qui pensent qu'arriver à l'heure c'est juste bon pour les ouvriers qui pointent (moi j'aime bien les ouvrières qui pointent). Quand on rentre, on remarque toujours les tables avec les nappes en plastiques, les flûtes déjà prêtes, mais le champagne pas encore, flûte ! Tout le monde se serre, les plus vieux s'assoient, et un élu commence son discours.
    L'élu c'est la caution populaire puisque les gens ont voté pour lui, c'est pour dire l'art est égalitaire et républicain mais je n'ai jamais vu de gens de couleur à un vernissage. Alors le maire ou le conseiller régional ou le ministre (si c'est une grosse expo) est toujours un homme ventripotent, cheveux gris, costume assez vieux (suffisamment vieux pour être vintage et du coup fashion) et chaussures usées sous un pantalon trop court. Il existe deux types de discours :
 
    - Le discours improvisé est souvent hilarant car on se rend compte que l'élu susnommé n'est pas du tout au courant du propos et qu'il maîtrise le sujet comme un professeur de lettres peut parler de biochimie moléculaire. Il oublie de remercier certaines personnes, il se couvre de ridicule en donnant des dates fausses alors qu'elles sont en gros juste derrière lui (mais il ne sait pas…).
    Et comme le public est respectueux, personne ne rit, mais il y a l'éternel bruit de fond indescriptible qui s'installe, personne ne parle, les doigts craquent, les mains passent dans les cheveux, les vestes se froissent un peu. Et le Maire Député des soumises se rend compte de sa bourde, mais restant digne, il ne dit rien.

    - Le discours écrit par un nègre est plus intéressant car il est souvent plus pertinent et le jeu est de trouver qui a bien pu l'écrire. Il faut savoir que dans ce cas le nègre est toujours dans la salle (s'il était vraiment noir on le remarquerait plus facilement). Il s'agit soit d'une secrétaire intelligente, d'un étudiant stagiaire ou d'un simple gratte papier d'administration qui ne sera jamais reconnu pour son travail.
    L'élu lit ses lignes sans trop savoir ce qu'il raconte, il est en mode lecture, parfois en shuffle ce qui fait qu'il se perd dans ce qu'il dit et comme il n'a pas écrit le texte et qu'il se donne rarement la peine de le lire avant il panique, rougit, bégaye, et parfois lance une petite blague pour détourner l'attention. Et on retrouve les froissements de vestes, les doigts qui craquent et quelques rires polis.

    Ensuite il y a la visite guidée de l'expo, quand l'artiste est encore vivant il y participe, mais le plus souvent c'est le conservateur qui est fier de montrer sa queullection à des gens avides de belles choses (Je reviendrai peut être sur les plaisirs d'auto-satisfaction des conservateurs). La visite est souvent très rapide parce que tout le monde sait sans l'avouer que personne n'est là pour l'art mais pour les petits fours et le champagne qui commence à s'installer sur les tables à l'entrée. Alors finalement les gens s'approchent du buffet, l'air de rien, et se remplissent la panse de canapés, chouquettes, toasts au fromage et bien sûr flûtes de champagne. Et je vais vous révéler l'incroyable vérité, ce grand banquet est payé par vos impôts, et il sert juste à obliger les gens invités à dire du bien de l'expo.


- Alors cette expo ?
- Pas mal, mais j'ai préféré les amuse-gueules au saumon pour Picasso.


    Pour conclure je parlerai des plus radins, les pires, les mielleux qui s'approchent du conservateur et qui glissent, innocemment : "ce serait possible d'avoir un catalogue d'exposition ?" Alors ils sont invités parce qu'ils ont de la thune et ils ne veulent pas payer un livre qui finira de toute façon par caler un meuble branlant. Ceux qui achèteront ce catalogue sont des amoureux de l'art, des vrais, ceux qui savent qu'une autre expo de qualité ne peut être montée que si le musée rentre dans ses frais.
    Renseignez vous dans les musées, regardez les dates d'expo, et n'aillez pas peur de demander quand se passe le vernissage (le plus souvent le vendredi avant le début de l'expo), pour que vous puissiez vous aussi profiter du gueuleton gratuit ; après tout, vous les avez payés ces zut de champagne !

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PS : Pour rentrer il faut y aller à l'arrache, genre vous savez où c'est etc. Regardez La vie rêvée des anges, la technique est imparable.

PS 2 : Je suis bien sûr très amer, cette réalité est extrême tout le monde n'est pas comme ça, il y a des vrais amateurs aux vernissages, mais ils sont noyés parmi les pics assiettes et l'idéal de libre accès à la culture est toujours autant noyauté par une intelligentia de fonctionnaires qui tuent l'art à petit feu, sans le savoir.

PS 3 : Elle n'est pas encore sortie, mais si quelqu'un veut me l'offrir c'est pas de refus !

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Samedi 14 octobre 2006
    Comme chacun a remarqué cette semaine, nous avons eu droit à un vendredi 13. Ce qui est fascinant, c'est que cette date est tout aussi récurrente que les lundi 16 ou les dimanche 23. Alors pourquoi le vendredi 13 et pas un autre ? A cela plusieurs explications, et notre état (soi-disant) laïque est complètement noyauté par 15 siècles de religion catholique assidue. Le vendredi 13 découle donc de :
- 13 personnes à table pour le dernier repas de m. Christ.
- la crucifixion de m. Christ a eu lieu un vendredi.
- Caïn tue son frère Abdel un vendredi (il démentira le crime raciste quelques heures plus tard).
- Nabuchodonosor détruit le temple de Salomon (et accessoirement l'Arche d'Alliance) un vendredi (il démentira l'attentat antisémite tout de suite après)
- Des cycles lunaires que l'on compte durant une année, que l'on associe également aux menstruations féminines (environ 13 par an) (Dirty Epic dément toute accusation misogyne).

    Et il s'est passé beaucoup de choses les vendredis 13, Super Stitieux, le héros des petits et des grands nous rappelle ceci : 12 avions se sont crashés en ce jour de malheur, alors que les samedi 14, seulement 11 avions se sont écrasés. Les plus cartésiens d'entre vous devront s'incliner devant ces chiffres irréfutables (que je n'ai pas vérifié).
    Et pour les plus historiens, voici cette anecdote rapportée par Marie (quelle culture ! heureusement que tu regardes les Rois Maudits!) : Le vendredi 13 octobre 1307, Philippe le Bel fait arrêter tous les templiers, alors ça court dans les rues de Paris, ça trucide dans les Commanderies et finalement Jacques de Molay, le big boss, se prépare un barbecue ; et comme il avait bien buché sur les malédictions, il annonça : « Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir ».
    Et là Philippe le Bel se rend compte qu'il a fait une belle connerie et du coup le vendredi 13 portera malheur à tous ceux qui ont brûlé des Templiers (heureusement ce n'est pas mon cas !) et à tous les gens qui y croient... Mais c'est le jeudi 24 août 1572 qu'eu lieu le massacre de la saint Barthélémy ; il y a eu plus des morts, mais pas de malédiction, donc les jeudi 24 ne font pas peur (et vous n'aurez pas raison en protestant!).

    Le vendredi 13 c'est le chat noir du calendrier, un jour à fuir, comme les dessous d'échelle, les miroirs brisés, et Pierre Richard. Même un film a porté ce nom pour faire peur aux adolescents en mal de sensations. Mais grâce à une poignée de personnes pavées de bonnes intentions, comme l'enfer, ce jour néfaste est devenu symbole de chance. A la fin des années 80, la Française des Jeux décide que le vendredi 13 est LA date marketing par excellence, alors à grand renfort de super méga cagnotte et de pochettes surprises de jeux à gratter, ce jour est devenu pour une majorité des Français le moment de claquer plein d'argent en Rapido dans le PMU du coin ou de remplir une grille de loto alors que finalement, statistiquement parlant, on a autant de chance de perdre qu'un autre jour.

    Je me souviens d'un vendredi 13 où j'ai failli me noyer. Depuis ce jour, je ne sors plus sans ma patte de lapin (il boite mais c'est très drôle à regarder), et quand je suis à la piscine, la patte velue qui sort du maillot de bain fait toujours fuir la gente féminine. Du coup je ne vais plus me baigner ; quand on pas de bol, on prend la tasse.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Mardi 10 octobre 2006
    Très chers lecteurs, si je vous appelle ainsi c'est que je paie certains d'entre-vous pour me lire. Question d'amour propre. Je suis un éternel donneur de leçons et je sais que ma générosité me perdra ; un garçon d'honneur de leçon devrait se faire payer. Comme un prof, ou un coach de vie qui saigne à blanc de riches bourgeoises qui pensent que leur vie parfaite ira mieux si leur fille arrête de se piercer le nombril et les oreilles et le nez (je vous épargne le jeu de mot de grand-mère mettant en scène un célèbre volatile de contine qui finit toujours par se faire plumer par ses potes les soirs de poker).
    Reprenons : chers Hannibaux, je viens de découvrir le miracle de la vie. Bon, je sais, le papa met la petite graine dans le ventre de la maman, j'ai déjà vu un porno, comme n'importe quel adolescent. Mais ce que le porno ne montre pas, ce sont les conséquences de l'acte procréateur. En fait c'est normal ; avec les trucs qu'ils font, si par hasard une pornstar attrape un enfant (à défaut d'autre chose) ça remettrait en cause toutes nos connaissances sur le système reproductif de l'homme.
    Un adage populaire souvent retranscrit sur les tables des lycées explique avec justesse : "La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible". On ne saura sans doute jamais qui était ce grand pessimiste, peut-être était-ce moi, un soir de trop d'alcool... (si quelqu'un le sait, n'hésitez pas à envoyer vos réponses au standard, les 5 premièrEs gagnent une nuit avec moi, scrabble et dvd fournis). Vague. Mon Dieu comme je dis vague !
   
    Ce week-end ma cousine mettait au monde son premier enfant, ma grand-mère passait arrière, et malgré ma taille, je devenais grand cousin. Je me souviens des premiers bébés que j'ai vu quand j'avais 10 ans, ceux devant lesquels tous les adultes s'extasient alors que tout ce que je voulais c'était regarder Mac Guyver. Mais samedi j'étais sans voix, stupéfait devant 49cm de chair rose et 2.8kg d'être humain en devenir. Je ne me suis jamais senti aussi petit, même le jour ou j'ai rencontré Larry Bird (le plus grand basketteur américain non noir). Du bas de mes 24 ans, je contemplais cette fille de 24h, me demandant si j'étais capable de faire pareil ; en mieux, car je suis exigeant. Tout le potentiel humain est déjà présent dans ce corps jouflu : la gentillesse, l'intelligence, l'humour, la gaité, la mesquinerie, la stupidité, l'intolérance. Tout ce qui fait de nous des hommes (et aussi des femmes). Ma génitrice répétait sans cesse qu'elle était là il y 25 ans, et j'y étais aussi, sans le savoir, dans le confort intra-utérin que chaque homme cherche à retrouver inconsciemment en faisant l'amour (surtout ne JAMAIS y penser au moment de l'acte).
    Je n'arrivais pas à me décider entre "j'étais comme ça avant" et "est-ce que j'arriverai à faire ça". Et finalement j'en suis arrivé à la conclusion suivante, en jouant à l'égocentrique, à l'égoïste, et à lego : mon seul intérêt c'est d'être unique et je ne vois pas l'utilité me reproduire. Et pour me reproduire je serais obligé de corrompre mon partrimoine génétique avec des chromozonards pas forcément fréquentables...
    Mais je ne désespère pas de trouver un jour une femme qui donne des chromes aux hommes comme moi, qui brillent.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Vendredi 6 octobre 2006
    Suite à un courrier abondant (1 mail), une certaine Caro Ligne, qui souhaite la garder, me demande :
« Cher m. Epic (et colégramme, associés), je vous écris pour me plaindre d'un problème récurrent que mes collègues féminines et moi-même rencontrons. Quand on mange des bonbons, et autres sucreries marsiennes, on prend toujours du poids et même que des fois, quand une religieuse nous fait de l'œil les coutures du jean's sautent ! J'aimerais des conseils de survie, j'ai essayé les régimes dissociés, Weight Watchers, La méthode Sonia Dubois, et j'ai même suivi la méthode Kate Moss avec la drogue et tout. Aidez moi ! »

    Chère K'ro, chez moi aussi les coutures de mon jean's explosent quand je croise une religieuse appétissante (Mais elles sont rares !). Merci de m'accorder votre confiance, mais je ne suis pas le mieux placé pour des conseils nutritionnels ; mes repas sont composés d'acides gras essentiels, acides gras facultatifs, graisses saturées et sucre ajouté. En gros, je mange. Un bon repas chez moi se constitue de la manière suivante :
    - Ouvrir le frigo et constater qu'il est vide. Il est possible de préparer un plat avec du lait de la mayonnaise et de la confiture, mais ça fait vomir ; ce qui offre un gain de temps conséquent pour celles qui voulaient se tourner vers la boulimie (qui je le rappelle n'est pas une solution ; avoir la peau sur les os peut vous mener à y laisser la vôtre).
    - Prendre une veste (et j'en prends souvent en ce moment ), 4 euros, traverser la rue et acheter un bon kebab frites, faire tamponner sa carte (j'ai appris la fidélité grâce un Turc moustachu du nom Hassan) et rentrer pour déguster un bon kebab, accompagné d'une bonne Kro (oui K'ro est bonne, malgré ses lourdes… interrogations).
    - Allumer la télé et regarder au choix : les Sopranos pour rire, Six Feet Under pour se dire que la vie est belle, ou Plus belle vie pour pleurer.
    Chère Car-Online (site de ) Je ne suis pas la personne la mieux designée (par Starck) pour vous parler de poids, chez moi seul l'humour est lourd ; sauf certains jours, quand mon cœur est lourd, et que j'ai gros dessus. Mais comme je suis un éternel donneur de leçon je vais essayer de faire comme la nuit. C'est à dire porter conseil. Le poids est une obsession féminine guidée par des yeux (et des mains) masculins. La torture du regard est parfois lourde de conséquence, et l'humour d'un mec pas fin peut très vite faire mal, même avec un bourrelet de protection.
    Alors je m'adresse à la gente (en alu) masculine : Changez votre regard ! Oubliez les magazines retouchés ou vous ne toucherez plus rien ! Au naturel, les gros seins vont avec les grosses cuisses (sauf cas exceptionnels, mais celles là sont souvent déjà prises). Votre rêve c'est les top bonnasses de Myspace, mais arrêter de loucher sur les formes généreuses d'une fille qui ne l'est pas avec elle-même ! Elle se prive de tout, même d'amour... Donc ouvrez les yeux, regardez les filles, les vraies, celles qui marchent les bras croisés dans la rue, celles qui discutent au café, où qui rient aux éclats parce qu'une pétasse de terrasse surveille sa ligne en buvant du coca light !

    Et mesdemoiselles, sachez ceci, une fille qui n'aime pas manger ne plaît pas, c'est mathématique :
    - On se fait un resto ?
    - Oh non je suis au régime.
    - On se fait un ciné ?
    - Oh non on va manger du pop corn.
    - On va à la fête foraine ?
    - Oh non on va manger de la barbe à papa.
Etc. etc.

    Dans la tête d'un mec normal la conclusion est simple, une fille qui repousse une saucisse de morteau dans son assiette la repoussera aussidans son lit ! L'expression française fait d'ailleurs l'amalgame : "les plaisirs de la chair".La solution est simple : trouvez un mec qui vous aime même avec vos quelques kilos en trop (Attention, je dis "quelques", il faut consommer avec pondération). Un homme bien saura toujours peser le pour et le contre, et il vous aidera à perdre du poids sans que vous vous perdiez, parce qu'une fille maigre comme une année de vache sera toujours moins drôle qu'un bonne (top bonne) vivante.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Mercredi 4 octobre 2006
    Je vais bientôt souffler le douxième d'une bougie pour célébrer mon 1er mois de Myspace, alors j'en profite pour faire un état des lieux. Tout d'abord, à peine on commence l'installation dans notre nouvel espace, que le proprio s'incruste, un certain Tom. Il a 116390176 amis et j'ai testé, ça monte et ça descend par paquet de 300, genre 300 inscrits en 20 sec et 296 qui se demandent : « mais c'est qui ce Tom avec ce sourire niais ? Je le veux pas dans mes potes, il sent le frustré qui cherche des amis. » Et donc les seules personnes qui l'ont dans leur liste d'amis, ce sont les gens qui ne savent pas l'effacer, et ceux qui veulent garder bonne conscience.

    Ensuite on installe les meubles, quelle couleur pour le papier peint, on fait dans le sobre ou on met des slides et des trucs qui clignotent ? Mais c'est là que ça se complique, Myspace c'est le Ikea du net, quand tu veux un truc blanc banal c'est facile, mais si tu veux un fond, changer les cadres (car un cadre ça coûte cher, il se doit d'être performant), changer les couleurs et réformer la police, il faut utiliser des codes Internet. Alors vous cherchez une encyclopédie pour comprendre, et vous achetez, même elles (Claquage neuronal pour celle-là). Après ces quelques modifications a grand coup de <, de / et de URL DE L'IMAGE, vous avez de jolis meubles, mais vides… Alors il faut remplir des listes pour faire croire qu'on est plus intéressant qu'un autre. Tiens je vais montrer que je n'aime pas que les films gros budget, je vais mettre Requiem for a Dream (je suis un peu méchant, mais ce film est entré dans la culture pop corn). Je reprends, je vais mettre Requiem for a Dream pour montrer que je n'aime pas que les films à petit bugdet tournés en Amérique du sud avec 3 autochtones (car il n'y a pas d'acteur dans Bonbon El Pero).

    Enfin vient le choix de la photo. Ca c'est le plus marrant, on a une très grande différence entre les filles et les garçons. Je vais essayer de donner des exemples exhaustifs.


Les Filles :

La jolie fille qui le sait : qui attend des coms paske quand un mec voit une photo comme ça, il est obligé de cliquer dessus. (Mais ne joue pas dans le même registre que les bimbos dont je vais parler ensuite).




La fille classique mignonne : celle que n'importe quel mec classique rêve d'épouser parce qu'elle respire la vie simple, la joie de vivre, l'humour et l'intelligence.




La fille qui se cache : sans doute parce qu'elle se trouve moche et on ne saura probablement jamais si elle est vraiment moche ou pas. Mais elle sait en jouer avec intelligence, et c'est un bon point.



Le Kinder Surprise : tout est affaire de goût, c'est la surprise du chef, mais comme chacun sait, sur le net le physique ne compte pas.

imagedemarque2007.jpg


La biseuse : celle qui a toujours la bouche en cœur, on ne sait pas pourquoi, mais elle fait des bisous.




Et la meilleure pour la fin : La vue d'en haut : alors ça c'est de loin ma préférée, parce que tout le monde le fait. Pis une vue plongeante offre toujours un avantage pour les demoiselles (voir figure 6) ce qui n'est pas pour nous déplaire (nous, les hommes).




Les Mecs :

Le beau gosse qui le sait :




Le mec qui veut qu'on le reconnaisse : mais pas trop alors il retouche pour faire stylé :




Le mec qui veut faire cool mais sans qu'on le reconnaisse, parce que c'est pas sur le physique qu'il va gagner :

DSCN7574.JPG
   Et on retrouve aussi les classiques « biseurs » (sans faute s'il vous plait) et les « vues de haut » mais le résultat est mitigé…



 
 
    Myspace C'est un peu le café des artistes, à l'intérieur d'un espace art très chic avec des Picasso accrochés à des murs blancs, des gens cultivés s'auto-félicitent à grand renfort de compliments.


 - Thanks for the add :-)  - T'es craquante sur cette photo!


    Le Space est plein d'artistes reconnus, d'artistes inconnus qui méritent d'être connus, d'artistes inconnus qui méritent des claques, des fans intelligents, des fans près à tout pour un « thx » de leur idole, et des mecs qui font la course aux « top bonnasses à gros seins » et des « top bonnasses à gros seins. »

Les copines "top bonnasses à gros seins" de Polygone

Space d'une "top bonnasse à gros seins"

    Finalement on finit tous par faire la même chose, avec des moyens différents ; certains cherchent des filles qu'ils ne rencontreront jamais, d'autres cherchent des artistes qu'ils ne rencontreront jamais, certains rencontrent des amis qu'ils ne cherchaient pas, mais tous rencontrent des gens qu'ils n'auraient jamais rencontré.

My Space : Faites comme les autres, rejoignez-nous !


par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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