Présentation

Recherche

Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Vendredi 8 décembre 2006
        J'espère être à l'auteur de vos espérances quand vous élisez mon blog. Hier une éditrice enrhumée m'a téléphoné pour me dire : "je lis tout ton blog". J'étais tout content, " ouah trop bien ! Un blog édité comme Je nique c'est mythique, avec moins de cul donc moins de lecteurs, mais tout de même !" mais j'ai très vite ravalé ma joie quand j'ai compris que derrière le rhume se cachait : "je nie tout en bloc" parce qu'elle ne voulait pas me dire combien il y aurait d'acheteurs potentiels pour mon futur ouvrage.
        Car oui je vais être publié ! Mais pas dans la catégorie fiction… plutôt dans la série biographie historique, moins vendeur, moins glamour, mais tellement classe et intellectuel. Ma grand-mère achètera Henri Bellieni, un photographe nancéien et me dira "les images sont jolies", puis l'ouvrage finira par caler un pied branlant de sa commode… (Bon en fait c'est pas vrai ma grand-mère est un amour, c'est ma première fan, même qu'elle a fait 250km pour venir à ma conférence, et ça c'est vraiment gentil). Donc guettez bien vos Fnac et vos libraires spécialisés en 2007, je ne serai pas en tête de gondole à Venise !

        Un jour j'aurai le courage d'écrire ivre nul (pardon les lettres se sont mélangées, je voulais écrire "un livre"). Je ne sais pas encore de quoi ça parlera, mais j'ai déjà le titre : Génie. Comme ça les journalistes me présenteront en disant "Dirty Epic, auteur de Génie…". Mon second livre s'appellera Grand Talent, et même si mon style est merdique les gens seront obligés de dire "Dirty Epic, auteur de Génie et de Grand Talent…". Comme le succès d'un livre ne se fait que sur l'opinion de quelques journalistes, je sens que cette pub pourrait faire vendre.
        Et je parlerai de moi à la 3e personne puisque Dirty Epic est un de mes lego raté (pardon les lettres se mélangent, je voulais écrire "alter égo").

         Pour le moment je dois me faire une place parmi les "érudits locaux" (ceux qui sont suffisamment bêtes pour se croire supérieurs à la masse rurale, mais suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils sont loin de l'intelligentsia de la capitale). Et je dois aussi appeler mon éditeur (local lui aussi) pour le pousser au cul pour pas qu'il m'oublie, ça arrive trop souvent.
     Et je dois aussi adapter Dirty Epic dans la vie sociale du monde réel. Parce que Dirty Epic c'est un peu une version définitive du logiciel de ma vie, alors Frédéric H. est pour le moment une version démo, incomplète. Si quelqu'un sait comment pirater un numéro de série sur un Fred.h.ver.1.0 dites le moi vite, je dois insérer disque Fred.h dans lecteur Vie.act 23.4b...

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 1 décembre 2006
    Tous les jours, dans les rues défilent mille dames anonymes, ces filles inconnues sont toujours regardées, elles le savent et elles en jouent. Parmi elles, une se détache, elle est seule et se distingue parce qu'elle porte dans les mains, une rose. Au bout d'un bras ballant, une rose se ballade dans son rouge éclatant, à croire que c'est son sang qui coule sous ces épines. Une fille avec une rose, ça veut dire tant de choses, c'est un amour qu'on expose, celui qu'elle va donner, ou qu'elle vient de recevoir.

    Une fille avec une rose est plus belle que les autres, elle rayonne, tous les hommes la trouvent belle car ils savent que son cœur est déjà pris. « Elle est belle comme la femme d'un autre ».
    Même si la rose dort dans la main de la demoiselle, son cœur est-il avec elle ? Ou a-t-elle refusé les faveurs de ce romantique issu d'un autre temps ? Offrir une rose sans recevoir d'amour en retour, c'est offrir les pétales pour garder les épines. Mais la rose, comme les gens, se fane.
    Fleuristes, vendeurs de bonheur, vous colorez les mains des filles, les lits de malades et les pierres des cimetières. Pourquoi des fleurs sur les lits des morts ? Dans les mains des mères ? Des fleurs d'amour et des fleurs de mort ?
    Avec une fleur à la main les sentiments sont partagés, elle a honte et elle est fière, hésite entre la montrer et la cacher. Elle exhibe son amour dans un panache carmin et ce n'est pas toujours facile de sentir les yeux se poser sur soi. Et elle a ce sourire, ce sourire béat que l'on retrouve sur les visages les jours de bonheur imbécile.

