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Mercredi 30 mai 2007

El Torero Hallucinogene, 1968-70, Huile sur toile de 4x3, collection famille Morse.

    Tout le monde ici connaît Salvador Dalì, et nos parents en ont tellement bouffé (avec des barres de chocolat Gérard Lanvin) que tout le monde a désormais une opinion à peu prêt arrêtée sur le personnage. Soit on aime, soit on déteste (j'adore cette phrase qui finalement ne veut rien dire). Une chose est sûre, pour faire classe dans le monde des arts, il faut obligatoirement critiquer ouvertement Dalì, car trop populaire, trop riche, trop lourd, trop typé (un peu comme la Vache qui rit en fait).
    Je me suis mis à vraiment aimer Dalì le jour où un mec s'est trouvé intelligent quand il m'a dit : "Comment peux-tu aimer un type qui était pour Franco, donc un gros facho ?" Mon sang ne fit qu'un demi-tour, je lui ai dit qu'il condamnait bien vite la production d'un artiste sous prétexte que ses idées politiques étaient du mauvais côté de la barrière. Apparemment pour être artiste il faut être de gauche, et même défendre les goulags ne fait pas mal à une carrière.
        Je me suis mis à aimer Dalì pour ce qu'il FAISAIT, pas pour ce qu'il était ou disait.

        L'été 1998 fut celui de mes dernières vacances avec mes parents, vous savez, celles qui vous disent en rentrant "ça-y-est tu es un adulte". Et pendant ce séjour dans le très sud de la France, nous avons fait un détour par Figeres et le musée-théâtre Dalì. Ce musée est un superbe attrape-touriste, la plus belle entourloupe de Dalì, puisqu'elle marche toujours malgré sa mort. Passons notre chemin sur les oeuvres tape-à-l'oeil et les toiles au kilomètre pour nous attarder sur le coeur du musée, la salle à la voûte de verre, celle qui abrite le Torero Hallucinogène.

        J'avais 16 ans, des cheveux plein la tête et des boutons plein les joues mais ça ne m'a pas empêché de tomber des nues devant le Torero. 4m sur 3, un monstre de toile, 12m² de peinture surréaliste et hallucinante, des couleurs à faire pleurer un arc en ciel, des idées à faire palir Dieu s'il existe. Il y a 6 mois et 16 jours je vous faisait découvrir la paranoïa critique, le système d'illusion qui guide la création chez Dalì ; le Torero Hallucinogène en est sans doute l'aboutissement tant il multiplie les illusions, les allusions, les citations et les auto-références.



        Petit tour rapide d'une oeuvre-tiroir comme il aimait en faire :
1. Le Torero, celui qui se cache dans le tableau, mais finalement quand on le voit on ne voit que lui. (Sur un grand format il est plus dur de le voir, avec sa cravate verte et sa cape rouge). Il semble mort avec ses yeux noirs.
2. Gala (meuf qu'il a piqué à son pote Eluard) qui fut sa muse avant d'être remplacée par Amanda Lear (la vieillesse est un naufrage...) Ici elle apparaît en phosphène, les lumières trop bizarres qui brillent quand on s'appuie sur les yeux.
3. Une Vénus, Dalì est fasciné par la femme sans bras, c'est sans doute ce qui le poussera à faire de la pub pour le chocolat.
4. Une ouverture, joue le même rôle que le tiroir dans la symbolique dalienne, la vacuité du corps et la mort. (mais aussi l'esprit qui se libère)
5. Le taureau qui vient d'être mis à mort, on voit les banderilles plantées dans son corps. Mais il est caché dans une montagne, comme si l'on était sur les bords d'une crique à Cadaquès (village de Dalì)
6. Un chevalet cubiste rappelant les débuts de Dalì et de son pote Braquemard.
7. Une mouche symbolisant l'Espagne, pays de la mouche parce qu'il fait chaud. On est encore une fois dans la thématique chocolat puis qu'il boit un Coca pour se rafraichir : Mouche-chaud-cola.
8. Le détail qui tue : on dirait le portrait une petite vieille sous son voile d'été, mais en y regardant de plus prêt, il s'agit d'un soldat qui se penche pour parler à deux bonnes soeurs.
9. On pense voir l'ombre d'une Vénus de Milo, mais s'agit en fait d'une vieille femme julien courbée sous le poids des ans.
10. Dalì enfant, habillé par Petit Bateau, qui contemple son oeuvre futur, sa vie future, mais déjà passée.

    Bon je rigole un peu, mais Dalì était un rigolo ; sous prétexte de parler d'art il parlait de fesses, mais quand on voit certaines fesses, certains hommes ne peuvent s'empêcher de parler d'art. Il y a tout dans le Torero, la vie, la mort, l'enfance, la vieillesse, l'amour, le souvenir, l'Espagne... bref, la vision folle et bordélique d'un artiste fou et bordélique.

        J'ai revu ce tableau 4 fois depuis, il m'a toujours fait autant d'effet, j'ai gardé mon âme de gosse qui se retrouve devant une énigme, et je rêve un jour d'avoir une révélation et de découvrir un secret bien caché dans le Torero, mais c'est comme le sens de la vie, plus on le cherche moins le trouve.

 
par Dirty Epic publié dans : Les fils rouges
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Mercredi 23 mai 2007
 

        Nine Inch Nails est le groupe d'un seul homme, Trent Reznor. Pour les fans de Daria, le personnage de Trent vient directement de ce musicien, et les Spirals Mystics tirent leur nom de l'album The Downward Spiral.
    Nine Inch Nails est un groupe né en 1989, sur les cendres du rock punk, intégrant ouvertement des instruments électroniques dans un rock encore très frileux à l'époque. La marque de fabrique du groupe est un amour de la saturation derrière laquelle se cachent des mélodies incroyables. Les textes sont pessimistes, tristes, tournant souvent autour du suicide, de la souffrance, de l'amour impossible etc. Evidemment que tout adolescent en mal-être s'y retrouve.

       Mais plutôt que de sombrer dans le misérabilisme, Reznor joue sur la force du désespoir, la puissance au bord du gouffre. Pour un public loin des sons violents, Nine Inch Nails est un calvaire, tout est cassé, distordu, et assassin.


Trent Reznor (l'homme qui a lancé Marilyn Manson)

        Still offre un versant totalement unique sur la musique de NIN, Il s'agit de réinterprétations accoustiques de grands morceaux du répertoire, avec en prime 5 inédits.
        Tout commence par un piano, Trent Reznor est seul, il joue, il souffre il crie : "I just want something I can never have". Tout l'univers de Nine Inch Nails prend sens, un homme torturé, seul crache ses tripes et ses sentiments sur un clavier. On est loin des enregistrements parfaits des albums, ici on entend le bois craquer (si ce n'est Trent), la respiration s'accélérer la voix se casser.
    Loin des programmations informatiques et des rythmes binaires électroniques on découvre l'humain, l'impureté charnelle qui reprend ses droits et prouve que l'imperfection fait la perfection.
        Pour certains morceaux des synthés arrivent au loin des guitares, parfois une batterie, mais tout se fait plus doux, plus mesuré. Pour les fans on reste en terrain connu, pour les autres qui sont en terre inconnue, les mélodies passent au premier plan, et il n'y a qu'un mot, beauté.
         Après l'écoute de cet album, il est évident que l'envie de découvrir NIN se fait sentir, et même si certains morceaux (Mr Self Destruct, Wish) peuvent faire peur par leur violence, d'autres finiront de vous faire aimer totalement l'univers industriel et humain de Reznor (Hurt, Right where it belongs).

        Le plus étonnant pour ce disque indispensable, c'est qu'il s'agit d'un CD bonus sorti pour le live And all could have been. Il est aujourd'hui difficile à trouver, mais facile à avoir si on le cherche un peu .


Tracklist :
1. Something I can never have (original sur Pretty Hate Machine)
2. Adrift and at place
3. The Fragile (Original sur The Fragile)
4. The Becoming (Original sur The Downward Spiral)
5. Gone, Still
6. The day the world went away (original sur The Fragile)
7. And all that could have been
8. The Persistence of loss
9. Leaving hope

Infos :
Nine Inch Nails - And all that could have been (2CD)
Nothing Records, 2002 (HALO 17)

Myspace Nine Inch Nails
Site officiel NIN

par Dirty Epic publié dans : Les fils rouges
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Mardi 22 mai 2007
        Après maintes réflexions sur mes écrits, mes lectures, et sur ce blog qui n'en finit pas de finir, j'en suis arrivé à la conclusion suivante : il manque un fil rouge. Comme sur les Vaches qui rient. (question existencielle : doit-on mettre au pluriel Vache Qui Rit, puisque c'est une marque et donc un nom propre... je suis perdu !!)


        Ce fil rouge sera le suivant et ne bougera pas tant que mon chef n'aura pas changé d'idée. Chaque semaine je vous proposerai une oeuvre, aussi bien musicale que littéraire que picturale que photographique que de casserolle. Je vous ferai donc partager les plaisirs qui jalonnent ma vie et dont les auteurs ignorent combien ils ont influencé ma vie, mes pensées, mes actes.
        Nous avons tous nos points de références, nos refuges livresques, nos abris musicaux, nos cachettes cinematographiques, bref nos plaisirs solitaires (sans main dans le slip cela va de soie).

        Après ce discours liminaire, je vous propose de découvre la première pièce de mon inventaire.

PS : Si jamais je suis en retard dans une livraison, n'hésitez pas à me réclamer ou à m'insulter vertement au dirty_epic_2501hotmail.com    
A peine inauguré on coupe déjà le fil rouge !


par Dirty Epic publié dans : Les fils rouges
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Lundi 21 mai 2007
        Suite à mon précédent texte, l'augmentation de visites a considérablement diminué. Et comme me l'a fait remarqué un ami (ou alors un agent caché de la DGSE), cette envolée des clics sur mon blog s'expliquerait par un phénomène simple : l'effet Sarkozy.
        Rien à voir avec le fait que tout serait parfait avec Sarkozy président (plus de chômage, les salaires montent, les voitures ne tombent plus en panne, les blogs sont lus et on demande des autographes aux auteurs dans la rue). En fait, il s'agirait plutôt d'une surveillance des RG. Alors j'espère que les agents ont bien lu et bien ri, malheureusement ils n'ont rien trouvé à me reprocher, si ce n'est que j'ai dit que Cécilia était avec Marc Lévy alors qu'il n'y a toujours pas de preuve. Ma déception est grande, aussi grande que Sophie. Mais c'est pas grave, hauts les coeurs et bas les brosses !

        Sinon, constat alarmant, j'ai gardé des habitudes d'enfant malgré mes 25 ans :
  • Je reste emmitoufflé au moins 5 min.dans ma serviette quand je sors de la douche.
  • Je dors en chien de fusil depuis l'âge de 3 ans et ça n'a pas changé.
  • Je mange avec la fourchette dans la main droite.
  • Je bois dans des verres à moutarde avec les Chevaliers du Zodiaque.
  • Je mets du Super Poulain dans mon lait alors que les adultes boivent du café le matin.
  • J'aime les déguisements, les jeux et tout ça.
  • Je possède des figurines Dragon Ball, j'ai un ring pour qu'elles puissent se battre.
  • Je griffonne la moindre feuille de papier qui me tombe sous la main et je noircis volontiers les dents des mannequins dans ELLE (les cicatrices et les moustaches sont livrées en sus).
  • Une journée ne se passe bien que quand j'ai un goûter à 4 heures. De préférence des Chocorems, ou des Kinder Bueno les jours de fête.
  • J'aime marcher sur les bords des murs comme s'il s'agissait un précipice abyssal.
  • J'aime regarder sous les jupes des filles, mais en grandissant, la société m'a dit que c'était pas très très bien.
     Grandir c'est bien, même quand on reste petit. Les cheveux blancs remplacent les cheveux blonds des débuts. Mais tandis qu'on regarde en avant, on finit par voir le passé, et on s'aperçoit que quand on était petit, nos parents finissaient d'être des enfants.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Mercredi 16 mai 2007

        Ce matin, me baladant nonchalament sur la toile (c'est Spider-man qui a inventé le net), je suis tombé sur une nouvelle qui m'a ravi au lit. Car je n'étais pas encore levé. Miss Kittin & The Hacker sont à nouveau ensemble ! Alors je vois déjà les lecteurs de Tabloids se réjouissant de la venue d'un nouveau couple médiatique, des gens connus seulement parce qu'ils sont connus ; et en couple.


