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Mercredi 21 mars 2007
    Depuis quelques mois ma grande aventure musicale n'était pas la découverte d'un nouveau groupe ou l'écoute d'un style unique. Ca fait maintenant plus de 9 ans que je suis branché quotidiennement. J'ai ce que j'appelle un pacemaker qui me permet d'être sous assistance musicale en permanence.
      Mon premier baladeur était un walkman cassette, une sorte de brique au fond de la poche qui fait roll roll à longueur de temps. Dessus il y avait les meilleurs gadgets de l'époque : le Bassboost System, le clip ceinture, et surtout l'Auto-reverse. Au fond de mon sac de lycée on trouvait en vrac des K7 de Sepultura, King Krimson, Radiohead, puis plus tard des mix-tapes de mon ami Keutof qui, il faut le dire étaient très mal mixées au début (ce que je préférais c'est qu'il s'enregistrait sur les anciennes cassettes de sa maman, et qu'à la fin d'un mix on pouvait passer très rapidement de Laurent Garnier à Véronique sans son).

C'était vraiment bien les années 90.

        Plus tard j'ai pu récupérer le discman de mon père, et cette fois il ne tenait même plus dans une poche ! il bouffait pas moins de 4 piles LR6, ce qui m'a fait très vite investir dans un chargeur de piles. Et j'ai de merveilleux souvenirs de CD qui sautent quand j'étais en retard pour prendre le train...

C'est un collector, il est marche toujours ! (en sautant, et sur secteur)


        Et un jour en colo j'ai vu un animateur qui avait un lecteur Minidisc. J'avais l'air con avec mon walkman cassette (qui était finalement plus pratique : transport, compilation, plus solide...). Du coup en rentrant j'ai claqué mon salaire dans un Minidisc Sharp. Erreur Fatale. Je ne me souviens plus du prix, mais c'était cher, et surtout il est tombé en panne en moins d'un an, et la fiche jack pour le casque était foutue, du coup je devais maintenir la prise avec un élastique hi-tech (en caoutchouc). Il a fini par rendre l'âme dans un camping en Grèce, usé par la chaleur et le sable...


        Mais un autre animateur en Grèce avait un MD Sony tout plat tout bien qui avait une possibilité géniale : on pouvait le brancher sur un PC et mettre des mp3 ! Comme un baladeur mp3 mais à disquette. A cette époque les premiers "Jukebox" mp3 faisaient leur apparition, c'était des trucs immondes, énormes, lourds, mais on pouvait mettre 20go (au max) pour une autonomie de 4h !!
    Finalement mon second MD fut bien plus performant, solide, puissant, et fut mon second vrai compagnon de route avec mon walkman cassette. Je l'ai offert en 2005 et il fonctionne toujours. D'ailleurs il servait à enregistrer des lives et des mixes (toujours de l'ami Keutof ).
          Ensuite le mp3 a pris son envol, les lecteurs devenaient de plus en plus petits, avec des écrans couleurs et tout et tout, alors j'ai pioché dans ma bourse d'études (ça sert à ça les bourses universitaires) et j'ai acheté mon premier baladeur mp3 (notez qu'on ne dit plus walkman aujourd'hui, car c'est un nom déposé par Sony, et que maintenant tout le monde dit Ipod même quand ce n'en est pas un). Je jette mon dévolu sur un sublime Vaio Pocket de Sony, avec pavé tactique, une bête de concours, 40go (c'était le plus gros à l'époque), qui valait tout de même la bagatelle de 400€. Je me souviens, j'avais mangé des raviolis pendant 6 mois...


