Vendredi 20 octobre 2006
Dans un élan de générosité envers moi-même (je suis égo sans trique, mais je doute que ça
plaise à la gente féminine), j'ai décidé de m'autoproclamer "écuyer des arts et lettres". Je n'ai pas la prétention d'accéder directement au rang de chevalier, car il faut beaucoup d'argent
pour se payer toute la panoplie (et accessoirement le ministre de la Culture). Déjà c'est très lourd une armure, et depuis que j'ai l'âge d'accompagner des enfants à l'équitation je n'aime pas
les chevaux. Le cheval est le seul animal qui arrive à remettre ma virilité en doute puisqu'il y quelque chose de grisant dans le fait de sentir une force chaude et velue entre ses cuisses (et
je comprends les filles qui aiment faire un tour d'étalon noir).
Mon statut d'écuyer serait difficile à vivre au début, je serais au service d'un chevalier des lettres très beau, très fort, un peu comme Jean d'Ormesson, mais en plus jeune, donc un peu comme Beigbeder mais en plus beau, et en plus fort. Mais en tant qu'écuyer je pourrais rencontrer ma petite écuyère, et elle pourrait mélanger mon chocolat chaud pendant que je prépare le fier destrier de Sieur Chevalier. Lui, le sieur, grâce à moi, le montera.
Et ma petite écuyère s'en ira avec le beau prince, sur le pur-sang que j'aurai harnaché. Quand mon chocolat sera froid, je laisserai le chat touiller.
Être dans l'ombre d'un chevalier, c'est attendre secrètement que sa gloire retombe un peu sur vous, mais la seule lumière possible, c'est que le roi découvre votre talent et vous engage dans ses écuries. Et justement, je m'occupe d'écuries. De Pierre, Marie, et les sauces aussi (c'était pour éviter un jeu de mot facile évoquant des fesses qui rigolent).
Mais un jour, pris d'un courage fou (j'aurai bu avant), je volerai l'armure du prince, je me cacherai sous le heaume de l'armure, et je jouterai à sa place. Une fois qu'on a l'armure on ne veut plus la quitter, on se sent beau, fort et invincible, comme Jean d'Ormesson, qui n'est plus tout jeune, mais déjà Immortel (tout comme une poignée d'élus). Dans cette armure je pourrai montrer ma force en me cachant, désarçonnant mes adversaires d'un coup bien porté fracassant leur bouclier, ou terrassant d'effroyables dragons menaçant quelque demoiselle en détresse (la métaphore du « tuez le monstre hideux au long cou qui crache du feu qui est en vous pour se faire accepter d'une femme » m'a toujours fasciné). Et après avoir accompli moult prouesses, je pourrai enlever mon casque ; et, un peu comme dans Shrek, la princesse verra que je ne suis pas un prince charmant, mais juste un écuyer charmant, un écuyer trop petit dans son armure, qui rêve de prendre une princesse sur sa monture, comme il avait vu faire le prince avec sa petite écuyère.
Mon statut d'écuyer serait difficile à vivre au début, je serais au service d'un chevalier des lettres très beau, très fort, un peu comme Jean d'Ormesson, mais en plus jeune, donc un peu comme Beigbeder mais en plus beau, et en plus fort. Mais en tant qu'écuyer je pourrais rencontrer ma petite écuyère, et elle pourrait mélanger mon chocolat chaud pendant que je prépare le fier destrier de Sieur Chevalier. Lui, le sieur, grâce à moi, le montera.
Et ma petite écuyère s'en ira avec le beau prince, sur le pur-sang que j'aurai harnaché. Quand mon chocolat sera froid, je laisserai le chat touiller.
Être dans l'ombre d'un chevalier, c'est attendre secrètement que sa gloire retombe un peu sur vous, mais la seule lumière possible, c'est que le roi découvre votre talent et vous engage dans ses écuries. Et justement, je m'occupe d'écuries. De Pierre, Marie, et les sauces aussi (c'était pour éviter un jeu de mot facile évoquant des fesses qui rigolent).
Mais un jour, pris d'un courage fou (j'aurai bu avant), je volerai l'armure du prince, je me cacherai sous le heaume de l'armure, et je jouterai à sa place. Une fois qu'on a l'armure on ne veut plus la quitter, on se sent beau, fort et invincible, comme Jean d'Ormesson, qui n'est plus tout jeune, mais déjà Immortel (tout comme une poignée d'élus). Dans cette armure je pourrai montrer ma force en me cachant, désarçonnant mes adversaires d'un coup bien porté fracassant leur bouclier, ou terrassant d'effroyables dragons menaçant quelque demoiselle en détresse (la métaphore du « tuez le monstre hideux au long cou qui crache du feu qui est en vous pour se faire accepter d'une femme » m'a toujours fasciné). Et après avoir accompli moult prouesses, je pourrai enlever mon casque ; et, un peu comme dans Shrek, la princesse verra que je ne suis pas un prince charmant, mais juste un écuyer charmant, un écuyer trop petit dans son armure, qui rêve de prendre une princesse sur sa monture, comme il avait vu faire le prince avec sa petite écuyère.

J'endors mes sons
(et à mon avis je suis pas le 1er à la faire)
A la fin de ma vie, au fond d'une écurie, j'écurirai mes mémoires, une bougie
dangereusement posée sur une botte de paille. De cette bougie dépendrait ma vie, et celle de mon manuscrit. Et dans la plus haute tour, du plus grand des châteaux, le chevalier fera conter sa
vie, par quelque scribe en mal de livre. Mais l'écuyer a beau s'efforcer d'écrire, il n'y aura que le prince de lu.

), 4 euros, traverser la rue et acheter un bon
) Je ne suis pas la personne la mieux designée (par Starck) pour vous parler de poids, chez moi seul l'humour est lourd ;
sauf certains jours, quand mon cœur est lourd, et que j'ai gros dessus. Mais comme je suis un éternel donneur de leçon je vais essayer de faire comme la nuit. C'est à dire porter conseil. Le
poids est une obsession féminine guidée par des yeux (et des mains) masculins. La torture du regard est parfois lourde de conséquence, et l'













