Présentation

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Vendredi 20 octobre 2006
    Dans un élan de générosité envers moi-même (je suis égo sans trique, mais je doute que ça plaise à la gente féminine), j'ai décidé de m'autoproclamer "écuyer des arts et lettres". Je n'ai pas la prétention d'accéder directement au rang de chevalier, car il faut beaucoup d'argent pour se payer toute la panoplie (et accessoirement le ministre de la Culture). Déjà c'est très lourd une armure, et depuis que j'ai l'âge d'accompagner des enfants à l'équitation je n'aime pas les chevaux. Le cheval est le seul animal qui arrive à remettre ma virilité en doute puisqu'il y quelque chose de grisant dans le fait de sentir une force chaude et velue entre ses cuisses (et je comprends les filles qui aiment faire un tour d'étalon noir).

    Mon statut d'écuyer serait difficile à vivre au début, je serais au service d'un chevalier des lettres très beau, très fort, un peu comme Jean d'Ormesson, mais en plus jeune, donc un peu comme Beigbeder mais en plus beau, et en plus fort. Mais en tant qu'écuyer je pourrais rencontrer ma petite écuyère, et elle pourrait mélanger mon chocolat chaud pendant que je prépare le fier destrier de Sieur Chevalier. Lui, le sieur, grâce à moi, le montera.
    Et ma petite écuyère s'en ira avec le beau prince, sur le pur-sang que j'aurai harnaché. Quand mon chocolat sera froid, je laisserai le chat touiller.
    Être dans l'ombre d'un chevalier, c'est attendre secrètement que sa gloire retombe un peu sur vous, mais la seule lumière possible, c'est que le roi découvre votre talent et vous engage dans ses écuries. Et justement, je m'occupe d'écuries. De Pierre, Marie, et les sauces aussi (c'était pour éviter un jeu de mot facile évoquant des fesses qui rigolent).
    Mais un jour, pris d'un courage fou (j'aurai bu avant), je volerai l'armure du prince, je me cacherai sous le heaume de l'armure, et je jouterai à sa place. Une fois qu'on a l'armure on ne veut plus la quitter, on se sent beau, fort et invincible, comme Jean d'Ormesson, qui n'est plus tout jeune, mais déjà Immortel (tout comme une poignée d'élus). Dans cette armure je pourrai montrer ma force en me cachant, désarçonnant mes adversaires d'un coup bien porté fracassant leur bouclier, ou terrassant d'effroyables dragons menaçant quelque demoiselle en détresse (la métaphore du « tuez le monstre hideux au long cou qui crache du feu qui est en vous pour se faire accepter d'une femme » m'a toujours fasciné). Et après avoir accompli moult prouesses, je pourrai enlever mon casque ; et, un peu comme dans Shrek, la princesse verra que je ne suis pas un prince charmant, mais juste un écuyer charmant, un écuyer trop petit dans son armure, qui rêve de prendre une princesse sur sa monture, comme il avait vu faire le prince avec sa petite écuyère.


J'endors mes sons
(et à mon avis je suis pas le 1er à la faire)


    A la fin de ma vie, au fond d'une écurie, j'écurirai mes mémoires, une bougie dangereusement posée sur une botte de paille. De cette bougie dépendrait ma vie, et celle de mon manuscrit. Et dans la plus haute tour, du plus grand des châteaux, le chevalier fera conter sa vie, par quelque scribe en mal de livre. Mais l'écuyer a beau s'efforcer d'écrire, il n'y aura que le prince de lu.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 17 octobre 2006
    Hier en concert, Emilie Simon nous a offert une démonstration d'intelligence musicale, de détournement rythmique et de décomposition mélodique. J'avais le regard perdu sur "Annie", le pied qui tapait sur "Graines d'Etoiles" et les yeux humides pour "Swimming".Ce matin, me rendant à ma voiture en arpentant les rues brumeuses de Nancy, j'écoutais d'une oreille distraite "Il pleut". Son plus beau morceau, le plus abouti. Il est d'ailleurs tellement incroyable qu'elle ne l'a jamais joué en live, tout comme Underworld a mis plus de 6 ans pour jouer Dirty Epic une quinzaine de fois seulement. Ces morceaux rares n'en ont que plus de valeur.

    Ce matin, dans les rues sales de Nancy, le brouillard m'isolait du monde, le coton froid me tenait chaud. Et je me souviens. Février 2003, Emilie Simon apparaissait un peu partout, couverte de coccinelles, et je l'écoutais en boucle et stéréo. Je me souviens qu'en février 2003 j'étais triste, que je pourrissais de solitude dans une ville nouvelle où je commençais tout juste à trouver mes repères. Emilie Simon m'avait redonné foi en la vie, un optimisme presque imbécile coulait dans mes veines, les cordes d'Emilie ne donnent pas envie de se pendre, mais de tisser des liens. En février 2003 j'avais ce sourire niais qui ouvre les visages.
    Un mois plus tard je traversais la France pour un très long week-end entre Montpellier et Agen (tellement Agen que la tête m'en tourne encore). Deux mois plus tard je rencontrais une fille avec qui j'allais passer un petit bout de ma vie.

