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Jeudi 15 novembre 2007
Vendredi 2 novembre, j'ai renouvelé mon rêve d'adulte en allant voir The Birthday Massacre en concert à Sarrebruck. Une performance scénique impressionnante, un habillage plus calme, mais toujours un super jeu de lumière, des visages souriants, et un son franchement violent. J'y ai d'ailleurs laissé un bout de tympan...
Grâce à Beams j'ai obtenu un accès aux loges pour une interview en huis-clos avec Chibi(chant), Rainbow (lead guitare), et Falcore (guitare solo).
Petit rappel : J'ai déjà parlé de The Birthday Massacre ici, en disant qu'ils sortaient un nouvel album et que j'allais vous en parler. Pour faire bref, Walking With Strangers est plus bizarrement plus facile d'accès que Violet. Les effets mansoniens donnant une teinte sombre à des morceaux comme Blue ont disparu. Ils explorent l'autre chemin qu'ils avaient commencé avec Violet ou Nevermind, donc plus "hard pop", mais les rythmiques sont bien mieux maîtrisées. Les guitares sont plus en avant, des titres comme Red Stars sont franchement des chars d'assaut, et en live c'est encore plus violent. Album plus varié dans les thématiques, les sons, les rythmiques, les mélodies et même les voix (OE, le nouveau bassiste, prête main forte à Chibi). Une énorme réussite, sachant la difficulté de passer derrière Violet.
Maintenant, pour les curieux, les fans et les gothiques, voici l'interview en intégralité, loin des coupures que j'ai faites à contre-coeur pour tenir sur une page de Beams.


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  1. Depuis vos débuts votre son est hyper travaillé, reconnaissable. Walking With Strangers est votre premier véritable album, mais il sonne très différent de Violet, qu’est-ce qui a changé depuis les premiers EP ?

Rainbow : Il y a plusieurs différences entre les derniers CD. Nous avons beaucoup appris, surtout en tournée. Nous avons aussi passé du temps à la maison, travaillé sur des remixes, ce qui était une nouvelle expérience. Nous avons eu aussi une période de réflexion, tout cela amène plus de confiance. Et nous jouons beaucoup plus souvent. C’est une évolution naturelle finalement.

Chibi : Nous avons passé plus de temps en studio aussi. Dave Ogilvie notre nouveau producteur (a bossé avec NIN pendant la période Downward Spiral) a beaucoup travaillé pour associer les instruments live et les éléments électroniques.

  1. Vous avez réenregistré 4 chansons pour compléter Violet et le sortir comme un album en Europe, il y a aussi deux nouvelles versions d’anciennes chansons sur Walking With Strangers, pourquoi ?

Rainbow : Pour Walking With Strangers rien n’était prévu, on trouvait juste que To Die For entrait parfaitement dans le ton de l’album. Il y a aussi le fait qu’on explore le thème du passage de l’enfance à l’âge adulte, donc mélanger le passé et le présent va bien dans le contexte. Et la chanson ne bénéficiait pas d’un son idéal, on voulait que ça sonne plus clair. Du coup on peut désormais la présenter de la manière dont on voulait la faire.

Falcore : Pour ce qui est de Remember Me il s’agissait d’une vieille démo avec un très mauvais enregistrement. Avec les nouvelles méthodes d’enregistrement on a pu lui donner une nouvelle vibe, une nouvelle ambiance.

Rainbow : Oui elle est plus disco !

 

  1. Pourriez-vous être amené à continuer ce dépoussiérage ?

Rainbow : Peut-être, si ça a vraiment un sens, si c’est dans le ton de l’album.

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Chibi, ta voix a changé depuis tes débuts au sein de Imagica (première mouture de The Birthday Massacre), as-tu pris des cours ?

Chibi : Je n’ai pas pris de leçons, l’évolution dans ma voix vient de plusieurs choses. On a beaucoup tourné, donc j’ai beaucoup chanté et j’ai fini par trouver comment placer ma voix. Maintenant j’ai gagné en confiance, je suis plus relax. Et j’ai expérimenté pas mal de choses, j’ai travaillé pour changer.

Vous tournez beaucoup, qu’est-ce qui vous plaît autant dans le live ?

Rainbow : C’est un exutoire, un défoulement physique ; mais il y a aussi une part de détente. Et tous les concerts sont différents puisque les publics sont différents.

Chibi : J’aime l’interaction avec le public, il y a une énergie positive, je m’éclate ! Et c’est super de pouvoir jouer nos compos en vrai, le côté performance ; c’est être physiquement DANS la chanson. Et cherche à sonner différemment des albums, d’être plus metal, plus hard.

Falcore : Pour moi c’est différent, je suis perdu dans l’ombre, au bord de la scène. Les gens regarde toujours au centre, c’est la nature humaine. J’ai un jeu de guitare plus technique que Rainbow, j’ai les solos, donc plus de concentration. Je me sens un peu comme Peter Tosh, caché dans la fumée, derrière Bob Marley.

  1. Vous avez remixé plusieurs groupes comme MSI ou Vanity Beach. Avez-vous déjà reçu des propositions de stars de l’Indus comme Marilyn Manson ou Nine Inch Nails ?

Rainbow : On n’a jamais demandé pour les remixes, ça a toujours été des hasards, pour le fun.

Chibi : Mais si un jour une pointure nous demande un remix, pourquoi pas !

 

  1. Quelles sont vos influences, musicales ou autres ?

Chibi : Oh, c’est assez vaste, il y en a des toutes les sortes. On cherche un maximum de contrastes entre les sons et ensuite on combine. On prend dans la pop de notre enfance et pose des textures plus agressives, proches de l’industriel ou du death metal. Le résultat doit tout faire passer sur une seule dimension.

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 Comment définiriez-vous votre style ?

Falcore : Une grosse salade de couilles ! Euh non écris pas ça !

Rainbow : On fait du metal, de la pop, du punk, de l’electro, de l’indus.

Falcore : Mais le résultat ne sonne ni metal, ni pop, ni punk, ni electro, ni indus. Le tout est de trouver un équilibre.

 



  1. Avez-vous une méthode, un secret pour faire le refrain qui tue ?

Chibi : On a une baguette magique !

Rainbow : Et de la poudre de perlinpinpin ! Plus sérieusement, on cherche à faire ce qui sonne juste. On aime créer une dynamique, passer du petit au grand.

Falcore : Oui, c’est une question de contraste, entre le sombre et la couleur.

 

  1. Votre look vestimentaire a évolué aussi, vous semblé plus posés, plus mature, il y a un message que vous voulez faire passer ?

Rainbow : Pour nous c’est naturel, on fait comme on le sent, rien n’est réfléchi.

Falcore : On laisse de la place à la couleur et aux énergies positives.

Chibi : On ne pense pas, on s’éclate.

Rainbow : Mais finalement nos vêtements reflètent plutôt bien notre musique.

 

  1. Quel est votre meilleur souvenir de soirée ?

Chibi : Sans doute le festival Mera Luna en 2005. C’était notre première fois devant un public aussi vaste, il y avait du monde partout, il pleuvait, on n’avait pas l’habitude de ça.

 

  1.  Quel est votre dernier coup de cœur musical ?

Falcore : The Faint, un groupe du Nebraska. Ils ont une manière unique de combiner des synthés du rock prog avec de l’indie-pop.

Chibi : Dragon Force, c’est du speed metal. (ndd : j'aime pas trop)

Rainbow : Pour moi c’est White Rose Movement et aussi The Knife.

 

  1. Quel est votre avis sur le téléchargement illégal ?

Falcore : On ne peut rien faire contre, c’est un fait.

Rainbow : Il n’y a pas vraiment de bien ou de mal, mais ça peut faire mal de ne rien gagner pour son travail.

Chibi : Il faut que les gens comprennent que s’ils paient ils font vivre ceux qu’ils aiment.

Falcore : La faute revient quand même aux majors, qui agissent parfois de manière irresponsable. Ils chargent le public, et finalement c’est toujours les fans qui paient.

 

  1. Comment expliquez-vous votre succès grandissant malgré une quasi absence de marketing ?

Rainbow : Le succès est assez lent et naturel, on laisse faire le bouche à oreille. On voit avec les concerts que les gens connaissent de plus en plus nos chansons.

Falcore : Internet a aussi un grand rôle. Les gens se passent le mot. MySpace nous diffuse partout dans le monde. Toute une communauté est apparue, un petit monde s’est construit autour de nous. Mais finalement on ne s’impose pas, on laisse le public nous trouver.

Chibi : Et on a des refrains qui tuent !

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par Dirty Epic publié dans : Musique
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Mardi 6 novembre 2007
        Il est des moments que l'on ne veut pas vivre. On sait qu'ils n'ont rien d'horrible, que ce n'est pas une épreuve insurmontable. Il y a juste des a priori qui durent depuis des années, même depuis qu'on est né.
        Finalement, tout repose sur le regard des autres, l'oeil inquisiteur, celui qui juge, et qui dit : "Quoi ? Tu es allé voir Holiday On Ice ???"
        Oui je suis allé voir Holiday On Ice. Ce spectacle jouit d'une réputation amplement méritée de stras, paillettes et plumes dans le tutu histoire de réchauffer les membres glacés des spectateurs du premier rang.

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        Mais j'y allais pour faire plaisir à belle-maman et surtout à sa fille. J'avais tout de même une dette envers elle depuis le jour où elle avait supporté 3h de David Lynch en figures imposées, avec le sourire. Je lui devais bien ça. Mais à peine le programme dans les mains je commence à douter. La patineuse en couverture a tout d'une belly danseuse du Cheval Fou, l'érotisme en moins ; et elle pose dans un décor du plus pur style Lorie, mais sans dauphin. Et le camaïeu de rose moutonneux finit de m'achever.
    Par chance, la scène est loin du roccoco-glouglouteux et plus proche du gothico-harrypottesque. Les lumières s'éteignent, le public, malgré un âge avancé est fort dynamique, tout le monde tape des mains à contre-temps. C'est fascinant comme un public français ne sait pas battre la mesure, en Allemagne au moins c'est carré !
        Le spectacle commence simplement avec des costumes sans intérêt mais sobres, et dans une chorégraphie dont la seule difficulté est le nombre de patineurs dans si peu d'espace. Jusqu'ici rien de transcendant. C'est alors qu'apparut une caricature de stéréotype de gitan, tout de rouge vêtu, des breloques en or pour faire voleur viril, un pantalon moulant et des foulards à grelots pour faire plus romantique qu'Emmanuel Moire. Et il s'est mis à jouer du violon en playback. Tout cela commence bien mal... Il est ensuite monté sur la piste pour attirer les oeillades enflammées d'une Esmeralda de supermarché, du coup il a enchainé les poses de machos (sur patins). Premier gadin. Ca continue bien mal...
        Je me force à me concentrer sur les figures, choses assez rares pour être vues en vrai, mon seul spectacle sur glace se limitant à du hockey, mais les Canadiens sans dents ne sont pas très habiles dans les arabesques demandant légéreté et finesse. Les danses se passent, les patineurs tournoient, ça glisse au pays des merveilles. Mais c'est alors qu'Alice (Ouh ouh) pointe son nez dans une robe vichy bien ajustée, elle avait dû faire un régime. Qu'elle était belle Alice dans cet univers fantasmagorique, elle m'entraîne dans le terrier, je virvolte avec elle, le lapin en retard est là, le chapelier toqué aussi, mon âme d'enfant se réveille, je ris quand le lapin glisse et tombe, j'oublie qu'il y a sous le costume un ancien Brian Joubert qui transpire comme un fou pour exécuter des figures avec des patins velus taille 62 aux pieds. Je m'imagine à la table du banquet, la Reine de Coeur arrivant pour me trancher la tête, je suis perdu dans mes divagations disneïques, j'ai des réminiscences de valets de coeur porteurs de hallebardes.
        A peine suis-je rassasié de magie que viennent à mes oreilles une mélodie oubliée. The Magical Mystery Tour des Beatles me rappelle à mes années de lycée, comment ai-je pû oublier ce morceau qui m'a habité tant de temps ! Je me souviens de Jean scratchant Yellow Submarine à mon anniversaire, quel massacre... Et justement, un engin jaune pointe ses phares au bout le patinoire, c'est un bus scolaire, typiquement américain, il ressemble à un accordéon désaccordé. Une maîtresse en descend, encore une caricature d'idée reçue, elle porte un chignon strict et un tailleur riche, il ne lui manque que la cravache de Dominia du Donjon. Mais le chauffeur du bus arrive héroïquement et il arrache ses vêtements. Encore un fantasme... tous les gosses ont déjà rêvé de conduire un bus.
        La maîtressse n'est pas en maillot de bain, mais presque, elle glisse sur l'eau gelée, elle laisse derrière elle des rayures indélébiles, marquant le sol de son passage léger et lisse.

    Je continue de regarder ces patineurs qui nous racontent des histoires sans paroles. Les mots sont absents, ils s'écrivent dans la glace et finissent par fondre. J'ai des étoiles plein les yeux quand les lumières s'agitent, des néons tournent autour de la scène, passant du bleu au rouge dans des dégradés audacieux, mais pas autant que les figures des rockers qui exécutent des portés lancés à 20km/h, Je ris devant un scorpion qui s'emmêle les pattes, je tremble pour un lion qui s'approche bien près du bord.
    J'ai même les larmes aux yeux (bon en vrai j'ai pas pleuré hein) quand un clône de Jude Law (Bienvenue à Gattaca) nous narre sa misère amoureuse. Il est seul, perdu sur un banc, il attend l'amour avec à ses côtés un bouquet de fleurs fanées. Il regarde un couple passer, ils sont rayonnants et glissent sur la surface lisse, pendant que lui, balourd, se hisse sur la glace pour les suivre. Il s'imagine dans les bras de la belle, tournoyant sans fin, la portant dans des postures impossibles, mais tout ce qu'il voit c'est son reflet dans un miroir d'eau figée. Il veut ravir la blonde à son amant, il imite son rival, mais ne l'égale pas puisqu'il est toujours seul, la beauté de la belle rejaillit partout, sauf sur sa personne. Il tente un ultime geste, tendant son bouquet sombre vers celle qu'il désire, mais elle reste de glace, le laissant seul, perdu sur un banc, n'attendant plus rien, avec pour seule compagnie un lampadaire trop faible pour repousser les ténèbres qui l'envahissent ; alors il reste là, dans le froid, s'étiolant dans la nuit, le coeur fané d'avoir trop rêvé.

...

        Ensuite j'ai vu des gobelins, et un prince se battant contre une immonde sorcière, sublime dans une robe métallique rappelant le casque de Sauron. Elle a tant de pouvoir qu'elle finit même par ressusciter des morts, et par une subtilité de mise en scène tout le public fut effrayé de voir des squelettes voler.
         Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, et pour plaire au public voulant de la surenchère, du mauvais goût et du clinquant (mot d'ancien français désignant le bling-bling) les costumes furent outranciers , guimauves et surchargés.

        Derrière toute cette lumière, ce florilège de couleurs, cette débauche de pyrotechnie, le bouquet final fut celui d'un Jude Law glacé, transis de froid pour un amour impossible, son bouquet final gelant peu à peu. Personne ne l'a vu comme je l'ai vu, puisque personne ne sait qu'Holiday On Ice peut parfois cacher des trésors, et si ce Jude Law des glaces reste seul, c'est à cause des idées fausses qu'on se fait sur lui.


par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Lundi 5 novembre 2007

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Comme la plupart des albums portant un titre avec un "&", Monsters & Silly Songs offre deux manières d’aborder et d’écouter la musique de Joakim. D’abord il y a les Monsters, 4 tracks venant ponctuer le disque d’accidents sonores et d’expériences ratées. Il y a du monstrueux aussi dans chaque chanson, comme en témoignent les voix d’outre-tombe et les guitares batcave. Tout le lexique du rock gothique 80’s est passé en revue. Joakim ressuscite les vieux Cure, Sonic Youth (Love-me-2) et This Mortal Coil (Palo Alto). Ca c’est pour le côté sombre, ambiance Carpenter.

 

Maintenant pour le côté lumineux on trouve plein de mélodies pianotées sur des synthés vintage, des envolées acides (Drumtrax) et parfois des guitares folk invoquant King Crimson dans leur meilleure période (The Devil With No Tail). Et pour compléter le tout, Joakim s’inspire aussi du disco-punk de LCD Soundsystem pour fédérer les derniers auditeurs indécis.

 

Dit comme ça, Monsters & Silly Songs ressemble à l’album idéal, et c’est là son défaut. A force de toucher à tout et d’étaler son talent sur 16 morceaux, Joakim oublie de donner du liant à son opus et se retrouve avec 10 tubes en puissance qui finissent par s’entre-dévorer comme des monstres. Mais ils restent des monstres gentils, comme ceux des dessins d’enfants, alors gardons notre innocence et écoutons les.

Joakim, Monsters & Silly Songs
(Versatile, 2007)

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Jeudi 25 octobre 2007
Le Bulletin Tamard : Premier sur les polémiques, même quand y en a pas !


Toute la rédaction se dit profondément choquée par la nouvelle version d'Ali Baba et les 40 voleurs.  TF1, soucieuse de son image de Télévision Française n°1,  offre le rôle titre à un acteur dont les derniers personnages interprétés s'appelaient M. Mathieu ou M. Batignol. Bien franchouillard tout ça, on peut dire que ce rôle d'Ali Baba (non ce n'est pas Monsieur Ali Baba) est un véritable rôle de composition !
Il me semble que depuis quelques années la France compte beaucoup d'acteurs d'origine maghrébine franchement talentueux, pour n'en citer que deux, Jamel Debbouze ou Roschdy Zem, mais bizarrement les deux premiers rôles sont occupés par Gérard Jugnot et Michèle Bernier.

Enfin moi je dis ça...

Soit dit en passant, vous pouvez quand même regarder, il y a Leïla Bekhti dedans et elle est super jolie.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Jeudi 25 octobre 2007
Nouveau ! Vu dans le journal Télé !

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par Dirty Epic publié dans : Politique
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Dimanche 21 octobre 2007
        Ces derniers jours j'ai des relents de lettres sup - sciences po,  des envies de commentaires politiques gratuits,  et ce n'est pas l'actualité hautement primordiale qui va me guérir.  Alors pour la joie des petits et des grands (ou plutôt des riches et des pauvres puisque la société ne nivelle pas par la taille) voici l'édito politique  du Bulletin Tamard.


Résumé rapide de la situation "politique" (et je mets les guillemets avec des pincettes)

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        Le jeudi 4 octobre dernier, tous les syndicats s'unissent pour faire front à Nicolas Sarkozy, le Croque-Mitaine du XXIe siècle, celui qu'on accuse de tous les maux ; même que la grippe aviaire c'est de sa faute vu le nombre de poulets en liberté qu'on croise dans les rues. Préavis posé, les grèvistes et manifestants vont envahir les villes, voler dans les plumes des poulets et montrer aux patrons qui sont les boss dans la cour.
         Tous les commentateurs y vont de leurs sarcasmes, bon mots, ou juste une petite tape dans le dos de Sarkozy. Alain Juppé, qui avait fait les frais en 1995 d'une grève difficile, conseillait à notre estimé chef de l'état d'avoir les reins solides parce qu'un "mouvement social" comme celui-ci pouvait faire des dégats.
        A cette annonce, Nicolas Sarkozy s'enferme dans ses cabinets et réfléchit (les meilleures idées arrivent toujours aux toilettes). Et premier retournement de situation : la France bat les All Blacks à la coupe du monde de Rugby. Notre bien aimé président, amateur de sport et de virilité de vestiaire, sent le vent souffler dans ses cheveux alors il remonte son col dans les tribunes pour ne pas attraper froid.
        Devant la ferveur populaire du Quinze de France, M. Sarkozy se dit qu'il tient la une chance de transformer la haine du peuple en colère en une cérémonie grandiose pleine de Marseillaises et de bleu-blanc-rougeries. Il rêve d'un effet black-blanc-beur, mais continue à broyer du noir. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, la France se fait battre par l'Angleterre juste avant que les grèves ne commencent. Nicolas ne peut même pas botter en touche, et la mêlée populaire risque de se faire violente.
        Jeudi 18 octobre, le jour où la France s'arrêta (pour la 73e fois). Les trains, métro, bus, profs, postes, rien ne marche, tout fout l'camp, ya plus d'saison mon bon monsieur. Le "bras de fer social" comme disent les journalistes en mal d'inspiration commence à se faire sentir et Sarkozy n'est pas taillé comme un Chabal et ne fait pas le poids. Et c'est la qu'il joue le super joker, la carte dans la manche, le hat-trick que même les pires tricheurs n'utilisent plus tellement c'est connu et éculé.
        Comme un mauvais élève ayant "oublié" de faire ses devoirs, le Petit Nicolas évite la sempéternelle : "j'ai pas eu le temps, ma grand-mère est morte", et invente une nouvelle excuse : "j'ai pas eu le temps, je viens de divorcer". Tous les yeux sont rivés sur le couple du monde, et notre pilier national se fait plaquer. Et comme par hasard il annonce ça en plein jeudi noir, alors que le peuple est dans la rue à réclamer la tête de Fillon.
        Vous connaissez la suite, Public ne sort que samedi, Voici dimanche et Closer lundi, les quotidiens peuvent donc prendre une longueur d'avance sur ces magazines importants pour la vie politique française. Du coup la grande presse (Le Monde, Libération, Républicain Lorrain, L'Est Républicain) titre en Une le divorce des Sarkozy. D'ailleurs le Répu a titré sur un 3/4 de page : C'est fait... Quand je vous disais que "ça c'est fait" c'était à la mode.
        Personne n'a osé titrer La rupture tranquille, ce que je me suis empressé de faire.
Mais finalement, je vous pose la question, vous avez vu ? Ou plutôt, vous n'avez pas vu ? les mouvements sociaux ont été relégués en page 4 ou 5, entre la préparation du Quinze de France à sa défaite et la Chine qui râle contre le Dalaï -Lama.

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        Nous ne pouvons souligner que le talent de communication de Nicolas Sarkozy, il a réussi à faire les choux gras avec une nouvelle que tout le monde savait déjà. Technique ultra simple du Buzz adapté à la politique : tout le monde en parle, personne ne confirme et quand ça sort ça se vend super bien même si c'est nul.


PS : Je tiens juste à signaler que dans l'histoire, la personne qui a le plus de force, de caractère et de courage, c'est Cécilia Ciganer-Albeniz, parce qu'elle a osé dire non à une vie facile, et qu'elle refuse le standing de première dame alors que beaucoup seraient prêtes à tout pour être à sa place.


par Dirty Epic publié dans : Politique
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Mardi 16 octobre 2007

Si vous faites partie des 81% des gens lisant aux toilettes, cet article est pour vous.

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Actuellement au Casino Luxembourg on peut découvrir Cloaca,  huit machines de Wim Delvoye. Depuis 2000, l’artiste invente des engins reproduisant le système digestif humain en gardant les étapes du processus naturel : nourriture au départ, caca à l’arrivée.

Comme vous vous en doutez, bruits de succion, odeurs fécales et couleurs (coulures ?) diarrhéiques sont au rendez-vous. Et comme les humains, les machines ont des préférences (Personal Cloaca est végétarienne), certaines aussi ont leurs petits tracacas intestinaux.

Parler sérieusement d’un sujet scabreux, voila le défi de Delvoye. Pourtant j’en vois déjà se demander : « C’est de l’art ? ». « De la merde » diront certains, « les machines sont des sculptures » diront d’autres, « les cacas sont des oeuvres » diront les scatophiles. Car les étrons sont exposés fièrement sur un mur des trophées, véritable tour du monde de la crotte en sachet.

Beaucoup de questions, mais une évidence : Wim Delvoye remet le corps dans son universalité au centre du débat. Tout le monde fait caca, même Keira Knightley. Entre mécanisation et anthropomorphisme, Wim Delvoye sème le doute sur l’origine et la valeur d’une selle. En cela il est le digne héritier de Piero Manzoni qui vendait sa Merde d’artiste. Dans notre monde de consommation, Delvoye renverse les idées reçues : l’homme pollue, la machine mange et défèque, Monsieur Propre devient l’emblème de la saleté, et les logos sont excrément bien détournés. La première chose que l’homme a fabriquée c’est du caca, les machines se devaient d’avoir leurs propres colombins.

Une expo qui a du goût, pour ne pas traiter la merde comme de la merde.

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Jusqu’au 06 janvier 2008, au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, à Luxembourg.

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 16 octobre 2007


Depuis ses débuts avec Multifunktionsebene en 2001, Sascha Ring a parcouru un long chemin à travers les murs ; et sa rencontre avec Ellen Allien lui a permis de mettre de l’eau dans son vin, ou plutôt de la pop dans son electronica. De nombreux tracks sont chantés, apportant de la fraîcheur à un ensemble que le commun des mortels trouverait austère. Même si certains sons restent rugueux, Walls ouvre des portes vers plus de lumière et les mélodies se font toujours plus claires.

 

Pour faire simple, sur Walls, Apparat associe deux éléments contradictoires : la complexité de l’IDM (Autechre, Plaid) et l’efficacité de la pop. Et dans un esprit mathématique, il va tester sa formule sur différents styles, et ça marche. L’album démarre sur des notes claires puis s’épanouit dans des violons langoureux (Not a number). Ensuite le ton monte, ça rappe sur Holdon, on est dans l’electronica pure avec Birds, des guitares s’invitent, et on vire carrément shoegazer sur Headup. Le sommet de l’album reste le diptyque Fractales, break aérien tout en douceur.

 

Album ouvert et lumineux, comme un mur transparent percé de mille fenêtres.

Apparat, Walls
(Shitkatapult, 2007)

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 16 octobre 2007
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Olga Mesa est une chorégraphe espagnole. Et comme tous les artistes contemporains elle a un accent. A l’occasion d’une résidence au FRAC Lorraine, elle se lance pour la première fois dans la création muséographique et s’improvise commissaire d’exposition pour Pratiques du (non) visible : En avoir le cœur (corps) net.

Dans ses spectacles vivants elle tend vers la disparition du corps, la danse doit faire oublier la présence. Cette fois elle veut amener le spectateur à avoir conscience de son propre corps. Les œuvres choisies sont donc minimalistes et réflectives, obligeant l’esprit à assimiler l’espace et y placer son corps. La démarche est simple : annuler toute expression pour donner des impressions.

Dans sa zone de travail Olga Mesa est seule. Un dialogue entre l’espace et son corps. Elle accroche aux murs des poèmes, des articles, des pellicules. Elle découpe des journaux pour coller des photos dans ses carnets, et elle en a beaucoup car elle archive tout. Et quand quelqu’un la voit travailler elle se donne en spectacle, comme une performance ; et quand elle est en confiance elle danse.

Olga Mesa filme, se filme, et quand on l’interviewe c’est elle qui enregistre. Ensuite elle regarde et garde. Même si elle est en plein dialogue intérieur, elle s’interrompt pour filmer un ballet de montgolfières. Et c’est peut être un hasard, mais la porte de son appartement est toujours grande ouverte. Pour laisser rentrer l’extérieur. Et sortir l’intérieur.

Olga Mesa, Pratiques du (non) visible : En avoir le cœur (corps) net.
Œuvres de Dora Garcia, Ann Veronica Janssen, Stanley Brouwn…
Exposition au FRAC Lorraine, 1bis rue des Trinitaires, 57000 METZ

Du 06 octobre au 18 novembre, ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 19h, le jeudi de 13h à 20h.

par Dirty Epic publié dans : Beams
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Mardi 16 octobre 2007
Vu mon manque de temps - motivation - inspiration  (rayez les mentions inutiles) je vous offre une nouvelle catégorie d'articles. Tombant dans la facilité la plus extrême je vous proposerai dans la section Beams les articles que j'ai rédigé pour le magazine du même nom. Loin de moi l'idée de faire de l'ombre à ce gratuit messin que je porte aux nues, mais vu que je me donne du mal à écrire, autant que ça profite à un maximum de monde à travers ce dernier.
Pour les Messins, ruez vous sur ce  magazine pour les filles ya des jeunes étudiantes qui parlent de la mode, et pour les mecs ya des jeunes  étudiantes qui parlent de la mode. Pour les autres, vous manquez vraiment tout (sauf si vous lisez mes articles ici, ça va de soi).

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par Dirty Epic publié dans : Beams
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Playlist

Musique :
Minilogue - Animals
Crystal Castles - Crystal Castles
Fixmer / McCarthy - Into the night
Ladytron - Velocifero

Livres :

Fini : Gattinoni & Vigouroux, La photographie contemporaine
Actuellement : N. Hornby, Vous descendez?
Après: S. Larsson, Trilogie Millenium

Ciné :
Nicolas & Bruno, La personne aux deux personnes
G. Romero, Diary of the dead
M. McDonagh, Bons baisers de Bruges

DVD :

C. Eastwood, Les lettres d'Iwo Jima
Z. Braff, Garden State
J. Woo, Le Syndicat du Crime 
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