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Mardi 11 mars 2008
Dans le ELLE daté du 10 mars 2008, voici ce qu'on peut lire dans l'article  "Faites-vous l'amour le lundi ?" :
"Une Nuit : Une femme sur cinq et près d'un homme sur deux ont connu des relations sans lendemain."

Un petit calcul s'impose : on prend 32 milions de femmes en France, et 30 millions d'hommes (environ).  Soit 6,4 millions de  femmes contre 15 millions d'hommes qui font ça dans les toilettes, les placards à balais ou le lit d'un dragueur de Meetic.
Premier constat : les hommes sont bien plus cochons que les femmes, mais là on n'apprend rien.
Ce qu'on apprend en revanche, c'est que les femmes cochonnes le sont BIEN PLUS que les hommes !
Elles sont 6.4 millions à s'être occupées des 15 millions d'obsédés... ce qui fait plus de 2 hommes pour une femme. L'apéricul est donc deux fois plus fréquent chez les femmes.

A moins que les chiffres aient été biaisés, les femmes ayant hontes de leurs envies et les hommes étant vantards...


mais la presse brossera toujours ses lecteurs dans le sens du poil. pubien.
par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Mercredi 5 mars 2008
Pour mon anniversaire j'ai souvent eu des cadeaux prestigieux. Bizarrement ce n'est  pas ma famille qui me gâte le plus, mais ce sont mes idoles. Pour vous donner quelques exemples : Underworld a sorti Beaucoup Fish le 2 mars 1999 (et c'est Meilleur Ami n°2 qui me l'a offert), Nine Inch Nails vient de sortir Ghosts I-IV le 2 mars 2008 (peut-être en parlerai-je si vous êtes sages). Mais le plus beau cadeau, ce fut le début de la diffusion de Dragon Ball le 2 mars 1988. Information qui vous semble inutile, pourtant elle a résonnance indéniable pour la suite de mon existence.

dragon-ball.jpg
Comme 74.6% des garçons de ma génération j'étais un téléspectateur assidu du Club Dorothée.  J'avais 6 ans et je suivais les aventures de Sangoku, enfant vivant seul dans la montagne depuis la mort de son grand-père. Sangoku  (dont la transcription Son Gokû eût été plus judicieuse) est un personnage suprenant dont les qualités sont souvent considérées comme des défauts dans la réalité. Il est inspiré d'un conte chinois, Le voyage en Occident,  dont le héros s'appelle  Sun Wukong, porte une queue de singe, et possède un bâton magique qui s'allonge à volonté et un nuage permettant de voler.

Sangoku est très fort, il se débrouille tout seul dans la forêt, chasse, pêche nature et tradition, et n'a aucun problème pour se balader à poil, manger du dinosaure ou ou attaquer une voiture parce qu'il pense qu'il s'agit d'un monstre. Car c'est là le défaut de Sangoku, il ne connaît rien à rien. Il est obligé de toucher le sexe pour distinguer les filles des garçons (on dit "faire panpan"), il est très naïf, croit que tout le monde est gentil, et comme il est très fort physiquement il pense que c'est le cas de tout le monde. C'est sa naïveté qui donnera le ton si particulier de la série. C'est l'histoire de l'enfant sauvage qui part à la découverte du monde, il a un oeil neuf, celui que tout adulte rêve de retrouver pour s'émerveiller de chaque chose.
db-la_legende_de_sheron.jpg L'histoire commence avec Bulma, une gosse de riche qui décide de voyager pendant l'été et qui recherche les dragon balls, 7 boules de cristal dispersées à travers le monde et qui, une fois réunies, permettent à l'aventurier de réaliser un voeu de son choix. Jusqu'ici rien de bien original, l'intrigue principale est tirée par un "Mc Guffin", l'objet que tout le monde convoite. Mais les personnages et les accessoires de Dragon Ball ont de quoi faire rêver, c'est là qu'Akira Toriyama, le mangaka, fait très fort. Oolong le cochon amateur de filles qui se transforme en ce qu'il veut pour piller les villages mais qui est trop pauvre pour subvenir aux besoins de ses femmes, Yamcha, le guerrier du désert, très puissant mais tout aussi timide, Gyumao le roi qui ne peut plus aller dans son chateau parce qu'il a pris feu quand il est parti en pic-nic, et surtout Tortue Géniale, un vieillard sénile, lubrique et peloteur qui est pourtant un maître des arts martiaux, détenteur du secret du Kaméhaméha, l'onde de choc que Sangoku arrive à refaire dès son premier essai. Kaméhaméha c'est le cri de guerre de tous les gosses entre 1990 et 1996. Tous se sont balancés des boules de neige ou de papier en se gueulant dessus KAMEHAMEHAAAAA !!!! Même mes parents connaissent tellement je les ai bassiné avec ça :
- Frédéric, tu peux me passer la salière ?
- Kaméhaméhaaaaaaaaa
(je ne décrirai pas la scène suivante où mon père, les cheveux plus sel que poivre me fait ramasser les grains un par un).

kam-hameha.jpg
En plus des objets de Sangoku (le nuage magique jaune qui vient à toi dès que tu l'appelles et le bâton magique indestructible), qui sont des vestiges du passé et porteurs de magie ancestrale, Bulma nous présente le gadget ultime, ce vers quoi tend toutes les tentatives de miniaturisation : les Capsules Corp. Une capsule de la taille d'ue clé USB peut contenir tout ce qu'on veut ! Il suffit de cliquer, de la lancer et apparaît au choix : une maison avec cuisine équipée et moto dans le garage, la collection intégrale des PUFU PUFU (les Playboy de Tortue Géniale), ou alors plein plein d'eau pour les villages asséchés.

La grande question des fans de Dragon Ball c'est : un être humain survivrait-il s'il était enfermé dans une capsule.

Quand un gagaball (surnom des fans de DB) parle de sa passion, le novice en face dira "ah les mecs avec les cheveux jaunes !". Je tiens à rectifier certaines croyances : Dragon Ball dure en tout 42 tomes, le 1er super guerrier apparaît au tome 27, ce qui fait seulement un tiers de cheveux jaunes. L'image a cependant marqué les générations 90's parce elle est passée au moment du succès du Club Dorothée.
Mais il y a beaucoup de préjugés que je vais faire disparaître sous vos yeux ébahis : Dragon Ball est une bande dessinée. Le dessin animé c'est du plus-produit, afin de gagner plus de public. La division Dragon Ball et Dragon Ball Z n'apparaît que dans les dessins animés, pour séparer l'enfance de Sangoku et sa vie adulte. Dragon Ball Z est un animé de piètre qualité et extrêmement lent car il ne fallait pas que l'histoire aille plus vite que la BD. Ainsi a-t-on des épisodes entiers de vent qui souffle, de regards de western, de krrrkrrrrr (crissement de dents Dragon Ball, typiquement japonais et impossible à refaire), et de discours du genre "je suis le maître de cette planète tu ne me vaincras pas" "tu as tué mon meilleur ami je vais le ressusciter je reviens et je te fais avaler tes dents".
Dragon Ball ce n'est pas pour les enfants, car il y a du sexe (le premier voeu au Dragon, c'est une culotte), de la violence (il y a beaucoup de sang qui gicle quand Tortue Géniale voit les seins de Bulma), et même un personnage homosexuel aux tendances pédophiles (mais c'est un méchant, la morale est sauve). Des gens comme Ségolène Royal se sont battus pour protéger nos chères têtes blondes de la violence nippone. Du coup tous les nichons nippons furent coupés. et Miyazaki fut mis au ban du dessin animé jusque 1994.

db1.png
Voilà, j'ai bien critiqué Dragon Ball Z maintenant je peux mieux aimer le dessin animé de mon enfance. Dragon Ball c'est l'histoire d'un enfant innocent mais qui sans le savoir traine un secret très lourd, il se transforme en gorille les nuits de plaine lune. Ca encore c'est pas trop grave, mais ce qui est triste c'est que c'est Sangoku lui-même qui a tué son grand-père sans le savoir. Je vous disais qu'il était naïf ; il pense que les hommes sont tous bons où finissent par le devenir. D'ailleurs, faisons le tour de ses amis, tous des ennemis au départ :
- Yamcha : première rencontre il lui tire dessus au fatal bazouka.
- Krilin : lui fait tous les coups de pute possible pour être bien vu de Tortue Géniale.
- Tenshin Han : Ennemi au tournoi des arts martiaux, élève du rival de Tortue Géniale.
- Piccolo : Démon ultime, tue Krilin et Tortue Géniale.
- Végéta : Tue beaucoup de monde, veut vaincre Sangoku à tout prix.
Sangoku c'est le mec qui fait que le monde est meilleur parce que tous ces gens deviendront de véritables amis. Piccolo deviendra une sorte de parrain pour le fils de Sangoku (Sangohan), Végéta, l'ennemi intime, représente l'image du macho pur qui refuse de s'avouer que l'amitié et le respect d'un autre homme est possible. La symbolique de cette homosexualité latente prendra toute sa mesure dans la scène de la fusion pour combattre le démon Bou ; les corps de Végéta et Sangoku s'unissent et ne font qu'un et en plus ils portent des boucles d'oreilles (et là ya 25 gagaballs qui vont hurler au scandale).
Vous l'aurez compris, dans la vraie vie, Sangoku serait un mec "trop bon trop con", mais dans Dragon Ball c'est un héros qui refuse le combat le plus souvent possible (j'ai 26 ans je ne me suis jamais battu, Sangoku à mon âge a foutu sa trampe à 90 personnes, je pense qu'il cherche un peu la merde quand même).
On distingue plusieurs aventures dans Dragon Ball, et ce n'est pas que du combat, d'ailleurs il y en a finalement peu (au début) :
- La quête des dragon balls
- La formation avec Tortue Géniale
- L'armée du Ruban Rouge (comme une armée fasciste se fait démonter par un gosse, mon histoire préférée)
- Le tournoi des arts martiaux
- Le démon Piccolo
- La revanche du démon Piccolo

SSj3.jpgAprès on a Dragon Ball Z et le scénario se résume à : Sangoku est le plus fort, le méchant se transforme, Sangoku se transforme en super guerrier, le méchant se transforme encore, Sangoku passe en super guerrier 2, le méchant se transforme encore, Sangoku passe en super guerrier 3 mais pas chez le coiffeur et flingue le méchant. C'est un peu à celui qui aura la plus grosse... de coiffure.
Dragon Ball est un récit initiatique plein de vertus éducatives. Sangoku nous apprend a ne pas juger à l'apparence, il nous montre pourquoi il faut respecter les anciens (Tortue Géniale est un guerrier de talent, un vrai professeur, mais obsédé). Il faut aussi se faire souffrance pour progresser, accepter de ne pas voir ses amis pendant des années pour être meilleur, avoir le sens du sacrifice (primordial dans DB) mais aussi savoir s'unir et prendre en compte les avis des autres (les conseils de Krilin à Sangoku le naïf).

De 6 à 15 ans j'ai regardé cette série, j'ai pris les BD en cours de route. L'image la plus ancienne qui m'a marqué, c'est Sangoku, Krilin et Bulma coincés dans une base sous-marine. Le bateau est en panne, et Sangoku fait un Kaméhaméha pour propulser ses amis à la surface. Il fait tout ça en ayant un rat dans la bouche (rat qui lui a sauvé la vie en effrayant le méchant homosexuel pédophile cité plus haut, le Général Bleu). Je me suis demandé longtemps pour cette scène en particulier et pas une autre ? En fait Sangoku utilise sa force d'attaque, mais il n'y a aucune attaque, il sauve les gens en utilisant la puissance ultime. Un peu comme si une bombe H pouvait sauver des vies.
Dragon Ball Z c'est aussi près de 60 cassettes VHS, enregistrées chaque mercredi matin, deux épisodes avec la pub et le Face-à-face-à-face entre les deux. J'avais latin et je me demandais comment Sangoku allait sauver ses amis de l'infame Freezer, autoproclamé Empereur de l'univers (c'est plus classe que nos dictateurs terriens !). En vacances j'ai hurlé de joie quand j'ai vu qu'il y avait une télé dans le chalet, il fallait que mes parents aillent au marché à 9h50, sinon ils auraient râlé.
Toutes les bonnes choses ont une fin, mais celle de Dragon Ball Z est arrivée plus tôt que prévue... le 29 août 1997 (celui qui a son anniversaire là il a pas de bol) le Club Dorothée arrête la diffusion. Je ne saurai jamais pourquoi. Mais imaginez une saga comme Urgences ou Friends et dont la fin n'a JAMAIS été diffusée sur une chaîne hertzienne. Mais les décisionnaires ont pensé : "ce sont des enfants, ils s'en fichent". Leur réussite fut de pousser les jeunes à la lecture puisque tous les Français ont découvert la fin de DB en lisant le manga. Il n'empêche que les puissants du monde de demain seront des gens privés de la fin de Dragon Ball, des hommes frustrés à vie à qui on va confier des responsabilités sans limite ! Heureusement qu'ils ont appris le sens de l'amitié, du sacrifice et tout et tout.

Après ça, ma vie a repris son cours, je suis allé au lycée, je relisais secrètement pour la 624e fois les 42 tomes de DB, je ne m'en vantais pas, on aurait dit "ah le gosse !". Alors qu'à cette époque, si j'avais les cheveux longs, c'était pour ressembler à Trunks, le fils de Végéta et Bulma, venu du futur. Après j'ai dit que c'était pour faire Métalleux, mais au départ j'avais vraiment la coupe au bol de Trunks que j'ai laissé poussé comme lui...

Trunks.jpg
En 2005 je suis tombé sur des tirettes avec des figurines dedans. J'en avais plein quand j'étais petit, j'avais les cartes aussi (dont une collection complète humhum ^^). Mais ces figurines étaient vraiment belles, avec des détails d'une précision infime. J'ai mis 2 euros. Il était déjà trop tard.
je suis allé sur internet pour vous ce que c'était que ces gashapons, ces figurines à monter soi-même. Et sur Ebay des Chinois vendaient ça par série entière, ce qui évitait d'avoir des doubles et de les avoir bien moins chères qu'à l'unité. J'ai commencé la série des HG, je les ai tous, absolument tous (sauf les jambes de Oub, mais je vais fouiller le sac de l'aspirateur). Après j'ai fait les minis, mais seulement 5 séries, ça va vite. Après j'ai fait les Mégahouse, là c'est la Rolls Royce du Gashapon, la seule collection a avoir été falsifiée, j'en possède 2 séries introuvables dont les derniers prix vus avoisinaient les 200€ (l'une de ces séries j'ai l'ai eu gratos, grâce à une erreur de la poste en ma faveur). Cette passion prend beaucoup de temps et beaucoup d'espace. Je remercie ma future femme de m'accepter tel que je suis, 250 figurines sur les livres, les DVD, dans les toilettes (plouf) ça demande vraiment beaucoup de courage pour 1. une fille, 2. qui n'a jamais regardé Dragon Ball. Mais je peux vous dire que le plaisir de monter une figurine et d'admirer le résultat est immense, même pour meilleur ami n°2 qui n'est pas fan de DB. (comment peut-il être mon meilleur ami ?).

photo de Sion Tezuka
Dragon Ball fut mon rêve d'enfant et reste mon plaisir d'adulte, j'ai peur du film américain en préparation, on essaie de toucher à une mythologie incroyable, ils y a tellement de fans intégristes que le réalisateur James Wong, malgré le fait qu'il ait fait de très bons épisodes d' X-Files, pourrait se retrouver aux enfers avec Freezer, Cell, Bou, Babidi, Janemba et tous les autres, et il passerait une sale éternité. Et pour  vous faire découvrir Dragon Ball je ne dirai qu'une chose : Lisez.

groupe.jpg
Brigitte_Lecordier.jpgPS : pour cet article je tiens à remercier Brigitte Lecordier, l'une des grandes anonymes du doublage français, ces gens sans visage dont la voix nous enchante ; elle fut la voix de Sangoku pendant tout Dragon Ball, puis celle de Sangohan, puis celle de Sangoten. Malgré une gestion du doublage lamentable (changement de voix, traduction plus qu'approximative), Brigitte Lecordier a su donner une vraie personnalité à un Sangoku de celluloid. Dans ma tête résonneront à jamais les "ti tidi tidiii" de Sangoku se promenant où les "tin nin nin ninnin" quand il s'envole sur son nuage.




par Dirty Epic publié dans : Les fils rouges
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Jeudi 28 février 2008
J'ai quelque peu négligé ce blog ces derniers temps, la faute aux vacances, sans doute. Et je profite de ce retour pour partager avec vous une nouvelle. J'espère qu'elle est bonne, je vous laisse juge.
Je préviens d'avance mon lectorat, certains passages (la plupart) peuvent choquer, donc veuillez éloigner les esprits les plus jeunes, le mot "sang" revient souvent.
Bonne lecture !








                Acouphènes




Je suis née en prison, un matin d’hiver. Ma mère, emprisonnée pour homicide involontaire, ne m’a connue que rouge et couverte de sang. Elle est morte jeune, je ne sais pas quand, mais je m’en fiche ; elle m’a donné une vie dont je n’ai jamais voulu. Je ne sais même pas si elle est sortie de prison avant de mourir. Mourir en prison, naître en prison. C’est sans doute le seul lien que j’ai trouvé avec ma mère.

 

Jusqu’à l’âge de 11 ans j’ai grandi entre quatre murs. Mon père était plutôt gentil, jusqu’à ce que l’alcool le tue. Il s’est endetté pendant des années afin de maintenir son taux d’alcoolémie. Ma chambre faisait la taille d’un lit deux places, avec un matelas simple posé à même le sol. Mes posters représentaient des stars éphémères découpées dans le programme télé. Ma mère ne m’a jamais manquée, peut-être parce que mon père ne parlait jamais d’elle. En revanche mon père pleurait souvent. Il disait que le vin faisait oublier et le whisky souvenir. Une fois j’ai goûté le fond d’un verre alors que papa dormait. J’ai cru boire des clous tellement ça piquait. J’ai craché le reste et papa a grogné.

« Encore un de foutu » il a dit. Il disait toujours ça.

Un jour, j’ai eu des acouphènes. Papa a dit : « Quelqu’un parle de toi ». Comme personne ne me connaissait, j’en ai conclu que c’était ma mère. « Les oreilles sifflent, quelqu’un persifle » disait la vieille qui habitait au dessus. C’est comme ça que j’ai appris le mot persifleur. Mais on m’a dit que mersifleur n’existait pas. Pourtant ça paraissait plus logique dans mon cas.

Quand mes oreilles ont commencé à siffler, je ne savais pas d’où ça venait. Pendant plusieurs jours j’ai cru qu’un appareil électrique était caché dans ma chambre. Je l’ai rangée dix fois sans rien trouver.

 

Parfois je n’entends rien, souvent je n’entends que ça ; un bourdonnement sourd, le cri strident d’une télé froide, le souffle d’une bouilloire. J’ai oublié ce qu’était le silence un jour que j’ai oublié. C’est arrivé sans raison.

Après six mois de plaintes auprès de mon père, il a enfin consenti à m’emmener chez un médecin. Il n’a rien trouvé ; il a voulu me rassurer en disant : « Vous savez, 15% de la population a des acouphènes, certains ne le savent même pas. Le mieux c’est de les ignorer. »

Mais quel gros con ! C’est moi qui vis avec ça ! Je n’ai jamais eu de walkman comme les filles de ma classe et je paie le prix fort !

Et voilà, je m’énerve, ça siffle, c’est encore plus aigu ! C’est comme si quelqu’un enfonçait une aiguille dans mon oreille… Pourquoi ? Ma vie est assez nulle comme ça, j’appelle ça l’acharnement divin ; je suis là pour concentrer la misère du monde.

Ca y est, j’entends le silence, ou plutôt un iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii incessant. Mais moins fort qu’avant. Le sifflement ne me quittera plus, il sera ma petite douleur intime, mon ennemi intérieur. Je vais faire comme a dit le docteur : faire avec, m’y habituer.

 
Le temps passe.
L’horreur ne passe pas.

C’est désagréable. Non, pire, insupportable, exaspérant. Je n’entends plus. Je perçois derrière un bruit blanc ambiant. Le son le plus monotone du monde. Et quand il y a des variations c’est pire. Ca monte, ça vrille, ça transperce, ça charcute. Un train freine dans ma tête et mes oreilles déraillent.

Le bruit, le bruit, la fureur, les élans aigus ! Je n’en peux plus ! Arrêtez ça !

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…
 

J’ai oublié la rumeur du monde, je ne l’entends plus. Ecouter l’extérieur n’a plus d’intérêt face à mon mur sonore. La décision fut finalement facile à prendre. Retrouver le silence était évident. Se boucher les oreilles ne servait à rien, alors j’ai décidé d’enfoncer un fil de fer (un trombone pour être exacte) à l’intérieur du trou.

La sensation était froide. Avec un peu de douceur aussi. Je n’ai jamais fait l’amour, mais me faire pénétrer comme ça m’a procuré un curieux plaisir. Et j’ai eu le courage d’aller jusqu’au bout.

J’entendis un bruit énorme, assourdissant, le fil touchait la paroi du tympan, je le sentais frapper, gratter. Il était là, prêt à agir. C’est là que j’ai forcé.

Plus rien. Quelle chaleur d’un coup. Je me sentais moite, la tête me tournait. La douleur couvrait le son. Ou n’y avait-il plus de son ? Une chose est sûre, à cet instant précis je n’entendais plus rien. Le sang ruisselait de mon oreille. Dans le miroir, mon visage était rouge, mes cheveux étrangement collés sur ma joue, un peu poisseux. Mais je riais. J’étais enfin libérée et allais retrouver le calme.

J’ai attendu un peu avant de percer la seconde oreille. Je voulais faire ça bien, profiter une dernière fois de cet orgasme irréversible. Pendant deux jours j’ai vécu essorée d’une oreille. Je la nettoyais avec le whisky de papa. J’entendais toujours les acouphènes, mais de loin. Je savais qu’une fois la deuxième oreille tuée tout irait mieux. Prendre le mal par la racine.

Et j’ai pris mon temps ; j’ai taillé un fil très fin, bien droit et souple, pour bien parcourir le conduit. Je voulais tout sentir en profondeur. J’ai chauffé le fil avec un briquet pour ne pas être gênée par le froid métallique et me concentrer sur la douceur. Je suis restée calme pendant toute l’opération, prenant soin de ne pas griller les étapes. La progression était infime. J’ai commencé par le lobe, caressé lentement, puis j’ai effleuré le cartilage, continuant doucement vers le trou. Je sens le fer dans ma tête, qui gratte, contourne, rampe. Je n’ai pas peur, je sais où je vais, j’avance vers le silence et la liberté.

Le silence.
POC.
Le silence.

Ca saigne en abondance, la douleur éteint tout. Je n’ai plus de sifflement. Mes oreilles sont désormais inutiles, mais je ne souffrirai plus.

Je rince au whisky et bois une gorgée pour me calmer. Dieu que c’est bon de ne plus rien entendre ! Ni le monde, les acouphènes. Je profite, je savoure ce silence si léger. Je n’entends RIEN.

 

Mais tout cela ne dura qu’un temps. Un matin je me suis réveillée, les acouphènes étaient revenus. Dans un livre de médecine j’ai lu : « les sourds peuvent subir des hallucinations auditives. » En quoi est-ce une hallucination si je l’entends en permanence ? Je l’entends ! Même sans oreilles ! Le bourdonnement, le souffle, le bruit qui n’a pas de nom. Je me dis que Jeanne d’Arc, plutôt que d’être prise pour une folle, a préféré dire qu’elle entendait la voix de Dieu, plutôt que les cris du diable. Moi je n’entends rien, ou alors j’entends tout. Je ne sais pas. Mon seul refuge est le sommeil, quand j’arrive à surmonter les acouphènes au moment de m’endormir, les pires.

 

J’ai commencé à méditer pour comprendre d’où venait le bruit. Assise dans le noir, je me concentrais pour explorer chaque partie de ma tête. Bouche ouverte, fermée, le son n’était pas le même. Je restais éveillée des nuits entières pour ne pas laisser le son s’échapper. Remonter à l’origine.

C’est là que j’ai compris. Le bruit venait du fond de ma bouche, qui formait une caisse de résonance. Pas de doute, ce sont mes dents. Le travail sera plus dur cette fois. Mon unique visite chez le dentiste se déroula dans les pires conditions, j’avais mordu ses doigts et il m’avait enlevé une dent trop cariée. Toujours ça de moins à faire.

Devant le miroir, la pince paraissait immense dans ma bouche. Je n’ai pas pu crier à cause du sang. Il a coulé dans ma gorge, je croyais me noyer ; il débordait de ma bouche dans un flot interminable. Je l’ai craché dans le lavabo et sur le miroir. Encore mon reflet rouge qui me regarde.

Seulement une dent et tout ce sang ; et cette douleur… Je ne sais même pas combien il en reste, c’est pour ça que je commence par le fond. Toute chasse doit être méthodique, et celle-ci sera longue.

J’ai déjà cinq dents alignées sur le bord de la tablette, c’est vraiment gros une dent, c’est comme d’avoir un iceberg dans la bouche. Le whisky de papa n’est plus une solution, ça pique trop. J’ai donc emprunté les médicaments de la vieille du dessus.

Je me suis habituée au goût du sang, même si j’ai vomi plusieurs fois. Maintenant je lui trouve un goût intéressant, épais et sucré. Je sais que je suis en bonne voie puisque je n’entends plus rien, pas même le moindre larsen. En une semaine j’ai vidé ma bouche. J’ai fini par m’habituer à la douleur. Mais je préfère souffrir qu’entendre. En passant ma langue je sens chaque trou dans mon palet. C’est désagréable, j’espère que je m’y ferai rapidement

et j’entends toujours ce PUTAIN DE SON ! J’ai pourtant jeté toutes les dents dans les toilettes ! Je ne devrais plus les entendre, elles sont loin ! Et ce bruit est toujours en moi, me torture, me viole. Il s’amuse à me faire souffrir avec son rire de porte qui grince. Et ma langue qui continue de se balader entre les tombes de mes dents. Ce vide dans ma bouche, cette sensation de mort… Quand je crie, j’entends ma voix qui résonne dans ma tête, mais ça ne couvre que quelques secondes les acouphènes.

 

Ma langue bouge trop, elle a trop d’espace, elle devient folle à se tortiller et à fouiller les trous derrière les lèvres.

Je l’ai coupée. D’un coup de ciseaux, tchac ! Bon débarras le steak remuant ! Je l’ai regardé tomber au creux de l’émail blanc du lavabo. Elle était plutôt jolie avec ces lignes de sang éclaboussé tout autour. Si j’avais pu, je l’aurais prise en photo.

La souffrance est vite partie et je ne me suis jamais sentie aussi légère. Le silence, l’absence de tout. Ce néant est si reposant… Je ne sens plus rien, je suis sur un nuage doux et cotonneux, pourtant la bouteille de papa est vide depuis longtemps.

Mais en m’allongeant j’ai senti. Mes yeux tombent. La tête en arrière, je sens que mes yeux glissent au fond de ma tête. Ma bouche est vide, tout est creux, rien ne peut les retenir. Et s’ils m’étouffaient pendant la nuit ? Oh non je ne veux pas mourir… Je suis si près du bonheur ; ai-je vraiment besoin de mes yeux ? Il faut que je m’en débarrasse, je suis proche du but.

 

Pour les yeux l’affaire se compliquait, je ne savais même pas mettre des lentilles. Alors j’ai pris une ventouse, un vieil Aspivenin qui traînait dans l’appartement depuis toujours. Là ça a fait mal, vraiment mal. Mais je ne voulais pas me crever les yeux. Même crevés ils auraient fini par tomber. J’ai retiré le premier œil et j’ai réfléchi ; je couperai les deux nerfs en une fois, pour ne pas rater.

J’ai replacé la ventouse sur la seconde orbite et j’ai tiré encore une fois. Il sortit beaucoup plus facilement. J’avais envie de vomir parce que je ne pouvais plus fermer les yeux. Ma vision tanguait, je ne distinguais que des formes vagues, mes pieds, mes doigts, tout était flou et remuant. J’ai eu du mal à saisir les deux globes ; ils étaient humides et gluants ; ils glissaient, et ironiquement, je ne pouvais pas les voir. Je ne pouvais pas me fier à ce que j’étais forcée de voir. Je les saisis enfin. Je cherchai à tâtons la paire de ciseaux.

D’un coup.
Noir.
Silence.
Silence ?
 
 

Je n’entends pas le bruit du stylo qui gratte le papier. Les acouphènes couvrent tout. Je suis dans une bulle rempliiiiiiiiiiiiiiiie de sifflements. J’écriiiiiiiiiiiiiiis sans savoir si quelqu’un pourra me lire. Ou me relire.

Et je ressens déjà des petits picotements, tout au fond de mes doigts.
 
par Dirty Epic publié dans : Beams
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Jeudi 14 février 2008
Longtemps j'ai arpenté les rues, quelle que soit la ville, j'aimais marcher au hasard des trottoirs, me  perdre à des carrefours trop nombreux, les allées s'étoilant autour d'une place.  Arpenter le bitume était pour moi un plaisir urbain, de jour comme de nuit,  je déambulais encapuché même sans pluie, mes écouteurs occultant la rumeur citadine.
J'ai rencontré les villes sous un autre angle en sortant des rues, en pratiquant les allées, les ruelles, les jardins, les cours privées.  Charleville-Maizières est une ville de vieux avec ses magasins de prothèse auditives, Grenoble c'est Metz avec des montagnes au bout des boulevards, Nancy est vivante la nuit, des rollers-man aux prostituées en passant par les punks à chien,  Metz est une clinique asceptisée, Strasbourg un régal pour les yeux, la place de la gare sous la pluie à 6h du matin reste l'une des plus belles banalités de ma vie.
J'ai vécu mille choses dans les rues désertes des villes la nuit, je me suis baigné dans la fontaine d'Amphitrite place Stanislas, j'ai mangé du saucisson et du pâté accompagné d'un bourgogne aligoté sous l'arc Héré, j'ai chevauché l'un des loups de l'hôtel des Loups, j'ai dompté un Lion dans les jardins du Luxembourg, je suis monté sur un camion qui transportait des chalets d'un marché de Noël, j'ai fait des parties de sonnette, pris des photos au me couchant au milieu de la route, couru après un écureuil, roulé dans une poussette, puis un caddie.
J'aimais la rue comme personne. Même dans mon appartement je passais mon temps à regarder la rue, comme les vieux qui s'ennuient trop pour regarder la télé. Combien ont déjà pris le temps de s'arrêter, de s'asseoir par terre et de contempler le béton, ses motifs aléatoires, ses jointures approximatives, sa chaleur granuleuse.

Mais la rue, je ne l'aime plus. Aux intersections, aux coins des immeubles jadis accueillants, près des arbres trop verts, ont poussés des poteaux étranges aux clochettes recourbées, comme des réverbères noires où ne sort aucune lumière. Ces sphères sombres sont des globes oculaires ; dans leur orbite roulent des caméras inquisitrices, des yeux perçants et rapides, tournant partout, sans rien voir, juste pour dire "je suis là".
Ces caméras sont partout. En quelques mois elles se sont répandues et c'est comme si personne n'avait rien vu.
Cette semaine je suis resté près de l'une d'elles, pendant 10 minutes, à l'observer, à chercher à la comprendre, comme un micro-organisme. Ses mouvements sont vifs, précis, elle sait où regarder, guette les points stratégiques. Toutes les 15 secondes elle change d'angle, scanne le monde de son regard noir. Et je crois qu'elle m'a vu. Intriguée qu'un passant lui prête attention. Puis elle a détourné le regard, sans doute par timidité devant mon insistance.

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Quand j'étais au collège j'ai lu 1984. Un roman qui se passe deux ans seulement après ma naissance, je me disais "c'est kitsch, c'est déjà passé et ça ne s'est pas passé comme ça". Je trouvais assez gros que la télé nous regarde autant qu'on la regarde ou qu'un visage moustachu imprimé sur des affiches scande "Big brother is watching you". Pour moi c'était du folklore totalitaire, post Stalitler.
Et je me moquais des gens qui criaient au loup en disant : l'état centralise toutes les données internet, les fournisseurs d'accès savent tout de vos clics, votre téléphone portable permet de vous situer n'importe où par triangulation... Pour moi c'était du X Files, comme quand on dit 'bombe' et 'terroriste' au téléphone on est tout de suite mis sur écoute. De la paranoia hollywoodienne...
Aujourd'hui tout va bien, on vit encore dans un état libre, et malgré les anti sarkozystes primaires qui veulent mener notre gouvernement au busher, je doute qu'on est perdu de nos libertés.
Mais je pense à un gouvernement futur, qui sera issu de la peur et de l'élan sécuritaire, un état qui nous dira : "je m'occupe de tout, tu auras un emploi, une maison, et une voiture et tu nous laisse gérer", cet état a déjà tout le matériel et l'infrastructure pour asseoir son pouvoir.
J'ai toujours été pessimiste quant à l'évolution de la démocratie en France, mais sous ces caméras qui me regardent sous prétexte de me protéger, je me sens vraiment en danger.

par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Dimanche 3 février 2008
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Maintenant qu'il y a des Starbucks partout,  il fallait s'y attendre, la bite de Moby revient en force avec un film , Capitaine Achab.
Encore une histoire de chasse à la baleine qui va faire rugir les écolos et les fonctionnaires à quotas de pêche de l'UE me direz-vous. Mais la polémique n'est pas là.
Voyez sur l'affiche, le capitaine Achab a une jambe de bois blanche (pourtant les boas n'ont pas de jambes) c'est à cause de son combat avec la bite à Moby, grosse comme une baleine, blanche également.
Et c'est là que je m'insurge ! Pourquoi faire jouer ce rôle à Dominique Lavant alors que c'est un bipède ?? Le cinéma français compte dans ses rangs Guillaume Depardieu qui aurait pû pour une fois nous servir un vrai rôle de composition.

Ceci était un message des jambistes unis.


PS : Le pauvre Guillaume en prend plein la tête et les jambes dans cet article, c'est un coup bas (quiero bailar la salsa). Je m'excuse auprès des membres de la famille Depardieu un par un.




par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Mercredi 30 janvier 2008
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    Grâce à mon merveilleux travail où je me la coule douce, j'ai une mission très particulière, faire des revues de pressés (il s'agit de revue de presse très en retard).  J'aime bien les revues de presse, je vous l'ai dit il y a un an, mais j'aime quand les autres les font, genre mon amie de Clothilde de France Inter à 8h30, après la pub des pruneaux d'Agen. Quand c'est à moi de mettre les doigts dans les journaux, j'ai un réflexe de recul. Je suis chargé de découper les articles sur l'art contemporain dans la presse régionale.
       Je déteste les journaux, surtout en quantité. Un pile de journaux me rappellera toujours le dessous de cheminée de mes parents, le Républicain Lorrain servant à allumer le feu et les barbecues du samedi. Lire UN journal ne me dérange pas, mais manipuler 25 quotidiens a le don de m'exaspérer car il y a une odeur indéfinissable d'encre et de papier de piètre qualité. Et le plus dur c'est que ça reste sur les doigts, l'odeur et la couleur. Pour plagier honteusement Desproges, quand j'ai des journaux dans les mains c'est comme si je lisais Sartre, j'ai La Nausée et Les Mains Sales.
      Mais ce qui m'ennuie le plus, ce n'est pas de chercher et de découper, c'est là où je dois chercher. La Semaine, le Républicain Lorrain et heureusement le Lëtzenbuerger Land (hebdo luxembourgeois franchement bien foutu avec de belles photos). Le RL, tous les Lorrains connaissent, tous les Lorrains ont déjà eu leur photo dedans, pour le goûter des jeunes de Cuvry ou pour le club de pêche de Courcelles, et s'ils n'ont jamais eu leur nom dedans, il suffit de mourir pour l'avoir. 90% des articles sont sans intérêt, sauf pour les 5 qui sont concernés. Enfin, la presse locale est toujours... locale.
        Bref, passons.

        Au détour de mes détourages ciseaux, je fus surpris dans un numéro de juin 2007 (je vous ai dit que j'étais en retard !) de voir un jeune tout d'Adidas vêtu, fouillé vaillamment par deux agents, dont l'un fortement viril. Je me dis : "ça y est, je ne peux plus porter d'Adidas, on va m'arrêter". Pris de panique, je lis l'article.
Si vous n'avez pas cliqué sur l'image, cliquez ailleurs.


        Voilà, vous avez bien lu, et si vous êtes comme moi (beau, intelligent, cultivé) vous avez forcément été choqués par les propos tenus par notre chére M-F M. de Harpich WC (ça détarte !). Reprenons en détail pour une petite analyse d'un article publié par le RL sans accompagnement et titré par un maitre Yoda cruciverbiste.
        Notre M-F est très remontée, il semble que son aventure avec la petite délinquance est bien difficile à vivre, mais très vite on apprend qu'elle l'a mauvaise contre la marée-chaussée. Elle fait référence à l'Union Européenne tellement elle est outrée la Marie-France (qui porte si bien son nom, association de nation et de religion).
        Et elle nous dit "automobilistes vaches à lait", genre "les flics, là, vous avez la trouille dans les banlieues chaudes alors vous attaquez les honnêtes contribuables hein !", ce qui est très constructif, vous en conviendrez (si vous voulez plus d'infos sur l'expression "automobilistes vaches à lait" demandez moi).
        M-F nous explique qu'en plein mois de juin des jeunes sauvageons se sont amusés à arroser les passants avec ce que je suppose être un pistolet à eau. Les jeunes quand ils sont heureux font souvent ce genre de choses, surtout quand il fait chaud. Je l'ai déjà fait, et je ne citerai pas mes accolytes de peur de voir la DGSE embarquer mes amis. Je rappelle pour contexte que le mois de juin est souvent chaud et célèbre pour ses fêtes (la musique, le cinéma, la saint Jean, les fins d'examens etc.) Donc la jovialité est présente dans les rues. Si si, vérifiez par vous-même, les jours rallongent, les jupes raccourcissent.
M-F et sa fille se font arroser par les jeunes véhiculés, et M-F l'a mauvaise, pour elle c'est Tolérance Zéro, elle a d'ailleurs un poster de The Rock dans sa chambre depuis que son mari l'a quittée pour une plus jeune. Elle appelle d'ailleurs les gendarmes pour leur dire en substance "alors au lieu de jouer avec vos co***ries de radars, venez voir un peu protéger les gens d'une eau qui est sans doute plus propre que de la pluie mais tout de même ou va le monde y a plus de saison etc. etc." Mais les flics ne font rien, respectant l'adage populaire "Les poulets ne sont jamais là quand on a besoin d'oeufs" (j'avoue je suis fier de celle là).

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        C'est alors que M-F décide de prendre le cocu par les cornes et s'attaque aux jeunes. Elle les poursuit en voiture et pour rester dans le champ lexical de l'eau, leur fait une queue de poisson. S'en suit une altercation à la Coxie, les "noms d'oiseaux" évoqués ici doivent sentir la bonne insulte raciste, mais que voulez-vous, pour continuer la métaphore ovipare, il faut bien séparer les blancs des jeunes.
        Après en avoir remis une couche sur les gendarmes elle "ravage tout l'avant de leur voiture". Ayant été un jeune moi-même, M-F aussi (normalement), je sais à quel point il est difficile d'acquérir sa première voiture et qu'on a tendance à la chérir plus que de raison (lui mettre un béquet, la rabaisser, lui mettre un néon et un subwoofer), et j'imagine aisément le désappointement du groupe de jeunes qui étaient pour rigoler (et c'était pas du happy slapping ni une tournante de fin d'après-midi, les jeux des jeunes sur TF1). M-F se fait courser, selon elle c'est Assaut sur le Central 13.
        "A aucun moment je n'ai éprouvé la moindre peur", sans doute parce que les jeunes n'étaient pas si menaçants. La pauvre a dû faire des excuses pour ses propos, et en plus j'imagine la tête de son assureur qui reçoit la plainte des jeunes qui se sont fait "ravager" leur voiture par une multiple marche-arrière.
     La cérise sur le gateux, c'est la conclusion, toute en ironie chevaleresque "très heureuse d'avoir voté Sarkozy", qui fleure bon le fénéant de fonctionnaire, puisque c'est le chef des gendarmes.
       C'était un extrait de La petite Délinquance, par le Républicain Lorrain. Et ma cocotte (pour rester dans les oeufs) matine un peu tes réactions quand quelqu'un joue avec de l'eau, tu joues avec le feu.



 
par Dirty Epic publié dans : Les constats alarmants
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Lundi 28 janvier 2008

Dans la mafia, les femmes d'aujourd'hui seront des hommes de main.

par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Dimanche 27 janvier 2008

J'ai annoncé il y a seulement un mois que Timbaland en faisait trop et qu'il allait finir par faire des bétises. C'est désormais chose faite ; il va produire 5 titres sur le prochain album de M. Pokora finement intitulé MP3 (puisque c'est son 3e album).
Au choix : tout le monde aura du M. Pokora dans son ipod et ça sera la fin du monde.
Ou Timbaland devient une grosse bouse.

Je ne sais pas ce que je préfère.

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par Dirty Epic publié dans : Musique
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Mardi 22 janvier 2008

J'ai longtemps ignoré Radiohead, pensant que ce groupe était juste composé de jeunes rebelles sans cause alors que j'écoutais des vrais rebelles (Sepultura, Pantera) puisque eux étaient sales avec des cheveux longs. Un jour, secrètement amoureux de la plus belle du lycée (elle n'était pas pompom girl mais c'est comme si), j'ai trouvé un mot sur une table signé de sa main disant : "j'adore Radiohead, signé Anne ****". Alors j'ai démandé à mon ami Jean, qui avait les cheveux longs mais qui était propre, de me prêter ses cds de Radiohead. Aujourd'hui je sais que ce mot sur la table était un faux puisqu'il faut vraiment être con pour signer un acte de dégradation. Mais il n'y a pas de mauvais chemin pour apprendre les bonnes choses.
J'ai découvert Radiohead en pleurant. D'ailleurs tout les gens qui ont un album de Radiohead ont déjà pleuré en l'écoutant. Si ce n'est pas le cas, c'est que votre vie est vraiment chouette, du coup écouter Radiohead n'a aucun intérêt pour vous.

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En 1993 sortait Pablo Honey. Premier album d'un groupe inconnu, encore un disque d'Anglais popeux diront les rabas-joies. C'est vrai que rien de moderne ne ressort de cet album, des Anglais tristes qui s'habillent classes, un pochette d'un goût douteux dans le plus pur style Anne Geddes. Pourtant sur ce disque se trouve un morceau qui a considérablement changé la carrière de Radiohead, il s'agit de Creep. Creep, c'est de la pop qui a digéré le grunge récent, le shogazing en plein essor, et surtout qui s'affranchit des tutelles Beatles et Rolling Stones qui sclérosent le rock anglais. Les paroles sont l'hymne de l'adolescence : "cette fille est un ange, et elle s'en va, mais je suis une merde, mon dieu qu'est-ce que je fais là ?" les tourments de l'adolescence en 4 minutes.
L'influence et l'écho de cette chanson sont tels que les chevelus sales de Korn l'ont repris.
En 1995 après avoir sorti de nombreux singles histoire de faire patienter les fans (et se remplir un peu les poches) sort The Bends. Le plus triste de tous les albums de Radiohead, c'est sans doute pour ça que c'est celui qui m'a le plus marqué. Le son se fait dejà différent ; à la production apparaît Nigel Godrich que l'on pourrait appeler le 6e membre, et qui enlève toutes les platitudes sonores du 1er album et donne une nouvelle dimension aux chansons, en particulier des sons venus de nulle part (des cloches, des grésillements, des échos...) qui annoncent déjà l'évolution à venir. Thom Yorke maitrise bien mieux sa voix, et on se retrouve devant ses enceintes à tutoyer les anges. Je ne peux pas garder une chanson sur cet album, j'en garde au moins 8, et quand j'entends n'importe où quelqu'un dire "I wish..." mes pensées ponctueront toujours par : "... I was bullet proof". C'est l'un des albums que j'ai écouté le plus dans ma vie, et pour s'en assurer il suffit de voir dans mes 800 cds ceux qui sont abimés, et The Bends est dans un état pitoyable. Encore pire que mes cd d'Underworld, mais j'en prends vraiment soin.

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1997, c'est la consécration. Radiohead sort OK Computer et avec lui toute la légende Radiohead se met en place. La pochette est d'une qualité irréprochable, loin des tatonnements video de The Bends et des égarements honteux de Pablo Honey. On sort totalement de l'univers sentimental adolescent, les enjeux, les arrangements sont plus adultes, et dans un souci de "tout faire", Radiohead fait un grand écart en faisant cohabiter The Beatles et l'expérimentation électronique, et c'est à partir de cet album que Thom Yorke oublie d'articuler et ou sa voix devient un flux sans fin, une modulation hu
En 1997 l'image qu'on a de Radiohead c'est Karma Police, un morceau qui a tenu tout l'été malgré une absence totale de joie estivale. Karma Police est pourtant un symbole du passé, tout dans ce morceau rappelle The Beatles et en particulier la chanson A day in the life. pour s'en convaincre, il suffit de comparer le piano, les échos, les petits sons autour, et l'échos des voix au loin. Karma Police est le morceau de Radiohead le plus proche des Beatles alors même que c'est l'un des morceaux les plus expérimentaux des Beatles (2 chansons fusionnées en une avec une spirale infernale au milieu).
Le public retiendra cette citation du passé alors que la chanson suivante Fitter Happier marque un futur qui passe totalement inaperçu. Pour la première fois Thom Yorke ne chante pas. C'est un robot qui prend sa place, une voix synthétique qui scande de manière neutre et inhumaine la vie banale d'un homme au XXe siècle. Pendant que ce robot nous dit de ne pas s'inquiéter, qu'on doit être plus heureux, et que le bébé sourit à l'arrière d'une voiture sécurisée, Thom Yorke nous chante ses tourments de paranoïaque et doute de son humanité dans Paranoid Android. Les codes sont inversés, Fitter Happier marque un tournant définitif dans l'exploration de Radiohead. Tout est computer, même le piano, et ils utilisent un sample de film Les trois jours du Condor. Dans l'univers humain des instruments et des histoires d'avions contées par une voix qui n'articule plus, Fitter Happier fait froid dans le dos. Radiohead ne fait plus pleurer, il fait peur.
Tous ces aspects passés inaperçus il y a 10 ans paraissent désormais évidents quand on sait quelle direction a pris le groupe.

Après une attente qui semblait intérminable de seulement 3 ans (et pourtant demandez à un fan de radiohead combien de temps il a attendu la suite de OK Computer il vous dira au moins 5 ans), Kid A sort en 2000. OK Computer apparaissait dans les 10 meilleurs albums du XXe dans tous les magazines qui faisaient leur premier classement séculaire. Pour tous Radiohead est un groupe de rock. Et ils sortent un album presque entièrement électronique, Everything in its right place, ouvre le disque sur un synthé et une voix totalement hachée, filtrée, torturée. Les fans sont perdus, certains déçus. Mais le disque remporte un succès critique et commercial, beaucoup considérent que c'est l'album qui les a ouvert à la musique électronique. L'absence d'instruments traditionnels oblige Radiohead à revoir totalement son idée du "groupe" la séparation n'est pas loin. Chacun doit s'adapter et apprendre à utiliser un Kaos Pad ou les ondes Martenot. Kid A est difficile pour les habitués des guitares (même si certains morceaux sont "classiques") et on retrouve Idiotheque playlistée par de nombreux DJ tellement la rythmique électro est évidente pour un public techno. Kid A est un album éthéré, la présence humaine est infime, la voix de Thom Yorke n'est plus qu'une voix, elle ne "dit" plus rien. Les paroles passent d'ailleurs au second plan puisque pour la première fois Radiohead nous offre des plages purement instrumentales. Pourtant des morceaux datent de 1998 et ont une structure pop classique, mais la réécriture "Kid A" emmène les chansons vers de contrées inexplorées, comme The National Anthem qui finit en session free jazz.
Kid A fut un disque tellement attendu que certaines légendes tournent autour. Par exemple, si on lance le cd, puis qu'on lance un deuxième Kid A 16,8 secondes plus tard, on obtient un nouveau disque ou tout se répond. Tout est expliqué ici, mais la théorie n'est pas valable sur tous les morceaux. L'autre légende (qui n'en est pas une) c'est le prix exorbitant des quelques 150.000 cd pressés avec un défaut et qui sont devenus collectors.

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Pendant l'enregistrement de Kid A, environ 30 chansons voient le jour, et plusieurs non utilisées seront publiées sur Amnesiac qui sort un an plus tard. Amnesiac est selon moi l'album le plus abouti de Radiohead, pour la simple raison qu'il associe totalement le rock et l'électronique. Là où Kid A était plus un collage (une chanson rock, un morceau expé etc.) Amnesiac associe les deux tout au long de l'album. Il y a plus de guitares et pourtant plus d'éléments électroniques. Radiohead présente son travail de nouvelle manière. Le groupe ne se contente pas de composer désormais les textures, les sons, tout à une importance. C'est ce que vient souligner Morning Bells, titre issu de Kid A et réinterprété sur Amnesiac. L'autre exemple c'est Like Spinning Plates, morceau sur lequel la plupart des pistes sont passées à l'envers. L'enregistrement original pourrait presque être la version live présente sur I might be wrong. Pour finir les citations rock du siècle sont toujours présentes, en témoigne la basse en ouverture de Dollars & Cents qui est empruntée à Lowrider (mais je ne sais plus qui a fait l'original...).
L'album Hail to the thief est sorti en 2003, son titre fait référence à George Bush en détournant le nom de la mélodie jouée pour l'arrivée du président américain Hail to the chief. Les aspects politiques et sociaux entamés sur OK Computer sont ici très développés, en particulier sur la pochette qui est une réussite artistique complète.
Pour ce qui est de la musique, c'est l'album avec lequel j'ai le plus de mal, je ne sais pas pourquoi. Il n'empêche que c'est leur album le plus long donc on ne va pas se plaindre. Radiohead revient vers des contrées plus rock, les guitares reviennent en force, mais Thom Yorke ne supportant plus de voir sa guitare, il s'es met au piano et c'est sur cet album qu'on le retrouve le plus. Je pense que c'est un album qui n'a pas fini de me livrer tous ses mystères, et c'est sans doute celui que je vais le plus écouter parce que je sens que quelque chose m'échappe.

Du temps a passé sous les ponts, Radiohead s'est fait oublier. Et en octobre dernier ils annoncent la sortie de leur nouvel album. Je ne vous refais pas l'histoire, vous la connaissez. Beaucoup téléchargent l'album sans payer, dont moi, dont un vendeur de la Fnac, et quelques milliers d'autres branleurs. Mais finalement grâce à XL, Radiohead sort In Rainbows en CD et comme ça les milliers de branleurs ont mauvaise conscience et achètent le disque. En fait, d'un effet d'annonce, la promotion de Radiohead fut juste un leeking volontaire (mettre l'album en téléchargement illégalement ou non sur les grosses plateformes genre La Mule). En plus d'être un retour fracassant, In Rainbows place Radiohead à la tête d'un mouvement assez étrange qui prône la dématérialisation de la musique et l'abandon des majors. La grande ironie de la dématérialisation se situe dans la pochette de In Rainbows. cette pochette contient : un livret de paroles, le cd dans un carton, et surtout des autocollants. Le mode d'emploi est simple. L'acheteur prend un boitier cd vierge, colle les stickers dessus et obtient la pochette officielle. Ce que Radiohead dit en substance : cher acheteur, la musique tu l'avais déjà sur ton PC, il te suffisait de graver le CD et d'imprimer la pochette sur notre site. Le CD est donc ramené à la simple dimension décorative, et c'est sans doute pour ça que des milliers de branleurs comme moi ont acheté In Rainbows. Pour faire beau. Mais aussi pour écouter All I need, Reckoner et Videotape qui sonnent un retour de Radiohead sur le devant de la scène.



En parlant de scène, si quelqu'un a deux billets pour Radiohead à Paris en juin, mon anniversaire c'est le 2 mars.


J'ai un souci d'images, les illustrations viendront ultérieurement. Inch'over-blog.
par Dirty Epic publié dans : Musique
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Dimanche 13 janvier 2008
Pourquoi les hommes préférent les blondes ?

Sur une échelle de temps suffisamment longue il n'y aura plus de blondes (ni de rousses, ni d'yeux bleus etc.).  Si les hommes préférent les blondes, ce n'est pas parce que la couleur va bien dans une décapotable noir ou rouge, mais parce qu'elles sont plus fertiles. Le stimulus n'est pas d'ordre esthétique mais biologique. Tout est sexuel, je l'ai déjà dit, mais les brunes sont contentes de ne pas avoir 25 marmots sur les bras.



Pourquoi n'y a t'il pas de photos du Débarquement?

En 1944, Robert Capa, LE photographe de guerre par excellence, est chargé de couvrir le Débarquement du 6 juin avec la première vague d'assaut. Imaginez un homme sous le feu des mitraillettes ennemies avec pour seules armes deux Contax II avec des calibres 50mm (des appareils photos en fait). Ses seules protections sont un casque et des soldats qui meurent partout autout de lui. Mais Robert Capa est un Homme, avec les testicules et ce qui va avec (poils, voix rauque, mysogynie, penchant pour les blondes) et il prend 106 clichés de la plage d'Omaha Beach et de ses cadavres salés. malgré l'hécatombe, Robert Capa passe entre les balles et envoit ses photos en développement aussi vite que possible, tellement l'information est importante.

Le magazine Life reçoit les clichés et prépare aussitôt la chambre noire, mais un stagiaire trop distrait dose un bain révélateur beaucoup trop fort et de fait crame la plupart des négatifs. Sur les 106 clichés pris (on ne prenait pas des photos comme maintenant hein !) seuls 11 furent exploitables mais dans un état proche de l'Ohio (là où le stagiaire est retourné, avec un coup de pied au cul).
Mais tout ça n'a pas empêché Robert Capa (oh tiens! comme le héros de Sunshine) de sauter sur une mine en 54 pendant la guerre d'Indochine, à Canari Bay.

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Pourquoi Cendrillon a-t-elle des pantoufles de verre?

Tout le monde a connu Cendrillon avec le film de Sydney Disney. Mais n'en déplaise à Walt, c'est monsieur Perrault l'auteur de ce conte. Charles, pas Vincent. Tout le monde a donc vu une pantoufle de verre dans ce dessin animé. Mais les parents et professeurs de français, casseurs de rêves, pourfandeurs d'innocence nous ont dit : "il s'agit d'une incompréhension. La pantoufle était en vair, une fourrure de petit gris (pas l'escargot, pas l'extra terrestre, l'écureuil)." Et si le loir est cher, le vair l'est encore plus.

Et nous pauvres enfants dévastés par cette nouvelle, la pantoufle, que dis-je ! la charentaise puisqu'elle est fourrée, croyions que les chaussures cristallines pour les pieds parfaits n'étaient même pas faites pour les contes de fées.
Mais rassurez-vous chers enfants devenus adultes, la pantoufle était bien en verre ; la confusion découle d'un excès de réalisme de la part d'Honoré de Balzac et d'Emile Littré (tous deux honorés de litrons) qui, voyant "verre" ont vu rouge ! (à cause de verres de rouge) Verts de terre, ils ont réécrits les contes de Perrault (qui étaient de Grimm, mais il a gagné beaucoup d'argent car le Grimm ne paie pas) en oubliant le "verre" (pur, transparent, fragile) et en mettant "vair" (et les PETAsses ont jeté du sang sur Balzac qui fut pris d'un fourrire).
Une vérité rétablie et un compte de fait.

Cendrillon-pantoufle.jpg
par Dirty Epic publié dans : La brique à Braque
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Playlist

Musique :
Minilogue - Animals
Crystal Castles - Crystal Castles
Fixmer / McCarthy - Into the night
Ladytron - Velocifero

Livres :

Fini : Gattinoni & Vigouroux, La photographie contemporaine
Actuellement : N. Hornby, Vous descendez?
Après: S. Larsson, Trilogie Millenium

Ciné :
Nicolas & Bruno, La personne aux deux personnes
G. Romero, Diary of the dead
M. McDonagh, Bons baisers de Bruges

DVD :

C. Eastwood, Les lettres d'Iwo Jima
Z. Braff, Garden State
J. Woo, Le Syndicat du Crime 
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