    Ce matin, dans le brouillard nancéien, j'ai retrouvé ce sourire niais, j'ai oublié les cordes et remis dans ma tête les chansons de toiles, toutes ces belles choses qui me sont arrivées en 3 ans.
    J'aimerais pouvoir à chaque instant me laisser aller à ne plus penser, être un imbécile, heureux, saisir cet instant de béatitude, au lieu de réfléchir sur le monde et toujours en arriver à la conclusion qu'il tourne mal. Et je sais que quand le monde tourne mal c'est quand je le regarde de travers.

par Dirty Epic publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 15 octobre 2006
    Pour chaque ouverture d'exposition, en musée ou en galerie, le conservateur du musée ou le directeur des galeries lafaillite (car l'art se vend très mal) envoie un nombre incroyable d'invitations, environ 3 fois plus que ce qu'il pourra accueillir, pour que des quinquagénaires et plus (surtout plus) viennent faire bonne figure dans ce que l'on appelle communément un vernissage. Le principe est simple : inviter les gens importants (on peut pas parler non plus de VIP, en province on les appelle les « érudits locaux » ceux qui réfléchissent, mais pas suffisamment bien pour accéder à la capitale). On espère d'eux qu'ils parlent de l'expo en bien, fassent plein de compliments pour que les gens qui ont moins de sous qu'eux paient l'entrée.

    Les vernissages sont tous identiques, les vieux n'aiment pas le changement alors on évite de les brusquer. La première règle est qu'un vernissage commence toujours en retard, pour attendre les gens importants qui pensent qu'arriver à l'heure c'est juste bon pour les ouvriers qui pointent (moi j'aime bien les ouvrières qui pointent). Quand on rentre, on remarque toujours les tables avec les nappes en plastiques, les flûtes déjà prêtes, mais le champagne pas encore, flûte ! Tout le monde se serre, les plus vieux s'assoient, et un élu commence son discours.
    L'élu c'est la caution populaire puisque les gens ont voté pour lui, c'est pour dire l'art est égalitaire et républicain mais je n'ai jamais vu de gens de couleur à un vernissage. Alors le maire ou le conseiller régional ou le ministre (si c'est une grosse expo) est toujours un homme ventripotent, cheveux gris, costume assez vieux (suffisamment vieux pour être vintage et du coup fashion) et chaussures usées sous un pantalon trop court. Il existe deux types de discours :
 
    - Le discours improvisé est souvent hilarant car on se rend compte que l'élu susnommé n'est pas du tout au courant du propos et qu'il maîtrise le sujet comme un professeur de lettres peut parler de biochimie moléculaire. Il oublie de remercier certaines personnes, il se couvre de ridicule en donnant des dates fausses alors qu'elles sont en gros juste derrière lui (mais il ne sait pas…).
    Et comme le public est respectueux, personne ne rit, mais il y a l'éternel bruit de fond indescriptible qui s'installe, personne ne parle, les doigts craquent, les mains passent dans les cheveux, les vestes se froissent un peu. Et le Maire Député des soumises se rend compte de sa bourde, mais restant digne, il ne dit rien.

    - Le discours écrit par un nègre est plus intéressant car il est souvent plus pertinent et le jeu est de trouver qui a bien pu l'écrire. Il faut savoir que dans ce cas le nègre est toujours dans la salle (s'il était vraiment noir on le remarquerait plus facilement). Il s'agit soit d'une secrétaire intelligente, d'un étudiant stagiaire ou d'un simple gratte papier d'administration qui ne sera jamais reconnu pour son travail.
    L'élu lit ses lignes sans trop savoir ce qu'il raconte, il est en mode lecture, parfois en shuffle ce qui fait qu'il se perd dans ce qu'il dit et comme il n'a pas écrit le texte et qu'il se donne rarement la peine de le lire avant il panique, rougit, bégaye, et parfois lance une petite blague pour détourner l'attention. Et on retrouve les froissements de vestes, les doigts qui craquent et quelques rires polis.

    Ensuite il y a la visite guidée de l'expo, quand l'artiste est encore vivant il y participe, mais le plus souvent c'est le conservateur qui est fier de montrer sa queullection à des gens avides de belles choses (Je reviendrai peut être sur les plaisirs d'auto-satisfaction des conservateurs). La visite est souvent très rapide parce que tout le monde sait sans l'avouer que personne n'est là pour l'art mais pour les petits fours et le champagne qui commence à s'installer sur les tables à l'entrée. Alors finalement les gens s'approchent du buffet, l'air de rien, et se remplissent la panse de canapés, chouquettes, toasts au fromage et bien sûr flûtes de champagne. Et je vais vous révéler l'incroyable vérité, ce grand banquet est payé par vos impôts, et il sert juste à obliger les gens invités à dire du bien de l'expo.


- Alors cette expo ?
- Pas mal, mais j'ai préféré les amuse-gueules au saumon pour Picasso.


    Pour conclure je parlerai des plus radins, les pires, les mielleux qui s'approchent du conservateur et qui glissent, innocemment : "ce serait possible d'avoir un catalogue d'exposition ?" Alors ils sont invités parce qu'ils ont de la thune et ils ne veulent pas payer un livre qui finira de toute façon par caler un meuble branlant. Ceux qui achèteront ce catalogue sont des amoureux de l'art, des vrais, ceux qui savent qu'une autre expo de qualité ne peut être montée que si le musée rentre dans ses frais.
    Renseignez vous dans les musées, regardez les dates d'expo, et n'aillez pas peur de demander quand se passe le vernissage (le plus souvent le vendredi avant le début de l'expo), pour que vous puissiez vous aussi profiter du gueuleton gratuit ; après tout, vous les avez payés ces zut de champagne !