         Mais Miss Kittin & The Hacker ce ne sont pas des bêtes de presse, Miss Kittin a eu une période glamour fashion avec la hype dans le dos (Genre article dans ELLE, Glamour etc.). Et depuis que la techno est morte et que les journalistes ne jurent plus que par les gosses de riches en slim qui jouent de rock de café parisien, les DJ n'ont plus pignon sur rue ; les t-shirts "My boyfriend is a DJ" ne se portent plus.
Le retour de Miss Kittin & The Hacker sur le devant de la scène musicale annonce pour moi un futur radieux tourné vers le passé. Car le couple fait de la musique de vieux pour nostalgiques des 80's en mal de synthétiseurs. Et je suis un nostalgique des 80's, c'est la musique caverneuse que j'entendais au fond du ventre de ma maman, réminescence sonore d'un passé oublié suite au traumatisme de l'accouchement (Il paraît que ça flingue 3 ans de mémoire de venir à la vie).
[mode=métaphysique] C'est fou, tout ce qui concerne la vie et la mort est oublié par celui qui vit et qui meurt ; seuls les spectateurs, ceux qui voient le bébé naître et le vieillard mourir, peuvent attester du changement d'état ; de rien à la vie, de la vie à rien (mais il y a un doute sur le "rien"). [/mode=métaphysique]

Bon, revenons à mes moutons. Miss Kittin & The Hacker nous offrent en 2007 un retour en 2001 qui était déjà un retour à 1982. Le couple fait des sauts de puces vers le passé, jouant de la new wave redevenue old wave depuis 3 ans dans l'oreille des gens.
Leur succès de 2001 ne reviendra pas, mais il restera des irréductibles, des amoureux des synthétiseurs et des voix nasiardes (et non nazi hard), qui, comme moi, écouteront des mélodies jouées avec un seul doigt, comme Depeche Mode.

Extraits en écoute du premier album intitulé First Album (ça ne s'invente pas)
Myspace de The Hacker avec les nouveaux titres

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Il y a quelques mois j'avais fait un fiasco total en parlant politique et en analysant les slogans de nos amis les candidats. Et je m'étais juré, scellant mon serment dans un pacte de sang, que jamais je ne reparlerais de politique sur mon blog.
Et puis je me suis résigné, me disant que "le plus simple était encore de faire ce que bon me semble et on est encore dans un pays libre merde quoi". Alors j'ai cassé Sarkozy, après j'ai cassé Royal, après j'ai fait dans le mélo-lacrymal avec l'histoire de Cécilia.
Et là, surprise, depuis mes deux derniers messages, j'ai un quota de visites qui a explosé. C'est fou ça. Cette semaine, en moins de 4 jours, j'ai reçu plus de 600 visites. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire que vous avez fait circuler mon adresse et je ne peux que vous remercier.
Si vous continuez, à la fin de la semaine j'aurai passé la barre des 10.000 visites depuis la création ce qui fait 1250 visites par mois, soit 41 visites par jour. Alors mon système d'auto-satisfaction s'est mis en route devant ces chiffres irréfutables (de toute façon vous ne pouvez pas vérifier, ahah!), mais on m'a toujours dit de ne jamais se vanter d'un mensonge.
Tout ce que j'espère c'est que les visiteurs lisent au moins un peu et que ce ne sont pas des aventuriers du clic perdu, errants entre deux pages et tombant sur un lien par hasard (et pas rasé).
Merci chers lecteurs Hannibaux, je tâcherai de vous chérir avec de la lecture digeste, culturante, et humorisée.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Lundi 7 mai 2007
Je t'aime, moi non plus...


    Maintenant que la France a déclaré son amour à Nicolas Sarkozy, il faut désormais que l'amour entre dans la vie de notre Président (et il n'y a pas de calembour de camembert). Et c'est là que Cécilia entre en scène.
    Quand tous les journaux parlent de la victoire de Nicoals Sarkozy, j'ai pensé tout de suite à Cécilia. Parce que la présidence, Nicolas y pense depuis longtemps, et le montre depuis 2002. Mais Cécilia, au nom atteint de cécité, sourde aux sirènes du pouvoir et aveugle sous les paillettes du showbizz n'a jamais su sur quel pied danser. Son coeur balance le cul entre deux chaises .
    Pour comprendre ces revirements, voici une petite histoire rapide de la Première Dame de France.

    Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer Albéniz Sarközy de Nagy-Bocsa (respirez entre les noms) est d'origine roumaine, Europe de l'est comme l'est Nicolas ; elle est née en 1957 et file vers ses 50 ans. Petite, elle a eu des problèmes au coeur ce que expliquerait ses problèmes de coeur. Elle est grande, 1m78 (elle a même été mannequin) ce qui fait 10cm de différence avec son mari (ça me rappelle son ami Tom Cruise et son ex Nicole Kidman, la scientologie en moins).
    En 1984, elle épouse un puissant du PAF, un petit rigolo qui aime les jeunes, Jacques Martin. Le mariage sera célébré par le maire de Neuilly, un petit pas rigolo qui aime pas les jeunes, Nicolas Sarkozy. 4 ans plus tard, le maire vole la mariée et l'épouse en 1996. Ils auront un enfant, Louis, qui a reçu pour ses 10 ans un papa Président.

    En mai 2005 un drame survient, Cécilia qui aime le pouvoir (et surtout les hommes de pouvoir), disparaît du bras de Nicolas, et c'est l'aventure qui déchire la France. Cécilia est partie à New York avec Richard Attias, pendant que Sarkozy attaque des journaux pour "atteinte à la vie privée". Il est vrai que Nicolas n'était plus au top dans la popularité et Cécilia sentait peut être la gloire s'enfuir... Alors elle s'enfuit.
    Début 2006, après les émeutes de Clichy qui ont fait de Nicolas Sarkozy le sauveur du monde en éteignant un incendie qu'il avait allumé, la cote remonte et Cécilia revient. Ouf, la morale est sauve. On passera sous silence l'affaire du livre interdit, Entre le coeur et la raison, qui fait de Cécilia une coureuse d'homme nymphomane et de Nicolas un cocu content.
    Ensuite c'est un peu flou, c'est toujours je t'aime moi non plus, on voit ENFIN Cécilia prise la main dans l'urne, le 22 avril 2007. Ensuite c'est à nouveau le bordel, Cécilia Sarkozy est partie, personne n'en parle, sauf les journaux étrangers dont les lecteurs s'en foutent puisque c'est pas leur pays.
    Maintenant on la dit dans le lit de Marc Lévy, homme de l'amour, romantique de best seller et écrivain de fleur aquatique. Le dimanche 06 mai 2007 à 20h, le visage de Nicolas Sarkozy se dessine en pixel sur les écrans français, et tout le monde voit déjà un président vivant seul, commandant des dames de compagnie chics, ou voguant sur le web à des heures indues à la recherche de quelque chaleur humaine. (En même temps il a toujours Anne Fulda, journaliste du Figaro, pour partager son lit en cas de froid sentimental).
    Mais la surprise survient lorsqu'on voit Nicolas Sarkozy en compagnie de ses "filles" qui ne sont pas les siennes, dans la voiture présidentielle qui fait fi des feux rouges et qui file au coeur de Paris. Plus tard, au Fouquet's, c'est Cécilia qui montre enfin le bout de son nez (refait) en compagnie de son cher époux.
    A force d'opportunisme et d'hypocrisie, Cécilia Sarkozy est désormais Première Dame de France (peut être future première dame divorcée). Et tout ça grâce à deux talents cachés :
1) Un maquillage à toute épreuve pour cacher les suçons de Marc Lévy.
2) Une dextérité irréprochable pour les fellations, ce qui expliquerait pourquoi Nicolas la garde encore près de lui.

    Voilà le portrait brossé de notre Première Dame, c'est bien plus glamour que la précédente, et en plus les lecteurs de Public et France Dimanche pourront tout savoir de la vie politique sans lire le Monde ou le Parisien. Nicolas Sarkozy avait raison, il faut remettre le débat politique au coeur des discussions. Le premier débat sera : Cécilia sera-t-elle à l'Elysée ?

par Dirty Epic publié dans : Politique
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Jeudi 3 mai 2007

 


La preuve par 9 : Ségolène Royal n'est pas tarte.



...
C'est une pizza Royal...










En souvenir du Ministre de l'Intérieur, voici le nouveau film de campagne pour les présidentielles, Palais Royal :



Ceci expliquerait pourquoi ses discours sont si lents...



Et pour finir, de la blague toujours aussi facile :


Dans les plus hautes sphères du monde, même les plus grands ont les dents longues...


NDA : Tout ça pour dire "qui aime bien châtie bien".
Et M. Sarkozy, vous n'avez pas le monopole de la critique humoristique.

par Dirty Epic publié dans : Politique
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