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Mercredi 28 mars 2007
    Avec un titre aussi évocateur, tout le monde se dit : le ptit Dirty est malade et se fait chouchouter. Et bien c'est totalement faux. En fait j'aime bien être malade.
      Loin de moi l'idée d'être malade volontairement pour éviter d'aller bosser. D'ailleurs je n'évite rien, je ne travaille pas avant le 16 avril (après mes délires de damiers, et d'échecs je vais devenir pion dans un collège, juste retour des choses). En fait ce que j'aime dans la maladie, c'est l'état d'esprit dans lequel on nage des journées entières. Cette torpeur moite, cette molesse imbécile. Quand on est malade le cerveau fonctionne au ralenti, on en est réduit à vivre comme un animal, oubliant tout élément futile et accordant seulement de l'importance à son corps. "J'ai faim je me mange", "j'ai le nez qui coule je me mouche". Du coup la vie paraît beaucoup plus simple devant cette série de causes-conséquences millimétrées.
    J'aime cette vie flottante, avec une vue brouillée, un odorat annihilé, un goût qui se limite au sucré, et surtout un sommeil qui disparaît. Car on est malade on dort mal. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, l'absence de sommeil me procure une joie étrange. J'aime me réveiller à 4h du matin, le nez plein, et être parfaitement réveillé. C'est ce que j'appelle du temps bonus pour lire, écouter de la musique, regarder un film... le tout sous la couette avec un thé bien sucré ou un chocolat chaud.

    Tomber malade c'est ralentir la vie. Prendre le temps de contempler, de se cultiver, se retrouver dans son petit bonheur individuel, avec le thermostat à fond. Mais il faut juste vider son nez toutes les 5 minutes et éviter de marcher sur des mouchoirs humides.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mercredi 21 mars 2007
    Depuis quelques mois ma grande aventure musicale n'était pas la découverte d'un nouveau groupe ou l'écoute d'un style unique. Ca fait maintenant plus de 9 ans que je suis branché quotidiennement. J'ai ce que j'appelle un pacemaker qui me permet d'être sous assistance musicale en permanence.
      Mon premier baladeur était un walkman cassette, une sorte de brique au fond de la poche qui fait roll roll à longueur de temps. Dessus il y avait les meilleurs gadgets de l'époque : le Bassboost System, le clip ceinture, et surtout l'Auto-reverse. Au fond de mon sac de lycée on trouvait en vrac des K7 de Sepultura, King Krimson, Radiohead, puis plus tard des mix-tapes de mon ami Keutof qui, il faut le dire étaient très mal mixées au début (ce que je préférais c'est qu'il s'enregistrait sur les anciennes cassettes de sa maman, et qu'à la fin d'un mix on pouvait passer très rapidement de Laurent Garnier à Véronique sans son).

C'était vraiment bien les années 90.

        Plus tard j'ai pu récupérer le discman de mon père, et cette fois il ne tenait même plus dans une poche ! il bouffait pas moins de 4 piles LR6, ce qui m'a fait très vite investir dans un chargeur de piles. Et j'ai de merveilleux souvenirs de CD qui sautent quand j'étais en retard pour prendre le train...

C'est un collector, il est marche toujours ! (en sautant, et sur secteur)


        Et un jour en colo j'ai vu un animateur qui avait un lecteur Minidisc. J'avais l'air con avec mon walkman cassette (qui était finalement plus pratique : transport, compilation, plus solide...). Du coup en rentrant j'ai claqué mon salaire dans un Minidisc Sharp. Erreur Fatale. Je ne me souviens plus du prix, mais c'était cher, et surtout il est tombé en panne en moins d'un an, et la fiche jack pour le casque était foutue, du coup je devais maintenir la prise avec un élastique hi-tech (en caoutchouc). Il a fini par rendre l'âme dans un camping en Grèce, usé par la chaleur et le sable...


        Mais un autre animateur en Grèce avait un MD Sony tout plat tout bien qui avait une possibilité géniale : on pouvait le brancher sur un PC et mettre des mp3 ! Comme un baladeur mp3 mais à disquette. A cette époque les premiers "Jukebox" mp3 faisaient leur apparition, c'était des trucs immondes, énormes, lourds, mais on pouvait mettre 20go (au max) pour une autonomie de 4h !!
    Finalement mon second MD fut bien plus performant, solide, puissant, et fut mon second vrai compagnon de route avec mon walkman cassette. Je l'ai offert en 2005 et il fonctionne toujours. D'ailleurs il servait à enregistrer des lives et des mixes (toujours de l'ami Keutof ).
          Ensuite le mp3 a pris son envol, les lecteurs devenaient de plus en plus petits, avec des écrans couleurs et tout et tout, alors j'ai pioché dans ma bourse d'études (ça sert à ça les bourses universitaires) et j'ai acheté mon premier baladeur mp3 (notez qu'on ne dit plus walkman aujourd'hui, car c'est un nom déposé par Sony, et que maintenant tout le monde dit Ipod même quand ce n'en est pas un). Je jette mon dévolu sur un sublime Vaio Pocket de Sony, avec pavé tactique, une bête de concours, 40go (c'était le plus gros à l'époque), qui valait tout de même la bagatelle de 400€. Je me souviens, j'avais mangé des raviolis pendant 6 mois...


    Mais ma soeur, le pied frivole et la jambe légère a superbement trébuché dans le fil du chargeur et l'a envoyé voler quelques mètres plus loin. Ma vie a défilé sous mes yeux. Non pas parce que ma soeur avait la tête en sang et deux dents en moins (suite à sa chute et à l'application minutieuse de ma vengeance en la baffant généreusement) mais parce que mon presssssssieux avait une bosse, une rayure sur l'écran, et un disque dur qui ne pouvait plus remplir que 30go, parce les derniers giga étaient bloqués suite à ce malheur.
    J'étais tellement musico-dépendant que je ne l'ai pas fait réparer, 3 semaines de SAV, vous n'y pensez pas ! J'avais souscrit une assurance de 2 ans qui me le protégeait contre tout : le feu, le vol, le vol plané... (mais pas en cas de guerre civile, c'est con mais c'est comme ça). Du coup j'ai voulu le faire réparer avant la fin de l'assurance.
    Le 1er décembre 2006, je vais voir René du SAV de la Fnac Nancy pour lui déposer mon mp3 Sony que j'ai toujours chéri, et il me dit qu'il ne peut pas me prêter un appareil de remplacement. Je pleure, je crie, je fais ma colère mais rien n' hifi video. Je repars penaud, un casque relié à rien autour du cou.  4 Jours plus tard, un courrier m'annonce que mon appareil est disponible au SAV. whouaah ! Déjà ! Euphorie de la surprise qui arrive plus tôt ! Mais surtout innocence de la naïveté... Le SAV de Sony n'avait pas réussi à trouver la panne, ils ne sont pas très au point.
       Alors je le renvois une nouvelle fois, avec un descriptif précis de la panne, mais cette fois le baladeur arrive au SAV de Canon. Je me demande encore ce qu'il a été foutre là-bas. En tout, 62 jours d'immobilisation pour un devis de 492€ pour changer le disque dur. Ca fait mal au cul... Du coup après maints courriers électroniques ou papiers avec mon assurance, je reçois un sublime :
"Nous vous invitons à racheter (...) le montant d'indemnisation sera de 399€ maximum."

    J'ai craqué pour un I Pod, vous savez, ce baladeur vendu par Macintosh, il paraît que c'est connu... Un monstre noir et plat comme Lou Douillon, qui peut contenir 80go. Pour la première fois je peux TOUT mettre dedans. Même des épisodes de Malcolm. Je l'appelle mon tonneau des Danao, impossible de remplir et y a même la place pour mettre du yaourt. Il fait même miroir derrière pour si j'ai un bouton qui pousse sur le nez.


       Tout ça pour dire qu'après 3 mois et 20 jours de sevrage je retrouve le chemin des écouteurs, avec mon i pote qui dépote et je crois que je vais me faire un shuffle de 11 000 morceaux, juste pour voir si je peux tout écouter sans dormir.

PS : Comme vous l'imaginez, j'ai repris une assurance, comme ça dans 2 ans je pète mon i pod pour en prendre un next gen, le tout au frais de la princesse (enfin, 100€ l'assurance), sauf si une guerre civile éclate mais ce serait vraiment pas de pot.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Vendredi 16 mars 2007
        Depuis ma plus tendre enfance je voue un amour sans concession à un spectacle qui ravit les yeux et les oreilles. J'ai nommé le feu d'artifice. Bien sur je sais que je ne suis pas seul à aimer la pyrotechnie, il y a en chacun de nous des vestiges préhistoriques qui nous attirent inexorablement vers le feu.
      Quand je pense que la poudre à été d'abord inventée pour émerveiller son prochain et non pour le tuer ça me dépasse. Le feu d'artifice est le vestige encore vivant de l'innocence humaine. Faire brûler et exploser sans rien détruire, tout ça pour le plaisir des yeux. La douce félicitée de l'inutile et du superflu, de l'argent qui part en fumée.
    Le feu d'artifice c'est avant tout un univers, une parenthèse de la vie qui s'ouvre avant même que la première fusée n'illumine un ciel d'encre. Sur les routes les voitures se pressent, elles roulent tête-à-cul sur des kilomètres ; chacun cherche à se rendre au point de rendez-vous, tous sont guidés par une voix intérieure, comme si chacun agissait d'après une décision prise pour tous. Les gens se suivent mais ne se ressemblent pas, tous convergent vers un seul lieu. Comme pour chaque rassemblement on retrouve les mêmes histoires, les voitures qui se garent tant bien que mal, l'impossibilité de faire demi-tour, les créneaux dans le fossé, le tout entouré de piétons qui s'insinuent partout pour attendre le cœur du feu.



    Par habitude et désormais tradition, un feu d'artifice commence toujours en retard. S'il est toujours prévu après le couché du soleil, les artificiers attendent que le public soit en place pour la communion collective. Les gens se pressent, les yeux scrutent un ciel sans étoile qui va bientôt servir de toile aux peintres du feu. Quand soudain on entend un premier crépitement. Les yeux grésillent, les oreilles scintillent. Mille têtes en arrière, les amoureux se prennent dans les bras, et là, première vraie fusée.
    Une lumière blanche monte et fend le ciel, et c'est l'explosion, les nuages se déchirent pour laisser entrevoir la beauté d'un dieu auquel on ne croit plus, et c'est là que tout chavire. Le boum arrive en retard, trop lent, trop lourd, mais l'écho le soutien, c'est une déflagration énorme ; ce sont les sons de la guerre, mais il n'y a que le merveilleux qui reste. Ce premier boum est une claque, on le sent dans le ventre. Et il est toujours suivi d'un pleur d'enfant. Pendant le répit qui suit la première fusée il y a toujours des pleurs, c'est la douleur de la mise au monde, la surprise d'avoir tant de lumière, tant de couleurs, alors que nos yeux sont habitués à la nuit. Et ce bruit, ce vacarme, que l'écho s'empresse de répéter pour prouver qu'il existe.
 
    Et il y a toujours un petit vieux pour dire "oh la belle rouge !" et un petit jeune pour répondre "comme le poulet". On a tous nos habitudes pour un feu d'artifice, un emplacement fétiche, une phrase récurrente (dans notre famille c'est "ça ressemble au papier peint de la salle", papier peint qui n'existe plus, mais l'image est toujours là) ou alors une fusée préférée, genre celle qui explose massivement avec une déflagration de bombe et qui ensuite retombe en crépitant comme une pluie de cierges magiques.
    Enfin il y a le bouquet final que tout le monde attend pour en avoir plein les yeux mais que finalement on regrette d'avoir vu puisqu'il veut dire que des fusées, il n'y en aura plus. Souvent on part en en voulant encore, il n'y a qu'en Espagne que j'ai vu un feu d'artifice qui m'a rassasié. On a encore l'odeur de poudre qui s'insinue, les oreilles qui sifflent parfois, et surtout la fumée qui zèbre encore le ciel, seul preuve du miracle passé.

    Et la tête pleine d'étoiles artificielles, la parenthèse se referme, on sort de la torpeur lumineuse et nocturne, le silence se fait après le vacarme coloré des fusées assourdissantes.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Lundi 12 mars 2007
    Ca fait un petit plus d'une semaine que j'ai 25 ans et, comme je suis désormais officiellement vieux pour un enfant de moins de 10 ans, un bilan facultatif s'avère obligatoire.
    Le premier constat est alarmant. Et comme mon parrain travaille dans la sécurité j'ai même l'alarme à l'oeil. A 25 ans je continue à avoir des priorités d'enfant gâté (comme les oeufs) puisque je fais encore des caprices, et surtout je fais passer l'inutile en première ligne. Exemple consternant : je recommence ma vie de chômeur, et je trouve le moyen de me payer des Stan Smith collector qui risquent d'être un vrai epouvantail à employeurs.

 
Elles épouvantent ma chérie aussi, mais elle fait preuve de diplomatie et je ne peux que la remercier.


    Donc à 25 ans j'ai balancé un jour de paie dans une paire de chaussures (oui je sais, j'avais un bon salaire, mais je bossais jusqu'à 11h par jour). Mais il y a d'autres choses qui ne changent pas, comme la vie d'un étudiant en fac de lettres, c'est à dire qu'il est impossible de s'endormir avant minuit, les repas sont constitués de 62% de lipides et 37% de glucides (les 1% de protides restants viennent des Pringles au Bacon, car il y a du bacon de synthèse dedans).
Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé.
    J'ai aussi un certain retard dans mes courriers (factures et autres ANPE) auxquels je reponds toujours 2 jours après le "à renvoyer d'urgence avant...". Mais aujourd'hui 12 mars je suis à jour ! Espérons que l'ASSEDIC ne m'envoyera pas son 37e dossier. J'ai également une pile de vaisselle qui squatte toujours mon évier, à croire que la génération spontanée existe vraiment.

    Quand j'étais jeune (les vieux diront que je le suis toujours) je m'imaginais à 25 ans avec un travail, une femme, une voiture de publicité et un super costard cravate car j'avais toujours vu mon père travailler habillé comme un marié. Il va de soi qu'à 25 ans je voyais aussi mon appartement équipé avec un vrai canapé et une machine à laver. Et je revais aussi d'un home-cinema avant même que ça n'existe. Malheureusement je continue à guetter sur E-bay les nouvelles figurines Dragon Ball.

 
Mon dieu je le veux ce gashapon !


    A 25 ans mes parents m'emmenaient déjà à la maternelle. Moi la seule chose qui a changé dans ma soit-disant vie d'adulte c'est que je dépense beaucoup moins (il faut dire aussi que j'ai moins d'argent). Il est loin le temps des bourses pleines d'études. Par exemple j'ai acheté seulement 4 CD en 3 mois (soit une diminution de 50 à 60% par rapport aux deux dernières années). le nombre de DVD achetés est également plus faible. Et ces diminutions continuent de s'accroître.
 
    En résumé, les 25 ans sont la fin d'une époque : plus de carte 12-25, plus de compte jeune, plus de réductions au cinéma ou chez Quick, on entre dans une autre tranche d'âge pour les sondages. Je suis un "plus de 25 ans". Mais pour autant ce n'est pas encore le début d'une nouvelle ère. D'ailleurs je vais aller le prendre, l'air.

Edith : J'ai parlé trop vite, j'ai reçu un courrier du centre général des ASSEDIC pour justifier de ma situation alors que j'ai DEJA donné les papiers à l'ASSEDIC de Nancy. Donc je dois les renvoyer à nouveau... En fait les allocations ça sert à payer des timbres... Bon allez, je vais essayer de mettre moins d'une semaine pour répondre.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Vendredi 9 mars 2007
Grande entreprise cherche nouveau PDG.
Salaire conséquent, logement de fonction, défraiement.
12 candidats potentiels, mais possibilité d'obtenir un poste inférieur.
Le choix se fera les 22 avril et 6 mai sur vote des actionnaires.
Envoyez lettre de motivation et CV à :
Entreprise France - Palais de l'Elysée
55 rue du Faubourg St Honoré
75008 PARIS

par Dirty Epic publié dans : Politique
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Jeudi 8 mars 2007
      Samedi ce sont les Victoires de la Musique. Comme l'a signalé un vieux journaliste que je fréquente fréquemment, "Les Victoires de la Musique ce sont les Victoires de la Variété ; ils ont dû rajouter "classique" pour les Victoires de la Musique Classique pour bien marquer la vraie musique et la bouillie pour la populace." Je ne vous dis pas son âge, mais vu le volume de son amertume sur l'actualité j'ai l'impression d'avoir 20 ans et d'être super positif sur mon avenir et celui de mon futur Valérian.

    Petite digression en guise d'introduction pour annoncer l'encensement dont jouissent 2 musiciens chanteurs auteurs nommés pour les Victoires. J'ai nommé Grand Corps Malade et Abd Al Malik. Alors je n'ai rien contre eux, j'ai même beaucoup apprécié leurs albums respectifs, parce que merde quoi c'est rare d'entendre de la vraie rime et d'étendre le chant de l'écriture au delà de la simple lecture anonyme et solitaire.
    Mais les faire figurer dans un palmarès de musiciens, j'avoue que je ne comprends pas. Ce sont des auteurs ! Ils méritent le prix Elle, le Goncourt, le Jury France Inter, mais pas les Victoires de la Musique. Bon maintenant que l'homme à béquille est sur le podium final, j'espère bien qu'il raflera une petite statuette, histoire de faire la nique à Joey Starr qui est nommé dans la catégorie Album de musiques urbaines (si quelqu'un sait à quoi ça correspond ce serait gentil de m'expliquer).

                 

    Tout ça pour dire qu'il y a longtemps, en 2003, j'écrivais encore de la rime pour dire que j'étais poète et pas glandeur. Avec un ami on avait voulu faire une scène slam à Nancy car on avait eu vent de la venue de ce phénomène. On s'est fait jeter de la Fac pour des raisons toujours inconnues, et les quelques bars et scènes demarchées nous ont jeté, dont le VER***O, qui se dit toujours à la pointe de l'art scénique mais qui ne voulait pas mettre de la poésie sous prétexte que la salle serait vide (on peut pas lui donner tort).
    Maintenant cette même salle du VER***O fait des soirées Slam mais j'ose pas y mettre mes brouillons parce qu'ils ont pris des rides et les bides guettent mes rimes.
    Je lance désormais un appel aux auteurs, slammeurs, griffonneurs de dos de tickets de caisses, toi qui écrit dans ton coin, viens me parler, et peut être qu'on pourra former une communauté de slammeurs, on ferait tout par internet, et ça serait la naissance d'un nouveau mouvement, l' I-Slam.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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