    Je garderai l'image de cette fille qui, mercredi, attendait son ami, une rose à la main, et dans les yeux, une étincelle que l'on ne voit que dans ceux chez les gens heureux.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 28 novembre 2006
"L'espoir fait vivre"
L'espoir fait surtout vivre dans un rêve.

    Dans le désordre, au fil des mots, je fais l'effort, je sors mes maux.


SMS reçu : Oublie ta biatche à frange.
Réponse : Je suis gothique ascendant suicide girl.
    Qu'est ce que j'ai pu t'en vouloir de ce "biatche", tu voulais me faire rire avec ta vie de parisien mais c'était raté.

    J'ai bu du beaujolais car la belle je l'avais plus, je veux me faire la belle à Berlin. Mais je suis bête. J'ai oublié de me souvenir. Ne plus y croire encore.

    J'attends à l'arrêt de tram où la veille le temps s'était arrêté. Je n'aurais jamais dû m'arrêter à cet arrêt, continuer le chemin et ne rien attendre aurait été la solution.

    "J'ai de l'affection pour toi". Je hais ce mot. Affection. Ca me fait penser à infection. Et à un chien, affectueux. Je me comporte comme un chien, quand après 25 coups de pied je reviens la bouche en cœur et la queue frétillante. On me jette un bâton pour me chasser, et je reviens toujours. Ami canin, tu es le meilleur ami de l'homme. Mais pas la femme. (NDA : double sens sur cette phrase qui fait que la femme n'est l'amie de personne.)

    Je marche dans la rue en écoutant Wrong Line de Agoria, "Après un faux départ, il y a toujours un vrai départ. (…) J'ose y croire". Et je rêve de croiser ma jolie fleur tatouée. Une chanson au conditionnel, et une vie au passé. Non mais je rêve.
   
    Attendre qu'elle se connecte. Guetter son PC. Devenir dépendant d'un putain d'avatar. L'écran lasse, les touches lisses, l'espoir laisse coi. Et à 23h52 je regrette d'espérer encore.

    Quand je t'attendais tu m'attirais. J'étais partant, tu es partie.

    Mon lit de place en prend trop. Je n'arrive pas à dormir. Des questions tournent dans ma tête qui tourne, et je me retourne dans ce grand livide. La nuit passée, je dore au soleil.

    "Ressent-elle quelque chose pour moi ?" Cette question a mis un mois à s'imposer. Je l'ai occultée pour pouvoir vivre dans mes espoirs désespérés. Question posée un samedi soir de solitude. Pour elle comme pour moi.

    Le texte Garçon (qui manque) d'honneur. Le titre devait même être Garçon (en manque) d'honneur. J'en ris encore. Pour le double jeu de mot. Elle était ma muse je m'amusais à la raconter de façon détournée. Mais ça m'usait de m'amuser à maquiller mes sentiments. Même quand je ne parlais pas d'elle, elle était dans ma tête "Je dois écrire sur n'importe quoi sauf sur elle". Du coup j'écrivais n'importe quoi.

    Je n'espère plus. "On ne s'est pas rencontré au bon moment". Elle est d'accord. Des espoirs, je passe aux regrets. Je fluctue au gré et aux regrets des vagues à l'âme sœur.

    "Elle te cherche". Quand on m'a dit ça j'étais perdu. J'ai trouvé les indices pour croire que j'avais raison. Pour une fois que je t'écoutais tu avais tort.


    L'esprit se perd dans l'espoir. Désormais j'espère le pire ; pour ne plus croire aux rêves, je rêve de cauchemars.
    D'un même point de départ, d'un même baiser, j'avais des espoirs, elle avait des regrets. J'ai lavé mes regrets, et je repars.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 27 novembre 2006
    Il est 18h, rue de la Visitation, je passais donner des affaires à ma sœur quand des cris retentissent. Un mec brusque une fille pour des raisons inconnues. Il la pousse, lui tire les cheveux, les passants ne font rien, je me surprends à penser à Dobermann et à cette réplique de Tcheky Karyo "C'est vivant comme quartier ".
    Et comme on a toujours l'air con dans ce genre de situation, on a tendance à tenter des trucs stupides pour se donner bonne conscience. Je commence à attirer l'attention du mec, pour qu'il lâche cette fille qui, de toute évidence, ne méritait pas ce coup de pied dans le ventre.
         - Lâche-la ! On frappe pas les filles !
     Cette phrase d'une banalité déconcertante fut renvoyée dans les cordes par un :
        - Ta gueule trou du cul ! (ou baltringue ou je sais plus trop)
    Sur ces belles paroles il s'approche de moi pour me donner un coup de pied dans la cuisse que j'esquive avec un geste peu élégant, mais il trouve le moyen de m'attraper le bras pour me pousser et me jeter contre un mur…
    Deux possibilités : Je lui rentre dans le lard et je me fais rétamer la gueule par un mec qui fait deux fois ma taille, ou alors je me fais tout petit et j'évite d'en prendre plein la gueule pour une nana que je connais même pas. La solution 2 s'est imposée d'elle-même, le mec est parti en disant un truc viril du style "t'en veux encore ?".

    C'était la première fois que je me trouvais dans une situation comme ça, je ne me suis jamais battu, non pas par conviction, mais parce qu'avec 60kg c'est dur de faire le poids. Frapper une fille c'est le truc le plus simple qui soit. Même moi j'ai tapé ma sœur pour ne pas regarder Hélène et les garçons. Mais quand on n'a plus rien à perdre, on est prêt à tout lâcher pour aider quelqu'un.
    Je hais l'anonymat des passants, ces regards qui se détournent, ces « j'ai rien vu ». On occulte tout. Pour le commun des mortels c'est juste une fille qui se fait frapper, on l'a vu une fois, c'est tout. Mais pour cette fille, ce sont ces poings qu'elle voit tous les jours.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 17 novembre 2006
Humeur actuelle : Le Shuffle c'est merveilleux.

Les effets du Beaujolais nouveau en direct live!!

(déjà il ne faut pas taper de fautes, donc avoir un esprit aux aguets.)
Je me relis donc 30 fois juste pour dire :
"si j'écris ce blog, c'est juste parce que j'ai rien d'autre à gérer dans ma vie et que je veux donnner du bonheur (si vous en voulez) avec mon blog."
donc si je suis célibataire c'est juste parce que je suis suffisamment altruiste pour penser aux autres.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 3 novembre 2006

Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien

    Quand Brel a écrit ça il devait être bas, très bas... Comme quand un soir il attendait sa Deleine, pour aller au cinéma. Un homme est capable de devenir rien pour devenir quelque chose. Un homme est capable de n'importe quoi pour ne pas être avec n'importe qui. Faire quelque chose pour être avec quelqu'un. S'applatir, se couvrir de ridicule pour les beaux yeux d'une fille qui regarde déjà ailleurs.
    C'est bizarre comme l'honneur et la dignité (toujours vantés dans les romans depuis le XIIIe siècle) sont très vite oubliés pour une fille. Dans la plupart des domaines (le sport, la politique, l'art, la guerre, tout, sauf les femmes), l'orgueil masculin, l'honneur patriotique ou personnel  dicte la plupart de décisions.

    Zidane est parti sur un coup de tête, question d'honneur familial paraît-il... Il a préféré quitter le terrain avec un honneur sauf plutôt que de garder ça sur le coeur, jusqu'aux tirs aux buts. Mais je suis sûr qu'il a déjà baissé la tête devant une fille, qu'une fois dans sa vie il s'est mis à genoux, pour les beaux yeux d'une fille qui le rendait fou.
    C'est l'heure des syllogismes :
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" Nietzsche
"Le ridicule ne tue pas" proverbe populaire
Donc : "Le ridicule nous rend plus fort".
    Je suis le Musclor du ridicule, baraqué a force de lever des kilos de "laisse-moi une chance" ; elle me tenait en laisse, sans le savoir. J'ai vendu mon honneur, et quelle horreur, j'ai atteint le niveau de lover (dose).

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 31 octobre 2006
    Ca va, ça vient. Quand ça va bien, ça s'en va. Et finalement ça va pas. Pendant deux jours j'ai cru que quelque chose pourrait naître. Je n'avais pas senti qu'elle allait m'envoyer paître. Tout ça n'a été que le début d'introduction liminaire d'une relation bancale, pourtant ce n'était pas si banal, mais ça finit toujours par une envie d'être amical.
    Avortement sentimental. A peine commencé et c'est déjà fini, tué dans l'œuf, le papillon restera dans son cocon, l'opération à cœur ouvert se soldera par un cancer.
    J'étais tellement surpris, sa main dans la mienne, attendant le tram en attendant rien d'autre puisqu'elle était à mes côtés. J'ai très vite déchanté quand la distance est apparue et je la voyais déjà partir quand son tram descendait la rue. Ce n'est pas un drame, je suis ravi de l'avoir connue ; mais j'aurais voulu, rien qu'un peu, un tout petit peu plus, la connaître un peu plus.

    Un coup de fil comme un coup de massue, j'ai compris, et j'ai su, que c'était fini et je voulais que ça continue. Je me suis raccroché à une vieille branche, avant de raccrocher. J'ai décidé de décrocher. L'aurage est passé. Définitivement.

    Je reste devant ma table, deux squelettes en plastique à côté d'un cd de Nosferatu, celui qui nous a réuni, celui que je n'écouterai plus. Je repense à ce baiser que tu m'as donné, doux bonbon sucré qui m'a fait planer, que je ne goûterai plus ; mais comme tous les plaisirs éphémères, il reste un goût amer, celui de la nostalgie, quand on sait que cette joie était la dernière.
    "La bière pleure des larmes amères". Je ne pleure aucune larme, mais reste l'amertume. Et ton parfum, que je hume, en rêvant qu'un jour tu reviennes. Et quand je regarderai l'Etrange Noël, ce ne sera pas étrange, mais c'est à toi que je penserai, une grande Sally à la vie rapiécée.

    Je sais que tu m'as lu, je sais que je ne te compterai jamais fleurette, mais maintenant tu sais ce que j'ai dans la tête.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 26 octobre 2006
    La vie n'est pas une ligne droite et il y a des virages qu'il faut savoir prendre. Hier, mercredi 25 octobre, j'empruntais la petite route en direction de Château-Salins, pour me rendre à mon stage quotidien. Cette N74 connue pour ses virages et ses bosses, et ses villages à traverser lentement, et ses nids de poules, et sa visibilité quasi-nulle. Dans ma camionnette, j'écoute France Inter en pensant à ma conférence qui allait se dérouler le soir. La route est calme, les voitures se suivent, sans grande surprise. La route se déroule sous mes roues et mon véhicule tire à droite, je ne sens rien, je ne comprends pas, je vois un poteau réfléchissant devant moi, près du fossé, je l'évite, je perds tout contrôle, mon camion blanc danse sur la route, j'ai beau freiner, tourner le volant, rien n'y fait, je ne vois que du bleu, blanc, vert, bleu, blanc, vert, flou, une AX, et du verre. Du verre partout. Je n'ai pas senti le choc, ou je l'ai oublié.

    Je ne sens aucune douleur, je n'ai rien, je suis en vie et entier, la ceinture de sécurité m'a sauvé. Mais que s'est-il passé ? Enfin je réagis, et cette voiture, en face ? Je coupe le contact, je sors de ma camionnette en forçant sur la porte. Je vois la voiture en bas, dans un champ, l'avant a disparu, je vois une batterie au loin, je glisse dans la boue, je titube, et j'entends « Laurence, Laurence, Laurence… » le cri lancinant d'un père qui cherche à réveiller sa fille, qui conduisait. Il veut la secouer, je l'en empêche, elle ne bouge pas. Je touche son cou, je sens son pouls. J'enlève mon gilet et le place sur elle. Je prends mon portable pour appeler les pompiers pendant qu'un homme qui s'est arrêté s'occupe de la fille. Elle se réveille enfin, respirant en souffrant pendant que j'essaie d'expliquer aux pompiers ce qui se passe. Les mots se bousculent dans ma bouche, tant de choses à dire en si peu de temps. Le mot « désincarcération » résonne dans ma tête, et je n'arrive pas à le prononcer. L'avant de la voiture est horrible, où sont ses jambes ?

    Je panique, je tremble, j'ai peur, j'ai froid. Une ambulance arrive, ils ne peuvent rien faire, ils s'occupent du père pendant que Laurence souffre et je l'entends. J'en pleure. Je veux donner ma vie pour la sauver. Je regrette, je ressasse. Que s'est-il passé ? Je me hais de la faire souffrir. Les gendarmes arrivent enfin, les pompiers les suivent. Le père est enroulé dans une couverture de survie, et j'ai froid, j'ai si froid… Je suis couvert de boue, j'ai mal cœur, j'ai du mal à rester debout, j'erre sur la route. Un gendarme m'oblige à monter dans une camionnette, la même que celle que je viens de détruire. La radio passe -M- En tête à tête, mon esprit sarcastique et noir chante « en tête à queue », je ris de l'ironie.

    Au bout d'1h15 de travail acharné, les pompiers libèrent Laurence de sa prison de tôle. Elle remue les jambes. Je suis rassuré, mais je ne sais toujours pas dans quel état elle est. Elle se rendait à Nancy pour prendre le train et des vacances à Lyon. Je suis rentré dans sa vie avec une collision de carrosseries blanches. Elle souffre de multiples fractures ; elle n'aura pas de séquelles, mais la convalescence sera longue. Je suis responsable de son état, sa vie va changer suite à ça, je ne l'ai pas voulu et elle non plus. Le destin est méchant avec les gens qui roulent prudemment et qui voient un camion blanc foncer vers eux en dérapant. David contre Goliath.

    Si ses blessures sont sur son corps, mes blessures sont dans la tête, je sais que je guérirai peu à peu, je suis heureux de savoir qu'elle est en vie et qu'elle pourra reprendre sa vie d'avant.
    le lendemain, ma vie a pris un nouveau virage, avec le plus beau des visages, je ne dis pas son nom, mais je sais qu'elle est sage, elle m'a aidée, pour cette journée sauvage, et grâce à ses baisers, dans le bonheur je nage.
    Les nuages s'effacent, l'aurage est passé.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 2 octobre 2006
8h31, revue de presse de Clotilde Dumetz sur France Inter :
    Je souris poliment (mélange de poli-tique et de men-songe) en écoutant que le monde va mal. J'ai déjà doublé 3 tracteurs et 5 camions, et sur les routes de campagne c'est toujours bien dangereux, surtout quand il pleut. En plus il faut faire attention et accélérer raisonnablement, car les breaks blancs banalisés arrêtés sur les bords de routes sont rarement des touristes belges en pause pipi.




9h, arrivée au musée :
M. le conservateur : - Bonjour.
Moi : - Bonjour.
M. le conservateur : - Vous allez bien ?
Moi : - Oui et vous ? Ca avance votre maison ?
M. le conservateur : - Oui, j'ai commencé les plafonds.
Moi : - C'est bien.
M. le conservateur : - Oui... Voila voila... à plus tard.

    C'est toujours valorisant de discuter avec des gens cultivés. M. le conservateur a dû être très flatté après ce fascinant échange verbal. Bon d'accord je ne suis pas du matin, et c'est dur de partir dans la gauDriole après une heure d'info sur France Inter à entendre que la Bourse monte, que la température descend, que la gauche se ramollit et que la droite se durcit.

    Installé à mon bureau je m'aperçois que j'ai oublié mon livre d'Histoire de la Photographie. Encore une journée de perdue à ne pas pouvoir rédiger ma conférence. Il faut dire que j'ai mal dormi cette nuit, un problème me turlupinait : j'ai passé mon dimanche soir sur Photo Shop à réaliser un superbe montage que vous avez sans doute vu, et les plus finauds d'entre vous ont remarqué la superbe couille (pardon) coquille (et voilà encore une coquille ! Vous avez vu ? vous mettez un Q dans une couille ça fait une coquille !). J'ai d'abord cherché comment je pouvais mettre fin à mes jours, mais je n'arrivais pas à me décider entre l'électrocution nautique, la pendaison luminaire et l'overdose pharmaceutique. Finalement je trouvais cette solution de fuite trop facile, et indigne d'un homme de mon envergure (petit et maigre). Je me vis contraint d'inventer l'excuse la plus bidon qui soit, la voici en exclusivité :
« Les erreurs typographiques et autres coquilles dans les journaux à grand tirage (les journaux nationaux sont comme les filles faciles, ils se font beaucoup tirer) sont toujours l'occasion pour les lecteurs attentifs et cultivés de se faire briller dans le Courrier des Lecteurs. Et je trouvais plus judicieux de vous laisser vous même repérer l'erreur de frappe (PAF) et me la signaler que de dire "kikoo lâchez vos coms lol xptdr :p"

10h48, sur l'ordinateur :


   Je joue sur le tapis vert, solitaire, au solitaire. Je suis interrompu par la chargée de com (lâchez vos coms !) qui m'apporte en main sale mon invitation pour le vernissage de l'exposition pour laquelle je travaille.
1. Ca permet d'économiser un timbre puisqu'ils augmentent à partir de ce lundi.
2. Je vais pouvoir me taper du champagne et des amuse-gueules gratuitement payés par vos impôts.

12h37, Repas :
    Je suis devant une assiette kebab fort appétissante, mais comme (lâchez vos coms !) la proportion de salade est conséquente (1/3 de l'assiette) je commence à douter de mon statut d'être humain… L'évolution a fait que l'homme s'est mis à chasser pour ne plus avoir à manger de verdure ! Je déguste mes bouts de mouton en contemplant les deux Turcs qui s'amusent à cisailler un méchoui reconstitué. Je signe le dernier chèque de mon chéquier, parce que dans ces coins reculés de la campagne française, il n'y a pas de distributeur.

13h12, Sieste :
Mon instant détente de la journée, allongé dans ma voiture, j'écoute Massive Attack, Birdy Nam Nam, Boards Of Canada et Radiohead. Le mode shuffle des baladeurs MP3 est la plus belle invention de l'homme (Après bien sûr l'invention de la musique, du support musical, de la numérisation, du format MP3, et du baladeur audio sans qui le mode shuffle serait bien inutile).

13h30, Retour au musée :
Moi : - Rebonjour.
La conservatrice adjointe : - Rebonjour.
Moi : (pour la 3e fois depuis le début de mon stage) - Si vous avez besoin d'aide sur quelque chose en particulier, n'hésitez pas, j'ai un DEA en collage de timbre, une maîtrise de léchage d'enveloppe et un doctorat en vidage de corbeille.
La conservatrice adjointe : - Concentrez-vous surtout sur l'exposition, préparez les animations photo pour les enfants.
Moi : (m'en allant en marmonnant dans ma barbe – flemme de me raser) - Ca fait une semaine que j'ai fini alors soit je suis super fort et je bosse vite et bien, soit je suis super nul et je bosse vite et mal. (auto-satisfait, je choisis la première solution)

    Finalement je prends un livre de Elliott Erwitt et je me dis que cet artiste est le Chaplin de la photographie.



14h42, Fiche-jeu pour les enfants sur Elliott Erwitt :
    Je rigole tout seul (l'un des premiers symptômes de la folie paraît-il). Je mets mon walkman pour me motiver et faire passer le temps plus vite. Je travaille toujours plus vite en musique, surtout quand j'écoute Olaf Hund ou Unreasonable Behaviour de Laurent Garnier. J'ai toujours le sentiment de me faire engueuler quand je mets mon walkman pour travailler… Genre il y a un incendie, je n'entends pas l'alarme, et le conservateur est responsable… Ou pire, je me fais une session Hardcore et sous les coups de la fatigue et de la violence barbaresque je me saisis d'un coupe papier, la bave aux lèvres, les yeux révulsés, et je tue le temps en ouvrant mon courrier.

16h30, Fin de journée :
    Et oui il est tôt, mais j'ai encore de la route à faire, et je suis comme (lâchez vos-PAF Ta gueule !) au collège, dès que j'entends une cloche sonner, c'est un réflexe pavlovien, je dois sortir. Donc je dois me retenir tous les quarts d'heure de choper mon sac au son du clocher local et de partir dans les escaliers en courant. Sauf que les escaliers en colimaçon médiévaux sont très raides, alors je suis parti discrètement, sans faire de bruit, sur un grincement de porte.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus