Eh bien, il en est pour moi de la mode comme de ce trombone. L'un comme l'autre occupent dans ma pensée la place exacte qu'occupe le théâtre d'Audiberti dans la pensée de Marcel Cerdan junior.
Mais alors, direz-vous, pourquoi cet imbécile nous boursoufle-t-il le cortex avec un sujet qui le préoccupe encore moins que nous ? Pourquoi, au lieu de nous parler de fringues, ne nous parle-t-il pas plutôt d'amour, comme il le fait si bien ? D'autant que pour bien le pratiquer, l'amour, la première chose n'est-elle pas de se débarasser de ses fringues ?
Certes, j'eusse pu. J'eusse pu, mais si j'évoque ici le falbala, c'est pas du tout par hasard. C'est à la suite des déclarations scandaleuses d'un de ces maîtres du chiffon pompeux, cet arrogantissime coutirier transalpin... Comment s'appelle-t-il ? Pietro Saltani. Mais si, vous connaissez que lui, cette virevoltante sommité milanaise, indécente d'exubérance, et plus gesticulante qu'un chihuahua cocaïnomane... Eh bien, cet imbécile a osé déclarer l'autre jour dans un journal soi-disant féminin, deux points, ouvrez les guillemets, avec des pincettes, il a dit : " Le couturier n'a pas à tenir compte des formes du corps de la femme, c'est au corps de la femme de s'abaisser à l'art du couturier. " Incroyable ! je veux bien fermer les guillemets, mais pas ma gueule.
Est-il Dieu possible, en pleine mouvance des droits de la femme, que des bougresses se plient encore aux ordres fascisants d'une espèce de Ubu prostatique de la mode, qui, au lieu de crever de honte dans son anachronisme, continue de leur imposer le carcan chiffoneur de ses fantasmes les plus étriqués, et cela, jusqu'au fin fond populaire de nos plus mornes Prisunic ?
Je t'en prie, ma femme, ma soeur, mon amour, mets ton jean, ou reste nue, mais ne marche pas dans la mode, ça porte malheur.
Rien de tel qu'un peu de Pierre Desproges pour commencer l'année ; vous croyiez que cette prose était de moi ? (oui je sais Amèle tu peux baisser la main) Ah joyeux innocents que vous êtes, votre ignorance est un compliment pour moi.
La mode... voilà un grand sujet. Moi qui est suivi avec attention les aventures de Top Model et qui ai célébré la victoire de Karen en me lavant la tête au Jacques Dessange (c'est la nouvelle égérie), je me suis surpris à dire plein de choses intelligentes en aimessainant avec le Chancelier d'Alpasyrie. La mode, vaste sujet... Si tout est cyclique, comme dans la musique, on va vers un paradoxe temporel.
Explication : Les années 70, puis les années 80, puis les 90's, puis bizarrement un retour du pantalon Pat' def' (tirant son nom d'un hippie nommé Patrick qui a franchement abusé sur le chanvre), puis un retour des 80's (avec les cols de blousons en élastique machin truc) actuellement on revient vers les 90's avec les couleurs flashies sorties du générique de Sauvés par le gong (cf. Yelle et les putafranges et leurs leggings verts). La suite serait donc le retour de Pat' encore plus défoncé qu'avant ? Mais on entrerait dans une spirale infernale (Mystic diraient les fans de Daria).
La mode d'aujourd'hui est à la Tecktonik®©™ (quand Fun Radio sort une compil avec de la tecktonik®©™ ils sont obligés de changer de nom, dire Mondotek, ou danse electro, halala j'en ris encore). Donc la Tecktonik®©™ oui, en fait les jeunes qui se réclament de cette mode ont des logos et des symboles bien précis pour se reconnaître. Bien sûr une polémique très sérieuse tourne autour des symboles utilisés, en particulier l'aigle impérial (mais bon ça pourrait être Napoléon), ou certains flyers.
Cette semaine j'ai dû prendre un élève à part pour lui dire : "non je n'ai rien contre la tecktonik®©™ mais porter un brassard noir avec un aigle impérial dessus, tu verras dans ton livre d'Histoire de 3e qu'on n'est jamais très loin des bruits de bottes." (surtout que la musique originelle de la tecktonik®©™ est le gabber, venu de Hollande, mélodie des hooligans bas du front et pensant droit
C'est là que je me suis mis à penser à la mode et à l'uniforme. L'uniforme étant l'inverse exacte de la mode puisqu'elle prône la différence et l'exentricité.
Petit retour en arrière. Mai 68 sonne le glas des uniformes dans les écoles et nos parents découvrent la joie de la mode Hippie, on porte fleurs et couleurs bariolées. Très vite les tailles hautes et les pantalons moulants de Travolta et de nos pères remplacent les pyjamas trop larges. On danse le disco dans le Lycra. Les logos et signes de reconnaissances sont la fleur, le Peace & Love, le Smiley.
A la fin des 70's, premier choc pétrolier, on doute de l'avenir et les punks débarquent avec leurs jeans trop grands, troués, leurs cuirs de loubards, leurs chaines, et surtout leur position "no logo". La croix gammée cotoient les outils de M. Bricommuniste, aucun message de paix, mais un pessimisme économique, politique et social violent. On reconnaît le punk parce que son style est agressif.
Avec les années 80 on observe un gloubiboulga intéressant. Le punk survit dans les jean's troués et les coiffures, mais le pessimisme passe dans la mouvance gothique/new wave qui joue sur des camaieux de noir, allant peu à peu vers l'uniforme et l'absence totale de logo. Pour les femmes bien habillées c'est tailleur avec épaulettes rappelant également un côté militaire.
Heureusement Le Summer Of Love des 90's apporte une nouvelle fraicheur, on écoute Thierry Hazard et Corona, c'est la fête, on s'habille avec des couleurs qui obligent à avoir une lessive vraiment douce, et on célébre le grand retour des logos : le singe Waikiki, le crocodile Best Montana, les sigles Nike en géant sur les t-shirts (et le smiley aussi). On montre le logo pour montrer qu'on a de l'argent. C'est là que les marques prennent vraiment leur envol.
Et puis un beau jour, voulant contrer la mode, les jeunes se sont marginalisés. Pour être vraiment rebelle il a fallu
choisir son camp. Ces camps n'ont pas changé depuis 2000, on a les skaters, les gothiques, les arènebieux, les roots, et les "fashions" (bizarrement les fashions ont une mode bien à eux comme je
vais l'expliquer). Les skaters sont très proches des teuffeurs, Globe / Osiris / Vans aux pieds, baggy, veste militaire, casquette Volcom. Dans un refus de la mode, les skaters / teuffeurs ont
créé leur propre uniforme, empruntant d'ailleurs beaucoup au militariat.Les gothiques ont mutés en emos, sorte d'hybride sombre associant Hello Kitty et tête de mort, abusant du damier et des brassards roses pour cacher les scarifications.
Parenthèse humoristique : vous savez pourquoi il n'y a plus d'emos dans la rue ?
ils se sont tous suicidés.
Les roots se réclament des hippies, écoutant du reggae parce que c'est proche de la nature, mais j'aimerais bien savoir qui fabrique les fringues en chanvre toujours trop grands parce qu'ils coûtent vraiment chers. Derrière leur idéal "loin de la société de consommation" ils sont réconnaissables au premier coup d'oeil dans n'importe quelle manifestation.
Les arènebieux sont proches des fashions, Ils ont des chaussures vernies à bout pointu et à scratch du plus mauvais goût. Ils ont toujours des vêtements qui mettent en valeur leur corps, même si leur corps est loin d'avoir de la valeur. pour les filles comme pour les garçons, les habits semblent trop petits, à l'image des doudounes à capuche moumoute qui inflingent des rhumes de piercing aux pauvres fans de Vitaa.
(mon dieu comme je suis méchant)
Même les gens qui ne se rentrent dans aucune de ces cases finissent dans la case catalogue Celio / Jules. (et un peu H&M aussi). Et ils sont pointés du doigt et désignés comme moutons par tous ceux précédemment cités, en particulier les skaters et les roots, qui malgré leur esprit libertaire sont sans doute les moins tolérants.
Je me souviens d'un jour où j'ai croisé un teuffeur bien comme il faut, casquette à pic et parka de chasseur qui m'a dit "fashion" en me détaillant de la tête aux pieds. Il ignorait que je m'interdisais le port de la casquette parce que je bossais et que j'avais fait plus de free party que son chien.
Mais que voulez-vous, on finit toujours par quitter son déguisement d'adolescent. Et je prie pour que cesse l'embrigadement et le cloisonnement entre les groupes urbain-ethniques. Et qu'on ne passe pas par l'uniforme pour en arriver là.
1. Underworld - Oblivion With
Bells
2. The Birthday Massacre - Walking With Strangers
3. Apparat -
Walls
1. Jan Bess - La
musique plaisir
2. Scratch Massive -
Time
3. Joakim - Monsters & Silly
Songs
1. Britney Spears -
Blackout
2. Ciara
- The Evolution
1. Sunshine de
Danny Boyle
2. Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel
3. Boulevard de la mort de
Quentin Tarantino

Le passé
sidérurgique du bassin fut également exploité, et avec intelligence, à l’image des Völklinger Hütte qui accueillent depuis 2003 des expositions, des concerts, des conférences, le tout dans un
écrin industriel classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Nous avons eu droit également à la mise en lumière du U4 (haut-fourneau de Uckange) par Claude Lévêque, véritable
explosion colorée redonnant vie à un non-monument mort. Comme quoi l’art contemporain et le passé peuvent faire bon ménage.



Malgré un sex appeal diamétralement opposé à celui
de Lara Croft, le jeu est très addictif, et on se retrouve facilement à regarder sa montre à 4h du matin et se dire "bon allez j'immobilise les deux gardes là et après je vais au lit". Ou pire,
obligé d'aller manger parce que maman appelle alors que je suis censé empêcher une 3e guerre mondiale !