------

PS : Pour rentrer il faut y aller à l'arrache, genre vous savez où c'est etc. Regardez La vie rêvée des anges, la technique est imparable.

PS 2 : Je suis bien sûr très amer, cette réalité est extrême tout le monde n'est pas comme ça, il y a des vrais amateurs aux vernissages, mais ils sont noyés parmi les pics assiettes et l'idéal de libre accès à la culture est toujours autant noyauté par une intelligentia de fonctionnaires qui tuent l'art à petit feu, sans le savoir.

PS 3 : Elle n'est pas encore sortie, mais si quelqu'un veut me l'offrir c'est pas de refus !

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 14 octobre 2006
    Comme chacun a remarqué cette semaine, nous avons eu droit à un vendredi 13. Ce qui est fascinant, c'est que cette date est tout aussi récurrente que les lundi 16 ou les dimanche 23. Alors pourquoi le vendredi 13 et pas un autre ? A cela plusieurs explications, et notre état (soi-disant) laïque est complètement noyauté par 15 siècles de religion catholique assidue. Le vendredi 13 découle donc de :
- 13 personnes à table pour le dernier repas de m. Christ.
- la crucifixion de m. Christ a eu lieu un vendredi.
- Caïn tue son frère Abdel un vendredi (il démentira le crime raciste quelques heures plus tard).
- Nabuchodonosor détruit le temple de Salomon (et accessoirement l'Arche d'Alliance) un vendredi (il démentira l'attentat antisémite tout de suite après)
- Des cycles lunaires que l'on compte durant une année, que l'on associe également aux menstruations féminines (environ 13 par an) (Dirty Epic dément toute accusation misogyne).

    Et il s'est passé beaucoup de choses les vendredis 13, Super Stitieux, le héros des petits et des grands nous rappelle ceci : 12 avions se sont crashés en ce jour de malheur, alors que les samedi 14, seulement 11 avions se sont écrasés. Les plus cartésiens d'entre vous devront s'incliner devant ces chiffres irréfutables (que je n'ai pas vérifié).
    Et pour les plus historiens, voici cette anecdote rapportée par Marie (quelle culture ! heureusement que tu regardes les Rois Maudits!) : Le vendredi 13 octobre 1307, Philippe le Bel fait arrêter tous les templiers, alors ça court dans les rues de Paris, ça trucide dans les Commanderies et finalement Jacques de Molay, le big boss, se prépare un barbecue ; et comme il avait bien buché sur les malédictions, il annonça : « Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir ».
    Et là Philippe le Bel se rend compte qu'il a fait une belle connerie et du coup le vendredi 13 portera malheur à tous ceux qui ont brûlé des Templiers (heureusement ce n'est pas mon cas !) et à tous les gens qui y croient... Mais c'est le jeudi 24 août 1572 qu'eu lieu le massacre de la saint Barthélémy ; il y a eu plus des morts, mais pas de malédiction, donc les jeudi 24 ne font pas peur (et vous n'aurez pas raison en protestant!).

    Le vendredi 13 c'est le chat noir du calendrier, un jour à fuir, comme les dessous d'échelle, les miroirs brisés, et Pierre Richard. Même un film a porté ce nom pour faire peur aux adolescents en mal de sensations. Mais grâce à une poignée de personnes pavées de bonnes intentions, comme l'enfer, ce jour néfaste est devenu symbole de chance. A la fin des années 80, la Française des Jeux décide que le vendredi 13 est LA date marketing par excellence, alors à grand renfort de super méga cagnotte et de pochettes surprises de jeux à gratter, ce jour est devenu pour une majorité des Français le moment de claquer plein d'argent en Rapido dans le PMU du coin ou de remplir une grille de loto alors que finalement, statistiquement parlant, on a autant de chance de perdre qu'un autre jour.

    Je me souviens d'un vendredi 13 où j'ai failli me noyer. Depuis ce jour, je ne sors plus sans ma patte de lapin (il boite mais c'est très drôle à regarder), et quand je suis à la piscine, la patte velue qui sort du maillot de bain fait toujours fuir la gente féminine. Du coup je ne vais plus me baigner ; quand on pas de bol, on prend la tasse.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 10 octobre 2006
    Très chers lecteurs, si je vous appelle ainsi c'est que je paie certains d'entre-vous pour me lire. Question d'amour propre. Je suis un éternel donneur de leçons et je sais que ma générosité me perdra ; un garçon d'honneur de leçon devrait se faire payer. Comme un prof, ou un coach de vie qui saigne à blanc de riches bourgeoises qui pensent que leur vie parfaite ira mieux si leur fille arrête de se piercer le nombril et les oreilles et le nez (je vous épargne le jeu de mot de grand-mère mettant en scène un célèbre volatile de contine qui finit toujours par se faire plumer par ses potes les soirs de poker).
    Reprenons : chers Hannibaux, je viens de découvrir le miracle de la vie. Bon, je sais, le papa met la petite graine dans le ventre de la maman, j'ai déjà vu un porno, comme n'importe quel adolescent. Mais ce que le porno ne montre pas, ce sont les conséquences de l'acte procréateur. En fait c'est normal ; avec les trucs qu'ils font, si par hasard une pornstar attrape un enfant (à défaut d'autre chose) ça remettrait en cause toutes nos connaissances sur le système reproductif de l'homme.
    Un adage populaire souvent retranscrit sur les tables des lycées explique avec justesse : "La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible". On ne saura sans doute jamais qui était ce grand pessimiste, peut-être était-ce moi, un soir de trop d'alcool... (si quelqu'un le sait, n'hésitez pas à envoyer vos réponses au standard, les 5 premièrEs gagnent une nuit avec moi, scrabble et dvd fournis). Vague. Mon Dieu comme je dis vague !
   
    Ce week-end ma cousine mettait au monde son premier enfant, ma grand-mère passait arrière, et malgré ma taille, je devenais grand cousin. Je me souviens des premiers bébés que j'ai vu quand j'avais 10 ans, ceux devant lesquels tous les adultes s'extasient alors que tout ce que je voulais c'était regarder Mac Guyver. Mais samedi j'étais sans voix, stupéfait devant 49cm de chair rose et 2.8kg d'être humain en devenir. Je ne me suis jamais senti aussi petit, même le jour ou j'ai rencontré Larry Bird (le plus grand basketteur américain non noir). Du bas de mes 24 ans, je contemplais cette fille de 24h, me demandant si j'étais capable de faire pareil ; en mieux, car je suis exigeant. Tout le potentiel humain est déjà présent dans ce corps jouflu : la gentillesse, l'intelligence, l'humour, la gaité, la mesquinerie, la stupidité, l'intolérance. Tout ce qui fait de nous des hommes (et aussi des femmes). Ma génitrice répétait sans cesse qu'elle était là il y 25 ans, et j'y étais aussi, sans le savoir, dans le confort intra-utérin que chaque homme cherche à retrouver inconsciemment en faisant l'amour (surtout ne JAMAIS y penser au moment de l'acte).
    Je n'arrivais pas à me décider entre "j'étais comme ça avant" et "est-ce que j'arriverai à faire ça". Et finalement j'en suis arrivé à la conclusion suivante, en jouant à l'égocentrique, à l'égoïste, et à lego : mon seul intérêt c'est d'être unique et je ne vois pas l'utilité me reproduire. Et pour me reproduire je serais obligé de corrompre mon partrimoine génétique avec des chromozonards pas forcément fréquentables...
    Mais je ne désespère pas de trouver un jour une femme qui donne des chromes aux hommes comme moi, qui brillent.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 6 octobre 2006
    Suite à un courrier abondant (1 mail), une certaine Caro Ligne, qui souhaite la garder, me demande :
« Cher m. Epic (et colégramme, associés), je vous écris pour me plaindre d'un problème récurrent que mes collègues féminines et moi-même rencontrons. Quand on mange des bonbons, et autres sucreries marsiennes, on prend toujours du poids et même que des fois, quand une religieuse nous fait de l'œil les coutures du jean's sautent ! J'aimerais des conseils de survie, j'ai essayé les régimes dissociés, Weight Watchers, La méthode Sonia Dubois, et j'ai même suivi la méthode Kate Moss avec la drogue et tout. Aidez moi ! »

    Chère K'ro, chez moi aussi les coutures de mon jean's explosent quand je croise une religieuse appétissante (Mais elles sont rares !). Merci de m'accorder votre confiance, mais je ne suis pas le mieux placé pour des conseils nutritionnels ; mes repas sont composés d'acides gras essentiels, acides gras facultatifs, graisses saturées et sucre ajouté. En gros, je mange. Un bon repas chez moi se constitue de la manière suivante :
    - Ouvrir le frigo et constater qu'il est vide. Il est possible de préparer un plat avec du lait de la mayonnaise et de la confiture, mais ça fait vomir ; ce qui offre un gain de temps conséquent pour celles qui voulaient se tourner vers la boulimie (qui je le rappelle n'est pas une solution ; avoir la peau sur les os peut vous mener à y laisser la vôtre).
    - Prendre une veste (et j'en prends souvent en ce moment ), 4 euros, traverser la rue et acheter un bon kebab frites, faire tamponner sa carte (j'ai appris la fidélité grâce un Turc moustachu du nom Hassan) et rentrer pour déguster un bon kebab, accompagné d'une bonne Kro (oui K'ro est bonne, malgré ses lourdes… interrogations).
    - Allumer la télé et regarder au choix : les Sopranos pour rire, Six Feet Under pour se dire que la vie est belle, ou Plus belle vie pour pleurer.
    Chère Car-Online (site de ) Je ne suis pas la personne la mieux designée (par Starck) pour vous parler de poids, chez moi seul l'humour est lourd ; sauf certains jours, quand mon cœur est lourd, et que j'ai gros dessus. Mais comme je suis un éternel donneur de leçon je vais essayer de faire comme la nuit. C'est à dire porter conseil. Le poids est une obsession féminine guidée par des yeux (et des mains) masculins. La torture du regard est parfois lourde de conséquence, et l'humour d'un mec pas fin peut très vite faire mal, même avec un bourrelet de protection.
    Alors je m'adresse à la gente (en alu) masculine : Changez votre regard ! Oubliez les magazines retouchés ou vous ne toucherez plus rien ! Au naturel, les gros seins vont avec les grosses cuisses (sauf cas exceptionnels, mais celles là sont souvent déjà prises). Votre rêve c'est les top bonnasses de Myspace, mais arrêter de loucher sur les formes généreuses d'une fille qui ne l'est pas avec elle-même ! Elle se prive de tout, même d'amour... Donc ouvrez les yeux, regardez les filles, les vraies, celles qui marchent les bras croisés dans la rue, celles qui discutent au café, où qui rient aux éclats parce qu'une pétasse de terrasse surveille sa ligne en buvant du coca light !

    Et mesdemoiselles, sachez ceci, une fille qui n'aime pas manger ne plaît pas, c'est mathématique :
    - On se fait un resto ?
    - Oh non je suis au régime.
    - On se fait un ciné ?
    - Oh non on va manger du pop corn.
    - On va à la fête foraine ?
    - Oh non on va manger de la barbe à papa.
Etc. etc.

    Dans la tête d'un mec normal la conclusion est simple, une fille qui repousse une saucisse de morteau dans son assiette la repoussera aussidans son lit ! L'expression française fait d'ailleurs l'amalgame : "les plaisirs de la chair".La solution est simple : trouvez un mec qui vous aime même avec vos quelques kilos en trop (Attention, je dis "quelques", il faut consommer avec pondération). Un homme bien saura toujours peser le pour et le contre, et il vous aidera à perdre du poids sans que vous vous perdiez, parce qu'une fille maigre comme une année de vache sera toujours moins drôle qu'un bonne (top bonne) vivante.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 4 octobre 2006
    Je vais bientôt souffler le douxième d'une bougie pour célébrer mon 1er mois de Myspace, alors j'en profite pour faire un état des lieux. Tout d'abord, à peine on commence l'installation dans notre nouvel espace, que le proprio s'incruste, un certain Tom. Il a 116390176 amis et j'ai testé, ça monte et ça descend par paquet de 300, genre 300 inscrits en 20 sec et 296 qui se demandent : « mais c'est qui ce Tom avec ce sourire niais ? Je le veux pas dans mes potes, il sent le frustré qui cherche des amis. » Et donc les seules personnes qui l'ont dans leur liste d'amis, ce sont les gens qui ne savent pas l'effacer, et ceux qui veulent garder bonne conscience.

    Ensuite on installe les meubles, quelle couleur pour le papier peint, on fait dans le sobre ou on met des slides et des trucs qui clignotent ? Mais c'est là que ça se complique, Myspace c'est le Ikea du net, quand tu veux un truc blanc banal c'est facile, mais si tu veux un fond, changer les cadres (car un cadre ça coûte cher, il se doit d'être performant), changer les couleurs et réformer la police, il faut utiliser des codes Internet. Alors vous cherchez une encyclopédie pour comprendre, et vous achetez, même elles (Claquage neuronal pour celle-là). Après ces quelques modifications a grand coup de <, de / et de URL DE L'IMAGE, vous avez de jolis meubles, mais vides… Alors il faut remplir des listes pour faire croire qu'on est plus intéressant qu'un autre. Tiens je vais montrer que je n'aime pas que les films gros budget, je vais mettre Requiem for a Dream (je suis un peu méchant, mais ce film est entré dans la culture pop corn). Je reprends, je vais mettre Requiem for a Dream pour montrer que je n'aime pas que les films à petit bugdet tournés en Amérique du sud avec 3 autochtones (car il n'y a pas d'acteur dans Bonbon El Pero).

    Enfin vient le choix de la photo. Ca c'est le plus marrant, on a une très grande différence entre les filles et les garçons. Je vais essayer de donner des exemples exhaustifs.


Les Filles :

La jolie fille qui le sait : qui attend des coms paske quand un mec voit une photo comme ça, il est obligé de cliquer dessus. (Mais ne joue pas dans le même registre que les bimbos dont je vais parler ensuite).




La fille classique mignonne : celle que n'importe quel mec classique rêve d'épouser parce qu'elle respire la vie simple, la joie de vivre, l'humour et l'intelligence.




La fille qui se cache : sans doute parce qu'elle se trouve moche et on ne saura probablement jamais si elle est vraiment moche ou pas. Mais elle sait en jouer avec intelligence, et c'est un bon point.



Le Kinder Surprise : tout est affaire de goût, c'est la surprise du chef, mais comme chacun sait, sur le net le physique ne compte pas.

imagedemarque2007.jpg


La biseuse : celle qui a toujours la bouche en cœur, on ne sait pas pourquoi, mais elle fait des bisous.




Et la meilleure pour la fin : La vue d'en haut : alors ça c'est de loin ma préférée, parce que tout le monde le fait. Pis une vue plongeante offre toujours un avantage pour les demoiselles (voir figure 6) ce qui n'est pas pour nous déplaire (nous, les hommes).




Les Mecs :

Le beau gosse qui le sait :




Le mec qui veut qu'on le reconnaisse : mais pas trop alors il retouche pour faire stylé :




Le mec qui veut faire cool mais sans qu'on le reconnaisse, parce que c'est pas sur le physique qu'il va gagner :

DSCN7574.JPG
   Et on retrouve aussi les classiques « biseurs » (sans faute s'il vous plait) et les « vues de haut » mais le résultat est mitigé…



 
 
    Myspace C'est un peu le café des artistes, à l'intérieur d'un espace art très chic avec des Picasso accrochés à des murs blancs, des gens cultivés s'auto-félicitent à grand renfort de compliments.


 - Thanks for the add :-)  - T'es craquante sur cette photo!


    Le Space est plein d'artistes reconnus, d'artistes inconnus qui méritent d'être connus, d'artistes inconnus qui méritent des claques, des fans intelligents, des fans près à tout pour un « thx » de leur idole, et des mecs qui font la course aux « top bonnasses à gros seins » et des « top bonnasses à gros seins. »

Les copines "top bonnasses à gros seins" de Polygone

Space d'une "top bonnasse à gros seins"

    Finalement on finit tous par faire la même chose, avec des moyens différents ; certains cherchent des filles qu'ils ne rencontreront jamais, d'autres cherchent des artistes qu'ils ne rencontreront jamais, certains rencontrent des amis qu'ils ne cherchaient pas, mais tous rencontrent des gens qu'ils n'auraient jamais rencontré.

My Space : Faites comme les autres, rejoignez-nous !


par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 2 octobre 2006
8h31, revue de presse de Clotilde Dumetz sur France Inter :
    Je souris poliment (mélange de poli-tique et de men-songe) en écoutant que le monde va mal. J'ai déjà doublé 3 tracteurs et 5 camions, et sur les routes de campagne c'est toujours bien dangereux, surtout quand il pleut. En plus il faut faire attention et accélérer raisonnablement, car les breaks blancs banalisés arrêtés sur les bords de routes sont rarement des touristes belges en pause pipi.




9h, arrivée au musée :
M. le conservateur : - Bonjour.
Moi : - Bonjour.
M. le conservateur : - Vous allez bien ?
Moi : - Oui et vous ? Ca avance votre maison ?
M. le conservateur : - Oui, j'ai commencé les plafonds.
Moi : - C'est bien.
M. le conservateur : - Oui... Voila voila... à plus tard.

    C'est toujours valorisant de discuter avec des gens cultivés. M. le conservateur a dû être très flatté après ce fascinant échange verbal. Bon d'accord je ne suis pas du matin, et c'est dur de partir dans la gauDriole après une heure d'info sur France Inter à entendre que la Bourse monte, que la température descend, que la gauche se ramollit et que la droite se durcit.

    Installé à mon bureau je m'aperçois que j'ai oublié mon livre d'Histoire de la Photographie. Encore une journée de perdue à ne pas pouvoir rédiger ma conférence. Il faut dire que j'ai mal dormi cette nuit, un problème me turlupinait : j'ai passé mon dimanche soir sur Photo Shop à réaliser un superbe montage que vous avez sans doute vu, et les plus finauds d'entre vous ont remarqué la superbe couille (pardon) coquille (et voilà encore une coquille ! Vous avez vu ? vous mettez un Q dans une couille ça fait une coquille !). J'ai d'abord cherché comment je pouvais mettre fin à mes jours, mais je n'arrivais pas à me décider entre l'électrocution nautique, la pendaison luminaire et l'overdose pharmaceutique. Finalement je trouvais cette solution de fuite trop facile, et indigne d'un homme de mon envergure (petit et maigre). Je me vis contraint d'inventer l'excuse la plus bidon qui soit, la voici en exclusivité :
« Les erreurs typographiques et autres coquilles dans les journaux à grand tirage (les journaux nationaux sont comme les filles faciles, ils se font beaucoup tirer) sont toujours l'occasion pour les lecteurs attentifs et cultivés de se faire briller dans le Courrier des Lecteurs. Et je trouvais plus judicieux de vous laisser vous même repérer l'erreur de frappe (PAF) et me la signaler que de dire "kikoo lâchez vos coms lol xptdr :p"

10h48, sur l'ordinateur :


   Je joue sur le tapis vert, solitaire, au solitaire. Je suis interrompu par la chargée de com (lâchez vos coms !) qui m'apporte en main sale mon invitation pour le vernissage de l'exposition pour laquelle je travaille.
1. Ca permet d'économiser un timbre puisqu'ils augmentent à partir de ce lundi.
2. Je vais pouvoir me taper du champagne et des amuse-gueules gratuitement payés par vos impôts.

12h37, Repas :
    Je suis devant une assiette kebab fort appétissante, mais comme (lâchez vos coms !) la proportion de salade est conséquente (1/3 de l'assiette) je commence à douter de mon statut d'être humain… L'évolution a fait que l'homme s'est mis à chasser pour ne plus avoir à manger de verdure ! Je déguste mes bouts de mouton en contemplant les deux Turcs qui s'amusent à cisailler un méchoui reconstitué. Je signe le dernier chèque de mon chéquier, parce que dans ces coins reculés de la campagne française, il n'y a pas de distributeur.

13h12, Sieste :
Mon instant détente de la journée, allongé dans ma voiture, j'écoute Massive Attack, Birdy Nam Nam, Boards Of Canada et Radiohead. Le mode shuffle des baladeurs MP3 est la plus belle invention de l'homme (Après bien sûr l'invention de la musique, du support musical, de la numérisation, du format MP3, et du baladeur audio sans qui le mode shuffle serait bien inutile).

13h30, Retour au musée :
Moi : - Rebonjour.
La conservatrice adjointe : - Rebonjour.
Moi : (pour la 3e fois depuis le début de mon stage) - Si vous avez besoin d'aide sur quelque chose en particulier, n'hésitez pas, j'ai un DEA en collage de timbre, une maîtrise de léchage d'enveloppe et un doctorat en vidage de corbeille.
La conservatrice adjointe : - Concentrez-vous surtout sur l'exposition, préparez les animations photo pour les enfants.
Moi : (m'en allant en marmonnant dans ma barbe – flemme de me raser) - Ca fait une semaine que j'ai fini alors soit je suis super fort et je bosse vite et bien, soit je suis super nul et je bosse vite et mal. (auto-satisfait, je choisis la première solution)

    Finalement je prends un livre de Elliott Erwitt et je me dis que cet artiste est le Chaplin de la photographie.



14h42, Fiche-jeu pour les enfants sur Elliott Erwitt :
    Je rigole tout seul (l'un des premiers symptômes de la folie paraît-il). Je mets mon walkman pour me motiver et faire passer le temps plus vite. Je travaille toujours plus vite en musique, surtout quand j'écoute Olaf Hund ou Unreasonable Behaviour de Laurent Garnier. J'ai toujours le sentiment de me faire engueuler quand je mets mon walkman pour travailler… Genre il y a un incendie, je n'entends pas l'alarme, et le conservateur est responsable… Ou pire, je me fais une session Hardcore et sous les coups de la fatigue et de la violence barbaresque je me saisis d'un coupe papier, la bave aux lèvres, les yeux révulsés, et je tue le temps en ouvrant mon courrier.

16h30, Fin de journée :
    Et oui il est tôt, mais j'ai encore de la route à faire, et je suis comme (lâchez vos-PAF Ta gueule !) au collège, dès que j'entends une cloche sonner, c'est un réflexe pavlovien, je dois sortir. Donc je dois me retenir tous les quarts d'heure de choper mon sac au son du clocher local et de partir dans les escaliers en courant. Sauf que les escaliers en colimaçon médiévaux sont très raides, alors je suis parti discrètement, sans faire de bruit, sur un grincement de porte.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 30 septembre 2006
    En juin dernier, mon meilleur ami (c'est mon meilleur ami puisqu'il est numéro 1 dans mon classement myspace) m'envoyait un super mail de publipostage pour m'inviter à m'inscrire sur un site de rencontre. Alors c'est vraiment un pote parce qu'il savait que mon célibat commençait a peser, un peu comme une pierre dans mon estomac (celui qui dira comme un saucisson dans un slip n'aura pas tout à fait tort). Donc je m'inscris gratuitement sur une*********.com (car pour un mec c'est tjs 15-20e mais j'en parle après). En fait, le site cherchait des gens pour gonfler les rangs pour faire venir des filles pour faire payer les mecs etc. Un cercle de vicieux.

    Remplir un profil (ou caractéristiques comme disent certains, on se croirait au salon de l'automobile) c'est un peu comme faire sa pub, c'est du marketing pur, bien choisir la photo, et sortir de l'ordinaire, donc avoir de l'humour, de l'esprit et beaucoup d'imagination... mais finalement les filles cherchent toutes des mecs virils et sécurisants. (j'en entends qui marmonnent au fond, mais je sais que j'ai raison :p) Un profil c'est résumer sa vie de manière super simpliste, gommer les défauts, faire un bel emballage. Mais pour emballer c'est autre chose! Regarder 50 profils de filles de face en une heure, c'est comme faire ses courses dans le supermarché de l'amour, on flane dans les rayons, on visite les bonnes affaires (les profils les plus visités), on voit les "tout à un euro" (les filles qui allument à fond) les invendus (vous m'avez compris) etc. Et finalement le choix se fait TOUJOURS sur une première impression. Donc un mec qui dit que seule la beauté interieure compte, sur un site de rencontre c'est faux, puisqu'un mec sélectionne avec soin ses proies : il sait que pour 10 mails envoyés à 10 personnes, seule une ou deux répondront. Il faut de la persévérance! (Désolé Keutof, pas de calembert cette fois. - Calembert : sbst. masc. Sorte de Camembour, jeu de mot qui sent le fromage. Ex : Ce calembert sent les pieds-de biche, coule!)

    Pour attirer l'attention d'une demoiselle il y quelques trucs :
 - l'attaque du pseudonyme : Ex : elle s'appelle Antigone. Donc c'est une fille farouche, théâtreuse donc cultivée, donc pas conne donc qui apprécie l'humour et l'esprit. Je tente un "Salut, n'aie pas peur je ne suis pas Créon." Avec ça j'aiguise la curiosité, elle sait qu'elle est comprise, que je suis pas con, et qu'elle est pas prise (Calembert elle est obligé de répondre. taux de réussite 80%
 - l'attaque de circonstance : genre y aller pendant que Grey's Anatomy passe et discuter de l'épisode en meme temps. Ou alors débarquer un samedi à minuit et dire "alors, que fais-tu un samedi soir seule derrière ton ordinateur" taux de réussite de 50% mais les attaches se font plus vite, la solitude cherche à se faire oublier.

    Dans les rayons bonnes affaires des supermarchés kU, il y a les filles classiques (jean et converse), les désabusées de l'amour, les mariées qui cherchent du piment, et les nymphos folles du cul. Alors vous allez me dire que c'est pas 25% pour chaque catégorie. et je vous dirai oui ; mais il faut savoir, que si la section "nympho folle du cul" est la plus faible, elle est sans doute la plus active. Les Nymphos sont les seules (de mon expérience) à engager la conversation sans geste du mec avant. Donc pour la nympho il y a la "virtuelle" et la "réelle". La "virtuelle" veut faire ça par MSN interposé.. genre comme si internet était pas suffisamment pollué par le cul. Et la "réelle" te file déjà un rendez vous avant meme que tu saches comment elle s'appelle. La technique d'approche est toujours la même, il y a un code :"Tu cherches quoi exactement?" Si la phrase est esquivée une première fois et qui tu parles de ton chien qui se gratte, elle relance "tu cherches quoi EXACTEMENT". Bon là elle est ouverte comme une journée porte. Mais quand tu apprends que la "Réelle" veut faire ca à 3 avec son mari de 42 ans, que les enfants seront chez la nourrice, tu te dis que finalement un samedi soir à regarder Patrick Sébastien c'est vachement moins glauque.

    Résultats après un mois de vagabondage, de bouteilles a la mer, de boîtes de chocolat au père, 3 cas particuliers. Il faut savoir que TOUTES les personnes qui vont sur les sites de rencontre trainent des casseroles. Ca va de la petite casserole pour l'eau du thé à la batterie de cuisine.
Cas 1 : Je discute avec une fille qui un soir m'annonce qu'elle s'auto-mutilait et qu'elle veut recommencer tout de suite. Donc 4h de psychanalyse internautique sans diplôme...
Cas 2 : Je discute avec une fille qui me chauffe, qui me chauffe, qui veut un doudou pour la nuit etc. On se rencontre chez elle, on discute, léger rapprochement, rien de plus, mais elle me jete comme une merde 15 jours plus tard (heureusement que je suis pas un psychopathe paske je savais tout de sa vie).
Cas 3 : Je discute avec une fille qui habite très loin, qui tombe amoureuse de moi, qui voulait que je vienne la déflorer (qui n'a jamais rêvé d'entendre ça?)

    Je finirai sur les pratiques éhontées des "Faux profils" que les sites de rencontre éditent de toute pièce. Il suffit de s'incrire gratuitement sur un site, ****best par exemple, et on peut regarder les profils... mais on peut rien faire d'autre... et au bout d'une semaine vous recevez un mail disant "Céline vient de vous écrire, pour lire ce mail il faut s'inscrire et raquer 20euros"... Et quand tu vois le vois le profil de "Céline" tu as la Keira Knightley de Nancy, et en plus elle écoute la même musique que toi et mange des sushis. Et finalement tu sors ta carte de crédit, tu te vois déjà coulant des jours heureux au caméo devant un film coréen... et cette fille, qui t'a envoyé un mail, ne te répondra jamais... Maintenant je sais que les filles n'envoient j'amais de mail, elles attendent...
    Finalement les sites de rencontre sont les bals populaires des années 50, les filles attendent toujours qu'un homme vienne les faire danser, elles choisiront le plus musclé, celui qui est bien habillé. Le petit un peu triste dont le regard est perdu parce qu'il refléchi à ce qu'il va dire à cette petite brune timide dont le regard est perdu parce que le beau musclé a choisi une autre fille.
    Un site de rencontre incite les rencontres, c'est de la poudre aux yeux qui fait monter la larme aux cieux.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 27 septembre 2006
    Après le 11 septembre, la peine d'amour, la mort de l'amour et la peine de mort (il ne manquerait plus que l'amour de la mort, mais c'est trop glauque je préférerais mourir de peine que mourir d'amour) je me suis dit qu'un sujet léger, divertissant et joyeux permettrait à mes nombreux lecteurs (732 rien qu'hier, et je tiens à remercier ma grand mère parkinsonienne pour avoir passé quelques minutes à cliquer sur « actualiser ») de voir le monde autrement que par les yeux d'un anonyme internautique qui aime cracher dans la soupe pour la diluer un peu. Devant cette longue phrase sans queue ni tête, je me dis que pour écrire des choses censées et logiques il faut être un intellectuel obsédé (pour ceux qui ont compris ce calembour, téléphonez vite à Eric & Ramzy pour leur expliquer, je crois qu'ils sont en train de lire le dictionnaire pour essayer de saisir le sens du mot intellectuel). Et voilà, je continue avec la méchanceté gratuite… je sais je suis trop bon, je devrais faire payer ma méchanceté, mais que voulez vous, quand c'est une passion on ne cherche pas à faire du profit.
      D'ailleurs, en parlant de profit et de gratuit, on a toujours dit que les films de Quentin Tarantino diffusaient de la violence gratuite. C'est totalement faux ! Au cinéma, la violence n'est jamais gratuite, il faut payer l'entrée, le pop corn et le coca pour voir le bras de Sophie Fatale (j'adore ce nom) se faire couper dans un geyser de sang. Alors madame Lascenseur (oui, c'est une femme qui censure) renvoyez nous la censure, on n'en veut pas, nous sommes d'honnêtes citoyens et nous n'avons pas de sang sur les mains (Ceux qui écoutent Grand Corps Malade, ne dites rien, les autres croiront que ce jeu de mot est de moi :p)
    Je viens d'écrire deux paragraphes pour ne rien dire.
        Quand on a rien faire et qu'on a rien à dire,
        Le strict nécessaire c'est de se faire lire.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Playlist

Musique :
Minilogue - Animals
Crystal Castles - Crystal Castles
Fixmer / McCarthy - Into the night
Ladytron - Velocifero

Livres :

Fini : Gattinoni & Vigouroux, La photographie contemporaine
Actuellement : N. Hornby, Vous descendez?
Après: S. Larsson, Trilogie Millenium

Ciné :
Nicolas & Bruno, La personne aux deux personnes
G. Romero, Diary of the dead
M. McDonagh, Bons baisers de Bruges

DVD :

C. Eastwood, Les lettres d'Iwo Jima
Z. Braff, Garden State
J. Woo, Le Syndicat du Crime 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus