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Mercredi 31 janvier 2007
Qui n'a jamais rêvé de voir le ministre de l'intérieur ?


coloscopie de Nicolas S.

C'est beau la science, on peut voir n'importe qui, de l'intérieur.
Et pour les sondes sondages, on peut dire qu'il l'a dans le cul !

par Dirty Epic publié dans : Politique
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Lundi 29 janvier 2007
    Ce week-end, suite à un concours de circonstances (que j'ai gagné par hasard), je me suis retrouvé devant 10 personnes pour chanter The Buggles – Video killed the radio star. Heureusement je n'étais pas seul, mon meilleur ami était derrière moi pour faire les "ohouoh" du chœur avec une voix de castrat (ce qu'il n'est pas, sa copine tient à le signaler). En plus j'avais le choix de la voix puisque c'était avec Roland, vous savez, le clavier, le frère de Christian, et j'avais mis une voix appelée "goth" qui donnait des tons de batcave et d'échos caverneux.
    J'ai rien contre les karaokés, mais je déteste les gens qui massacrent les chefs d'œuvre de notre culture (Gilbert Montagné, Claude François ou Mike Brant) et j'exècre les karaokeux professionnels, ceux qui chantent bien mais qui se sont vu refuser l'entrée aux portes du château de la Star Ac'.

        Je me souviens au lycée d'une certaine Naïma, qui chantait super bien, devant elle il y avait un parterre de fans inconditionnels qui rêvaient secrètement qu'elle devienne célèbre pour pouvoir dire "Naïma, je la connais depuis ses débuts, j'étais au lycée avec elle". Misérable gloire du petit profiteur. En quelques mois, Naïma, dont le talent m'impressionnait, a fini par m'énerver. Car les chanteurs se montrent partout. Avez-vous déjà vu une Peinture Academy ou une Ecriture Academy ? Le karaoké a été inventé par les chanteurs à la croix de bois croix de fer pour pouvoir se la péter le samedi soir.

    Devant mon micro phallique et monocouillal, je glougloutais un anglais laitier fermenté tirant plus vers la chanson à boire que le récital d'opéra. Les 20 pupilles même pas dilatées par la fatigue et l'alcool me regardaient fixement et je me suis dit que le karaoké pouvait être un laxatif très performant (pour les chanteurs comme pour les spectateurs).

       Et c'est dans les moments comme ça que tout devient clair, l'esprit devient léger sous la pression émotionnelle, les yeux se ferment et on se souvient… La musique est ma madeleine (celle de Proust)… Un souvenir oublié revient dans ma tête comme un boomerang du passé, je me souviens de 1998, la France chantait la lala la la, et mon père s'était teint en blond suite à un pari stupide que 20% des fans de foot a fait. Nous étions en vacances près de Narbonne, dans un camping comme dans Camping. Et il y a eu un karaoké. L'anonymat aidant, mon père s'est lancé dans l'aventure alors que ses trois enfants et sa chère épouse glissaient déjà discrètement sous la table. Et comme il aime les défis (ça doit être génétique), il choisit Le Chanteur de Daniel Balavoine.
        Alors au début c'est facile, c'est pas trop haut, il gère bien, il est dans le ton, dans le rythme, tout comme il faut, et peu à peu il monte. Il monte encore, il se déploie un peu comme un phoenix s'envole, avec des croches noires, et des bémols et des contre croches venus de nulle part. J'avais 16 ans à l'époque, pas vraiment l'âge pour dire "le plus fort c'est mon père" et pourtant j'étais subjugué (Et j'aime pas Daniel Balavoine ; mais j'aime les hélicoptères, allez savoir…). Ce talent incroyable, vertigineux, mon père l'avait caché pendant 16 ans. Et il le cache toujours, même sous la douche. Parfois en fin de soirée il taquine le micro pour chanter L'artilleur de Metz, ou L'invalide à la pine de bois, mais c'est la grivoiserie et non le talent qui s'affiche.
        Pendant ce karaoké samedi soir, je me suis souvenu pourquoi j'étais fier de mon père ; parce qu'il a la classe en utilisant 20% de ses capacités. L'humilité, c'est à ça qu'on reconnaît le talent.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Mercredi 24 janvier 2007
    Dans la série : je fais comme tout le monde pour ne pas me sentir seul, je vous présente aujourd'hui les phrases que tout le monde prononce sans s'en rendre compte. On pourrait appeler ça des effets de mode ou des tics du langage, mais ça reste des expressions typiques du XXIe siècle, tout comme les années 60 ont vu le mot bath apparaître pour signifier c'est de la balle. Il existe des expressions toutes faites qui traversent le temps comme Enfin Bref, née dans les années 70 et qui est entrée dans notre vocabulaire comme conclusion la plus simple du monde. Qui n'a jamais dit enfin bref pour se sortir d'une situation de plus en plus embarrassante ?

Ici vous avez un exemple de situations où l'emploi de enfin bref serait très judicieux.


    On trouve actuellement une version contemporaine du enfin bref qui se prononce Voili Voilou (comme ça s'écrit), mais qui est essentiellement usité par la gente féminine.
    Mais puisqu'à 24 ans j'ai décidé d'être un vieux con avant même d'avoir atteint l'âge de réclamer ma retraite à 55 ans, je vais mettre le doigt, et tant qu'à faire, toute la main et une partie du bras sur trois expressions qui me courent sur le haricot (avec cette expression c'est sûr je suis vieux...).
    D'abord il y a le Ou Pas. Entre la Upa Dance de Un, Dos, Tres (et oui, on peut être vieux et avoir regardé Lola et ses potes pomper les Spice Girls) et le Oubah Oubah du Marsupilami. C'est l'expression fausse par excellence, celle qui fait croire qu'on pense à tout alors qu'on fait que renverser le problème. Exemple :
"Pour sauver le monde il suffit de donner de l'argent aux pauvres. Ou pas." On peut déduire alors plusieurs solutions :
"Pour ne pas sauver le monde il suffit de donner de l'argent aux pauvres."
"Pour sauver le monde il suffit de ne pas donner d'argent aux pauvres."
"Pour ne pas sauver le monde il suffit de ne pas donner d'argent aux pauvres". (cette dernière proposition étant le programme économique de toutes les grandes puissances mondiales, et dire qu'elle était cachée dans un ou pas...).
    Et ou pas c'est la phrase d'enculé par excellence : "Je vais te filer 2000 euros. Ou pas." On dirait un mauvais c'est ç'ui qui dit qui y est.

    Il y a dans le même style le Mais Pas Que. Dérivé du ou pas, l'ironie en moins, le mais pas que est aussi une proposition qui permet de faire croire qu'on connaît toutes les possibilités d'une chose mais on va pas se faire chier à réfléchir dessus et à faire une liste. Exemple :
"L'abbé Pierre a passé sa vie à s'occuper des pauvres. Mais pas que."
    Voilà maintenant on sait qu'il n'a pas fait que ça, mais on sait pas ce qu'il a fait d'autre. (si quelqu'un me dit "si, on sait, il a tenu des propos négationistes avec Roger Garaudy" je lui fous mon poing dans la gueule parce que c'est facile de critiquer un mort quand on reste son cul devant la télé pendant que celui de l'abbé se gelait le sien dans les rues froides de la France). Trève de colère.

    Pour finir je vais faire un feu d'artifice de violence verbale écrite sur la pire des expressions actuelles : ça, c'est fait. Rien que de l'écrire j'en ai l'écume aux babines. Encore une phrase de conclusion merdique, pour les gens qui s'arrêtent de réfléchir et qui se disent : "tiens je vais dire ce que tout le monde dit, avec l'intonation et tout et tout". Car ça, c'est fait s'entend de Biarritz à Bruxelles, avec cette petite virgule qui ponctue rien du tout puisque le C apostrophe ne fait que répéter le ça précédent d'une manière inélégante. C'eût été plus judicieux de dire : "Cela est fait", encore eût-il fallu que vous le sûssiez.
    Mais la prochaine fois que vous direz ça, c'est fait, vous penserez à l'apostrophe du C, à la virgule ridicule et à l'image d'un mec biffant une liste pleine de trucs inutiles (genre une liste de courses de végétarien).

    Alors j'espere que vous avez ri, ou pas, avec ce texte, car mon blog est drôle, mais pas que. Donc c'était la conclusion... ça, c'est fait ! Voili voilou... Enfin bref.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Jeudi 18 janvier 2007
    Le fil de l'Histoire des hommes se détricote souvent au fil du temps. Il est tant de courir à perdre la laine pour rattraper le temps perdu et réhabiliter un inventeur qui, de fil en aiguille, s'est perdu dans une botte de foin. L'invention a tellement marqué les esprits que l'homme a été oublié. L'objet annoncé avec trompette et fanfare n'est autre que la pince à linge.
La pince de base


    J'en entends déjà au fond qui marmonnent pour dire "c'est con une pince à linge", et je vous répondrai qu'il y a plus con : le trombone (pas le truc pour souffler dedans, le paper-clip qui vient faire chier sur Word). Donc la pince à linge fut inventée on sait pas où, on sait pas quand, et pourtant on en trouve dans toutes les maisons du monde, sauf en Afrique. Mais c'est pas parce qu'ils sont pauvres, c'est parce qu'il fait tellement chaud que le linge sèche en 2 minutes.
Le modèle Oldschool


    Alors j'ai googlé "Histoire de la pince à linge" (oui googler est un verbe, dérivé du vocable anglo-saxon to google) et je suis tombé sur une chanson qui dit : « La pince à linge fut inventée en 1887 par un nommé, par un nommé Jérémie-Victor Hopdebecq » ; les paroles sont de Francis Blanche, le type qui dit "Touche pas au grisbi salope !" dans les Tontons flingueurs. On peut donc douter de la validité de ces informations.
La version en plastique assez moche


    Comme je le disais, avant d'être interrompu par moi-même, tout le monde a au moins une pince à linge chez lui. On compte 68,7 pinces par foyer, mais si ce chiffre vous paraît élevé car vous avez 4 pinces chez vous, votre score minable est contrebalancé par les blanchisseries à la chaîne, les familles nombreuses, les décorateurs qui accrochent leurs photos à un fil, les amateurs d'art manuel qui font des dessous de plat pour offrir à noël, et les sado-masochistes que l'on a tendance à oublier mais qui ont une grosse consommation de pinces (essentiellement en bois).

j'en pince pour toi !

    Pour finir sur une note pleine de bonheur, voici la plus grande passion des amateurs de pinces à linge : l'activité manuelle de colonie de vacances. Pour les curieux, il faut : des pinces à linge (bah oui, et ya des magasins qui vendent les pinces sans le ressort qui sert à rien) et de la colle à bois.

Oh un soleil !

    Bon et j'ai gardé le meilleur pour la fin, parce que je pense que plusieurs personnes vont me demander le modèle pour en faire un:

Réalisé par Pince Pilate

    Merci d'avoir lu ce sujet récup' c'était vraiment pour faire un truc avec du rien. Alors si vous aussi vous aimez le rien et que vous voulez prolonger l'expérience Pince à linge, voici deux liens pour vous attacher :
            Réaliser un Jésus
            Comment avoir du plaisir en jouant avec des pinces

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Lundi 8 janvier 2007

Ma bonne résolution pour 2007 :
600 DPI, et 32 millions de couleurs.
(Je sais c'est lourd… comme fichier)

      Bon ma vraie résolution pour 2007 c'est trouver un métier. Mais ça se trouve pas dans un paquet surprise !


        J'ai fait la connaissance d'Anne Péheux (qui est très jolie), et de son ami gaulois Assédix. Et vous saviez que les chômeurs étaient toujours DJ ? Car le DJ a ses disques, surtout au Maroc, car il est DJ là bas .
        Résolution pour 2007 : Arrêter les mauvais jeux de mots.
« Le calembour est la fiente de l'esprit qui vole » Victor Hugo. Chez moi c'est plus la diarrhée d'un esprit qui s'écrase. Alors je m'écrase.
        Moi qui me disait que je n'avais pas de résolution pour cette année je viens d'ouvrir une vanne (mouahaha comme c'est drôle ! je serre les fesses pour éviter à d'autres vesses spirituelles de filtrer).

Choses à changer pour progresser dans la vie :
        Gérer mon argent avec intelligence :


Nathalie Gense, ma banquière

        Manger équilibré (depuis que Ham Stram Grammes a été élu texte de l'année par vous, fidèles lecteurs surtout Alex, je me dois de montrer l'exemple.)


        Me raser plus souvent, pour que mon père n'ait plus à me faire remarquer : « tu devrais faire des conférences plus souvent, au moins tu te rases ». (1er rasage de l'année le 5 janvier, soit moins d'une semaine de barbe, si ça c'est pas un effort !)
        Me coucher plus tôt (et ne pas regarder la version longue de Titanic avant d'aller au lit.)
   Arrêter de regarder le noir de la vie, et faire attention au blanc. (pour y aller progressivement commençons par le gris, de Toul). Bizarrement ma vie est devenue lumineuse dans les bras d'une noire…

        Tout ça pour dire que je dois prendre ma vie en main.



                                                                      Bonne Anne* et bonne sané**

                                                                      XXX
                                                                      (ça va y a assez d' X ?)



* Je vous ai dit qu'Anne Péheux était très jolie.
** Sané : santé sans T.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Samedi 6 janvier 2007
    Dans les supermarchés il y a toujours des vendeurs pour vous faire acheter. Les spécialistes en marketing qui me lisent, et ils sont nombreux, savent déjà que les produits chers sont à portée de main et que les produits de « pauvres » Winny et autres Moins cher sont toujours difficilement accessibles. Les couleurs aussi jouent : rouge et jaune ça sent le produit en promotion alors que gris ou noir c'est le produit de luxe. Si tout le monde sait ça, c'est parfait.
    Mais ce que je veux aborder aujourd'hui c'est la vente directe, le contact d'homme à homme, ou plus généralement de femme à femme. Vous avez forcément déjà vu dans les allées de votre magasin des femmes en blanc, près d'une petite table, avec des bons de réduction dans la main, et qui ont l'air de se faire chier comme un guichetier de la Poste. Donc les glandeuses-là on les appelle des animatrices, elles sont payées pour rester debout 8 heures par jour. Les plus glandeuses sont toujours dans les rayons Lessive – entretien… parfois en surgelé. Mais il faut se dire qu'il est très difficile de lait les concentrer avec le con gelé (sautez sur la Rousse à côté de vous pour découvrir la définition exacte du con).

    Bien sûr, loin de moi l'idée de dire que toutes les animatrices de grande surface (elles ne sont pas forcément grosses) sont des branleuses, y en a des biens ! Comme chez les flics ou les supporters de foot. Mais je m'égare de l'est et revenons à nos moutons, de Panurge.
    Les animations et les ventes flash fleurissent toujours à Noël, un homme s'égosille au micro pour une console de jeu pendant qu'une poissonnière s'époumone pour vanter les mérites de ses huîtres ou de son saumon fumé. Et pendant ce temps les consommateurs remplissent leur caddie d'articles qu'ils regretteront d'avoir payé. La technique la plus simple du monde pour faire vendre, c'est de sortir le client moyen de l'anonymat. L'accroche est directe : « C'est quoi votre petit nom ? » la discussion commence, on parle de tout sauf du produit. Il faut cibler la personne et c'est sûr l'apparence que tout se passe
- La vieille personne : être le petit-fils parfait, et décrocher le « vous êtes bien sympathique jeune homme (ou jeune fille) ».
- La ménagère de moins de 40 ans : flatter la personne, c'est ni plus ni moins que de la drague, genre « vous êtes une femme de goût ».
- Le père de famille ou le jeune : il faut devenir le meilleur pote en 15 secondes, genre les mêmes passions, les mêmes délires etc.

    Tous ces petits trucs font que le client a confiance. Et la technique de castor pour connaître un client, c'est de regarder son caddie. Toute une vie se retrouve dans un caddie, c'est la vitrine du « je mange ça, j'écoute ça, j'ai mal là etc. » Rien qu'à voir les achats, l'animateur sait s'il peut vendre et comment il peut vendre.
    La vente découle du conditionnement social, et même si vous vous dites « je suis assez fort pour résister à ces conneries » il se trouve que certains automatismes sont acquis depuis plusieurs générations : les gens vont toujours dans les restaurants où il y a du monde ; dans les supermarchés vous mettez 5 personnes qui regardent un produit sur une tête de gondole et il y en a 5 autres qui achètent derrière. C'est le cercle vertueux que tout commercial rêve de créer : Ca s'achète parce que ça se vend.
    Mais souvent ça vend du vent.



Making-of : Pour la seconde fois j'écris un texte gaucho réac sur les grandes surfaces. Pourtant j'espère ne pas avoir une étiquette de casseur de pub parce que je trouve ce concept ridicule et non créatif. En fait je suis directement concerné par les animations, j'en ai fait pendant 3 ans, et j'y ai trouvé de la fierté de la puissance parce que vendre une bourriche d'huîtres à un mec qui venait juste acheter une paire de basket, c'est quand même super jouissif. Maintenant que je suis sorti de ce monde j'ai envie d'écraser les yeux d'une vendeuse trop sur d'elle qui vient me dire « ça vous va comme un gant » alors que les manches me cachent les doigts.
Vendeurs du monde ! Soyez subtiles et intelligents ! J'ai quitté vos rangs, je suis rangé des rayons parce que j'en avais marre de savoir que ce que je vendais que vendre 2 yaourts 1euro parce qu'il y a de l'Aloé Véra dedans c'est comme aussi con que se laver ses cheveux au Danao ou manger son shampooing.

PS : Je crois que si je crache autant sur les animations c'est parce que j'ai peur de devoir recommencer à en faire… il faut bien gagner de l'argent dans la vie…

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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