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Mardi 31 juillet 2007

        Je sais que les deux euphories potteresques de l'été sont déjà passées.  La première c'était le film Harry Potter et l'Ordre du Phénix, et le 21 juillet dernier c'était la sortie du dernier livre, Harry Potter and the Deathly Hollows. Le dernier livre avant le prochain. Je dis ça parce qu'il y a de fortes chances pour que JK Rowling écrive des livres AUTOUR de l'univers d'Harry, genre la vie de Griffondor, ou d'Albus Dumbledore, ou encore des bestiaires, des manuels de défense contre les forces du mal etc etc.
        Mais là n'est pas la question.

    Harry Potter ce n'est pas un héros, c'est une saga qui porte le nom du personnage principal, malheureusement, ceux qui connaissent Harry Potter uniquement par les films ne voient qu'un héros entouré de faire-valoirs. Bon allez, j'arrête de tirer à boulet rouge sur les films, sinon je vais encore déchirer ma chemise.

harry1.jpg
        Le premier livre, L'école des Sorciers est paru en 1997, puis en 1998 en France, dans une collection de poche pour enfants. Ma maman, dans son infinie sagesse, décida d'offrir à ma petite soeur ce livre pensant l'intéresser un peu. C'était la grande mode d'Halloween à l'époque et ma soeur était fan de tout ce qui ressemblait de prêt ou de loin aux sorcières (par exemple Arlette Chabot). Elle n'est pas conquise mais apprécie, le livre vieillit sur une étagère. Un an plus tard ma mère remet le couvert en disant "Tiens ya une suite". Alors ma soeur lit et tombe sous le charme du sorcier mal coiffé et scarifié du front. Du coup elle me dit "Il faut que tu lises ça te plaira". J'ai 17 ans à l'époque et je me vois mal lire un bouquin pour gosse alors que je suis en section littéraire, ma réputation en dépend. Alors je me cache. Je commence par le 2e, ma soeur m'expliquant que le 1er est lent et enfantin.
        Harry Potter et la Chambre des Secrets dans les mains, je trouve ça pas mal, dans le genre aventure avec des serpents géants, des épées magiques et des phénix... Ses amis Hermione et Ron représentent avec lui la trinité, Harry étant l'audace, et Hermione l'intelligence, et Ron étant le lien entre les deux. C'est terriblement efficace et les livres de cours, les bonbons chocogrenouille construisent un décor riche et hors du commun.
        Du coup, pour mieux comprendre cet univers riche en tiroirs, je lis le 1er livre. Je redécouvre ce bon vieux Hagrid avec ses mains "de la taille d'un couvercle de poubelle", sa moto qui appartient en fait à Sirius Black. Même si ce livre est celui qui pose les bases et ouvre l'histoire je le considère comme le moins bon vu qu'il est très simpliste. (en même temps les livres - et Harry - sont faits pour grandir avec les lecteurs et cette idée est purement géniale).

        Quand Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban est sorti, ma soeur était la seule à squatter devant la Fnac pour l'avoir. Les vendeurs ont dû la prendre pour une dingue à l'époque. Elle lit le livre en une journée une nuit et me le tend le matin les yeux bouffis : "à toi" et retourne se coucher. Elle était intoxiquée. D'ailleurs, l'intoxication s'est répandue très vite, car les voyages dans le temps, les métamorphoses de Sirius Black, les détraqueurs qui veulent manger nos âmes, tout ça relevait le niveau vers une adolescence dure, et pour la première fois le méchant Voldemort n'était pas au rendez-vous. Le monde autour d'Harry et Poudlard s'élargit, on découvre un village de sorciers, les anciens amis des parents d'Harry, des sorts compliqués, et surtout un ministère de la magie avec une organisation très précise. Harry n'est plus qu'un noyau perdu dans un fruit plein de pépins. Le Prisonnier d'Azkaban va totalement changer la donne dans l'univers de la magie.

           Du coup, les éditeurs sentent qu'une tempête couve et décident de faire tourner le vent. Harry Potter et la Coupe de Feu, le 4e tome sort pour la première fois en Best Seller, le gros format très cher qui n'est PAS destiné aux enfants. La génération 1985-1989 se fait voler son héros par des parents et des frères et soeurs qui veulent savoir pourquoi leur fille tombe amoureuse d'un geek gringalet qui rafistole ses affaires avec du scotch.
            Dans ce livre, celui du milieu et ça se sent (historiquement et économiquement), Voldemort reprend vie, Harry affronte véritablement la mort et l'amour (et ses "papillons dans le ventre"). La Coupe de Feu n'est pas uniquement une aventure d'Harry Potter, elle est sans doute la mieux écrite et la plus aboutie ce qui explique peut être le succès (et la raison du marketing). Rowling abandonne la structure habituelle de son roman : l'histoire ne commence pas chez les Dursley avec Harry qui râle, mais avec le Serpent de Voldemort qui tue du sang froid (logique) un pauvre vieux. Le ton est donné, on n'est plus là pour jouer. D'ailleurs il n'y a plus de jeu, fini les parties d'échecs, les matchs de Quidditch, désormais on participe au tournoi des 3 Sorciers et on risque sa vie et celle des autres. Et le monde s'élargit encore, tous les pays comptent leurs magiciens, et les Mangemorts ne sont plus seuls car ils savent que Voldemort est toujours en vie. A la fin du livre, la réunion morbide du cimetière n'est que le juste retour d'une puissance trop longtemps sousestimée. Et ce n'est pas un gosse seul qui va pouvoir arrêter ça. Le lecteur ne comprend pas, et Harry non plus, comment la survie de ce binoclard peut être possible face à un Hitler de la sorcellerie. Les questions resteront en suspens.

        2001, pas de suite. 2002 pas de suite. Le public s'impatiente, trépigne, relit la bave aux  lèvres les 4 livres, les théories s'échaffaudent : mme Figg est une sorcière, elle surveille Harry depuis le début. L'esprit de Voldemort vit en Harry, Les parents de Harry le protègent quoi qu'il se passe, et je pense déjà à cette issue horrible, Harry ne s'en sortira pas vivant.
        C'est d'ailleurs pendant cette période que la mode devient magique ; on sort le Seigneur des Anneaux, on dépoussière le Monde de Narnia en livre avant d'en faire un film, Serge Brussolo publie Peggy Sue sans trop de succès.

        2003, ENFIN Harry Potter et l'Ordre du Phénix sort, je ne me retiens même pas et je lis en anglais comme les hardcores fans qui se sont developpés en 3 ans, et c'est là que l'attente prend tout son sens, Internet, les forums, le livre de Quidditch sorti pour patienter, les "annexes"... Tout ça c'était pour attiser le désir créer le besoin, faire grandir en nous un manque de magie. Coup réussi. Pour la première fois les magasins étrangers mettent en vente la 1ere édition anglaise de 766 pages. 4 jours d'insolation (et d'isolation), impossible de me lever, de dormir, alors je lis Harry Potter. Harry est devenu un petit con genre "Personne ne me comprend allez tous vous faire foutre !" ou alors "moi je sais alors pourquoi vous m'écoutez pas ??", il râle et rouspète, perd ses potes, traite sa meuf comme une merde et on comprend pourquoi Cho se barre. (ceux qui ont vu le film ont vu un héros parfait trahi par la femme qui l'aime... ah la salope !). En fait la réaction d'Harry est légitime, elle est d'ailleurs proche de celle du lecteur qui découvre qu'Harry n'est qu'un petit point dans un système bien plus grand. Harry n'est plus le seul à se battre contre Voldemort (et en fait il ne l'a jamais été).
        Finalement l'amitié avec Ron et Hermione s'en retrouve renforcée, et c'est grâce à eux que Harry tient vraiment le coup. En fondant l'Armée de Dumbledore, les 3 compères s'ouvrent de nouvelles amitiées, Neville Londubat qu'on connaissait déjà comme un naze devient plus sûr de lui et prouve sa valeur au combat. Ginny Weasley, la soeur de Ron, prouve sa valeur au combat avec des Reducto qui font mal. Elle est l'une des rares à connaître Voldemort, ce dernier l'a possédé dans le tome 2 ; elle fut sauvée par Harry et elle lui voue un culte secret sans pour autant être une groupie inutile.

        Avec ce livre, JK Rowling ouvre la symbolique de sa saga. Cette fois le monde dans lequel vit Harry est beaucoup plus dur. Harry n'est plus une "star" mais un menteur à traquer, il fait désormais parti des rebelles qui sont seuls à voir que le mal est là et l'Etat fait l'autruche (un peu comme les premices de la 2nde guerre mondiale).
        La première cicatrice d'Harry fut infligée par Voldemort, "le marquant comme son égal". Dans le 5e tome Harry reçoit une seconde cicatrice : "je ne dois pas dire de mensonges". Cette cicatrice est faite par miss Ombrage mais représente tout le ministère de la Magie. Cette fois Harry est marqué à vie. Ses deux ennemis l'ont marqué au fer rouge, désormais il est facile pour lui de savoir qui est contre lui.
        L'Ordre du Phénix répond très bien aux attentes du lecteur, mais c'est lent, et entre le début et la fin il ne se passe rien. C'est très psychologique et politique, mais Luna Lovegood, une freak qui se met des radis en boucles d'oreille amène du sang frais dans l'univers, et surtout prouve à Harry et au lecteur que l'union fait la force et que 6 c'est mieux que 3 et que 3 c'est mieux que 1. (c'est limpide)

potterlg.jpg       Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé relance considérablement l'histoire en l'inscrivant dans notre monde. Le Premier Ministre anglais ouvre le roman, la population est démoralisée par les détraqueurs, bref, tout va mal. Tout va tellement mal que le mentor d'Harry, le professeur Dumbledore meurt. Il était le Gandalf d'Harry. Et tout le Prince de Sang-Mêlé n'est que le Testament de Dumbledore, un passage de flambeau. Dumbledore donne des missions à Harry, mais il semble affaibli, une brûlure malsaine lui rongeant la main. En plus d'être un testament, le Prince est une biographie, celle de Tom Elvis Jedusor autoproclamé Lord Voldemort. Pour finir, le Prince de Sang-Mêlé tire son nom d'un personnage détesté, Severus Rogue, professeur de Potions devenu Professeur de défense contre les forces du mal. Le titre du tome 6 évoque Rogue ce type antipathique qui semble malsain, mais évoque surtout la plus grande trahison de toute la littérature. A la fin du livre Rogue tue son propre chef, son mentor, et par son geste il détruit toutes les espérances d'Harry. Celui que Dumbledore considérait comme son espion n'était qu'un espion pour Voldemort. La mort de Dumbledore n'en est que plus rude... Et Harry est forcé de la regarder sans pouvoir agir.
        L'école Poudlard devient un champ de bataille, les élèves se battent entre eux, les Serpentards sont les bêtes à abattre. Les professeurs sont en guerre contre les Mangemorts, l'Ordre du Phoenix se bat pour sauver des vies innocentes, mais leur chef est mort.
            C'est le second tome dans lequel Voldemort n'apparaît pas. C'est pourtant celui où il est le plus présent, dans la pensine de Dumbledore, mais en temps que jeune sorcier solitaire et intelligent, Tom.
        Ce livre est celui qui répond à la plus grande question : "Comment Voldemort a-t-il survécu les 14 dernières années ?". On découvre alors l'existence des Horcruxes, des objets abritant une partie de l'âme de Voldemort. Tant que ces objets ne sont pas détruits, Voldemort survivra. C'est cette quête qui blessera, puis tuera Dumbledore, c'est cette quête que devront accomplir seuls, Harry, Ron, et Hermione.
         Le Prince de Saint-Mêlé est, même sans considérer toute la saga Potter, un grand livre. Il présente les méandres de l'esprit torturé de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Comment un orphelin peut devenir un monstre tout en restant humain. Comment des hommes saints d'esprit peuvent suivre, approuver et aider une telle folie. La mort de la figure du père offre à Harry le moyen de montrer sa détermination et surtout l'amène à faire son devoir. Il devient responsable de la destinée de son monde.


medium-pottercover3.jpg
        Harry Potter et les Reliques de la Mort sortira le 26 octobre. Bien sûr des gens camperont devant les Fnac, les têtes de gondoles seront toujours pleines et tout le monde sera servi. Bloomsbury a vendu 72 millions d'exemplaires en anglais la première semaine. Je me souviens ce samedi à 9h25 dans ma Fnac locale, je prenais le 1er livre devant moi et 3 secondes plus tard une fille en fit de même et me suivit à la caisse. L'exemple parfait de la compulsion.
            Ce 7e et dernier tome de la saga clot avec brio les aventures du jeune sorcier devenu adulte (mais toujours puceau). Il a 17 ans mais parle et se bat comme un homme. Il est responsable, courageux, honnête, et surtout sait rester humble avec ses amis. JK Rowling se permet une petite référence au Seigneur des Anneaux, mais s'en sert avec intelligence et recul. L'histoire est ficelée, définitive, la maitrise du propos est évidente et il semblerait presque que le dernier tome fut écrit depuis une dizaine d'années. Les liens se tissent entre les différents tomes, les références pullulent et tout tient debout avec un équilibre déconcertant.
          Harry Potter et les Reliques de la Mort donne un sens au mot priorité et responsabilité. Mais il offre aussi un regard nouveau sur l'amour et l'amitié. J'ai rarement ressenti autant de respect pour des personnages de fiction. Jamais je n'ai été triste en lisant ce livre, j'était juste surpris, parfois choqué, souvent fier. En fait ce livre exprime la valeur d'une vie, la fierté et le dévouement. Les êtres les plus insignifiants et les plus vils ont un rôle à jouer, et les pires monstres sont parfois nécessaires pour nous montrer qu'une vie heureuse se mérite.
        Je n'ai pas versé de larme en lisant, juste les yeux humides, et un coeur qui battait tellement que j'étais dans un état de stress proche de celui des héros. Mais j'étais triste de quitter ce petit bonhomme imaginaire, un petit frère devenu ami, dont les aventures s'arrêtent (enfin) pour lui.
        Dans la forme, le tome 7 rompt totalement la tradition car l'année n'est pas découpée comme d'habitude, et surtout parce que Poudlard n'est pas le décor du roman. Car le monde est vaste et un jour il faut savoir sortir de chez nous pour affronter le monde.


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        Harry Potter est le symbole d'une génération, les 1985-1989. (et ceux autour aussi). Il est aussi le symbole d'un mercantilisme jamais atteint pour de la littérature jeunesse et de la littérature tout court. Des sorties mondiales, des ouvertures à minuit, des piratages pour avoir l'avant-première, des milliers de pages prises en photo pour spoiler, des groupes organisés de "réécriveurs" pour taper l'intégralité du livre et la diffuser sur le net, des théories des spéculations, des Fans Fics d'excellente qualité. Harry Potter va laisser un vide immense dans l'univers de la saga littéraire. Les limites ont été repoussées et les films ne seront jamais au niveau de l'engouement créé par les livres.
        Reste à savoir si Harry Potter est un feu de paille littéraire, si sa lecture survivra au temps, qui nous dit que dans 10 ans il ne sera pas oublié ; nos enfants auront leurs héros. On leur montrera nos 7 livres en disant "mon chéri il faut que tu lises ça, papa a vécu des aventures merveilleuses avec Harry Potter". Mais ça sera la mode des pisto-lasers et des vaisseaux galactiques ; et on relira la saga avec un sourire en coin, en se disant comme un vieux, "c'était mieux avant".


 
PS : je n'ai jamais remercié ma soeur de m'avoir pris la main pour franchir la porte de Poudlard, mais c'est quelque chose que je n'oublierai jamais.

par Dirty Epic publié dans : Les fils rouges
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Vendredi 27 juillet 2007
    Je vous vois la langue pendante, l'oeil torve et les nasaux vasodilatés : vous êtes en manque. Presque 3 semaines sans texte à se mettre sous la pupille. On va dire que j'étais en vacances. Mais je suis heureux de retour et pas rasé.

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Petit cours rapide et pas ennuyeux pour que vous soyez bien dans vos pompes. D'abord, pour bien customiser ses baskets, il faut être à côté de ses pompes. Plus exactement il est difficile de peindre avec ses chaussures aux pieds et vous peindrez comme un pied.
Donc Etape 1 : déchaussez vous.

    Pour simplifier la tâche, nettoyez bien vos chaussures (ça vous pouvez le faire mais si vous ne customisez pas vos chaussures ;-) hydratez un poil le cuir si besoin.

Etape 2 : Protégez les bords.
DSCN1808.JPG    Pour ne pas déborder en mettant en couleur, la technique est de faire les formes avec un scotch type "bande tape" en caoutchouc (je sais que tape ca veut dire bande en anglais, mais c'est comme lol mdr, c'est juste pour que les gens comprennent). Alors vous collez bien en suivant vos parties a protéger sinon ca va baver et faire des pâtés tous moches.








DSCN1809.JPGEtape 3 : Peignez. (du verbe peindre, pas peigner)
    J'ai utilisé un Poscaca noir puisque je voulais la couleur noire. mais vous pouvez utiliser un vert turquoise, mais ce serait une faute de goût.
  Constat après 12h de port : le noir est franchement beau, profond, MAIS il semble que la couleur parte trop facilement... Donc si c'est pour les repeindre à chaque fois c'est pas top. Je vais voir avec des peintures acryliques pour que ca tienne sur le caoutchouc des semelles.
En revanche sur le cuir ça tient très bien.



Etape sur des bambous et c'est n°1 :

    Après l'effort il est normal que vous ayez un coup de pompe. Donc reposez-vous, laissez sécher. Passez une deuxième couche pour le fun. Et après laissez sécher. Longtemps, histoire d'être bien sûr, bien sûr.

Etape a-une-clope ? :
    Vous enlevez le Tape avec soin histoire de pas flinguer les coutures et le cuir. Contemplez le résultat qui est quand même pas mal. Choisissez vos lacets, parce que les gens pensent toujours que les lacets c'est fait pour attacher ses chaussures alors que n'importe quel amateur de baskets vous le dira : Les lacets c'est fait pour faire beau !

DSCN1814.JPG
     Pour mes premières custom shoes j'ai choisi des lacets classiques, j'évite les pets l'épais laçage qui fait trop skater pour avoir le motif croisé sur la languette. Et j'ai pris des lacets noirs histoire de continuer dans le bicolore et que ça ressorte bien.

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    J'espère que ce sujet purement décoratif vous a plu, la semaine prochaine je vous apprendrai à confectionner un napperon au crochet. pour tuner la banquette arrière de votre 106.

Etape rend plein de choses sur Tamard !
        Et si tamard de lire, regarde les images !


par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mercredi 25 juillet 2007

J'étais pavé de bonnes intentions, mais enfer et damnation, ma freebox est tombée en panne. Et comme par hasard c'est au mauvais moment. J'avais encore plein de choses à vous raconter... Du coup j'ai fini Harry Potter 7, qui est le meilleur des 7 (et de loin) et qui clot la saga avec brio ; mais comme ma free est en panne je ne vous raconterai pas la fin.

Quand on n'a plus internet, on découvre les plaisirs simples de la vie, comme regarder des épisodes d'Alias (série qui fait encore plus rire que Malcolm), manger des mirabelles tout juste tombées des arbres, customiser ses Adidas Superstar avec un gros Posca noir. Je vous ferai un cours de custom shoes d'ici peu, j'ai pris des photos pour vous montrer. Le résultat est génial, mais j'ai peur que ca ne tienne pas... Le temps jouera t'il contre moi ?
J'ai également commencé d'écrire mes mémoires d'animateur colo, dans lesquelles je résume ma courte carrière, et surtout où j'explique pourquoi j'ai arrêté (la question revenait trop souvent, et je voulais faire un point dessus). Donc les sujets précédemment annoncés attendront encore un peu.

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Dans la série "je ne sais pas ce que je veux", les journalistes sportifs nous offrent cet été un florilège d'hypocrisie qui dépasse celui de l'année dernière qui surpassait déjà celui de l'année précédente. Je veux bien sûr parler du Tour de France. Lors de la 3e étape, entre Waregem et Compiègne, le rythme était très lent, la course inanimée sauf sur le sprint final qui était une bonne partie de plaisir, mais elle s'est terminée vers 18h ! On n'avait pas vu ça depuis 1998.
Les journalistes radio et télé parlaient de rythme lent, sans saveur, ils avaient l'air dégouté de commenter une course aussi ennuyeuse. Et là, mardi 24 juillet, tout le monde saute à la gorge du maillot jaune Rasmussen, de Vinokourov, et de toute l'équipe Astana, parce qu'ils sont dopés.
Chers journalistes, vous voulez quoi ? Du sport ou du spectacle ? Parce que le spectacle l'emporte toujours depuis longtemps grâce aux média ; et les sportifs qui meurent à 40 ans d'un arrêt cardiaque, c'est un peu bizarre pour expliquer aux enfants que "le sport c'est la santé". 
Je suis triste de voir tant d'hypocrisie dans le sport d'aujourd'hui. Il faudrait faire une compétition de dopage, genre récompenser les meilleurs médecins pour avoir trouvé le fortifiant le plus efficace (une compétition de 10 ans où seuls les athlètes survivants au traitements de choc peuvent participer).
Et tant qu'à faire dans l'hypocrisie, je rapprocherais le dopage et la drogue (comme cela se fait couramment). Le cannabis est considéré comme un dopant dans le sport. Mais maintenant prenons un autre domaine où la drogue est très présente : l'art. Peut-on parler de dopage quand un artiste se drogue ?
Je sais que ça paraît surprenant mais pensez-y. Les Fleurs du Mal seraient-elle si bien sans un Baudelaire sous éther ? La musique de Gainsbourg serait-elle aussi touchante sans l'alcool ? Il faudrait entièrement refaire le panthéon des artistes et virer ceux qui étaient dopés. Il resterait Bernard-Henri et Marc Levy. Mais là ça serait alors au lecteur de se doper pour les lire.


PS : J'envoie aussi tout mon amour et mon soutien à ma Cherry qui est toute malade mais qui le cache très bien.

 

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Vendredi 20 juillet 2007

J'aime bien les situations périlleuses alors je vous écris en direct de mon boulot où j'ai tout de même accueilli 11 visiteurs en 4h. Ma journée se compose donc de: sandwich poulet curry, sms avec ma chère et tendre, feuilleté de livres sur son coulis de pages, observation des gens qui passent dans la rue, le tout rythmé par les cloches qui tintinabulent toutes les 15 minutes.
j'ai également rongé mes ongles, compté mes cheveux, imaginé le synopsis de mon 248e livre non écrit, dégluti 27 fois, toussé 4 fois ; j'ai regardé aussi des photos du festival de Dour comme on regarde des souvenirs d'enfance.
Et je me suis dit 16 fois : je suis fatigué. Ca en devient fatigant.
Ca fait 3 jours que je dois faire un résumé de mon week end musical et boueux, mais j'ai sans doute peur de tomber déjà dans la nostalgie. Je suis censé continuer les fils rouges, mais mon style décousu détricote le tissus de textes que j'avais tissé sur la toile. J'ai eu aussi un regain d'inspiration ces deux derniers matins car je fus par deux fois réveillé par un orage, foudre et pluie battante m'appelant à commencer ma journée ; mais moi, dans ma torpeur ensommeillée, je fourmillais d'idées pour décrire mon amour de l'orage, mais le confort de la couette m'obligea à garder pour moi mes émotions oniriques.
Si vous êtes sages je vous en ferai part.
Bon, sérieusement, ce soir je vous écris un texte, même un nul, parce qu'à partir du samedi 21 juillet, je serai à Poudlard pour savourer la fin des aventures de Harry Potter ("Enfin" diront les 3 anti potter du fond). Et bientôt je vous proposerai une présentation d'Harry Potter garantie sans poils spoil.


Sur ce, je vous laisse, un touriste anglais arrive avec des sandalettes en chaussettes et un sac à dos d'ado.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mercredi 11 juillet 2007
Aujourd'hui je m'étais juré de ne rien écrire, ma paresse dictant le moindre de mes mouvements. Mais une rencontre phénoménale m'a fait sortir de ma tanière. Je vous la conte ici avec le plus de détails croustillants possible. Pour plus de compréhension, mon vrai nom est Frédéric Herbin (oui comme l'entraîneur, comme le peintre aussi, mais la plèbe connaît moins).

Il était près de 18h, je travaillais comment un forcené en lisant Harry Potter (mon travail est d'accueillir des visiteurs d'un lieu culturel qui souhaite conserver l'anonymat). Arrive alors un routard, comme sur le guide, chargé comme un bédo, qui entre légérement humide de la pluie estivale. Poliment, il me demande s'il peut déposer ses sacs à l'accueil pour visiter l'exposition ; je lui fais une place, et je prends son sac à dos labellé par Orly me semble-t-il. Et une écriture manuscrite attire mon attention.
"Tiens c'est marqué Herbin... j'ai dû laisser trainer un papier.
Merde c'est marqué Frédéric Herbin !"

Dans ma tête les images se bousculent, vous savez, comme dans un film de Michael Bay où le montage est fait par un parkinsonien. Je me mets à parler plus vite que je ne réfléchis et le tutoiement s'impose comme si je connaissais la personne en face.

- "Excuse-moi, tu t'appelles Frédéric Herbin ?"
- "Euh... oui, pourquoi ?
- "Parce que c'est moi Frédéric Herbin !"
L'air confus Frédéric me répond : "Tu t'appelles aussi Frédéric Herbin ? c'est marrant ça !"

Etrangement il me semble que je suis le seul vraiment surpris, et je suppose que mon côté expansif a dû calmer mon homonyme, qui du coup ne semble pas autant sidéré que moi. J'étais tellement stupéfixé que j'ai même dit : "alors ça c'est fort de café !" (mon dieu comme j'ai honte).
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*





"Tu habites où ?"

il me répond: "A Tours".
Et Frédéric me dit : "en fait ce n'est pas la première que je suis confronté à un autre Frédéric Herbin, une fois à Paris je remplissais un dossier et je tape mon nom et le dossier était déjà rempli par quelqu'un d'autre.
...
Mais j'y pense, tu fais de l'Histoire de l'art ?"
Mon sang ne fit que 3200t/par min.
"Oui je faisais Histoire de l'art j'ai arrêté depuis."
C'est seulement après que j'ai songé au pass étudiant du Louvre, il était tombé sur mon dossier. Et en parlant de dossier, une affaire non-classée revint dans ma tête. Un dossier vieux de 10 ans... Un Frédéric Herbin de Tours, les fils se touchent, les synapses carburent, on se croirait dans le générique de Fight Club, et là, la révélation :
"Tu as quel âge ?"
"26 ans."
"Tu n'aurais pas écrit une petite annonce dans un magazine X Files ?"
"Oh c'est bien possible, je me souviens plus..."
"Alors on devait être les deux seuls Frédéric Herbin à lire X Files Magazine alors !"

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L'histoire me sautait à la gorge, je me souvenais encore de cette découverte, j'avais 15 ans à l'époque, je lisais X Files magazine dans la voiture de mes parents, à Dijon, et je lisais "Frédéric Herbin à Tours" ; ma mère m'avait dit d'écrire, et je me souvenais de Tours parce que c'était près de chez ma marraine. Comment un souvenir insignifiant fait son bonhomme de chemin et devient l'éclair d'une journée (je ne peux pas dire d'une semaine vu que ce week-end va être du feu de dieu).

En rencontrant mon homonyme j'ai cru me trouver devant un miroir d'âme, il y a un épisode d'X Files (saison 7 épisode 20) justement avec deux personnes ayant la même vie. Deux Frédéric Herbin, deux fans d'X Files, deux étudiants en Histoire de l'Art, dont le parcours s'était déjà croisé deux fois, une fois par lui, une fois par moi.
Je ne sais pas combien il y a de Frédéric Herbin en France, mais je ne mouille pas trop en disant qu'il y avait 1 chance sur 10 millions pour qu'on se rencontre.

Et tout ça grâce à une étiquette sur un sac, indiquant mon nom, avec son écriture.



