Mercredi 24 janvier 2007
Dans la série : je fais comme tout le monde pour ne pas me sentir seul, je vous présente
aujourd'hui les phrases que tout le monde prononce sans s'en rendre compte. On pourrait appeler ça des effets de mode ou des tics du langage, mais ça reste des expressions typiques du XXIe siècle,
tout comme les années 60 ont vu le mot bath apparaître pour signifier c'est de la balle. Il existe des expressions
toutes faites qui traversent le temps comme Enfin Bref, née dans les années 70 et qui est entrée dans notre vocabulaire comme conclusion la plus simple du
monde. Qui n'a jamais dit enfin bref pour se sortir d'une situation de plus en plus embarrassante ?
Ici vous avez un exemple de situations où l'emploi de enfin bref serait très judicieux.
Ici vous avez un exemple de situations où l'emploi de enfin bref serait très judicieux.
On trouve actuellement une version contemporaine du enfin
bref qui se prononce Voili Voilou (comme ça s'écrit), mais qui est essentiellement usité par la gente féminine.
Mais puisqu'à 24 ans j'ai décidé d'être un vieux con avant même d'avoir atteint l'âge de réclamer ma retraite à 55 ans, je vais mettre le doigt, et tant qu'à faire, toute la main et une partie du bras sur trois expressions qui me courent sur le haricot (avec cette expression c'est sûr je suis vieux...).
D'abord il y a le Ou Pas. Entre la Upa Dance de Un, Dos, Tres (et oui, on peut être vieux et avoir regardé Lola et ses potes pomper les Spice Girls) et le Oubah Oubah du Marsupilami. C'est l'expression fausse par excellence, celle qui fait croire qu'on pense à tout alors qu'on fait que renverser le problème. Exemple :
"Pour sauver le monde il suffit de donner de l'argent aux pauvres. Ou pas." On peut déduire alors plusieurs solutions :
"Pour ne pas sauver le monde il suffit de donner de l'argent aux pauvres."
"Pour sauver le monde il suffit de ne pas donner d'argent aux pauvres."
"Pour ne pas sauver le monde il suffit de ne pas donner d'argent aux pauvres". (cette dernière proposition étant le programme économique de toutes les grandes puissances mondiales, et dire qu'elle était cachée dans un ou pas...).
Et ou pas c'est la phrase d'enculé par excellence : "Je vais te filer 2000 euros. Ou pas." On dirait un mauvais c'est ç'ui qui dit qui y est.
Il y a dans le même style le Mais Pas Que. Dérivé du ou pas, l'ironie en moins, le mais pas que est aussi une proposition qui permet de faire croire qu'on connaît toutes les possibilités d'une chose mais on va pas se faire chier à réfléchir dessus et à faire une liste. Exemple :
"L'abbé Pierre a passé sa vie à s'occuper des pauvres. Mais pas que."
Voilà maintenant on sait qu'il n'a pas fait que ça, mais on sait pas ce qu'il a fait d'autre. (si quelqu'un me dit "si, on sait, il a tenu des propos négationistes avec Roger Garaudy" je lui fous mon poing dans la gueule parce que c'est facile de critiquer un mort quand on reste son cul devant la télé pendant que celui de l'abbé se gelait le sien dans les rues froides de la France). Trève de colère.
Pour finir je vais faire un feu d'artifice de violence verbale écrite sur la pire des expressions actuelles : ça, c'est fait. Rien que de l'écrire j'en ai l'écume aux babines. Encore une phrase de conclusion merdique, pour les gens qui s'arrêtent de réfléchir et qui se disent : "tiens je vais dire ce que tout le monde dit, avec l'intonation et tout et tout". Car ça, c'est fait s'entend de Biarritz à Bruxelles, avec cette petite virgule qui ponctue rien du tout puisque le C apostrophe ne fait que répéter le ça précédent d'une manière inélégante. C'eût été plus judicieux de dire : "Cela est fait", encore eût-il fallu que vous le sûssiez.
Mais la prochaine fois que vous direz ça, c'est fait, vous penserez à l'apostrophe du C, à la virgule ridicule et à l'image d'un mec biffant une liste pleine de trucs inutiles (genre une liste de courses de végétarien).
Alors j'espere que vous avez ri, ou pas, avec ce texte, car mon blog est drôle, mais pas que. Donc c'était la conclusion... ça, c'est fait ! Voili voilou... Enfin bref.
Mais puisqu'à 24 ans j'ai décidé d'être un vieux con avant même d'avoir atteint l'âge de réclamer ma retraite à 55 ans, je vais mettre le doigt, et tant qu'à faire, toute la main et une partie du bras sur trois expressions qui me courent sur le haricot (avec cette expression c'est sûr je suis vieux...).
D'abord il y a le Ou Pas. Entre la Upa Dance de Un, Dos, Tres (et oui, on peut être vieux et avoir regardé Lola et ses potes pomper les Spice Girls) et le Oubah Oubah du Marsupilami. C'est l'expression fausse par excellence, celle qui fait croire qu'on pense à tout alors qu'on fait que renverser le problème. Exemple :
"Pour sauver le monde il suffit de donner de l'argent aux pauvres. Ou pas." On peut déduire alors plusieurs solutions :
"Pour ne pas sauver le monde il suffit de donner de l'argent aux pauvres."
"Pour sauver le monde il suffit de ne pas donner d'argent aux pauvres."
"Pour ne pas sauver le monde il suffit de ne pas donner d'argent aux pauvres". (cette dernière proposition étant le programme économique de toutes les grandes puissances mondiales, et dire qu'elle était cachée dans un ou pas...).
Et ou pas c'est la phrase d'enculé par excellence : "Je vais te filer 2000 euros. Ou pas." On dirait un mauvais c'est ç'ui qui dit qui y est.
Il y a dans le même style le Mais Pas Que. Dérivé du ou pas, l'ironie en moins, le mais pas que est aussi une proposition qui permet de faire croire qu'on connaît toutes les possibilités d'une chose mais on va pas se faire chier à réfléchir dessus et à faire une liste. Exemple :
"L'abbé Pierre a passé sa vie à s'occuper des pauvres. Mais pas que."
Voilà maintenant on sait qu'il n'a pas fait que ça, mais on sait pas ce qu'il a fait d'autre. (si quelqu'un me dit "si, on sait, il a tenu des propos négationistes avec Roger Garaudy" je lui fous mon poing dans la gueule parce que c'est facile de critiquer un mort quand on reste son cul devant la télé pendant que celui de l'abbé se gelait le sien dans les rues froides de la France). Trève de colère.
Pour finir je vais faire un feu d'artifice de violence verbale écrite sur la pire des expressions actuelles : ça, c'est fait. Rien que de l'écrire j'en ai l'écume aux babines. Encore une phrase de conclusion merdique, pour les gens qui s'arrêtent de réfléchir et qui se disent : "tiens je vais dire ce que tout le monde dit, avec l'intonation et tout et tout". Car ça, c'est fait s'entend de Biarritz à Bruxelles, avec cette petite virgule qui ponctue rien du tout puisque le C apostrophe ne fait que répéter le ça précédent d'une manière inélégante. C'eût été plus judicieux de dire : "Cela est fait", encore eût-il fallu que vous le sûssiez.
Mais la prochaine fois que vous direz ça, c'est fait, vous penserez à l'apostrophe du C, à la virgule ridicule et à l'image d'un mec biffant une liste pleine de trucs inutiles (genre une liste de courses de végétarien).
Alors j'espere que vous avez ri, ou pas, avec ce texte, car mon blog est drôle, mais pas que. Donc c'était la conclusion... ça, c'est fait ! Voili voilou... Enfin bref.