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Samedi 6 janvier 2007
    Dans les supermarchés il y a toujours des vendeurs pour vous faire acheter. Les spécialistes en marketing qui me lisent, et ils sont nombreux, savent déjà que les produits chers sont à portée de main et que les produits de « pauvres » Winny et autres Moins cher sont toujours difficilement accessibles. Les couleurs aussi jouent : rouge et jaune ça sent le produit en promotion alors que gris ou noir c'est le produit de luxe. Si tout le monde sait ça, c'est parfait.
    Mais ce que je veux aborder aujourd'hui c'est la vente directe, le contact d'homme à homme, ou plus généralement de femme à femme. Vous avez forcément déjà vu dans les allées de votre magasin des femmes en blanc, près d'une petite table, avec des bons de réduction dans la main, et qui ont l'air de se faire chier comme un guichetier de la Poste. Donc les glandeuses-là on les appelle des animatrices, elles sont payées pour rester debout 8 heures par jour. Les plus glandeuses sont toujours dans les rayons Lessive – entretien… parfois en surgelé. Mais il faut se dire qu'il est très difficile de lait les concentrer avec le con gelé (sautez sur la Rousse à côté de vous pour découvrir la définition exacte du con).

    Bien sûr, loin de moi l'idée de dire que toutes les animatrices de grande surface (elles ne sont pas forcément grosses) sont des branleuses, y en a des biens ! Comme chez les flics ou les supporters de foot. Mais je m'égare de l'est et revenons à nos moutons, de Panurge.
    Les animations et les ventes flash fleurissent toujours à Noël, un homme s'égosille au micro pour une console de jeu pendant qu'une poissonnière s'époumone pour vanter les mérites de ses huîtres ou de son saumon fumé. Et pendant ce temps les consommateurs remplissent leur caddie d'articles qu'ils regretteront d'avoir payé. La technique la plus simple du monde pour faire vendre, c'est de sortir le client moyen de l'anonymat. L'accroche est directe : « C'est quoi votre petit nom ? » la discussion commence, on parle de tout sauf du produit. Il faut cibler la personne et c'est sûr l'apparence que tout se passe
- La vieille personne : être le petit-fils parfait, et décrocher le « vous êtes bien sympathique jeune homme (ou jeune fille) ».
- La ménagère de moins de 40 ans : flatter la personne, c'est ni plus ni moins que de la drague, genre « vous êtes une femme de goût ».
- Le père de famille ou le jeune : il faut devenir le meilleur pote en 15 secondes, genre les mêmes passions, les mêmes délires etc.

    Tous ces petits trucs font que le client a confiance. Et la technique de castor pour connaître un client, c'est de regarder son caddie. Toute une vie se retrouve dans un caddie, c'est la vitrine du « je mange ça, j'écoute ça, j'ai mal là etc. » Rien qu'à voir les achats, l'animateur sait s'il peut vendre et comment il peut vendre.
    La vente découle du conditionnement social, et même si vous vous dites « je suis assez fort pour résister à ces conneries » il se trouve que certains automatismes sont acquis depuis plusieurs générations : les gens vont toujours dans les restaurants où il y a du monde ; dans les supermarchés vous mettez 5 personnes qui regardent un produit sur une tête de gondole et il y en a 5 autres qui achètent derrière. C'est le cercle vertueux que tout commercial rêve de créer : Ca s'achète parce que ça se vend.
    Mais souvent ça vend du vent.



Making-of : Pour la seconde fois j'écris un texte gaucho réac sur les grandes surfaces. Pourtant j'espère ne pas avoir une étiquette de casseur de pub parce que je trouve ce concept ridicule et non créatif. En fait je suis directement concerné par les animations, j'en ai fait pendant 3 ans, et j'y ai trouvé de la fierté de la puissance parce que vendre une bourriche d'huîtres à un mec qui venait juste acheter une paire de basket, c'est quand même super jouissif. Maintenant que je suis sorti de ce monde j'ai envie d'écraser les yeux d'une vendeuse trop sur d'elle qui vient me dire « ça vous va comme un gant » alors que les manches me cachent les doigts.
Vendeurs du monde ! Soyez subtiles et intelligents ! J'ai quitté vos rangs, je suis rangé des rayons parce que j'en avais marre de savoir que ce que je vendais que vendre 2 yaourts 1euro parce qu'il y a de l'Aloé Véra dedans c'est comme aussi con que se laver ses cheveux au Danao ou manger son shampooing.

PS : Je crois que si je crache autant sur les animations c'est parce que j'ai peur de devoir recommencer à en faire… il faut bien gagner de l'argent dans la vie…

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Mardi 26 décembre 2006

!!M

    Eh wii, noël est passé, apportant son cortège de cadeaux, de papiers déchirés, de bougies chauffe-plat qui manquent de brûler les papiers déchirés, des chocolats et des citations de papillotes qui font rire une personne sur cinq, c'est à dire moi.

    Certains hommes parlent dans leur sommeil.
Il n'y a guère que les conférenciers pour parler pendant le sommeil des autres.
Alfred Capus

    Celle-là a faire rire tout le monde... je sais pas pourquoi. (On me dit dans mon oreillette que mon passé de conférencier est l'élément humoristique de l'histoire).
    Anecdote : une petite vieille (je rajoute petite pour pas être traité de raciste anti-vieux) s'est endormie avant même la fin de mon introduction durant ma première conférence. Moins de 3 minutes, record battu.

    Re-start the game : peut être faites vous partie des 500.000 (depuis le 8 décembre ça doit être ça) heureux possesseurs de Wii vendues très cher par Nintendo. Alors je vous fait pas le coup du "prix de vente, prix de revient", mais je vais attendre un peu avant de m'équiper. Déjà attendre un boulot et de l'argent. Pas con le mec !



    Comme pour chaque nouvelle console Nintendo, mon cousin reçoit l'équipement complet et toute la famille profite. Et la Wii, a totalement changé la donne dans le rapport au jeu vidéo. Fini les manettes avec 60 boutons, les R1 R2 - L1 L2 que les parents voient pas donc ne peuvent pas cliquer dessus. A croire que la Wii est une console pour vieux ! Design oldschool proche de la NES, deux boutons, et le reste c'est que du mouvement.
    Au début ça surprend de voir sa mère taper dans le vide pour cogner un boxeur virtuel, mais quand le poids lourd d'en face est KO en 1 round, on se dit qu'élever 3 gosses ça fait des millions dollars mummy !
    Et voir ses cousines qui font les putes au golf, ou son cousin tirer des canards, tout cela est bien virtuel, le monde est sauf. La violence est dépensée dans un jeu, mais faut quand même faire gaffe à pas taper sa soeur avec un revers de raquette trop vigoureux.




    Et wii, vous l'aurez compris, la Wii est une affaire de famille, chacun peut y jouer parce qu'il n'y a rien besoin de savoir. Même ma mère, la chair de ma chair mais dans l'autre sens, a émis l'idée d'acheter une Wii. Chose incongrue vu les discours tenus à l'époque où je gamais comme un fou sur la Super-Nes.
    Pour mes 25 ans faites un geste pour que les miens deviennent virtuels.

PS : A oui, et joyeux noël aussi !

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mardi 19 décembre 2006
    Je le sais déjà mais cette semaine une page de ma vie se tourne. Je quitte définitivement le monde étudiant et stagiaire non rémunéré (pléonasme) pour entrer, non sans réticence, dans celui du chômage du travail. Et je quitte aussi ma vie de célibataire triste pour devenir un imbécile heureux qui profite du bonheur qu'il a. Bizarrement, dans l'inconscient collectif le mot imbécile est toujours ponctué par heureux. Est-ce que la tristesse est l'apanage de l'intelligence ?

    Désormais les mots love, happiness et sweet ont remplacé les massacre, wrong et autres dark dans les titres de ma playlist du moment. Maintenant j'écoute de la House filtrée avec un mec qui chante « Toniiiiight you gonna feeeeeel all riiiiight ! ».
    On a tous nos défauts, le mien est d'avoir honte d'aimer la guimauve et autres sucreries. Et je vais faire mon coming out : oui j'aime les All Saints et Nelly Furtado, oui j'ai chialé devant Love Actually et Orgueil et Préjugés. Mais le côté obscure est tellement plus facile ; on tombe dedans si facilement… Regardez comme il est dur de marcher dans la rue avec le sourire, surtout sur les bords du canal Saint Martin où sont réunis les SDF de Paris.

       Ces trois derniers mois furent riches en émotions pendant que je m'appauvrissais dangereusement. Mon stage était une répétition de gestes, une répétition d'hypocrisie, une répétition de phrases inutiles, faites pour flatter les ego de chacun, suivies de messes basses. Une répétition avant la Première de ma vie qui commence en 2007.
      En vrac j'ai vécu : des vernissages insupportables dégoulinants de culture, des trajets quotidiens avec la revue de presse de Clotilde Dumetz, un accident qui a failli me faire tuer une innocente, des applaudissements rassurants à la fin de mes conférences, des soirées techno désertes ; je fus triste pour une fille qui l'est, j'ai fait des choses inavouables par abus de Beaujolais, j'ai rencontré une femme qui a perdu deux doigts dans un accident sur la même route que moi quelques jours plus tard, j'ai revu ma LS2, j'ai consolé un cha qui pleurait sur un tapis, j'ai pleuré dans les bras de mon meilleur ami, je me suis plaint pendant des heures (je salue le courage de A et M²), et j'ai fini par rire dans les bras de mes meilleurs amis.

    J'essaie d'écrire les souvenirs comme ils viennent et en attendant de voir les sous venir, je prends la vie comme elle vient. Même si ce n'est pas encore l'œuf au riz, je me suis levé de bonne heure ; et je suis heureux d'être imbécile.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Lundi 18 décembre 2006


Je sais, c'est cul-cul, mais il faut savoir mettre le doigt sur les choses importantes.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mercredi 13 décembre 2006
Depuis quelques jours je suis bloqué devant l'écran blanc. Je suis à cran, j'ai les crocs. Les mots refusent de sortir sur Word. Aucun sujet ne vient, et j'ai le choix entre :
    - Décrire cyniquement le monde et ce serait encore plus cynique si vous saviez qu'actuellement je suis heureux.
         - Décrire mon bonheur ; mais la guimauve, ce n'est pas pour moi. Ni pour vous, car vous êtes des hommes des femmes des gens de goût.

    Il paraît que la béatitude c'est justement ne rien penser, vivre simplement, loin de toute question matérielle. Alors devant ce vide intersidéral, je vais essayer d'écrire un texte totalement vide de sens. En fait, il suffit d'écrire un texte qui n'a aucune autre référence que lui-même.
    Après mûre réflexion, je dirais même "réflexion pourrie", j"en suis arrivé au texte le plus pur possible. Réflectif et auto-référencé :

    « J'écris. J'écris que j'écris. J'écris que j'écris que j'écris. J'écris que j'écris que j'écris que j'écris... »

    Vous l'avez compris, la pureté c'est chiant comme une messe ou un film d'Almodovar. Et plutôt que de réfléchir sur que pourrais-je bien écrire ? j'ai décidé d'écrire sur l'écriture. Quelle noble tâche que de réfléchir sur cette noble tâche.

    Il y a autant de manière d'écrire que d'écrivains. Il y a tellement de paramètres :
        - pourquoi écrire : se livrer, s'évader, vendre, structurer sa pensée...
        - où écrire : chez soi, dans une gare, dans un café...
        - Comment écrire : assis, couché...
        - Sur quoi écrire : ordinateur, feuille blanche, ticket de parking, carnet...

    Je vous passe la suite, tout cela n'intéresse que moi et peut-être 1 personne sur 5, proportion de gens qui écrivent en France. En fait si ça vous intéresse, et je suis sûr que ça va vous intéresser, amateurs de vies privées que vous êtes, je vais vous faire le making-off de mon blog.

    J'ai toujours sur moi un petit carnet où je note ce qui me passe par la tête : sujets (La fille à la rose), jeux de mots (le dernier en date pas encore utilisé et piqué à mon père : promiscuité = promise cuitée), et enfin notes personnelles (la dernière en date "Parle". Quelqu'un (et pas n'importe qui) se reconnaîtra !).
    Ensuite j'écris comme ça vient, sur ordinateur, plus exactement sur Word, parce que Myspace c'est le site qui plante toutes les 20min. donc si tu tiens à ta prose, sauvegarde avant. Quand j'écris sur ordinateur le résultat est beaucoup moins personnel qu'avec un stylo et une feuille. Mais du coup les lecteurs accrochent moins (j'en veux pour preuve les deux seuls textes qui sont passés par l'état de feuille, Echecs et Camille honnête, qui en ont été un, d'échec).
    Je structure les phrases dans ma tête, je ne retape que très rarement, rien ne se passe dans le texte, tout dans la tête. Mais ce n..est pas de la spontanéité, si vous voulez voir de l..écriture directe, allez sur noirbonbon.canalblog.com un blog qui plait, ou pas
    Je truffe mon texte de jeux de mots, pas forcément pour être drôle, mais pour le style, le son. Exemple : « les mots refusent de sortir sur Word. » Et je m'amuse avec des allitérations, des zeugmas et autres antanaclases (et voilà, allitération en A !). La touche finale est toujours pour la conclusion, chose que je traîne depuis le lycée, le jour où j'ai compris que la note monte de 1 à 3 points uniquement si le prof retient la conclusion. En fait, écrivez de la merde, du moment que les 5 dernières lignes restent dans la tête du lecteur (En même temps il faut être suffisamment intéressant pour garder le lecteur jusqu'à la fin !). Et pour finir, la mise en page. Parce que lire un pâté, c'est comme le manger, ça reste sur le bide et ça se coince dans les dents.

    Pour finir je vais vous présenter les deux méthodes d'écriture les plus célèbres écrivains de la littérature française, celle de Victor Hugo et de Gustave Flaubert.
    Flaubert est mort à l'âge de 59 ans d'un arrêt cardiaque alors qu'il n'avait aucune maladie. Mort d'une overdose de caféine. L'homme était tellement obsédé par l'écriture qu'il dormait entre 2 et 3 heures par nuit, se gavait de café et écrivait. Il ne s'est jamais arrêté d'écrire pourtant il n'a pas beaucoup publié. Son but ultime était d'avoir le style le plus pur possible, une écriture mécanique. Il tournait, retouchait chaque phrase, chaque mot, pour que le sens coule de source. Une fois son texte prêt, il allait dans son gueuloir, pièce qui lui servait à clamer ses textes pour vérifier si ça sonnait bien. L'écriture de Flaubert c'est : écrire, gueuler, et corriger les cris.

    Hugo avait la même boulimie créatrice, en pire. C'était un monstre de l'écriture. D'ailleurs il n'a pas volé son statut de plus grand écrivain français. Sa méthode, c'était la purge. Au réveil, il écrivait dans son lit 100 à 200 alexandrins, rimés bien entendu, pour le jeter tout de suite après. Il jetait les évidences, se vidait de la simplicité pour pouvoir aller dans le fond des choses quand il se mettait à écrire sérieusement.

    Bon voilà je viens de me comparer à Flaubert et à Hugo, les deux superstars qui font gonfler mes chevilles dans les miennes. (elle est tordue celle là! pas la cheville, l'antanaclase , qui d'ailleurs est elliptique et donc peut être vu comme un zeugma )
      La semaine prochaine nous étudierons les correspondances chez Baudelaire de "Chère tata Paulette" à "la nature est un temple où de vivants piliers..."



nti_bug_fck
par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Vendredi 8 décembre 2006
        J'espère être à l'auteur de vos espérances quand vous élisez mon blog. Hier une éditrice enrhumée m'a téléphoné pour me dire : "je lis tout ton blog". J'étais tout content, " ouah trop bien ! Un blog édité comme Je nique c'est mythique, avec moins de cul donc moins de lecteurs, mais tout de même !" mais j'ai très vite ravalé ma joie quand j'ai compris que derrière le rhume se cachait : "je nie tout en bloc" parce qu'elle ne voulait pas me dire combien il y aurait d'acheteurs potentiels pour mon futur ouvrage.
        Car oui je vais être publié ! Mais pas dans la catégorie fiction… plutôt dans la série biographie historique, moins vendeur, moins glamour, mais tellement classe et intellectuel. Ma grand-mère achètera Henri Bellieni, un photographe nancéien et me dira "les images sont jolies", puis l'ouvrage finira par caler un pied branlant de sa commode… (Bon en fait c'est pas vrai ma grand-mère est un amour, c'est ma première fan, même qu'elle a fait 250km pour venir à ma conférence, et ça c'est vraiment gentil). Donc guettez bien vos Fnac et vos libraires spécialisés en 2007, je ne serai pas en tête de gondole à Venise !

        Un jour j'aurai le courage d'écrire ivre nul (pardon les lettres se sont mélangées, je voulais écrire "un livre"). Je ne sais pas encore de quoi ça parlera, mais j'ai déjà le titre : Génie. Comme ça les journalistes me présenteront en disant "Dirty Epic, auteur de Génie…". Mon second livre s'appellera Grand Talent, et même si mon style est merdique les gens seront obligés de dire "Dirty Epic, auteur de Génie et de Grand Talent…". Comme le succès d'un livre ne se fait que sur l'opinion de quelques journalistes, je sens que cette pub pourrait faire vendre.
        Et je parlerai de moi à la 3e personne puisque Dirty Epic est un de mes lego raté (pardon les lettres se mélangent, je voulais écrire "alter égo").

         Pour le moment je dois me faire une place parmi les "érudits locaux" (ceux qui sont suffisamment bêtes pour se croire supérieurs à la masse rurale, mais suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils sont loin de l'intelligentsia de la capitale). Et je dois aussi appeler mon éditeur (local lui aussi) pour le pousser au cul pour pas qu'il m'oublie, ça arrive trop souvent.
     Et je dois aussi adapter Dirty Epic dans la vie sociale du monde réel. Parce que Dirty Epic c'est un peu une version définitive du logiciel de ma vie, alors Frédéric H. est pour le moment une version démo, incomplète. Si quelqu'un sait comment pirater un numéro de série sur un Fred.h.ver.1.0 dites le moi vite, je dois insérer disque Fred.h dans lecteur Vie.act 23.4b...

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 5 décembre 2006
    Finalement après plusieurs années en Histoire de l'Art je ne regrette pas d'avoir raté Sciences-Po. Mais j'espère qu'après ce petit cours de politique Sciences-Po va regretter de m'avoir raté.
    Depuis plusieurs semaines j'avais dans la tête d'offrir à mes chers électeurs un texte virulent et assassin sur la configuration politique actuelle. Mais j'avais tellement à écrire sur ma vie fascinante que je trouvais bien inutile d'aborder celle des autres (que vous connaissez déjà je pense).
     Ce week-end, Nicolas Sarkozy fut ma plus grande source de rire (jaune il faut l'admettre) puisqu'il a annoncé avec un immense sérieux (il faudrait que j'arrive à trouver la vidéo sur Youtube, distributeur de gag) que son slogan pour les présidentielles serait :
La rupture tranquille
 
il a pas l'air commode le "tranquille".


     Déjà slogan dans la bouche de Sarkozy ça me fait penser à Sloggy, alors s'il fait sa campagne d'affiches en slip comme Yannick Noah je dis respect. Mais ce qui me fait rire, c'est que monsieur Sarkozy a derrière lui toute une équipe de publicistes, de spécialistes en gestuelle, en communication etc. et que j'imagine ces personnes autour d'une table ronde faisant un superbe brainstorming pour trouver le slogan. Alors après avoir ouvert le dictionnaire pour voir les mots qui ont la classe comme "avenir" (zut déjà pris) "changement" (trop long) "égalité" (pas crédible) etc. etc. ils sont arrivés avec deux mots extrêmement banaux et extrêmement opposés. Et dans un superbe oxymore (savaient-ils qu'ils en faisaient un ?) ils pondent : Une rupture tranquille. Alors avec une formule comme ça ils rallient tout le monde : Vous voulez du changement ? On va vous en donner ! Vous voulez pas changer votre vie ? On va rien changer. Mais une rupture c'est jamais tranquille, ça fait mal, pourtant c'est parfois nécessaire. Quant à "tranquille" excusez moi, mais je crois que Doc Gynéco a une mauvaise influence sur Nicolas Sarkozy…

      Petit cours d'histoire politique pour comprendre l'impact du slogan UMP. Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, François Mitterrand est arrivé au pouvoir en 1981 avec une phrase culte de Jacques Séguéla (maître à penser des communicants et publicistes) : La force tranquille. Tiens tiens comme c'est bizarre… le mot "tranquille"...

     En 1995, Jacques Chirac arrivait au pouvoir avec comme cheval de bataille la Fracture sociale. Mais "Fracture", c'est pas un peu comme "rupture" ? même sonorités, même idée de cassure et de séparation… Alors voilà, Nicolas Sarkozy c'est l'amalgame des deux derniers présidents, l'union de la droite et la gauche… Ca fait rêver ! Sauf qu'il n'a que les mots de ces présidents, il n'a ni l'intelligence de Mitterrand, ni le charisme de Jacques Chirac. Il n'est qu'un suiveur, de loin.
     Il aurait pu faire un autre slogan en reprenant ses prédécesseurs : la Force sociale. Mais ça sonne comme un autre petit teigneux, on a l'impression d'être en Allemagne en 1933 quand on entend ça.

     Autre côté, autre slogan. Ségolène Royal et son Désir d'avenir. La on ne joue plus dans la même cour, "désir" ça fait tellement sexy… c'est tellement plus féminin, plus délicat. Là où l'homme parle de rupture, mot féminin qui fait souffrir, la femme parle de désir, mot masculin qui fait plaisir. On sait déjà qu'elle va nous caresser dans le sens du poil.

     Pour finir je vous propose deux slogans pour les années à venir :
Désir de rupture
et
Avenir tranquille


    Vous avez compris, tout cela c'est de la langue de bois, et moi je pratique le coup de gueule de bois. Et il est certain que pendant que Sarkolène ségozille, il y en a dans l'ombre qui vont encore profiter de ces non-discours pour faire entendre des idées dures, loin, trop loin du miasme politique actuel.

PS : "La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente."
Françoise Giroud, 1975.

PPS : petit jeu pour pratiquer la langue de bois. Amusez vous en famille ou entre amis, pour apprendre à parler pour ne rien dire.

Making off : J'avais toujours rêvé de commencer un texte comme une conclusion, d'où le « finalement » d'ouverture. Un jour j'essaierai de finir par une introduction.
Le nom « Sarkozy » revient 5 fois dans le texte, alors que le nom « Royal » n'apparaît qu'une fois, c'est pour respecter les quotas des média.
Mais si vous lisez le PS, vous comprendrez mon message caché top secret que les initiales PS dissimulent avec intelligence.

par Dirty Epic publié dans : Politique
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Vendredi 1 décembre 2006
    Tous les jours, dans les rues défilent mille dames anonymes, ces filles inconnues sont toujours regardées, elles le savent et elles en jouent. Parmi elles, une se détache, elle est seule et se distingue parce qu'elle porte dans les mains, une rose. Au bout d'un bras ballant, une rose se ballade dans son rouge éclatant, à croire que c'est son sang qui coule sous ces épines. Une fille avec une rose, ça veut dire tant de choses, c'est un amour qu'on expose, celui qu'elle va donner, ou qu'elle vient de recevoir.

    Une fille avec une rose est plus belle que les autres, elle rayonne, tous les hommes la trouvent belle car ils savent que son cœur est déjà pris. « Elle est belle comme la femme d'un autre ».
    Même si la rose dort dans la main de la demoiselle, son cœur est-il avec elle ? Ou a-t-elle refusé les faveurs de ce romantique issu d'un autre temps ? Offrir une rose sans recevoir d'amour en retour, c'est offrir les pétales pour garder les épines. Mais la rose, comme les gens, se fane.
    Fleuristes, vendeurs de bonheur, vous colorez les mains des filles, les lits de malades et les pierres des cimetières. Pourquoi des fleurs sur les lits des morts ? Dans les mains des mères ? Des fleurs d'amour et des fleurs de mort ?
    Avec une fleur à la main les sentiments sont partagés, elle a honte et elle est fière, hésite entre la montrer et la cacher. Elle exhibe son amour dans un panache carmin et ce n'est pas toujours facile de sentir les yeux se poser sur soi. Et elle a ce sourire, ce sourire béat que l'on retrouve sur les visages les jours de bonheur imbécile.

    Je garderai l'image de cette fille qui, mercredi, attendait son ami, une rose à la main, et dans les yeux, une étincelle que l'on ne voit que dans ceux chez les gens heureux.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Mardi 28 novembre 2006
"L'espoir fait vivre"
L'espoir fait surtout vivre dans un rêve.

    Dans le désordre, au fil des mots, je fais l'effort, je sors mes maux.


SMS reçu : Oublie ta biatche à frange.
Réponse : Je suis gothique ascendant suicide girl.
    Qu'est ce que j'ai pu t'en vouloir de ce "biatche", tu voulais me faire rire avec ta vie de parisien mais c'était raté.

    J'ai bu du beaujolais car la belle je l'avais plus, je veux me faire la belle à Berlin. Mais je suis bête. J'ai oublié de me souvenir. Ne plus y croire encore.

    J'attends à l'arrêt de tram où la veille le temps s'était arrêté. Je n'aurais jamais dû m'arrêter à cet arrêt, continuer le chemin et ne rien attendre aurait été la solution.

    "J'ai de l'affection pour toi". Je hais ce mot. Affection. Ca me fait penser à infection. Et à un chien, affectueux. Je me comporte comme un chien, quand après 25 coups de pied je reviens la bouche en cœur et la queue frétillante. On me jette un bâton pour me chasser, et je reviens toujours. Ami canin, tu es le meilleur ami de l'homme. Mais pas la femme. (NDA : double sens sur cette phrase qui fait que la femme n'est l'amie de personne.)

    Je marche dans la rue en écoutant Wrong Line de Agoria, "Après un faux départ, il y a toujours un vrai départ. (…) J'ose y croire". Et je rêve de croiser ma jolie fleur tatouée. Une chanson au conditionnel, et une vie au passé. Non mais je rêve.
   
    Attendre qu'elle se connecte. Guetter son PC. Devenir dépendant d'un putain d'avatar. L'écran lasse, les touches lisses, l'espoir laisse coi. Et à 23h52 je regrette d'espérer encore.

    Quand je t'attendais tu m'attirais. J'étais partant, tu es partie.

    Mon lit de place en prend trop. Je n'arrive pas à dormir. Des questions tournent dans ma tête qui tourne, et je me retourne dans ce grand livide. La nuit passée, je dore au soleil.

    "Ressent-elle quelque chose pour moi ?" Cette question a mis un mois à s'imposer. Je l'ai occultée pour pouvoir vivre dans mes espoirs désespérés. Question posée un samedi soir de solitude. Pour elle comme pour moi.

    Le texte Garçon (qui manque) d'honneur. Le titre devait même être Garçon (en manque) d'honneur. J'en ris encore. Pour le double jeu de mot. Elle était ma muse je m'amusais à la raconter de façon détournée. Mais ça m'usait de m'amuser à maquiller mes sentiments. Même quand je ne parlais pas d'elle, elle était dans ma tête "Je dois écrire sur n'importe quoi sauf sur elle". Du coup j'écrivais n'importe quoi.

    Je n'espère plus. "On ne s'est pas rencontré au bon moment". Elle est d'accord. Des espoirs, je passe aux regrets. Je fluctue au gré et aux regrets des vagues à l'âme sœur.

    "Elle te cherche". Quand on m'a dit ça j'étais perdu. J'ai trouvé les indices pour croire que j'avais raison. Pour une fois que je t'écoutais tu avais tort.


    L'esprit se perd dans l'espoir. Désormais j'espère le pire ; pour ne plus croire aux rêves, je rêve de cauchemars.
    D'un même point de départ, d'un même baiser, j'avais des espoirs, elle avait des regrets. J'ai lavé mes regrets, et je repars.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Lundi 27 novembre 2006
    Il est 18h, rue de la Visitation, je passais donner des affaires à ma sœur quand des cris retentissent. Un mec brusque une fille pour des raisons inconnues. Il la pousse, lui tire les cheveux, les passants ne font rien, je me surprends à penser à Dobermann et à cette réplique de Tcheky Karyo "C'est vivant comme quartier ".
    Et comme on a toujours l'air con dans ce genre de situation, on a tendance à tenter des trucs stupides pour se donner bonne conscience. Je commence à attirer l'attention du mec, pour qu'il lâche cette fille qui, de toute évidence, ne méritait pas ce coup de pied dans le ventre.
         - Lâche-la ! On frappe pas les filles !
     Cette phrase d'une banalité déconcertante fut renvoyée dans les cordes par un :
        - Ta gueule trou du cul ! (ou baltringue ou je sais plus trop)
    Sur ces belles paroles il s'approche de moi pour me donner un coup de pied dans la cuisse que j'esquive avec un geste peu élégant, mais il trouve le moyen de m'attraper le bras pour me pousser et me jeter contre un mur…
    Deux possibilités : Je lui rentre dans le lard et je me fais rétamer la gueule par un mec qui fait deux fois ma taille, ou alors je me fais tout petit et j'évite d'en prendre plein la gueule pour une nana que je connais même pas. La solution 2 s'est imposée d'elle-même, le mec est parti en disant un truc viril du style "t'en veux encore ?".

    C'était la première fois que je me trouvais dans une situation comme ça, je ne me suis jamais battu, non pas par conviction, mais parce qu'avec 60kg c'est dur de faire le poids. Frapper une fille c'est le truc le plus simple qui soit. Même moi j'ai tapé ma sœur pour ne pas regarder Hélène et les garçons. Mais quand on n'a plus rien à perdre, on est prêt à tout lâcher pour aider quelqu'un.
    Je hais l'anonymat des passants, ces regards qui se détournent, ces « j'ai rien vu ». On occulte tout. Pour le commun des mortels c'est juste une fille qui se fait frapper, on l'a vu une fois, c'est tout. Mais pour cette fille, ce sont ces poings qu'elle voit tous les jours.

par Dirty Epic publié dans : Mes humeurs
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Musique :
Leila - Blood, Looms & Blooms
Crystal Castles - Crystal Castles
Architect - Lower Lip Interface
Pyramids - Pyramids

Livres :

Fini : C. Ware, Jimmy Corrigan
Actuellement : N. Hornby, Vous descendez?
Après: S. Larsson, Trilogie Millenium

Ciné :
Un épileptique, Wanted
C. Nolan, The Dark Knight
L. Leterrier, Hulk

DVD :

J-J. Annaud, La guerre du feu
Z. Snyder, 300
T. Tywker, Le parfum 
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