    Mais ma soeur, le pied frivole et la jambe légère a superbement trébuché dans le fil du chargeur et l'a envoyé voler quelques mètres plus loin. Ma vie a défilé sous mes yeux. Non pas parce que ma soeur avait la tête en sang et deux dents en moins (suite à sa chute et à l'application minutieuse de ma vengeance en la baffant généreusement) mais parce que mon presssssssieux avait une bosse, une rayure sur l'écran, et un disque dur qui ne pouvait plus remplir que 30go, parce les derniers giga étaient bloqués suite à ce malheur.
    J'étais tellement musico-dépendant que je ne l'ai pas fait réparer, 3 semaines de SAV, vous n'y pensez pas ! J'avais souscrit une assurance de 2 ans qui me le protégeait contre tout : le feu, le vol, le vol plané... (mais pas en cas de guerre civile, c'est con mais c'est comme ça). Du coup j'ai voulu le faire réparer avant la fin de l'assurance.
    Le 1er décembre 2006, je vais voir René du SAV de la Fnac Nancy pour lui déposer mon mp3 Sony que j'ai toujours chéri, et il me dit qu'il ne peut pas me prêter un appareil de remplacement. Je pleure, je crie, je fais ma colère mais rien n' hifi video. Je repars penaud, un casque relié à rien autour du cou.  4 Jours plus tard, un courrier m'annonce que mon appareil est disponible au SAV. whouaah ! Déjà ! Euphorie de la surprise qui arrive plus tôt ! Mais surtout innocence de la naïveté... Le SAV de Sony n'avait pas réussi à trouver la panne, ils ne sont pas très au point.
       Alors je le renvois une nouvelle fois, avec un descriptif précis de la panne, mais cette fois le baladeur arrive au SAV de Canon. Je me demande encore ce qu'il a été foutre là-bas. En tout, 62 jours d'immobilisation pour un devis de 492€ pour changer le disque dur. Ca fait mal au cul... Du coup après maints courriers électroniques ou papiers avec mon assurance, je reçois un sublime :
"Nous vous invitons à racheter (...) le montant d'indemnisation sera de 399€ maximum."

    J'ai craqué pour un I Pod, vous savez, ce baladeur vendu par Macintosh, il paraît que c'est connu... Un monstre noir et plat comme Lou Douillon, qui peut contenir 80go. Pour la première fois je peux TOUT mettre dedans. Même des épisodes de Malcolm. Je l'appelle mon tonneau des Danao, impossible de remplir et y a même la place pour mettre du yaourt. Il fait même miroir derrière pour si j'ai un bouton qui pousse sur le nez.


       Tout ça pour dire qu'après 3 mois et 20 jours de sevrage je retrouve le chemin des écouteurs, avec mon i pote qui dépote et je crois que je vais me faire un shuffle de 11 000 morceaux, juste pour voir si je peux tout écouter sans dormir.

PS : Comme vous l'imaginez, j'ai repris une assurance, comme ça dans 2 ans je pète mon i pod pour en prendre un next gen, le tout au frais de la princesse (enfin, 100€ l'assurance), sauf si une guerre civile éclate mais ce serait vraiment pas de pot.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Vendredi 16 mars 2007
        Depuis ma plus tendre enfance je voue un amour sans concession à un spectacle qui ravit les yeux et les oreilles. J'ai nommé le feu d'artifice. Bien sur je sais que je ne suis pas seul à aimer la pyrotechnie, il y a en chacun de nous des vestiges préhistoriques qui nous attirent inexorablement vers le feu.
      Quand je pense que la poudre à été d'abord inventée pour émerveiller son prochain et non pour le tuer ça me dépasse. Le feu d'artifice est le vestige encore vivant de l'innocence humaine. Faire brûler et exploser sans rien détruire, tout ça pour le plaisir des yeux. La douce félicitée de l'inutile et du superflu, de l'argent qui part en fumée.
    Le feu d'artifice c'est avant tout un univers, une parenthèse de la vie qui s'ouvre avant même que la première fusée n'illumine un ciel d'encre. Sur les routes les voitures se pressent, elles roulent tête-à-cul sur des kilomètres ; chacun cherche à se rendre au point de rendez-vous, tous sont guidés par une voix intérieure, comme si chacun agissait d'après une décision prise pour tous. Les gens se suivent mais ne se ressemblent pas, tous convergent vers un seul lieu. Comme pour chaque rassemblement on retrouve les mêmes histoires, les voitures qui se garent tant bien que mal, l'impossibilité de faire demi-tour, les créneaux dans le fossé, le tout entouré de piétons qui s'insinuent partout pour attendre le cœur du feu.



    Par habitude et désormais tradition, un feu d'artifice commence toujours en retard. S'il est toujours prévu après le couché du soleil, les artificiers attendent que le public soit en place pour la communion collective. Les gens se pressent, les yeux scrutent un ciel sans étoile qui va bientôt servir de toile aux peintres du feu. Quand soudain on entend un premier crépitement. Les yeux grésillent, les oreilles scintillent. Mille têtes en arrière, les amoureux se prennent dans les bras, et là, première vraie fusée.
    Une lumière blanche monte et fend le ciel, et c'est l'explosion, les nuages se déchirent pour laisser entrevoir la beauté d'un dieu auquel on ne croit plus, et c'est là que tout chavire. Le boum arrive en retard, trop lent, trop lourd, mais l'écho le soutien, c'est une déflagration énorme ; ce sont les sons de la guerre, mais il n'y a que le merveilleux qui reste. Ce premier boum est une claque, on le sent dans le ventre. Et il est toujours suivi d'un pleur d'enfant. Pendant le répit qui suit la première fusée il y a toujours des pleurs, c'est la douleur de la mise au monde, la surprise d'avoir tant de lumière, tant de couleurs, alors que nos yeux sont habitués à la nuit. Et ce bruit, ce vacarme, que l'écho s'empresse de répéter pour prouver qu'il existe.
 
    Et il y a toujours un petit vieux pour dire "oh la belle rouge !" et un petit jeune pour répondre "comme le poulet". On a tous nos habitudes pour un feu d'artifice, un emplacement fétiche, une phrase récurrente (dans notre famille c'est "ça ressemble au papier peint de la salle", papier peint qui n'existe plus, mais l'image est toujours là) ou alors une fusée préférée, genre celle qui explose massivement avec une déflagration de bombe et qui ensuite retombe en crépitant comme une pluie de cierges magiques.
    Enfin il y a le bouquet final que tout le monde attend pour en avoir plein les yeux mais que finalement on regrette d'avoir vu puisqu'il veut dire que des fusées, il n'y en aura plus. Souvent on part en en voulant encore, il n'y a qu'en Espagne que j'ai vu un feu d'artifice qui m'a rassasié. On a encore l'odeur de poudre qui s'insinue, les oreilles qui sifflent parfois, et surtout la fumée qui zèbre encore le ciel, seul preuve du miracle passé.

    Et la tête pleine d'étoiles artificielles, la parenthèse se referme, on sort de la torpeur lumineuse et nocturne, le silence se fait après le vacarme coloré des fusées assourdissantes.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Lundi 12 mars 2007
    Ca fait un petit plus d'une semaine que j'ai 25 ans et, comme je suis désormais officiellement vieux pour un enfant de moins de 10 ans, un bilan facultatif s'avère obligatoire.
    Le premier constat est alarmant. Et comme mon parrain travaille dans la sécurité j'ai même l'alarme à l'oeil. A 25 ans je continue à avoir des priorités d'enfant gâté (comme les oeufs) puisque je fais encore des caprices, et surtout je fais passer l'inutile en première ligne. Exemple consternant : je recommence ma vie de chômeur, et je trouve le moyen de me payer des Stan Smith collector qui risquent d'être un vrai epouvantail à employeurs.

 
Elles épouvantent ma chérie aussi, mais elle fait preuve de diplomatie et je ne peux que la remercier.


    Donc à 25 ans j'ai balancé un jour de paie dans une paire de chaussures (oui je sais, j'avais un bon salaire, mais je bossais jusqu'à 11h par jour). Mais il y a d'autres choses qui ne changent pas, comme la vie d'un étudiant en fac de lettres, c'est à dire qu'il est impossible de s'endormir avant minuit, les repas sont constitués de 62% de lipides et 37% de glucides (les 1% de protides restants viennent des Pringles au Bacon, car il y a du bacon de synthèse dedans).
Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé.
    J'ai aussi un certain retard dans mes courriers (factures et autres ANPE) auxquels je reponds toujours 2 jours après le "à renvoyer d'urgence avant...". Mais aujourd'hui 12 mars je suis à jour ! Espérons que l'ASSEDIC ne m'envoyera pas son 37e dossier. J'ai également une pile de vaisselle qui squatte toujours mon évier, à croire que la génération spontanée existe vraiment.

    Quand j'étais jeune (les vieux diront que je le suis toujours) je m'imaginais à 25 ans avec un travail, une femme, une voiture de publicité et un super costard cravate car j'avais toujours vu mon père travailler habillé comme un marié. Il va de soi qu'à 25 ans je voyais aussi mon appartement équipé avec un vrai canapé et une machine à laver. Et je revais aussi d'un home-cinema avant même que ça n'existe. Malheureusement je continue à guetter sur E-bay les nouvelles figurines Dragon Ball.

 
Mon dieu je le veux ce gashapon !


    A 25 ans mes parents m'emmenaient déjà à la maternelle. Moi la seule chose qui a changé dans ma soit-disant vie d'adulte c'est que je dépense beaucoup moins (il faut dire aussi que j'ai moins d'argent). Il est loin le temps des bourses pleines d'études. Par exemple j'ai acheté seulement 4 CD en 3 mois (soit une diminution de 50 à 60% par rapport aux deux dernières années). le nombre de DVD achetés est également plus faible. Et ces diminutions continuent de s'accroître.
 
    En résumé, les 25 ans sont la fin d'une époque : plus de carte 12-25, plus de compte jeune, plus de réductions au cinéma ou chez Quick, on entre dans une autre tranche d'âge pour les sondages. Je suis un "plus de 25 ans". Mais pour autant ce n'est pas encore le début d'une nouvelle ère. D'ailleurs je vais aller le prendre, l'air.

Edith : J'ai parlé trop vite, j'ai reçu un courrier du centre général des ASSEDIC pour justifier de ma situation alors que j'ai DEJA donné les papiers à l'ASSEDIC de Nancy. Donc je dois les renvoyer à nouveau... En fait les allocations ça sert à payer des timbres... Bon allez, je vais essayer de mettre moins d'une semaine pour répondre.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Vendredi 9 mars 2007
Grande entreprise cherche nouveau PDG.
Salaire conséquent, logement de fonction, défraiement.
12 candidats potentiels, mais possibilité d'obtenir un poste inférieur.
Le choix se fera les 22 avril et 6 mai sur vote des actionnaires.
Envoyez lettre de motivation et CV à :
Entreprise France - Palais de l'Elysée
55 rue du Faubourg St Honoré
75008 PARIS

par Dirty Epic publié dans : Politique
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Jeudi 8 mars 2007
      Samedi ce sont les Victoires de la Musique. Comme l'a signalé un vieux journaliste que je fréquente fréquemment, "Les Victoires de la Musique ce sont les Victoires de la Variété ; ils ont dû rajouter "classique" pour les Victoires de la Musique Classique pour bien marquer la vraie musique et la bouillie pour la populace." Je ne vous dis pas son âge, mais vu le volume de son amertume sur l'actualité j'ai l'impression d'avoir 20 ans et d'être super positif sur mon avenir et celui de mon futur Valérian.

    Petite digression en guise d'introduction pour annoncer l'encensement dont jouissent 2 musiciens chanteurs auteurs nommés pour les Victoires. J'ai nommé Grand Corps Malade et Abd Al Malik. Alors je n'ai rien contre eux, j'ai même beaucoup apprécié leurs albums respectifs, parce que merde quoi c'est rare d'entendre de la vraie rime et d'étendre le chant de l'écriture au delà de la simple lecture anonyme et solitaire.
    Mais les faire figurer dans un palmarès de musiciens, j'avoue que je ne comprends pas. Ce sont des auteurs ! Ils méritent le prix Elle, le Goncourt, le Jury France Inter, mais pas les Victoires de la Musique. Bon maintenant que l'homme à béquille est sur le podium final, j'espère bien qu'il raflera une petite statuette, histoire de faire la nique à Joey Starr qui est nommé dans la catégorie Album de musiques urbaines (si quelqu'un sait à quoi ça correspond ce serait gentil de m'expliquer).

                 

    Tout ça pour dire qu'il y a longtemps, en 2003, j'écrivais encore de la rime pour dire que j'étais poète et pas glandeur. Avec un ami on avait voulu faire une scène slam à Nancy car on avait eu vent de la venue de ce phénomène. On s'est fait jeter de la Fac pour des raisons toujours inconnues, et les quelques bars et scènes demarchées nous ont jeté, dont le VER***O, qui se dit toujours à la pointe de l'art scénique mais qui ne voulait pas mettre de la poésie sous prétexte que la salle serait vide (on peut pas lui donner tort).
    Maintenant cette même salle du VER***O fait des soirées Slam mais j'ose pas y mettre mes brouillons parce qu'ils ont pris des rides et les bides guettent mes rimes.
    Je lance désormais un appel aux auteurs, slammeurs, griffonneurs de dos de tickets de caisses, toi qui écrit dans ton coin, viens me parler, et peut être qu'on pourra former une communauté de slammeurs, on ferait tout par internet, et ça serait la naissance d'un nouveau mouvement, l' I-Slam.

par Dirty Epic publié dans : Musique
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Mercredi 28 février 2007

Aujourd'hui : La brève à Maurice


    J'en ai ras le cul des messages à la con ! Alors y z'ont voulu me pourrir la vie avec leur "A consommer avec modération". Ca m'a pas empêché de boire ! (Tiens Claudine rhabille voir le p'tit y va prend' froid.) D'ailleurs "à consommer avec modération", mais si ya personne qui s'appelle modération alors consomme tout seul ! Moi j'dis c'est juste pour foutre la trouille aux femmes.
    Après ya eu "Fumer tue". Ca m'a pas empêché d'fumer ! Pis d'ailleurs c'est des conneries, 35 ans que j'fume, ben le toubi' m'a rien trouvé, à part une légère cirrhose mais il a dit qu'c'était héréditaire, alors j'peux rien y faire, c'est la faute à mon père ! N'empêche, si ils nous font tellement chier avec la clope, c'est paske y en a qui fument toujours pas, y z'ont pas les couilles en fait !

    Et pis c'matin j'me lève, je prends une cannette, j'allume une clope et je finis les cahouettes de la veille. Comme tous les matins. Bref. J'allume la télé et là je vois "Pour votre santé, Bougez". Oh putain les cons ! Alors maintenant on peut plus boire, on peut plus fumer et on peut même plus bouffer ! Y m'ont coupé l'appétit avec leurs conneries. Je disais : maintenant dès que c'est une pub de bouffe on va avoir un petit bandeau pour nous dire "c'est pas bien, mangez des légumes même si c'est pas bon".
    Tu vas voir qu'un jour sur toutes les bagnoles yaura marqué : "Ne pas rouler trop vite", "Conduire tue, et pas que vous." Merde quoi ; j'ose même plus péter de peur qu'on m'accuse de rechauffer la planète ! Le trou de la couche d'ozone y z'ont qu'à se le foutre au cul !
    Tout ça pour dire que maintenant on va pouvoir mourir en bonne santé. Allez Claudine, sers-moi un Picon pour changer. Je bois pour oublier qu' je fume, je fume pour oublier qu' je mange.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 27 février 2007

Aujourd'hui : la brève à Jean-Luc

    Les sondages ça me fait chier, y en a partout. Y en a tellement partout qu'on bouffe les mêmes dans les journaux, à la radio, à la télé. Les mêmes chiffres, les mêmes putain de corrections qui veulent rien dire sauf que c'est des fois la gauche qui gagne, des fois la droite. Tous les jours c'est quelqu'un d'autre qui publie un sondage, juste pour dire : "ouais c'est Ségo qui gagne" ou "Nico il vous la met bien profond". Tout ça pour dire que Bayrou c'est la troisième roue du carrosse.

    Alors moi, Jean-Luc, je me suis dit, pisque ya des sondages tous les jours pour savoir c'est qui qui va gagner, j'ai imaginé un truc pour faire un sondage 100% efficace. Plutôt que laisser la SOFRES ou l'IFOP choisir qui va être interrogé, y faut laisser les gens décider s'ils veulent participer au sondage. Le sondage il est ouvert à toute la France, et comme c'est anonyme, ben les gens ils se cacheront pour choisir le mec qu'ils veulent pour le sondage. Par exemp' en prenant un bout de papier avec le nom dessus et le mettre dans un boîte. Comme ça tout le monde il choisit UNE SEULE FOIS, et comme ça on sait vraiment qui c'est qui va gagner pisque tout le monde il a choisi ! Et comme ça le sondage il est vrai et on a plus besoin de se farcir les pourcentages à la con et les indices de correction. Pis comme on sait que le sondage il est efficace, pas besoin de faire de vote !
    Pas con le Jean-Luc !

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Dimanche 25 février 2007
"A l'instar du pou, le coiffeur est un parasite du cheveu."
Pierre Desproges.

    Après moult pressions familiales, et amoureuses aussi, j'ai dû regarder le problème en face et dans le miroir. Depuis quelques temps mes cheveux ressemblaient à un nid de merles en frites, il fallait faire quelque chose, mon beauf' (qui n'en est pas un) m'avait dit : "Fred, t'as une tête de Playmobil". C'en était trop. J'ai donc pris mon courage à deux mains et un rendez-vous chez le coiffeur.
    Pour la faire courte (et vous vous dites : "enfin!"), je hais les coiffeurs. Depuis mes 15 ans je suis allé 4 ou 5 fois chez le coiffeur, enfin... chez la coiffeuse. De 15 ans à 19 ans je n'ai pas coupé mes cheveux, j'avais décidé d'avoir une vraie coupe de rebelle qui écoute du hard-rock enfermé dans sa chambre pendant que sa mère crie : "baisse!". Mais Sepultura berçait mes premiers émois musicaux, alors je me devais d'avoir une crinière digne de Max Cavalera !

max.jpg

    A 19 ans mes cheveux étaient assez longs pour faire une corde (cf. McGuyer, Saison 3 épisode 7) et surtout suffisamment épais et emmêlés pour ne pas être recupérables. J'ai donc fait le choix difficile de tout couper. Car refuser de lâcher ses cheveux c'est comme les enfants au stade anal qui refusent de faire caca sous prétexte que ça revient à abandonner une partie de soi.
    Ensuite pendant 2 ans j'ai trainé mon cuir chevelu chez Mod's Hair, pour arborer une superbe coupe "beatles style" avec frange sur le côté et mèche sur les oreilles. Et puis au bout d'un moment, une évidence : "je claque de la thune pour quelqu'un qui me pourrit la tête !" Car il faut savoir une chose : nous sommes nombreux à détester le moment où l'on sort de chez le coiffeur. Ce mec engourmetté qui nous dit "ça vous plait?" et vous, un sourire pincé "oui oui". Mon Dieu comme la vie paraît longue quand les mèches tombent une à une devant le miroir... Je me trouve moche quand je sors de chez le coiffeur, et mon premier réflexe une fois sorti c'est de secouer mes cheveux. Effacer toute trace de ce viol capillaire.



    Suite à ces échecs chez les capilliculteurs bio-cosmétitiens, je me suis acheté une paire de ciseaux à 9,90€ et je la donnais à chaque personne qui se sentait le courage de me couper les cheveux. Bien sûr il n'y eut que des filles, Je remercie donc : Caroline, Hélène, Anne, Clémence, Marlène, Audrey et Cath pour m'avoir couper les cheveux dans une ambiance conviviale qui ne me dégoutait pas à la fin. Et je remercie aussi Jean de m'avoir rasé la tête avec une tondeuse à barbe, ce fut une expérience unique. Mais les temps changent et toutes les bonnes choses (surtout les bonnes choses) ont toujours une fin. Plus personne ne voulait s'occuper de ma tignasse.

    J'ai dû ne résigner à confier mon scalp à un artisan coiffeur. Et plutôt que de payer les 25€ et plus chez les célèbres Atmosp'hair, et Diminutif (les coiffeurs ont de l'humour), je me suis rendu au salon de coiffure de mon village parental. Celui que je ne fréquentais plus depuis 10 ans. Et là, surprise, rien n'avait changé. Le temps s'est arrêté chez "Marie-Jo coiffeuse homme-femme" (non, elle n'est pas hermaphrodite). Les murs gris, Chérie FM en fond, les produits Studio Line de L'Oréal (vous savez, les tubes blancs avec des carrés jaunes et bleus volés à Mondrian) et surtout, Marie-Jo et sa robe aux couleurs passées et aux motifs imprimés rappelant le générique de Sauvés par le Gong, tout était là pour me rappeler mon enfance coupe à la brosse. Et Marie-Jo avec son prénom d'un autre temps, arborait toujours sa coiffure de caissière d'Intermarché, vous savez, une espèce de brosse en cheveux éclatés, un peu comme un balais à chiotte. Vous demandez une Stéphanie de 40 ans dans n'importe quel supermarché, vous verrez de quoi je parle.
    Je rigole, je me moque, je conspue, mais en 20 minutes, Marie-Jo m'a coupé les cheveux sans prétention, sans me faire une coupe qui me ferait péter plus haut que ma raie (à gauche). Et au final, j'ai payé 14€. Donc même si ma coiffeuse artisan local fait son beurre sur les mamies qui veulent leur permanente et leur Régécolor toutes les semaines, je pense que je vais y retourner, juste pour lutter contre les grandes enseignes qui se croient tout permis et qui cherchent toujours à vous refourguer ce putain de pot de cire à 16€ qu'on n'utilise jamais !

    Tremblez Jean-Louis David et Frank Provost ! Marie-Jo est là et elle pose des bigoudis comme personne ! Et avec ses tarifs, il va falloir vous arracher les cheveux si vous ne voulez pas en avoir des blancs !


PS : qui a dit que ma conclusion était tirée par les cheveux ?

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 20 février 2007


    Quand j'ai découvert Mulholland Drive de David Lynch j'ai reçu un choc cinématographique. Et même artistique. Je me souviens encore de cette claque visuelle, cette expérience unique qui a fait que j'ai vu ce film 2 fois au cinéma (seuls Amélie Poulain et Avalon viennent compléter mes doublés). Pour moi ce film se résume à "Comment avoir peur avec un couple de retraités en chemises hawaiennes qui passe sous une porte". Et oui, quand on a pas vécu Mulholland Drive on trouve ça plutôt ridicule.
    L'année dernière je recevais un second choc immense en regardant Lost Highway, toujours de David Lynch. Autre lieu, autre temps ; cette fois j'étais seul devant ma télé, un samedi soir d'hiver, et une peur viscérale me clouait à l'écran. Pas la peur de montagne russe, où on a la trouille tout en sachant qu'on est en sécurité dans des wagonnets homologués par l'Union Européenne, c'était la peur, la vraie, celle qui noue les tripes, qui empêche de réfléchir, la même que celle qu'on ressent quand on va dans une cave sans lumière la nuit. La peur irrationnelle.


 
        Ce film m'a hanté pendant un an, rien que la BO réunissant les plus grands de la scène gothique industrielle : Marilyn Manson, Smashing Pumpkins, Rammstein, Nine Inch Nails... Et le tout nappé par Angelo Badalamenti, l'empereur de la musique qui fait tristement rêver. (Un long Dimanche de Fiançailles, La Cité des enfants perdus...)

        En ce mois de février, j'étais totalement attiré par l'affiche alléchante de Inland Empire. Le dernier Lynch. C'était un peu comme un cadeau surprise que je n'attendais plus. Et la surprise fut de taille, la déception  plus grande encore. J'avais décidé d'emmener ma chère et tendre au cinéma pour qu'elle puisse vivre sa première expérience de cinéma labyrinthique sur grand écran.
        Je l'avais prévénu pour l'hermétisme du cinéaste. Mais Inland Empire est tel que rentrer dedans c'est comme essayer d'ouvrir un bocal de cornichons périmé depuis 1994. D'abord sa longueur, il paraît que plus c'est long, plus c'est bon, mais après 2h52 de DV,  de plans répétitifs, et surtout de pénombre, voire d'écrans noirs, c'est difficile de ne pas tourner de l'oeil. Dès qu'il y avait un peu de lumière j'étais heureux (enfin, disons "moins déçu", tout est relatif).
        En vrac, Inland Empire c'est :


Laura Dern dans un couloir (labyrinthique) sombre.


Laura Dern avec des prostituées. (oh! de la lumière!)


Des rideaux et du rouge (beaucoup de rouge).


Et des lapins, pleins de lapins. (pleins de lampes aussi, on se croirait chez Ikea)

        Après 2h52 de "ah c'est fini! ah non", le film se finit avec un bucheron qui coupe du bois. En résumé ce film est un grand bordel, long, lent, pompeux, fait par et pour David Lynch, et pour tout adepte de masturbation cérébrale qui refuse d'admettre qu'il n'a rien compris au film pour ne pas passer pour un con. (90% des journalistes sont dans ce cas).

        Monsieur Lynch, je sais que vous avez un compte Myspace, si par hasard vous tombez sur ma page (et je sais que vous parlez un peu français), je voudrais vous dire que vous vous êtes grillé tout seul auprès de ma copine, maintenant elle va refuser de voir tous vos chefs d'oeuvre (et je la comprends). Donc fini les films fourre-tout (les passages avec les lapins sont tirés de votre moyen métrage Rabbits, et ça c'est vraiment de la récup' inutile), et surtout, quand on commence à faire de l'autocitation (les lesbiennes, les couloirs sans fin, les lampes) c'est que les idées viennent à manquer. J'espère que Inland Empire est seulement un accident de parcours.

PS : Chers lecteurs, plongez tête baissée dans l'univers troublant de David Lynch, si vous voulez commencer par le plus accessible, essayez Une Histoire Vraie, et pour les plus audacieux, foncez sur Mulholland Drive.

par Dirty Epic publié dans : Cinéma
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Mardi 13 février 2007
Aujourd'hui j'étais plein d'entrain, motivé jusqu'à la moëlle, je me sentais pousser des ailes de géant. J'aurais pu vider la mer à la paille ou même trouver un boulot. J'avais la gniak, la win, la touch' ; bref, j'avais le vent dans le dos.
Mais mon ami Keutof, que vous connaissez tous désormais puisqu'il est cité ici toutes les semaines, discutait chaleureusement avec moi sur cet outil merveilleux qu'est MSN. Après un bref échange de "kikoo" "lol" "mdr" de plans sur les comètes (on a un label à fonder, une agence de proxénétisme, et aller voir les Daft en concert) il me glisse subtilement quelques liens genre "vas-y quand tu auras le temps". Et moi, pauvre naïf j'ai cliqué ; et comme le Net est pas très net (il est plein de pièges et chausse pieds trappes) et je suis allé sur Line Rider.


Dieu du ciel, j'aurais dû rester couché. Le jeu (qui n'en est pas un) consiste à dessiner une piste pour un petit lugeur sympathique à l'écharpe rouge qui flotte dans le vent. Alors on découvre le jeu, on tente un petit looping, il tombe, alors on essaie avec de l'élan, une rampe spéciale etc. Et on se rend compte que 20 minutes sont passées avec le petit bonhomme à l'écharpe rouge pour qui on dessine des lignes.
Alors je continue, je fais un tremplin, mais le lugeur ne va point à la ligne et il tombe, alors je redessine, je calcule les trajectoires, la vitesse, la tangente, la force du vent, la rotation du bonhomme qui tombe... mais c'est sur la rotation que je pêche, à la ligne.

Du coup mon ami Keutof, voulant une fois de plus me prouver son amitié me guide vers une page présentant le résultat d'autres Line Riders. Et là ce fut le choc... J'étais si loin, misérable avec mes quelques lignes, j'avais même honte alors que personne ne me voyait. Alors j'ai pleuré, parce que ma win était partie et que, même l'écharpe au vent, je volais pas bien haut...
Alors j'ai regardé toutes les vidéos, et je me suis dit que finalement j'avais une belle vie. Parce que se faire des lignes à longueur de temps pour faire glisser un petit lugeur, c'est quand même oublier de vivre. Les Line Riders qui dessinent des parcours de fous et qui sont adulés par les newbies comme moi n'ont en fait rien d'autre dans leur vie qu'un petit lugeur qui dévale les pentes, l'écharpe rouge au vent.

 




Alors je tiens à remercier mon ami Keutof (avec un K comme dans Kikoo) pour m'avoir ouvert les yeux sur ma situation sociale pas si catastrophique que ça puisque je n'en suis pas encore réduit à me faire des lignes pour un petit lugeur avec une écharpe rouge qui flotte au vent. ("ahhh cette écharpe rouge qui flotte au vent" dit-il les yeux humides, en l'air et dans le vide...)En tout cas ça m'a bouffé une partie de mon après midi, tout comme quand j'avais découvert Google Earth et que je m'étais mis à voyager avec un paquet de chips et une bière sur les genoux. Mais ma plus grande expérience de "no life" (nom donné aux hardcore gamers genre Counter Strike ou les MMORPG du type World Of Warcraft) fut sans doute quand j'ai passé une semaine sans dormir (presque) parce que j'étais surwww.ouverture-facile.com et que j'avais toujours pas réussi à passer un niveau.
 
 


Tout ça pour dire qu'il ne faut pas mettre le nez dans un sudoku, de fil en aiguille on cherche toujours des drogues plus dures et on finit au bout de la ligne, sans savoir où va tomber le petit lugeur avec son écharpe rouge qui flotte au vent. Et si le lugeur c'était nous ?

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Musique :
Minilogue - Animals
Crystal Castles - Crystal Castles
Fixmer / McCarthy - Into the night
Ladytron - Velocifero

Livres :

Fini : Gattinoni & Vigouroux, La photographie contemporaine
Actuellement : N. Hornby, Vous descendez?
Après: S. Larsson, Trilogie Millenium

Ciné :
Nicolas & Bruno, La personne aux deux personnes
G. Romero, Diary of the dead
M. McDonagh, Bons baisers de Bruges

DVD :

C. Eastwood, Les lettres d'Iwo Jima
Z. Braff, Garden State
J. Woo, Le Syndicat du Crime 
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