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Mercredi 28 février 2007

Aujourd'hui : La brève à Maurice


    J'en ai ras le cul des messages à la con ! Alors y z'ont voulu me pourrir la vie avec leur "A consommer avec modération". Ca m'a pas empêché de boire ! (Tiens Claudine rhabille voir le p'tit y va prend' froid.) D'ailleurs "à consommer avec modération", mais si ya personne qui s'appelle modération alors consomme tout seul ! Moi j'dis c'est juste pour foutre la trouille aux femmes.
    Après ya eu "Fumer tue". Ca m'a pas empêché d'fumer ! Pis d'ailleurs c'est des conneries, 35 ans que j'fume, ben le toubi' m'a rien trouvé, à part une légère cirrhose mais il a dit qu'c'était héréditaire, alors j'peux rien y faire, c'est la faute à mon père ! N'empêche, si ils nous font tellement chier avec la clope, c'est paske y en a qui fument toujours pas, y z'ont pas les couilles en fait !

    Et pis c'matin j'me lève, je prends une cannette, j'allume une clope et je finis les cahouettes de la veille. Comme tous les matins. Bref. J'allume la télé et là je vois "Pour votre santé, Bougez". Oh putain les cons ! Alors maintenant on peut plus boire, on peut plus fumer et on peut même plus bouffer ! Y m'ont coupé l'appétit avec leurs conneries. Je disais : maintenant dès que c'est une pub de bouffe on va avoir un petit bandeau pour nous dire "c'est pas bien, mangez des légumes même si c'est pas bon".
    Tu vas voir qu'un jour sur toutes les bagnoles yaura marqué : "Ne pas rouler trop vite", "Conduire tue, et pas que vous." Merde quoi ; j'ose même plus péter de peur qu'on m'accuse de rechauffer la planète ! Le trou de la couche d'ozone y z'ont qu'à se le foutre au cul !
    Tout ça pour dire que maintenant on va pouvoir mourir en bonne santé. Allez Claudine, sers-moi un Picon pour changer. Je bois pour oublier qu' je fume, je fume pour oublier qu' je mange.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 27 février 2007

Aujourd'hui : la brève à Jean-Luc

    Les sondages ça me fait chier, y en a partout. Y en a tellement partout qu'on bouffe les mêmes dans les journaux, à la radio, à la télé. Les mêmes chiffres, les mêmes putain de corrections qui veulent rien dire sauf que c'est des fois la gauche qui gagne, des fois la droite. Tous les jours c'est quelqu'un d'autre qui publie un sondage, juste pour dire : "ouais c'est Ségo qui gagne" ou "Nico il vous la met bien profond". Tout ça pour dire que Bayrou c'est la troisième roue du carrosse.

    Alors moi, Jean-Luc, je me suis dit, pisque ya des sondages tous les jours pour savoir c'est qui qui va gagner, j'ai imaginé un truc pour faire un sondage 100% efficace. Plutôt que laisser la SOFRES ou l'IFOP choisir qui va être interrogé, y faut laisser les gens décider s'ils veulent participer au sondage. Le sondage il est ouvert à toute la France, et comme c'est anonyme, ben les gens ils se cacheront pour choisir le mec qu'ils veulent pour le sondage. Par exemp' en prenant un bout de papier avec le nom dessus et le mettre dans un boîte. Comme ça tout le monde il choisit UNE SEULE FOIS, et comme ça on sait vraiment qui c'est qui va gagner pisque tout le monde il a choisi ! Et comme ça le sondage il est vrai et on a plus besoin de se farcir les pourcentages à la con et les indices de correction. Pis comme on sait que le sondage il est efficace, pas besoin de faire de vote !
    Pas con le Jean-Luc !

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Dimanche 25 février 2007
"A l'instar du pou, le coiffeur est un parasite du cheveu."
Pierre Desproges.

    Après moult pressions familiales, et amoureuses aussi, j'ai dû regarder le problème en face et dans le miroir. Depuis quelques temps mes cheveux ressemblaient à un nid de merles en frites, il fallait faire quelque chose, mon beauf' (qui n'en est pas un) m'avait dit : "Fred, t'as une tête de Playmobil". C'en était trop. J'ai donc pris mon courage à deux mains et un rendez-vous chez le coiffeur.
    Pour la faire courte (et vous vous dites : "enfin!"), je hais les coiffeurs. Depuis mes 15 ans je suis allé 4 ou 5 fois chez le coiffeur, enfin... chez la coiffeuse. De 15 ans à 19 ans je n'ai pas coupé mes cheveux, j'avais décidé d'avoir une vraie coupe de rebelle qui écoute du hard-rock enfermé dans sa chambre pendant que sa mère crie : "baisse!". Mais Sepultura berçait mes premiers émois musicaux, alors je me devais d'avoir une crinière digne de Max Cavalera !

max.jpg

    A 19 ans mes cheveux étaient assez longs pour faire une corde (cf. McGuyer, Saison 3 épisode 7) et surtout suffisamment épais et emmêlés pour ne pas être recupérables. J'ai donc fait le choix difficile de tout couper. Car refuser de lâcher ses cheveux c'est comme les enfants au stade anal qui refusent de faire caca sous prétexte que ça revient à abandonner une partie de soi.
    Ensuite pendant 2 ans j'ai trainé mon cuir chevelu chez Mod's Hair, pour arborer une superbe coupe "beatles style" avec frange sur le côté et mèche sur les oreilles. Et puis au bout d'un moment, une évidence : "je claque de la thune pour quelqu'un qui me pourrit la tête !" Car il faut savoir une chose : nous sommes nombreux à détester le moment où l'on sort de chez le coiffeur. Ce mec engourmetté qui nous dit "ça vous plait?" et vous, un sourire pincé "oui oui". Mon Dieu comme la vie paraît longue quand les mèches tombent une à une devant le miroir... Je me trouve moche quand je sors de chez le coiffeur, et mon premier réflexe une fois sorti c'est de secouer mes cheveux. Effacer toute trace de ce viol capillaire.



    Suite à ces échecs chez les capilliculteurs bio-cosmétitiens, je me suis acheté une paire de ciseaux à 9,90€ et je la donnais à chaque personne qui se sentait le courage de me couper les cheveux. Bien sûr il n'y eut que des filles, Je remercie donc : Caroline, Hélène, Anne, Clémence, Marlène, Audrey et Cath pour m'avoir couper les cheveux dans une ambiance conviviale qui ne me dégoutait pas à la fin. Et je remercie aussi Jean de m'avoir rasé la tête avec une tondeuse à barbe, ce fut une expérience unique. Mais les temps changent et toutes les bonnes choses (surtout les bonnes choses) ont toujours une fin. Plus personne ne voulait s'occuper de ma tignasse.

    J'ai dû ne résigner à confier mon scalp à un artisan coiffeur. Et plutôt que de payer les 25€ et plus chez les célèbres Atmosp'hair, et Diminutif (les coiffeurs ont de l'humour), je me suis rendu au salon de coiffure de mon village parental. Celui que je ne fréquentais plus depuis 10 ans. Et là, surprise, rien n'avait changé. Le temps s'est arrêté chez "Marie-Jo coiffeuse homme-femme" (non, elle n'est pas hermaphrodite). Les murs gris, Chérie FM en fond, les produits Studio Line de L'Oréal (vous savez, les tubes blancs avec des carrés jaunes et bleus volés à Mondrian) et surtout, Marie-Jo et sa robe aux couleurs passées et aux motifs imprimés rappelant le générique de Sauvés par le Gong, tout était là pour me rappeler mon enfance coupe à la brosse. Et Marie-Jo avec son prénom d'un autre temps, arborait toujours sa coiffure de caissière d'Intermarché, vous savez, une espèce de brosse en cheveux éclatés, un peu comme un balais à chiotte. Vous demandez une Stéphanie de 40 ans dans n'importe quel supermarché, vous verrez de quoi je parle.
    Je rigole, je me moque, je conspue, mais en 20 minutes, Marie-Jo m'a coupé les cheveux sans prétention, sans me faire une coupe qui me ferait péter plus haut que ma raie (à gauche). Et au final, j'ai payé 14€. Donc même si ma coiffeuse artisan local fait son beurre sur les mamies qui veulent leur permanente et leur Régécolor toutes les semaines, je pense que je vais y retourner, juste pour lutter contre les grandes enseignes qui se croient tout permis et qui cherchent toujours à vous refourguer ce putain de pot de cire à 16€ qu'on n'utilise jamais !

    Tremblez Jean-Louis David et Frank Provost ! Marie-Jo est là et elle pose des bigoudis comme personne ! Et avec ses tarifs, il va falloir vous arracher les cheveux si vous ne voulez pas en avoir des blancs !


PS : qui a dit que ma conclusion était tirée par les cheveux ?

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 20 février 2007


    Quand j'ai découvert Mulholland Drive de David Lynch j'ai reçu un choc cinématographique. Et même artistique. Je me souviens encore de cette claque visuelle, cette expérience unique qui a fait que j'ai vu ce film 2 fois au cinéma (seuls Amélie Poulain et Avalon viennent compléter mes doublés). Pour moi ce film se résume à "Comment avoir peur avec un couple de retraités en chemises hawaiennes qui passe sous une porte". Et oui, quand on a pas vécu Mulholland Drive on trouve ça plutôt ridicule.
    L'année dernière je recevais un second choc immense en regardant Lost Highway, toujours de David Lynch. Autre lieu, autre temps ; cette fois j'étais seul devant ma télé, un samedi soir d'hiver, et une peur viscérale me clouait à l'écran. Pas la peur de montagne russe, où on a la trouille tout en sachant qu'on est en sécurité dans des wagonnets homologués par l'Union Européenne, c'était la peur, la vraie, celle qui noue les tripes, qui empêche de réfléchir, la même que celle qu'on ressent quand on va dans une cave sans lumière la nuit. La peur irrationnelle.


 
        Ce film m'a hanté pendant un an, rien que la BO réunissant les plus grands de la scène gothique industrielle : Marilyn Manson, Smashing Pumpkins, Rammstein, Nine Inch Nails... Et le tout nappé par Angelo Badalamenti, l'empereur de la musique qui fait tristement rêver. (Un long Dimanche de Fiançailles, La Cité des enfants perdus...)

        En ce mois de février, j'étais totalement attiré par l'affiche alléchante de Inland Empire. Le dernier Lynch. C'était un peu comme un cadeau surprise que je n'attendais plus. Et la surprise fut de taille, la déception  plus grande encore. J'avais décidé d'emmener ma chère et tendre au cinéma pour qu'elle puisse vivre sa première expérience de cinéma labyrinthique sur grand écran.
        Je l'avais prévénu pour l'hermétisme du cinéaste. Mais Inland Empire est tel que rentrer dedans c'est comme essayer d'ouvrir un bocal de cornichons périmé depuis 1994. D'abord sa longueur, il paraît que plus c'est long, plus c'est bon, mais après 2h52 de DV,  de plans répétitifs, et surtout de pénombre, voire d'écrans noirs, c'est difficile de ne pas tourner de l'oeil. Dès qu'il y avait un peu de lumière j'étais heureux (enfin, disons "moins déçu", tout est relatif).
        En vrac, Inland Empire c'est :


Laura Dern dans un couloir (labyrinthique) sombre.


Laura Dern avec des prostituées. (oh! de la lumière!)


Des rideaux et du rouge (beaucoup de rouge).


Et des lapins, pleins de lapins. (pleins de lampes aussi, on se croirait chez Ikea)

        Après 2h52 de "ah c'est fini! ah non", le film se finit avec un bucheron qui coupe du bois. En résumé ce film est un grand bordel, long, lent, pompeux, fait par et pour David Lynch, et pour tout adepte de masturbation cérébrale qui refuse d'admettre qu'il n'a rien compris au film pour ne pas passer pour un con. (90% des journalistes sont dans ce cas).

        Monsieur Lynch, je sais que vous avez un compte Myspace, si par hasard vous tombez sur ma page (et je sais que vous parlez un peu français), je voudrais vous dire que vous vous êtes grillé tout seul auprès de ma copine, maintenant elle va refuser de voir tous vos chefs d'oeuvre (et je la comprends). Donc fini les films fourre-tout (les passages avec les lapins sont tirés de votre moyen métrage Rabbits, et ça c'est vraiment de la récup' inutile), et surtout, quand on commence à faire de l'autocitation (les lesbiennes, les couloirs sans fin, les lampes) c'est que les idées viennent à manquer. J'espère que Inland Empire est seulement un accident de parcours.

PS : Chers lecteurs, plongez tête baissée dans l'univers troublant de David Lynch, si vous voulez commencer par le plus accessible, essayez Une Histoire Vraie, et pour les plus audacieux, foncez sur Mulholland Drive.

par Dirty Epic publié dans : Cinéma
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Mardi 13 février 2007
Aujourd'hui j'étais plein d'entrain, motivé jusqu'à la moëlle, je me sentais pousser des ailes de géant. J'aurais pu vider la mer à la paille ou même trouver un boulot. J'avais la gniak, la win, la touch' ; bref, j'avais le vent dans le dos.
Mais mon ami Keutof, que vous connaissez tous désormais puisqu'il est cité ici toutes les semaines, discutait chaleureusement avec moi sur cet outil merveilleux qu'est MSN. Après un bref échange de "kikoo" "lol" "mdr" de plans sur les comètes (on a un label à fonder, une agence de proxénétisme, et aller voir les Daft en concert) il me glisse subtilement quelques liens genre "vas-y quand tu auras le temps". Et moi, pauvre naïf j'ai cliqué ; et comme le Net est pas très net (il est plein de pièges et chausse pieds trappes) et je suis allé sur Line Rider.


Dieu du ciel, j'aurais dû rester couché. Le jeu (qui n'en est pas un) consiste à dessiner une piste pour un petit lugeur sympathique à l'écharpe rouge qui flotte dans le vent. Alors on découvre le jeu, on tente un petit looping, il tombe, alors on essaie avec de l'élan, une rampe spéciale etc. Et on se rend compte que 20 minutes sont passées avec le petit bonhomme à l'écharpe rouge pour qui on dessine des lignes.
Alors je continue, je fais un tremplin, mais le lugeur ne va point à la ligne et il tombe, alors je redessine, je calcule les trajectoires, la vitesse, la tangente, la force du vent, la rotation du bonhomme qui tombe... mais c'est sur la rotation que je pêche, à la ligne.

Du coup mon ami Keutof, voulant une fois de plus me prouver son amitié me guide vers une page présentant le résultat d'autres Line Riders. Et là ce fut le choc... J'étais si loin, misérable avec mes quelques lignes, j'avais même honte alors que personne ne me voyait. Alors j'ai pleuré, parce que ma win était partie et que, même l'écharpe au vent, je volais pas bien haut...
Alors j'ai regardé toutes les vidéos, et je me suis dit que finalement j'avais une belle vie. Parce que se faire des lignes à longueur de temps pour faire glisser un petit lugeur, c'est quand même oublier de vivre. Les Line Riders qui dessinent des parcours de fous et qui sont adulés par les newbies comme moi n'ont en fait rien d'autre dans leur vie qu'un petit lugeur qui dévale les pentes, l'écharpe rouge au vent.

 




Alors je tiens à remercier mon ami Keutof (avec un K comme dans Kikoo) pour m'avoir ouvert les yeux sur ma situation sociale pas si catastrophique que ça puisque je n'en suis pas encore réduit à me faire des lignes pour un petit lugeur avec une écharpe rouge qui flotte au vent. ("ahhh cette écharpe rouge qui flotte au vent" dit-il les yeux humides, en l'air et dans le vide...)En tout cas ça m'a bouffé une partie de mon après midi, tout comme quand j'avais découvert Google Earth et que je m'étais mis à voyager avec un paquet de chips et une bière sur les genoux. Mais ma plus grande expérience de "no life" (nom donné aux hardcore gamers genre Counter Strike ou les MMORPG du type World Of Warcraft) fut sans doute quand j'ai passé une semaine sans dormir (presque) parce que j'étais surwww.ouverture-facile.com et que j'avais toujours pas réussi à passer un niveau.
 
 


Tout ça pour dire qu'il ne faut pas mettre le nez dans un sudoku, de fil en aiguille on cherche toujours des drogues plus dures et on finit au bout de la ligne, sans savoir où va tomber le petit lugeur avec son écharpe rouge qui flotte au vent. Et si le lugeur c'était nous ?

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Mardi 6 février 2007
    Depuis que le mariage forcé n'est plus une règle imposée et qu'il est devenu une sorte de coutume que l'on pratique avec nostalgie comme on porte des sabots pour sortir la poubelle, le nombre de célibataire explose dans les sondages de la SOFRES, l'IFOP. On compte aujourd'hui près de 9 millions de célibataires en France, avec un tout petit peu plus de femmes que d'hommes… Donc les filles, bougez-vous le cul, y en aura pas pour tout le monde !

    Si je vous parle de "poubelle" de "célibataire" et de "bougez-vous le cul" c'est parce que le battage médiatique a commencé pour la Saint Valentin. Alors le 14 février ça veut dire :
        - Eh toi célibataire ! dépêche-toi de te trouver quelqu'un ou tu auras l'air con avec ton plateau télé avec les Experts !
     - Eh toi célibataire ! débrouille-toi pour faire une déclaration incroyable pour te casser les dents sur la belle Sandrine du service compta !
        - Eh toi le gars ! dépêche-toi de dépenser plein d'argent pour la Saint Valentin parce que ta copine rêve d'une fête parfaite, mais elle reste les bras croisés à attendre que le mec fasse tout parce que même après 2000 ans de lutte pour l'égalité des sexes les femmes attendent que les mecs fassent tout !

    Alors pour cracher correctement sur le marketing des fêtes je rappellerai juste que la fête des grands-mères a été lancé par la marque de café éponyme (non, éponyme n'est pas une marque…) et que la fête des mères est le fleuron de la politique pétainiste visant à mettre à l'honneur le travail, la famille et la patrie. Mais qu'en est-il de la Saint Valentin ?
    La fête des amoureux est bien plus vieille qu'il n'y paraît. Au Moyen-Âge (l'adolescence de l'humanité), Valentin était le surnom porté par le cavalier qui accompagnait une fille lors d'une sortie. Les amoureux devaient se fabriquer eux-mêmes leur carte avec leurs petites mains potelées pour faire leur déclaration. On est loin du commerce des cartes le Piaf avec des paillettes marquées "Diplôme de la meilleure amoureuse". Et la déclaration c'était pas : "envoie poème au 82232".
"Qui jamais ne connut ce que c'est que l'amour, n'a jamais pu savoir ce que c'est que la peine." Tristan et Yseult. La classe médiévale.

      Et le 14 février, les dames en robes longues et perruques lourdes courraient dans le jardin pour regarder les oiseaux : un rouge-gorge ? elles se marieraient avec un marin, un moineau signifiait un mariage heureux, mais avec un homme peu fortuné, tandis qu'un chardonneret indiquait un mariage avec un homme riche. En même temps qui aujourd'hui saurait distinguer un chardonneret d'une mésange ?
       Avec le temps, on oublie les oiseaux, mais on oublie aussi qui était le saint Valentin à l'origine de la fête éponyme (non éponyme n'est pas une fête non plus) ? Pour les Valentins, on connaît 7 saints. Mais qui a 7 mains ? ah oui ! Blanche-Neige et les 7 mains

     La plupart des historiens (c'est-à-dire tous sauf deux qui veulent faire leurs intéressants) pensent que la Saint Valentin dérive des Lupercales, une fête romaine du 15 février qui honore le retour du printemps. A cette occasion, on organisait une sorte de loterie de l'amour. Ca consistait à tirer des filles (au sort) et des garçons, de façon à former des couples qui sortaient ensemble tout le reste de l'année ! Les années du lycée étaient plus faciles à vivre du coup.

       Allez, je vous souhaite quand même une bonne Saint Valentin à tous, je vous rappelerai juste que le bouquet, le restaurant et autres chocolats sont excessivement chers en cette journée rose, alors soyez intelligents et audacieux, sortez des sentiers battus et rabattus dans nos oreilles. Messieurs surprenez votre moitié, et mesdemoiselles, préparez quelque chose aussi, votre moitié complétementaire n'en sera que plus surprise. Vos petites mains (même si vous n'en avez pas 7) peuvent toujours faire des jolis cadeaux, genre une boîte à bijoux en Caprice des dieux.



PS : Message personnel : Béa je t'aime encore plus que la cancoillote

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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