*
un ange passe.
par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Vendredi 6 juillet 2007
Depuis quelques temps j'ai quitté les rues crotte-de-chien-tisées de Nancy pour retourner à celles de mon adolescence, plus propres mais moins vivantes. Metz est une ville que je n'ai plus aimé le jour où je l'ai quitté, et y revenir  ne fait que mettre en avant des défauts toujours plus grands.  Je déteste la bourgeoisie de Metz, la richesse et la suffisance de ses habitants, le cloisonnement stylistique des jeunes qui encore plus fort qu'ailleurs. Mais finalement ce que je déteste le plus c'est l'aura nauséabonde que fait peser la mairie sur la ville.

Un jeudi soir ici normal qu'un jeudi,  j'avais rendez-vous avec une amie pour un échange de DVD, je recevais la 5e saison d'Alias contre les 4 premières de 24 (oui je sais pas c'est pas équitable, j'y perds) La soirée commence tranquillement et se passe bien, j'arrive même à faire une superbe faute poétique en disant "vanter ses louanges" (j'aime mélanger les expressions). Tout ça pour dire que je m'amuse malgré mon étrange fatigue, mais je m'en fous je résiste encore un peu histoire de ne pas passer pour un mou du slip.
Finalement la soirée se termine, bise de rigueur et je regagne ma voiture stationnée comme d'habitude sur la place de la Cathédrale (rebaptisée récemment Place Jean-Paul II, encore une bonne raison pour que je n'y remette plus les roues). Je repars avec Nine Inch Nails à fond  les patrices mais quelques gouttes de pluie (fréquentes en Lorraine) s'écrasent sur mon pare-brise. J'allume les essuie-glaces, et là tonnerre et pipe en boîte bordel de merde putain fait chier sa mère vend ses charmes contre un twix ! J'avais une contredanse qui se frottait le carbonne contre ma vitre.  Triste comme une institu, je m'arrête au feu et ramasse le papier waterproof.
35€. Soit Harry Potter 7 et un CD, un coffret DVDcollector, un jean,  2 boîtes de figurines dragon ball,  un tiers de superstar Adidas, un bout de cadeau d'anniversaire pour ma femme.
Mais comme tout, la colère passe (surtout quand il pleut).

Flashback explicatif : Metz est dirigé depuis bien avant ma naissance par un homme nommé Jean-Marie Rausch. Cet homme est accroché à la mairie comme une moule à son rauscher. Je pense (et j'espère pour lui) que ses fonctions vitales s'arrêteront dans l'exercice de ses fonctions. Depuis quelques temps son hobby est de jouer avec les parkings. Il a du être élévé au Sim City, parce qu'il aime vraiment changer des choses pour rien (ou alors pour faire son intéressant). Donc pour se garer au centre-ville de Metz, la plèbe se rend le plus souvent aux alentours de la cathédrale (normal c'est le centre). Mais en ce moment les parkings dans le coin sont aussi nombreux que les cheveux de Rausch.
Place de Chambre, plus de parking.
Place du marché, plus de parking.
Parking Cathédrale souterrain, plus de parking. (c'est quand même très intelligent de faire tous les travaux en même temps).
Alors je me suis garé sur la place Jean-Paul II, là où les cafetiers mettent leur terrasse l'été (mais comme c'est toujours pas l'été ici, il ya de la place pour se garer. Depuis 5 ans je me gare ici, jusque maintenant c'était TOLERE la nuit. Mais ce soir là, l'agent 046APJA fit du zêle et aligna ; il était 20h53 quand cette ombre sournoise accomplissait son méfait au service secret de sa majesté Jean-Marie.

Les parkings sont l'obsession de m. Rausch, son cheval de bataille et de fontaine, il en rêve la nuit, il joue avec des petites voitures sur une moquette aux motifs citadins et routiers comme on en voit dans les chambres d'enfant. Il est monomaniaque du stationnement. Il est toqué du képi (Comment ça je m'acharne ?). Internet est le royaume des râleurs et de la colère gratuite (enfin pas tant que ça, 35€ quand même...)

En conclusion je laisse la réponse à notre estimémère, sourd comme impôt, vantant les louanges de sa cité.

 




par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 3 juillet 2007
        Voilà, la notoriété a un prix, je l'ai payé en me faisant tagguer par Minuit Dix-huit (un pseudo aux allures de Grand Corps Malade "d'ailleurs j'vous laisse là c'est chaud... il est déjà midi vingt - j'en profite d'ailleurs pour placer une très mauvaise blague : monsieur et madame Vin ont un fils...? Medhi, Medhi Vin...)
 
        Pour faire plus ample connaissance, voici le blog de m. Dix-huit (dont les frères sont connus à la télé : Cent et Deux-cent Dix-huit sont de la même famille) :
http://minuitdixhuit.over-blog.com

        Puisque le succès a un coût, je me dois de perpétuer cette tradition millénaire (le graffiti existe depuis la Rome antique, on a trouvé des tags genre "Romulus was here" sur de nombreux vestiges)

 


Graffito caricatural d'un homme politique,
découvert à Pompéi.


Règle du jeu du Tag :


Chaque personne décrit 7 choses sur elle-même (celles qui ont été tagguées doivent écrire sur leur blog 7 choses qui les décrivent ainsi que le règlement).
Elles doivent ensuite tagguer 7 personnes, les énumérer sur leur blog puis leur laisser un message les invitant à venir lire ce règlement. 


 
7 choses que je sais de moi…


1 – Je suis matérialiste. Il paraît que connaître ses défauts c'est déjà les combattre, mais protéger son ipod avec des films plastiques, des housses et tout ça, c'est déjà compulsif. Il y a certaines paires de baskets que je ne mettrai jamais s'il pleut. Et touchez pas à mes figurines Dragon Ball !
 

2 – Je suis dépendant très facilement et je ne fais jamais dans la demie mesure. Exemple : si j'achète une figurine Dragon Ball il me faut la collection complète, soit une centaine. Quand je regarde 24, c'est les 18h d'affilée, sinon ça n'a pas d'intérêt. (et si les séries que j'aime compte 10 saisons, j'achète les 10).  Quand j'aime, j'aime à fond et je suis prêt à tout par amour, ma chère et tendre en sait quelque chose.

 

3 – J'aime être seul. Ecrire, lire, écouter de la musique, regarder un film (sauf au cinéma). J'aime les plaisirs solitaires, c'est de la masturbation intellectuelle.  

 

4 – Je parle trop et souvent fort. Je pense que ça a un rapport à la taille. Notre estimé président est l'exemple idéal de ce besoin de reconnaissance demandé par les gens de proportions modestes.

 

5 – Je sais que je suis capable de grandes choses, j'aimerais un jour pouvoir écrire un livre génial ou un scénario incroyable ; mais je sais aussi que je n'ai ni le courage, ni la volonté de me consacrer à UNE chose. Alors la notoriété ça sera pour une autre vie.

 

6 –  Je me trouve drôle. L'inconvénient c'est que la vie en société m'oblige à me censurer pour éviter d'importuner mes concitoyens. Je retiens certaines blagues car je sais qu'elles sont nulles, mais c'est de la constipation humoristique, et un jour ça finit par sortir (cf. le 1er paragraphe qui est un très bon exemple de dérapage)

 

7 – Je possède les qualités naturelles d'un homme et je possède également de nombreuses qualités féminines. Mais ça ne fait pas de moi quelqu'un de meilleur. C'est juste que je suis plus facilement attiré par la compagnie des femmes que celle des hommes. Sans doute parce que les filles sont mieux que les hommes.


 

Et les gagnants du jour sont :

http://www.ledictionnairedesfilles.com/

http://alpasyrie.over-blog.fr/

http://www.20six.fr/egout.mental

http://www.marketing-alternatif.com/

http://noirbonbon.canalblog.com/

http://siontezuka.canalblog.com/

http://blog.aufeminin.com/blog/see_158341_1/Leonore-mon-Tresor


Je rajoute un numéro complémentaire :
http://www.artabus.com/ballasse/
(Parce qu'elle n'est pas tagguable, mais aurait dû l'être en 1ere ligne)

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Lundi 2 juillet 2007
        Etant historien de malformation, j'ai découvert avec grand intérêt le site new 7 wonders. Le but est simple et les adeptes de la langue de Shakespeare (il embrasse très bien) l'ont déjà compris, il s'agit de faire une nouvelle liste, actuelle, de 7 Merveilles du Monde.
- Mais pourquoi refaire une liste ?
Parce que 6 des 7 Merveilles du Monde n'existent plus, et que du coup c'est pas touristique d'aller visiter du vide.

Leçon d'Histoire pour apprendre des choses qui vont permettront de briller au Trivial Pursuit
        Le Top 7 des Merveilles du Monde a été réalisé par Antipater de Sidon mais si vous n'avez pas envie de retenir un nom à la con, dites que c'est Hérodote, personne ne pourra dire le contraire. La seule certitude, c'est qu'elle a été recopiée et mise au propre par Philon de Byzance vers 215 av. JC.
 
Parenthèse : Si vous voulez briller en société, vous pouvez aussi critiquer Wikipédia ; à chaque fois que je vais chercher des infos sur cette soi-disant encyclopédie j'en ressors plus bête qu'en arrivant.
Exemple : "Les sept merveilles du monde antique sont les plus admirables monuments du monde antique, selon une liste généralement attribuée à Antipater de Sidon et datée d'environ -140. L'auteur alexandrin Philon de Byzance donne la liste de manière formelle dans son ouvrage, intitulé Sur les sept merveilles du monde."
Jusqu'ici rien ne vous frappe, normal, mais si Antipater a fait cette liste en -140, je me demande comment Philon de Byzance a pu reprendre cette liste puisqu'il vivait au IIIe siècle av. JC. (soit de 250 à 200 av. JC. pour faire large).
Quand je pense que les étudiants cherchent leurs documents sur Internet, j'espère qu'ils font de sérieux recoupements... enfin passons.

        Les Merveilles du Monde me fascinent depuis toujours puisque j'ai une enfance Indiana Jones, donc j'aime les vieilles pierres et les trous. Découvrir les 7 Merveilles, c'était pour moi comme une aventure incroyable, un voyage dans le temps et sur terre. Rêver à des civilisations disparures, regarder des constructions qui font dire "les métiers du bâtiment, c'est plus ce que c'était".


Petit tour du monde des merveilles :

- Les pyramides déguisées de Gizeh :
Construites en 2550 av. JC., elles sont grandes, pointues, en pierre, et servaient à faire atterrir les vaisseaux des extra-terrestres. Bizarrement c'est la plus vieille merveille, mais c'est la seule encore en état (si les touristes allemands ne piétinent pas trop les pyramides ne finiront pas en poussière avant longtemps). Plus sérieusement, les pyramides sont 3, tombeaux des pharaons Kheops, Kephren et Mykerinos. Même quand Hérodote les a visités il les considérait comme des monuments antiques, c'est dire comme elles sont vieilles. Même si la pyramide de Kephren semble plus haute, c'est une illusion, elle est construite sur un plateau et a une pente plus inclinée ; mais c'est bien Keops qui a la plus grosse.


image de Alban-Brice Pimpaud- Les jardins suspendus de Babylone
: dateraient de 600 av. JC. et ont été construits sur ordre de Nabuchodonosor II (comme pour Terminator, le 2e est meilleur que le 1er). On n'a pas d'image des jardins, juste des descriptions faites par des soldats : des jardins en terrasse, avec des escaliers, des arcades et tout et tout. Des fouilles ont retrouvé le site originel, mais vu qu'il s'agit de plantes, il n'a pas de vestiges. (Pis de toute façon c'est en Irak alors les archéologues ont pas trop envie d'y aller).


- Le temple d'Artémis à Ephèse :
Chef d'oeuvre de l'art ionique, Il a vu le passage de 3 géants de l'architecture grecque : Théodore de Samos, Ctésiphon et Métagénès. La construction commence en 550 av. JC., mais c'est sa destruction qui est intéressante : un bon gars nommé Erostate l'a fait brûler afin que l'Histoire retienne son nom. Pari gagné. Comment devenir célèbre quand on n'a pas de talent ? Alexandre le Grand le fera reconstruire, parce que dans le genre temple, il avait de la gueule : des statues de Phidias, Polyclète, Praxitèle (très à la mode en ce moment). Et Néron, suivi des Gothiques, prie soin de bien piller les trésors de ce temple pour la grandeur
Rome.

- La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie :
Le mot bizarre, c'est pour dire qu'elle était en or et en ivoire. La statue mesurait 12m assise, je vous dis pas ce que ça fait debout. Phidias l'a sculpté de 437 à 433 av. JC., et elle se trouvait dans le temple de Zeus dans le sanctuaire d'Olympie. Il a une Athéna Nikè dans la main (Nikè voulant dire victorieux et c'est de la que la marque Nike tire son nom), et un sceptré avec un aigle dans l'autre. Son trône est vachement classe aussi, et c'est pas par hasard si c'est le dieu des dieux. La statue fut détruite dans un incendie.





- Le mausolée d'Ali Halicarnasse :
Contre toute attente, Halicarnasse n'est pas un personnage, mais un lieu, et la personne enterrée dans le mausolée s'appelait Mausole. On aurait pû l'appeler le mausolée de Mausole, mais ça aurait fait con. (c'est Mausole qui a donné son nom au mausolée, pas le contraire). Il s'agit d'un tombeau immense construit vers 350 av. JC., avec des scultpures partout, et des colonnes là où
Scopas l'architecte n'avait pas pu mettre de sculptures. Personnellement je trouve que c'est la Merveille la plus mystérieuse (comme plusieurs autres on ne connaît pas sa forme exacte), car on dirait un bâtiment qui n'en est pas un, une pyramide mais ce n'en est pas une etc. Il est détruit en 1494 par un tremblement de terre, mais l'archéologue Charles Newton mettra au jour en 1857 des vestiges des sculptures.

Colosse-de-rhodes.jpg- Le colosse de Rodez Rhodes :
Statue de bronze de 32 mètres de haut, elle représente Hélios, dieu du soleil. Dans le genre "bref mais intense" le colosse de Rhodes est un exemple en la matière puisqu'il a résisté seulement 57 ans (il est terminé en 282 av. JC. et se casse aux genoux pendant un tremblement de terre en 225 av. JC.) Le colosse est ensuite resté couché parce que la pythie de Delphes avait dit de pas y toucher. Mais au VIIe siècle les Arabes ont fondu la statue et vendu le bronze à un marchand juif. (et après ils s'étonnent qu'on les aime pas...) Il existe des tas de théorie sur l'emplacement et la position du colosse par rapport au port de Rhodes, mais une chose est sûre, on sait où a pompé Bartholdi pour la Statue de la Liberté.

- Le phare d'Alexandrie ouhohoh chante encore la même mélodie :

On dit phare parce qu'il se trouvait sur l'île de Pharos (c'est fou tout ce qu'on apprend aujourd'hui). La construction commence en 297 av. JC. sous Ptolomée 1er et se finit 15 ans plus tard sous un soleil de plomb. C'est la seule Merveille a avoir une autre utilité qu'être jolie, puisqu'elle servait à diriger les bateaux dans le port d'Alexandrie mais je ne vous apprends rien. Redécouvert en 1995 par l'archéologue Jean-Yves Empereur (cocorico), il fut construit par Sostrate de Cnide et détruit par Séisme au XIVe siècle. C'est sans doute la Merveille la plus célèbre en son temps, on a retrouvé des souvenirs jusqu'en Afghanistan. Comme quoi les vendeurs de Tour Effeil en plomb (comme le soleil) n'ont rien inventé. (Et c'est la Merveille qui a la page wikipédia la plus complète, ça veut tout dire.) 3 étages (carré - octogonal - rond) et 135m de haut, un feu qui brûle en permanence, on pouvait le voir à 50km.

Phare-alexandrie.jpg

       Au fur et à mesure de cet inventaire j'ai cru m'égarer en parlant trop du passé et de ces monuments perdus. Tout ce que je voulais, c'était vous faire voter sur New 7 Wonders. Mais finalement, tout ce que je voulais, c'était vous faire partager l'Histoire que j'aime, celle des choses qu'on ne comprend pas, celle qu'on oublie car on ne la voit plus. Le succès du Seigneur des Anneaux repose sur ce besoin d'Histoire. Oublions les dates, oublions les noms, les nations, et faisons whaaaaaa! dès qu'on voit une oeuvre titanesque qui transcende toutes idées qu'on a sur l'homme.
        Merveilles du passé ou du présent, l'Homme est toujours au centre, et il est grand, fier, défiant toutes les lois et tous les a priori. Et après ce final dithyrambique, je m'en vais prier l'humanité de nous offrir des jours meilleurs, pour que de nouvelles merveilles voient le jour.

PS : vous avez jusqu'a 07-07-07 pour voter, toujours sur New 7 wonders ;-)


par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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